Archive for the ‘ Interviews ’ Category

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1. Peux-tu présenter à nos lecteurs ATLANTIS CHRONICLES ?

ATLANTIS CHRONICLES c’est un quintet Parisien de modern death métal ayant pour principale thématique l’élément aquatique au sens large: mythologie, créatures sous-marines, légendes, découvertes, explorations des grands fonds marins… Avec une légère pointe de "steampunk Jules Verne" sans que celle-ci soit dominante.

 

02. Comment vous sentez-vous quelques semaines après la sortie de Ten Miles Underwater, quels sentiments dominent ?

Eh bien je dois dire que nous nous sentons plutôt sereins et pleinement satisfaits ! Car Jusqu'à présent les réactions au niveau de la presse et du public sont excellentes. Je dois dire que nous sommes même presque surpris, nous espérions bien évidemment pouvoir toucher les gens grâce à notre musique et ainsi pouvoir partager quelques choses avec eux, mais certaines critiques positives à l'encontre de notre musique nous ont parfois énormément touchées et sont devenus une véritable force motrice dans notre parcours.

 

03. Pourquoi ce choix des thématiques aquatiques/maritimes ?

L’univers marin nous a toujours passionné et effrayé à la fois. La science moderne a mis à jour plus de mystères sur l’immensité de notre cosmos que sur les grands fonds sous-marins de notre planète. Cette ignorance laisse place à des tonnes d’idées où la seule limite est notre imagination. On a donc mis en scène des personnages souvent fictifs pour faire coexister des sentiments humains avec cet univers mystique et fantastique qu’incarnent les profondeurs abyssales. Les possibilités sont toutes aussi vastes que l’océan.

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04. Connaissez-vous le groupe allemand AHAB qui poursuit une démarche assez proche de la vôtre sur les sujets abordés ?

Non absolument pas, mais c'est l'occasion d'aller y jeter une oreille du coup !!

 

05. Que pouvez-vous nous dire des sessions d'enregistrement de Ten Miles Underwater ?

Nous avons commencé par enregistrer les batteries chez Xort au Drudenhaus Studio à Chateaubriand. Un moment d'isolement total pour notre batteur Sydney, qui lui a permis de rester intégralement "focus" sur son instrument et ses séances d'enregistrements durant quelques jours. Ça s’est très bien passé, une belle collaboration et un super son de batterie ont été le fruit du travail effectué en amont. Puis la basse et les guitares ont été enregistrées par Sydney, à moitié dans son home studio et à moitié au studio des "Cuizines" de Chelles. Nous avons pu ainsi prendre le temps qu’il fallait pour tout faire sonner du mieux possible, le bon feeling et le bon placement pour chaque riff et chaque lead. Les voix ont été intégralement enregistrées aux CuiZines, étant arrivé dans le groupe une fois l’album composé, la plupart des voix n’ont pas été maquettées mais directement enregistrées après une mise au point en répétition. Enfin les réamps, le mix et le master ont été réalisé par Joshua Wickman au Dreadcore studio. Encore une collaboration très agréable, il nous a rendu ce processus simple et évident, tant et si bien que tout fut bouclé en 2 semaines.

 

06. Pourquoi avoir choisi et comment avez-vous développé ce concept autour du travail de Charles William Beebe ?

Nous devons la trouvaille du personnage historique qu'est William Beebe à notre batteur Sydney. C'est lui qui, en découvrant l'existence de la bathysphère dans un livre de Clair Nouvian, est remonté jusqu'à l'existence de cet explorateur. Concernant la suite du développement de l'album, je dois dire que le monde sous-marin est une thématique qui représente le cœur même d'Atlantis Chronicles. Tout ce que nous écrivons au sein de ce groupe, la musique comme les paroles, provient d'une imagination collective qui trouve son origine dans les mythes et légendes entourant le monde aquatique. Nous avons donc décidé de raconter ; de mettre en scène même, une véritable fable se déroulant au cœur des abysses avec un personnage principal qui non content de servir de fil rouge à cette histoire, est aussi une sorte de narrateur qui nous as permis d'exprimer plus facilement toute une palette d'émotions que nous souhaitions faire figurer sur ce disque. L'album relate le périple de cet aventurier et surtout sa descente vers les ténèbres abyssales de façon fantasmagorique. Nous avons volontairement amplifié les aspects épiques liés à une telle plongée, car le métal au sens large du terme est un exutoire dans lequel il est très agréable d'exacerber les faits, le contexte et les émotions. Ce style musical nous a permis de complètement lâcher prise sur les dimensions réelles ou fantasmées de ce qui fut une « simple » expérience scientifique au final. Et ainsi la transformer en une réelle épopée.

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07. Quelles sont vos principales influences ?

Et bien je vais vous faire une réponse un peu « geek » et simplette mais qui me paraît être la strict vérité !! De mon point de vu je dirais: les musiques de jeux vidéos, les bandes originales de films et le death métal au sens large du terme.

 

08. Comment un groupe de modern/death/prog Parisien se retrouve signé sur un label italien comme Coroner Records ?

Nous avons démarché énormément de label, mais Coroner Records s'est montré assez vite très intéresser par notre musique et je dois dire qu'ils ont été très patients avec nous. Je dis cela car nous voulions être sûr d'être soutenus par un label actif pour cet album, ils ont donc pris le temps de répondre précisément et sincèrement à toutes les questions que nous avons pu nous poser avant de signer avec eux. Aujourd'hui je dois dire que nous sommes satisfaits à 200% de notre collaboration avec ce label, ces mecs font vraiment sérieusement leur travail, ils nous soutiennent énormément, j'en profite pour faire un petit coucou à Ettore et Eros, nous espérons pouvoir venir jouer en Italie un jour et les rencontrer en chair et en os !!

 

09. De votre point de vue quelles sont les principales différences entre l’EP Against The Sea & Ten Miles Underwater ou entre ABYSS et ATLANTIS CHRONICLES ?

Et bien pour moi le point de vue est spécial car je n’étais pas encore dans la formation à l'époque de cet EP. J'ai donc tendance à le voir comme les fondations de l'album, le prequel qui nous a permis d'accéder à la maturité nécessaire pour accoucher de Ten Miles Underwater.

 

10.Comment voyez-vous la scène métal française ?

Elle a clairement le vent en poupe. Il y a quelques années la seule référence était GOJIRAa. Pas parce qu’il n’y avait que ça en France mais simplement parce que c’était un des seuls groupes à s’être donnés les moyens de franchir les frontières. Aujourd’hui, le reste de l’Europe, les USA, le Canada, l’Australie et même l’Asie se penchent de plus en plus sur les groupes français, voyant une vraie force et une vraie "touch" en émaner. La brèche est ouverte, une petite révolution est en marche et d’ici quelques années on pourra espérer s’aligner avec les pays sur lesquels on a tant de retard.

 

11. Quels sont vos espoirs et tes attentes pour ATLANTIS CHRONICLES ?

À court terme, tourner le plus possible et partout où nous le pouvons. À long terme continuer à tourner le plus possible, continuer d'exister tout simplement.

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Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques,…) ?

Bien évidemment il me paraît impossible de n'en choisir qu'une seule, mais bref… Là comme ça je dirais « Progenies of the great apocalypse » de DIMMU BORGIR.

 

2. Premier album acheté ?

Roh putain j'ai honte mais force est de reconnaître qu'il s'agissait de Cybertrance 4, seul ceux qui suivait Fun Radio à la grande époque avec Max et « le starsystem » se rappelleront de ce genre de compiles 😉

 

3. Dernier album acheté ?

Le dernier album de NEPHALOKIA, Journey

 

4. Quel son ou bruit aimez-vous ?

Beaucoup de sons issus de la nature

 

5. Quel son ou bruit détestez-vous ?

Beaucoup de sons issus du monde urbain

 

Tradition oblige, on vous laisse le mot de la fin…

Et bien un grand merci à vous pour l’intérêt porté au groupe, et un grand merci à tous ceux qui auront pris le temps de s'intéresser d'un peu plus près à Atlantis Chronicles ! À bientôt…

 

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Chronique de l'album ici

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs 6:33 ?

Niko : D’abord le groupe 6:33. Il s’agit de 5 personnes issues de divers mouvements, pas que métal, et cela s’entend. On a décidé, après un premier album, d’entamer une collaboration avec Arno Stobl. Après le départ du premier chanteur, on a sauté sur l’occasion de bosser avec Arno sur un EP de collaboration, en attendant de trouver un remplaçant pour le groupe derrière le micro. Cela s’est très bien passé.

 

02. Quelle était votre démarche à la création du groupe ?

L’idée était de faire une musique que nous aimerions entendre, où tous les éléments que nous aimons serait présents, pas simplement se cantonner au métal. Et encore c’est assez réducteur car nous n’avons l’idée de faire constamment des mélanges, de mettre là un plan jazz… Cela coule naturellement, c’est ce que nous entendre et c’est notre façon d’écrire la musique. Après ça passe ou ça passe pas mais bon aura au mieux.

 

03. Comment vous sentez-vous quelques jours avant la sortie de ce deuxième album ?

Nous sommes tous très excités car cela fait déjà quelques temps que nous avons cet album dans la poche. On a vraiment hâte qu’il sorte et avoir la réponse du public. Nous avons déjà eu quelques retour avec la sortie de l’EP, des réactions très positives mais il n’était que numérique alors que là il y a un support. On avait sorti l’EP sans vraiment le sortir, il avait été mis en téléchargement gratuit pendant un mois mais on avait pas spécialement cherché à le pousser. On donnait une adresse mail avec le message, prenez-le si vous aimez et c’est tout. Là c’est fini, on a l’objet dans les mains et on va lui laisser vivre sa vie.

 

04. Pourquoi avoir proposé gratuitement l’EP pendant un mois sur votre site ?

On a voulu tourner une page avec le premier album et le départ du chanteur. Nous ne nous sommes pas posés toutes ces questions, nous avions juste envie de bosser ensemble et de proposer quelque chose de nouveau. Nous avions envie de le diffuser tout de suite et donc nous avons pris la décision de la mettre sur internet, sans stratégie préétablie ni plan marketing. Nous avons complété ce premier travail et finalement cet EP s’est transformé en preview de l’album malgré lui. Beaucoup de gens ont écrit qu’il s’agissait là d’une nouvelle façon de diffuser la musique, de donner gratuitement une moitié d’album alors que ce n’était pas vraiment voulu, ce fut le hasard. A posteriori cela s’avère être une bonne idée pour intéresser le public. On a fait plus de 2300 téléchargement en un mois et nous étions très heureux. Nous savons que l’album se retrouvera au bout d’un moment en téléchargement… C’est un long un très long débat.

 

05. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de The Stench from the Swelling (a True Story) ?

L’ambiance était un peu spéciale. J’écris environ 90 % de la musique et je fais ça chez moi en studio. Le travail est au départ très solitaire, seul chez moi, beaucoup de choses sont préprogrammées au niveau des claviers… Donc quand nous rentrons en studio pour enregistrer les différentes chansons, les claviers sont déjà bouclés, le bassiste vient, moi je rajoute les guitares… Le seul moment où nous nous retrouvons à plusieurs en studio c’est lors de l’enregistrement du chant. Nous enregistrons chez Emmanuel (NDLR : Rousseau) qui est l’un des deux claviéristes et également le responsable du White Wasteland Studio. Donc nous étions comme à la maison, très relax. On a jamais été, à aucun moment, tous ensembles lors de la création et de l’enregistrement de l’album.

 

06. Tu es à l’origine de quasi toute la musique, tu composes tout seul, tu enregistres presque seul. Comment ce travail en solo devient un projet commun ?

Les morceaux tournent un peu chez tout le monde, chacun apporte son avis. Et cela fonctionne, en tout cas jusqu’à maintenant ça marche. Et puis il ne faut pas minimiser l’aspect live, nous prenons énormément de plaisir à être tous là. On se connait très bien.

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07. Comment nait une chanson de 6:33, c’est parfois tellement dingue et inattendu ?

C’est plus flagrant sur les longs titres mais je ne sais jamais à l’avance où la musique va m’emmener. Je ne sais jamais combien de temps un titre va durer ou encore sa structure. Tout part d’une idée, un riff ou une mélodie de claviers, un riff de guitare, tout sauf le chant et je laisse le flot couler. La chanson se fait finalement d’elle-même. Au bout d’un moment je sens que nous approchons de la conclusion et tout s’arrête. Je relève alors les yeux sur le compteur et je découvre que dix minutes sont passées… C’est la musique qui va dicter la structure comme sur « I Like It » ce sera couplet refrain couplet ou autre chose. C’est jamais prévu à l’avance, tout est libre. L’idée passe si elle est bonne sinon je reviens en arrière et j’efface ce que je viens de faire… Telle partie en amène une autre… Ce n’est jamais le résultat de jam, et le pire quand nous arrivons en studio, nous n’avons jamais jouer les morceaux à part les prises de guitares ou de basses que nous avons testées sous forme de démo avant. En répétition, nous apprenons tous les chansons. Certains découvrent alors leurs parties et me maudissent…

 

08. Cela garantie la fraicheur des chansons sur scène vous n’en êtes pas déjà blasées…

Oui exactement et puis des fois, cela reste subtil, certains remixent des petites choses, font évoluer leurs parties pour donner un petit côté live. Cela peut aussi se faire en studio car comme on enregistre chez Manu, nous ne sommes pas pressés par le temps par des délais donc nous pouvons faire des essais sur les arrangements.

Et à posteriori, je reste très satisfait de ce disque. Autant le premier album je ne peux plus l’écouter car je ne vois que les défauts. Sur le nouveau, c’est Emmanuel qui s’est chargé de toute la partie rythmique et batterie et c’est cool car il a cette âme de batteur, il a joué de la batterie, il aime l’instrument. Il n’était pas là sur le premier et par défaut j’avais dû m’en occuper et je n’aime franchement pas cela, je ne suis pas batteur. Et donc rien que la batterie sur le premier m’exaspère. Alors que celui-là est encore relativement frais.

Sur scène nous continuons à jouer sans batteur, tout est programmé d’avance. Parfois c’est vrai cela peut manquer mais finalement, sur scène, en configuration nous ressemblons beaucoup à un groupe d’électro avec deux gros synthés derrière et devant la ligne rock, guitares et chant. L’avantage c’est que cela nous permet d’être ultra carré, nous essayons de donner le son le plus clean possible.

 

09. Comment décrirais-tu ta musique et tes influences ?

Il y a bien sûr un côté très progressif, j’ai été élevé avec PINK FLOYD, je suis un grand amateur. Je vois cela comme une BO d’un film qui n’existe pas. Et donc tu peux te permettre de multiplier les ambiances, les thèmes musicaux sans que cela ne choque. Quand tu regardes un film que la musique parte un peu dans tous les sens pour s’adapter ou renforcer l’image semble naturel.

Nos influences sont variées, on peut dire Devin Townsend, FAITH NO MORE, des compositeurs de musique de film comme Danny Elfman, Ennio Morricone que j’adore…

 

10. Comment avez-vous collaboré avec Arno Stobl ?

Ce qui est amusant c’est que nous avons découvert ses parties de chant et ses paroles en studio. Il est venu avec nous les avons entendues pour la première au moment où il les enregistrait. En plus de l’aspect musical, ce qui a été très agréable concerne l’aspect humain. On s’est très bien entendu dès le début. Nous parlions un peu la même langue et cela a fonctionné immédiatement. Nous évoluons dans des univers très proches, no limit, très libres, comme CARNIVAL IN COAL et c’est pourquoi il nous semblait intéressant de le faire venir sur le premier album.

 

11. Quels souvenirs du concert le 11 Janvier 2013 à Paris au Paris Metal France Festival V (Divan du Monde) ?

Nous étions très très très contents. Nous sommes passés assez tôt, c’est dommage, mais nous avons fait avec. Nous étions honorés de partager la même scène que LOUDBLAST, AGRESSOR… J’écoutais LOUDBLAST quand j’avais 15 ans. On avait fait des concerts excellents l’an dernier également, nous avions ouvert pour Devin Townsend, que j’adule, pour SHAKA PONK à Bordeaux, une belle folie. Le Paris Metal France Festival V était le premier festival que nous faisions avec Arno. Nous avions quand même la pression. Autant notre nouveau chanteur, Rorschach, est un animal de scène et nous nous connaissons tous très bien autant c’était la première fois avec Arno et donc nous avions quand même une petite appréhension. La résultat avait été concluant en studio mais sur scène cela peut-être une autre paire de manche.

 

12. Et quelles sont vos perspectives scéniques pour les mois à venir, le Hellfest qui approche cela doit titiller non ?

Oui bien sûr, le Hellfest fait envie et nous aimerions bien un jour nous y produire. Bon ce ne sera pas cette année mais on va tout faire pour l’an prochain. On va continuer les concerts nous-même et de temps de temps pour les plus importantes Arno nous rejoindra.

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13. Comment travaillez-vous avec Vincent Petitjean de Dehn Sora sur vos pochettes et l’aspect graphique ? Et pourquoi ce titre la puanteur de la tumeur ?

C’est le même créateur que pour l’EP, il a un côté très publicitaire et cela se voit. La seule chose que nous lui avons demandé c’est de mettre en avant deux contradictions, deux choses qui ne s’attirent pas. Donc il a proposé cette jolie femme avec ce squelette de bouc improbable. Deux choses qui ne devraient pas se marier et qui pourtant s’assemblent. Et puis nous voulions se petit côté élégant… Ce qui est amusant c’est que ce squelette fait tâche sur la pochette mais l’album lui-même, avec ce visuel, fera tâche dans le rayon métal des magasins. Le vendeur risque de se planter… et nous en rigolons d’avance.

Pour le titre, cela vient d’Arno et plusieurs textes traitent de cette part sombre que nous avons tous en nous. Le titre de l’album qui reprend le titre d’une chanson parle de cela, « éloignes-toi de moi car je suis nocif… ». La puanteur des mauvais côté des personnes.

 

14.Comment voyez-vous la scène métal française ?

Elle se porte très bien, elle commence à foutre le nez dehors mais ce n’est pas encore complétement cela. Nous n’avons rien à envier aux autres, j’adore des groupes comme KLONE, TREPALIUM, HACRIDE, je ne suis pas un grand fan de GOJIRA mais j’ai le plus grand respect pour leur travail. Nos groupes ont vraiment des trucs à dire et c’est dommage qu’ils doivent parfois se battre plus que les autres.

Soit les groupes s’entraident soit ils s’ignorent. Et finalement notre éclectisme, la difficulté à nous étiqueter nous sert beaucoup, avec l’aide d’Arno, à être sur des affiches très diverses. Nous serons avec des groupes de prog ou des groupes ultra-violents et finalement cela se passe bien tant que nous ne rappons pas.

 

Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview :

1. Quelle est votre chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

« Deep Peace » de l’album Terria de Devin Townsend. C’est sans doute le solo que j’ai le plus écouté de ma vie.

 

2. Premier album acheté ?

Le premier IRON MAIDEN

 

3. Dernier album acheté ?

Deconstruction du DEVIN TOWNSEND PROJECT

 

4. Quel son ou bruit du quotidien aimes-tu ?

Le "plop" avec le doigt dans la bouche (il le fait)

 

5. Quel son ou bruit du quotidien détestes-tu ?

Le crissement des dents, des ongles, d’une fouchette…

 

Tous nos remerciements à Roger Wessier (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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01. Peux-tu présenter à nos lecteurs VULCAIN ?

Marc Varez : Oh là, tout un programme ! Nous sommes un groupe français qui s’est formé dans les débuts des années 80 et qui, petit tà petit, s’est fait un nom à travers quelques albums et pas mal de tournées. Nous sommes avant tout un groupe de scène. Nous avons souvent été comparé à MOTÖRHEAD et sans doute à juste titre. Cela fait plaisir car nous sommes conscients des ressemblances mais nous ne faisons pas de copier/coller, nous ne sommes pas un tribute band à MOTÖRHEAD. Nous savons que nous avons réussi à avoir une identité et c’est la chose la plus difficile à faire pour un groupe. Si on nous appelle les MOTÖRHEAD français c’est pas grave, il y a pire comme comparaison c’est un problème. VULCAIN a eu la chance de rencontrer ses idoles et de faire des dates avec eux mais aussi avec IRON MAIDEN, SAXON avec beaucoup de gens. Nous avons eu un respect de la part de ces artistes internationaux et aussi un respect de la part du public français et des gens du métier. Nous sommes assez fiers de nos sept albums et deux lives.

Nous nous sommes absentés pendant 10 ans. Séparation en 2000 et retour en 2010 encore plus forts et on sort aujourd’hui notre huitième album studio, tout simplement V8. Le huitième, l’image du moteur puissant qui correspond bien à la musique et nous n’avons jamais caché notre passion pour les sports mécaniques. Notre dernier opus s’appelait Stop la machine et pourtant la machine repart avec un moteur puissant.

 

02. Comment vous sentez-vous quelques semaines avant la sortie de ce huitième album, après 15 ans de silence ?

Nous sommes très heureux de ce qui se passe autour du groupe en ce moment car nous sentons bien un réel engouement pour VULCAIN et ce nouvel album. Si on s’est reformé c’est que nous savions bien que l’attente existait mais nous avons eu la volonté de faire les choses en indépendants, sans maison du disque et donc nous sommes fiers du buzz qui grandit autour de V8.

 

03. Que peux-tu nous dire des sessions d'enregistrement de V8 ?

On n'a rien changé, nous sommes un groupe de rock pur et dur et donc nous nous sommes rassemblés dans un local et nous avons joué. Nous avons jammé mais aussi travaillé sur des riffs déjà composés par l’un ou l’autre. On présente ses idées aux autres, on improvise, on fait des essais et on laisse tourner pour voir si cela prend. On coupe, un fait un break, on rajoute un refrain. Quand nous sommes assez sûrs de notre coup, on hésite pas à les tester en live, ce fut le cas de deux chansons pour V8. Certains fans ont déjà entendu « Avec vous » et « Lâchez nous » qui ont déjà été joués sur scène.

Après la phase d’enregistrement où tout n’a pas été simple à cause de quelques accidents de la vie. Le bassiste s’est cassé le bras deux fois de suite, deux fractures à trois mois d’intervalle, pas de chance. Et au moment où nous étions prêt à nous y remettre, Daniel (NDLR : Puzio), le chanteur-guitariste se casse une côte. Et tous ceux à qui s’est déjà arrivé savent que l’on ne peut pas faire grand-chose dans ce cas-là, pas chanter en tout cas. Donc cela nous a un peu retardé mais sans plus que ça nous miner car nous savions que nous avions le temps. Nous faisons les chose lentement mais sûrement. On a pris notre mal en patience.

L’enregistrement a été réalisé dans une ambiance très conviviale, chez moi, puisque je dispose de mon propre studio. Donc on savait que nous ne serions pas tributaires d’un ingénieur du son ou d’un réalisateur-producteur quoi voudrait nous faire tenter des choses dont nous n’avions pas envies. Cela nous est déjà arrivé. Nous avons réussi à obtenir le son que nous souhaitions depuis bien longtemps, en particulier, bien entendre la basse. On pouvait bosser le week-end en organisant une bouffe en parallèle, en faisant un peu la fête… Donc bon esprit comme on aime chez VULCAIN avec quelques chansons paillardes pour terminer le repas avant de s’y remettre.

 

04. Pour cet album vous êtes-vous plongé dans le passé pour retrouver des vieux riffs ou des titres inachevés ?

Composez-vous beaucoup pour ensuite faire le tri ou ne travaillez-vous que ce qui finit ensuite sur l’album ? Nous pas de vieux riffs ici, tout est tout neuf. Si c’était resté dans les tiroirs à l’époque c’est bien qu’il y avait une raison donc rien du passé. Peut-être que Daniel a réutilisé des choses qu’il avait tenté avec MR JACK, le groupe qu’il avait monté pendant notre séparation, un riff ou deux. Sinon la composition s’est faite à la volée avec l’idée de proposer du vrai VULCAIN, tout frais tout neuf. Nous avons bien dû composer quelques titres de plus qui sont finalement passés à la trappe parce qu’ils n’étaient pas encore mûrs ou pas tout à fait dans le cadre de cet album. Quand nous les mettions bout à bout avec les autres, nous sentions qu’il y avait un truc qui n’allait pas et donc on les a écartés. Maintenant, nous pourrons les retravailler si l’occasion se présente.

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05. Quelles sont vos influences passées et présentes ?

Bizarrement l’évolution de nos influences musicales s’est faite pendant notre carrière d’avant. On vient du rock n’roll des années 70 forcément : MC5, THE STOOGES, GRAND FUNK RAILROAD. Dans les trucs plus guitares TEN YEARS AFTER, Alvin Lee qui nous a quitté très récemment, LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE, les STONES, des choses classiques. Le punk a aussi eu une grande influence puis ensuite la vague MOTÖRHEAD, SAXON est arrivée. Tout cela fait partie de notre culture. Et puis dans notre évolution, nous avons tenté de nous écarter de MOTORHEAD avec des albums comme Transition ou Big Bang qui ont déplu à certains fans de la première heure mais artistiquement nous avions besoin d’innover. On assume, on ne regrette rien.

Après 15 ou 20 ans de carrière, il faut évoluer, tu ne peux pas toujours faire la même chose, c’est évident. Les dix ans d’arrêt n’ont rien changé vraiment, nous avons tous individuellement écouté ce qui se faisait autour de nous. Mais finalement, dans VULCAIN, nous avons toujours écouté chacun des choses assez différentes. Après 10 ans d’absence personne n’est venu pour dire maintenant moi je veux faire du grunge ou je ne sais quoi d’autres. Nous devions faire du VULCAIN et ce que nous avons fait. Ce qui a pu peut-être évoluer, je l’espère, c’est notre jeu mais musicalement, V8 reste du pur VULCAIN.

 

06. De ton point de vue quelles sont les principales différences entre Stoppe La Machine & V8 ?

Je ne sais pas pourquoi les gens ont pu être déçus par Stoppe la Machine car je trouve que c’est un superbe album. Justement on y trouve une maturité, on sent bien qu’il s’agit d’un groupe qui a vécu sur scène, dans la maîtrise et les compos. En plus l’enregistrement s’était déroulé magnifiquement bien, un super studio à Toulouse, des conditions idéales… On savait juste qu’un truc nous pendait au-dessus de la tête, car on y pensait depuis un moment c’était de s’arrêter. Donc même si notre esprit était, on savait que cela nous servirait aussi pour dire au revoir, peut-être pas adieu, mais au moins au revoir. Et le titre lui-même, Stoppe la machine, était assez révélateur. Et donc c’est album était celui de la maturité mais pas de bol on s’arrêtait.

Je pense que V8 aussi est un album solide et fort mais au contraire il est là pour recommencer. Les titres sont speed comme d’habitude, certains titres sont plus médium à la AC/DC… On peu de blues car on vient de là aussi. Les ingrédients sont les mêmes que pour Stoppe la machine. On revient, et au niveau, et les perspectives sont intéressantes. Les gens ont l’air de ressentir que l’on est gonflés à bloc et prêts à repartir comme avant. Les histoires d’âge ne sont jamais rentrées en compte.

 

07. Est-ce important pour Vulcain d’avoir des textes engagés ?

En fait c’est différent pour chacun, cela dépend de ce que tu fais. Comme dit Daniel, sur la musique que l’ont fait, il serait difficile de parler de la musique et des petits oiseaux. Je ne dirai pas que VULCAIN est un groupe engagé mais un vrai groupe de rock qui garde un côté rebelle, c’est la base de notre genre musical. Donc forcément un peu anarchiste et contestataire mais nous ne sommes pas engagés politiquement dans un camp ou une autre. On en demande pas aux gens de se rassembler autour de telle ou telle idéologie mais nous faisons des constats. Et nous donnons des coups de gueule où nous avons envie de les donner. On est des rockers et fiers de l’être.

 

08. Est-ce un avantage ou un inconvénient à travailler avec deux frères ?

(Rires)… Ils ont forcément un lien privilégié, fusionnel lié au sang. Depuis le temps que je suis avec eux, ils me considèrent comme un petit frère. Le problème de tous les groupes c’est quand tu as trois caractères différents c’est pas facile tous les jours. Mais cela fait partie de la vie, du quotidien d’un groupe de rock. Comme je le dit souvent, un groupe c’est comme un couple, mais on est plus de deux. C’est déjà pas facile à deux alors bon, on fait avec. Mais on s’en sort bien, on se connait et si un jour un sujet fâche on va attendre pour en reparler que les choses se tassent… En tournée nous sommes les uns sur les autres toute la journée et c’est bien cela qui fatigue un groupe. Tout ne se passe pas toujours bien, cela crée des tensions. Maintenant c’est derrière, nous avons l’expérience et nous savons gérer sans souci. On s’engueule pas souvent.

 

09. Tu as participé au retour sur le devant de la scène de SATAN JOKERS en 2009, que peux-tu nous en dire ?

Rien.

 

10. Pourquoi le choix de la batterie ? Et comme fais-tu évoluer ton jeu ?

Le départ c’est LED ZEPPELIN et John Bonham. Au départ je faisais de la guitare et je pensais que c’était mieux pour draguer les filles. Et le jour où j’ai arrêté de draguer les filles et que je me suis intéressé aux instruments, la batterie s’est imposée. Je fais évoluer mon instrument selon mes envies et ce que j’écoute. Je suis assez ouvert et j’écoute beaucoup de choses. Rien que dans la famille du Hard Rock je suis éclectique, jazz, la techno, rien ne me dérange, je ne suis pas raciste. Il faut juste que cela me fasse vibrer. Et forcément parfois des éléments extérieurs, des musiques et des rythmes me plaisent et je les intègre dans mon jeu. Je suis aussi à l’écoute des autres et j’apprends au niveau des influences, du jeu. Je ne suis pas un fou de la technique, bien sûr il en faut pour arriver à jouer correctement mais cela ne va pas en premier. L’esprit de groupe en premier.

Je ne bosse pas autant que je le devrais mon instrument mais je me maintiens. Sur scène, on fait évoluer et des gens ont remarqué que nous ne jouons pas d’anciens titres comme avant. Nous avions la fâcheuse tendance à jouer tout trop vite sur scène, à speeder. C’est une erreur de jeunesse, tu montes sur scènes et tu joues tout deux fois trop vite et ce n’est pas toujours très bon. Et pas mal de titres, surtout les tempos plus groovys et médiums, « Les Damnés » par exemple, beaucoup ont noté que nous le jouons plus lentement. C’est vrai, en répétition on s’est dit maintenant on calme le jeu et on veut que cela groove. Moi j’ai évolué dans mes jeu, des roulements que je fais plus pareil. On se permet encore des petits arrangements.

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11.Comment vois-tu la scène métal française ?

Elle existe c’est déjà bien. Il y a de bonnes choses. On est moins maintenant dans le tirage de bourre par rapport à une époque du passé. Dans les années 80 c’était parfois compliqué et cela explique que VULCAIN était toujours un peu à part sur la scène française. On ne s’occupait pas de ce que disait les autres et on avançait. Notre priorité était la convivialité avec les autres groupes même si les styles étaient différents mais on s’entendait bien avec par exemple BLASPHEME et ATTENTAT ROCK car cela passait au niveau humain et que nous savions que nous étions là pour jouer. Des tensions existaient avec d’autres groupes. Désormais c’est loin, l’évolution a pris la bonne direction et les groupes font de plus en plus comme nous et se gèrent eux-mêmes. Tout est plus organisé structuré et ils savent gérer les parties business qui nous passaient au-dessus nous à l’époque. Nous n’étions que musicien et nous laissions faire.

 

Et enfin "Le Quizz De Métal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview :

1. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Je reviens à mon premier amour, LED ZEPPELIN, « Since I've Been Loving You ». Le plus beau blues du monde…

 

2. Premier album acheté ?

Les hardos vont être déçus mais c’est un album des BEATLES. J’étais très jeune et c’était une double compil achetée avec mes sous. J’avais un frère et des sœurs pour les STONES ou TEN YEARS AFTER mais la révélation a été ALICE COOPER. Un jour j’ai trouvé Billion Dollar Babies (1973) chez mon frère, j’ai ouvert la pochette et je suis allé voir ma mère pour lui dire : « plus tard je serai comme ces mecs ». Et alors j’ai commencé à filer un mauvais coton.

 

3. Dernier album acheté ?

Heaven Is Gone de SEVENTH VOID, le projet du guitariste de TYPE O NEGATIVE. Sinon le dernier DEFTONES, Koi No Yokan, car j’aime beaucoup ce groupe.

 

4. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Le crépitement de ma cheminée car là je sais que je peux me reposer un peu.

 

5. Quel son ou bruit détestes-tu ?

J’habite à la campagne et quand le coq chante trop tôt le matin…

 

 

Tous nos remerciements à Olivier Garnier (Replica Promotion)

 

Chronique de l'album ici

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