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Interview par mail d’ASHENT (Gianpaolo Falanga – basse & growl, Alessandro Cossu – guitares), septembre 2012

 

01. Quel est votre état d’esprit à quelques semaines de la sortie de votre nouvel album Inheritance ?

Alessandro: Avec Inheritance, nous voulions mélanger des éléments de nos précédents albums avec des sons et des influences musicales nouvelles. Le résultat peut être assez éloigné de l’attente de nos fans les plus anciens mais nous espérons qu’avec nos nouveaux fans, ils adhéreront à notre démarche. Nous évoluons de façon personnelle tout en maintenant l’identité du groupe. C’est la signification d’Inheritance. Nous ne voulons pas nous répéter d’un album à l’autre. Deconstructive était assez différent de Flaws of Elations et Inheritance suit à nouveau une autre voie. Certains auraient sans doute préféré que nous restions ancrés dans le passé mais je suis que nombreux seront ceux qui nous suivrons sur ce nouveau chemin.

 

02. Pourrais-tu nous en dire plus sur le groupe, sa création et ses membres ?

Gianpaolo: Avec mon frère Onofrio, nous sommes les membres fondateurs d’ASHENT. Année après année et malgré les changement de line-up nous avons essayé (et nous continuons d’essayer) de donner forme et de mettre en musique notre idée du métal progressif. A partir de notre première démo (2003) et en prenant tous nos albums précédents (Flaws of Elation 2006, Deconstructive 2009), tu peux te rendre compte du chemin parcouru pour aboutir à Inheritance et tu peux comprendre notre démarche. Chaque étape est importante pour construire la suivante. Titta est un super chanteur et un artiste complet. La collaboration avec lui a débuté il y a quelques années de cela de façon très spontanée. Je pense que tout est arrivé au bon moment et que Titta était le chanteur dont nous avions besoin pour Inheritance.

 

03. Pour être honnête avec vous, je me suis senti complétement perdu à l’écoute d’Inheritance. Je n’ai pas trouver de lignes mélodiques auxquelles me raccrocher. Quelles sont les clés de votre univers musical ?

Alessandro: Je pense qu’il est bon parfois de se sentir perdu et de se laisser guider par la musique. D’habitude les gens se sentent perdus lorsqu’ils font face à l’inconnu, ce qu’ils ne comprennent pas. Cela signifie souvent qu’ils ont simplement une connaissance superficielle de cet élément, un point de vue uniquement extérieur.

Prends par exemple les gens qui affirment que le métal n’est que du bruit et que les titres jazz ne sont que des notes jouées au hasard. En réalité, ils ne savent pas de quoi ils parlent. Dans le cas d’Inheritance, sa complexité se joue probablement dans la texture instrumentale mais cet écueil peut être dépassé en s’immergeant plus profondément dans le musique grâce à de nombreuse écoute. Ces chansons peuvent être considérées comme un travail orchestral dans lequel chaque instrument a sa propre autonomie tout en étant connecté aux autres.

Notre idée est qu’une chanson n’est pas qu’un ensemble dans lequel les guitares jouent à l’unisson avec la basse tandis que la batterie conserve le groove et que le chanteur apporte une jolie mélodie. Je comprends que cela puisse troubler l’auditeur. En même temps, nous nous pensons habituellement pas en termes de riff de guitare qui vient surplomber tout le reste comme c’est malheureusement le cas pour de très nombreux groupes. Et les gens y sont habitués. Les guitares sont traitées de la même façon que les autres instruments. Cela impose une complexité harmonique, une progression dans les accords un peu inhabituelle pour le genre. Les chansons sont tonales mais parfois on trouve ici et là des insertions modales qui peuvent être comparées à un certain type de jazz démocratisé par MILES DAVIES ou HERBIE HANCOCK.

De même, tout est construit autour des lignes de chant qui ont été le point central pendant la composition. On trouve de très nombreuses mélodies vocales pas toujours aussi entrainantes que celles de KATY PERRY mais elles sont tout de même très présentes. A chaque fois, au moins deux notes sont jouées l’une après l’autre et forment une mélodie. Mais il faut une écoute très attentive pour parfois les déceler. Pour moi, les lignes vocales ne sont finalement pas si compliquées que cela, et elles restent toujours très mélodique. D’un autre côté, une mélodie facile à mémoriser n’implique pas forcément de la bonne musique. Si une mélodie s’imprime immédiatement dans le cerveau cela peut aussi signifier qu’elle est très similaire aux milliers d’autres mélodies déjà entendues. C’est la base de la musique pop et ce n’est pas ce que nous voulons faire.

Il y a de très nombreux aspects qui doivent être pris en compte si l’on parle de musique : les harmonies, l’instrumentation, les formes pour en citer certains. Dans chacune de ces dimensions nous voulons que nos chansons portent notre marque de fabrique le plus loin possible des clichés.

04. Comment composez-vous ?

Alessandro: Il s’agit du premier album d’ASHENT auquel je participe donc je ne parlerai que de celui-là. Habituellement, le processus de composition commence avec Onofrio qui travaille sur les parties de guitares aidé de lignes vocales basiques. Dès que la striure de base est finalisée chacun travaille à tour de rôle sur sa partie comme sur une chaîne de montage. De cette façon, la chanson prend peu à peu forme tout en étant conservant la patte de chacun. Cette façon de travailler est une nécessité car nous vivons tous dans des villes différentes et nous avons besoin de travailler à distance. Nous ne pouvons pas attendre d’être réunis tous ensemble pour des répétitions.

Gian: La chose la plus importante pour nous est d'écrire des chansons Et chaque chanson porte la marque de fabrique d’ASHENT dans sa structure aisément reconnaissable. Vous pouvez aimer ou détester mais il s’agit de vraiment chanson et pas une patchwork de mélodies et de lignes de chant. La technicité est seulement un outil pour décrire un état d'esprit ou provoquer une sensation particulière chez l'auditeur.

 

05. Quelles sont vos principales influences ?

Alessandro: Je pense que la bonne chose avec ASHENT, c'est que tout le monde dans le groupe a différentes références et inspirations musicales. Nous apportons tous une contribution originale aux chansons. Personnellement, je m’inspire pas beaucoup de la scène métal en général pour composer et développer ma technique, je préfère me référer à d'autres genres musicaux, notamment le jazz et la fusion pour la technique et la musique classique pour les aspects composition. En ce qui concerne les guitaristes métal, j'aime beaucoup MATHIAS EKLUND, car il est vraiment unique dans ce qu'il fait. En général, j'ai toujours tendance à préférer la musique et les musiciens qui évoluent hors des sentiers battus.

Gian: Comme bassiste, j'aime Sean Malone ainsi que Victor Wooten et quand je les écoute, je pense que la musique est une langue si puissante qui dépasse largement toutes les tentatives de classification. Mais quand je joue de la basse, je me considère comme un musicien rock et je laisse cet instinct guider mes doigts. Comme compositeur et producteur, j'aime ALAN PARSONS, un génie. Dans tous les cas , je suis accro à la musique.

 

06. Qu’est-ce que cela fait de collaborer dans la groupe avec un membre de sa famille ? Cela change-t-il les relations au sein du groupe ?

Gian: On trouve d’innombrables exemples de groupes rassemblant des frères. Il est assez naturel de vouloir ainsi partager sa passion avec les gens qui sont très proches de vous. Gérer un groupe avec six membres n'est pas simple, je pense que cette parenté entre membres aide à assurer un environnement artistique plus complet.

 

07. De ton point de vue, quelles sont les principales différences entre Deconstructive et Inheritance?

Alessandro: Deconstructive était plus métal. Avec lnheritance, nous voulions expérimenter en utilisant différentes approches et orientations. Donc, il y a beaucoup de parties de claviers rappellent le rock progressif des années soixante-dix, en alternance avec des sons plus modernes. Les rythmes de guitare sont pas toujours agressif mais, par différentes artifices, ils créent un étrange frémissement, une atmosphère "suspendue" dans la lignée de CYNIC. En général, il s'agit d'un album beaucoup plus varié et hétérogène.

 

08. The line-up d’ASHENT a subi des bouleversements entre chaque album. Est-ce difficile de trouver des musiciens motivés ou êtes-vous impossibles à vivre ?

Alessandro: En réalité le line-up est resté stable pour Flaws of Elations and Deconstructive. Ce dernier remonte à 2006, il y a déjà six ans de cela. Beaucoup de choses peuvent changer dans un tel laps de temps. Surtout en considérant combien il est difficile de faire de la musique et les sacrifices que cela implique. Nous ne sommes pas tous des musiciens à temps plein, c'est ainsi que certains membres sont partis parce qu'ils ne pouvaient pas consacrer suffisamment de temps au groupe. Que je sache, les séparations n’ont jamais été liées à des problèmes personnels au sein d’ASHENT.

Gian: Tout d'abord nous sommes des amis et des gens honnêtes les uns envers les autres. Si pour des raisons personnelles certains d'entre nous ne peuvent pas consacrer assez de temps pour le groupe, il prend souvent spontanément à la décision de se retirer afin de ne pas être un obstacle au développement du groupe. Soit dit en passant, comme l’a déjà précisé Alessandro dit, le line-up a été stable pendant six ans.

 

09. Quels sont vos principales attentes et espoirs pour ASHENT ?

Gian: Réaliser le plus de concerts possibles afin d'offrir au public une uatre dimension de notre musique, en condition live. . Bien sûr, ce n'est pas une tâche facile, en raison de la période très triste que traverse l'industrie de la musique, mais je suis sûr qu’un concert sincère et honnête sera apprécié par les fans. Dans mon esprit, il y a aussi la composition d'un quatrième album que nous espérons pouvoir achever dans un délai plus court que pour Inheritance.

 

10. Ok! Merci, les derniers mots vous appartiennent…

Alessandro: Aux lecteurs, je voudrais dire qu’il faut toujours rester ouvert à de nouvelles expériences musicales car vous pourriez ainsi découvrir un tout nouveau monde près à vous tendre les bras.

Gian: Soutenez la musique indépendante, toujours. Et restez connectés à notre site web et échangeons grâce aux réseaux sociaux .

 

Comme d’habitude, le questionnaire Métal Chroniques pour conclure cette interview:

01. Quelle est ta chanson favorite ?

Alessandro: Difficile à dire. Disons « Giant steps » de JOHN COLTRANE

Gian: Vraiment impossible à dire, j’ai des douzaines de chansons favorites en tête. Là maintenant ce serait « Eclipse » de PINK FLOYD

 

02. Premier album acheté ?

Gian: SOUNDGARDEN – Superunknown

Alessandro: Je ne m’en souviens pas mais cela pourrrait être THE PRODIGY – The Fat of the Land

 

03. Dernier album acheté ?

Alessandro: CHARLES MINGUS – Mingus dynasty

Gian: LEPROUS – Bilateral

 

04. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Alessandro: le bruit de la pluie

Gian: le bruit du soufflé (respiration)

 

05. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Alessandro: les moustiques

Gian: les ongles sur un tableau noir

 

Chronique de l'album ici

Interview par mail de THE GRAVIATORS (Johan Holm – basse & Henrik Bergman – batterie), septembre 2012

 

01. Pourrais-tu nous en dire plus sur le groupe, sa création et ses membres ?

Henrik : Nous sommes tous originaires de la même petite ville dans le sud de la Suède. Martin et Johan jouaient autrefois dans un groupe appelé STONED IN AGES. Après la séparation du groupe, ils décident de lancer THE GRAVIATORS avec Niklas comme chanteur. Après le départ du batteur d’origine, ils m’ont contacté et j’ai sauté sur l’occasion. J’ai toujours voulu être dans un groupe avec ces mecs et Niklas est un chanteur étonnant. Donc j’ai rejoint le groupe en janvier 2009.

 

02. Quel est votre état d’esprit quelques semaines après la sortie de votre deuxième album Evil Deeds ?

Henrik: Eh bien nous sommes désormais sur un label important donc il va être très intéressant et excitant de voir quelle réception va recevoir le nouvel album. Nous allons sans aucun doute toucher plus de gens avec Napalm Records comme partenaire.

03. De ton point de vue, quelles sont les principales différences entre Graviators et Evil Deeds ?

Henrik :La différence principale vient de Berno Paulsson qui a enregistré et produit Evil Deeds. Il a fait de même pour l’opus des SPIRITUAL BEGGARS Another Way to Shine. Cet album développe un son vintage légendaire. Nous pensons que notre premier album affiche un son trop moderne, trop stoner. Et puis Evil Deeds est le résultat d’un effort plus collectif. Quand j’ai rejoint le groupe, tous les titres étaient déjà composés. Certaines compositions plus anciennes ont également atterri sur le nouvel album mais pour la majorité d’entre elles, nous avons travaillé tous ensemble, avec chaque membre proposant des idées. Enfin, avec une tournée en Europe dernière nous, nous étions vraiment un groupe plus uni et concentré en rentrant en studio.

 

04. Quelles sont vos principales influences ?

Johan: Nous tirons nos influences des bois et du monde complètement barré dans lequel nous vivons, tout semble plier devant l’argent. Nous avons grandi dans les années 80 au son des cassettes de JUDAS PRIEST, MOTLEY CRÜE et de tous les autres groupes métal qui connaissaient à un large succès à l’époque. En grandissant (adolescents) nous avons découvert l’alcool et BLACK SABBATH ! Tout c’est alors enchainé avec LED ZEPPELIN, PURPLE, KISS, HAWKWIND et tous les groupes hippies de Woodstock et de l’île de Wight. Et bien sûr, le film Hair ! Ah ah je l’aime celui-là. Quelques temps plus tard nous sommes tombés sur ELECTRIC WIZARD et SLEEP et cela a été un feu d’artifice. Donc nos influences se sont nourries de tout cela et de bien plus encore. Encore et Encore ah ah

 

05. Quand vous composez, comment recapturez-vous le son et l’esprit du rock des années 70 sans tomber dans le piège de la nostalgie stérile ?

Johan: Nous n’essayons pas de retrouver l’esprit des années 70. Nous jouons la musique que nous aimons, c’est aussi simple de ça. Notre son est inspiré des groupes ayant bercé notre enfance. Naturellement cette musique vient à nous, c’est notre façon de travailler.

 

06. Comment avez-vous rencontré Van Kelly l’artiste à l’origine de vos superbes visuels ?

Johan: Je crois que nous avons contacté Vance par mail quand nous avons eu la confirmation que notre premier album allait être édité en vinyl. Nous sommes tous des collectionneurs de vinyls et donc cela avait une grande importance pour nous. Il fallait que nous puissions avoir une pochette géniale. Nous avons échangé des mails et il a alors commencé à peindre. Nous avons tous été subjugués par son travail artistique donc la décision de retravailler avec lui pour Evil Deeds et le single Häxagram n’a pas été difficile à prendre. Le résultat parle pour lui-même.

 

07. Vous allez bientôt entamer une tournée européenne. Que pouvons-nous attendre de ces shows ?

Johan: Les gens qui viendront à nos concerts peuvent s’attendre à assister à une performance intense. Les chansons sont géniales et ils retourneront chez eux avec un grand sourire. Nos titres sont taillés pour la scène. Il sera difficile de ne pas secouer la tête et de taper du pied en rythme avec nous.

 

08. Quels sont tes principales attentes et espoirs pour THE GRAVIATORS ?

Johan : Nous espérons que cet album connaitra plus de succès que le précédent et que nous parcourrons le monde avec lui. Mon rêve est de pouvoir quitter mon boulot pour me consacrer à la musique (nous aimerions tous pouvoir y arriver). Nous avons également commencé à composer de nouvelles chansons donc soyez attentifs, vous ne savez pas ce qui peut croiser votre chemin ah ah !

Comme d’habitude, le questionnaire Métal Chroniques pour conclure cette interview:  (réponses de Niklas)

01. Quelle est ta chanson favorite ?

PENTAGRAM « Forever my Queen »

 

02. Premier album acheté ?

DEEP PURPLE – Stormbringer (en cassette)

 

03. Dernier album acheté ?

CANDLEMASS – Psalms for the Dead

 

04. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Le bruit de la forêt

 

05. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Mes bourdonnements d'oreilles

 

Chronique de l'album ici

Interview par mail de THE STRANDED (Ettore Rigotti – chant & multi-instruments), septembre 2012

 

01. Après des mois de travail, l'album est sorti il y a quelques semaines de cela. Quel est ton sentiment le concernant ?

Nous sommes curieux de découvrir le retour des fans bien sûr, ce chapitre musical est assez nouveau et assez différent de mon projet principal DISARMONIA MUNDI. On y retrouve quand même ici et là certaines sensations et une énergie communes avec DM. Bref nous sommes très excités pour cette nouvelle aventure. 

 

02. Comment composes-tu ? et comment décrirais-tu ta relation professionnelle et artistique avec Claudio Ravinale ?

Pour les chansons proposées sur ce premier album, nous avons pioché dans la masse de titres composées ses dernières années en privilégiant les chansons les plus classiques et accessibles pour une entrée en matière en douceur. Les idées les plus novatrices, progressives et modernes seront mises en avant pour le prochain chapitre. Nous avons conservé de nombreuses idées et structures composées à l’origine par Elliot (NDLR : Sloan – guitares). Je les ai réarrangées à ma sauce, en ajoutant ici et là de nouveaux solos… Avec Claudio nous avons enrichi cela d’un chant hurlé millimétré puis ce fut le tour de mes parties en chant clair et enfin des nappes de claviers de Neroargento. Ce processus fut assez rapide et simple pour ce premier album !

 

03. Comment trouves-tu un équilibre entre tes nombreux projets ?

Je n’y arrive pas !

04. De ton point de vue, quelles sont les principales différences entre THE STRANDED et DISARMONIA MUNDI ?

La différence se fait d’abord sur l’atmosphère des chansons et THE STRANDED sonne plus moderne. On trouve ici une ambiance plus positive, plus relaxé que les thèmes et structures un peu torturés d’un DISARMONIA MUNDI.

 

05. La musique du groupe est assez complexe mais reste toujours puissante et attractive. Quel est ton secret ?

Oui tu as raison, c’est le résultat d’un long et difficile travail au quotidien. Toutes ces couches, ces ombres, effets peuvent apporter une troisième dimension à la musique . Chaque auditeur peut découvrir de nouveaux petits détails ici et là selon le système qu’il utilise pour écouter l’album : une chaine hifi, un casque, dans une voiture… Selon moi, cela donne plus de personnalité aux groupes et une vitalité supplémentaire à l’album.

 

06. Tu produis de plus en plus de groupes en dehors des tiens. Cette activité est-elle importante pour toi afin de parfaire ta maitrise technique de l’enregistrement et rester en contact avec les dernières tendances métal ?

J’adore produire d’autres groupes mais je n’aime pas suivre les tendances du moment. JE préfère produire et mixer différemment à chaque fois, chaque album a son propre son et nécessite un travail adapté. Beaucoup de producteurs ont pris l’habitude d’utiliser toujours les mêmes techniques de la même façon et donc tous les groupes finissent par sonner identiques qu’ils appartiennent aux genres punk mélodique ou grind brutal. Personnellement, même si j’admets que beaucoup de ces albums sonnent bien, je préfère passer plus de temps à déterminer et peaufiner un son spécifique à chaque disque que je produis avec tous les avantages et inconvénients que cette méthode de travail impliquent.

 

07. Vas-tu bientôt t’attaquer à la composition d’un nouvel album de DISARMONIA MUNDI ?

Bien sûr… je travaille déjà dessus… des nouvelles bientôt !

 

08. Que peux-tu nous dire sur la scène métal italienne ?

On trouve en Italie de nombreux groupes de qualité mais comme dans la majorité des pays du sud de l’Europe, il est difficile de gagner de l’argent avec le métal donc peu d’opportunités de prendre part à des événements importants. Tous sont forcés de tout faire eux-mêmes, c’est le royaume de la débrouille. Cela fonctionne grâce à la passion de tous ces musiciens mais dans la majorité des cas, cela ne permet pas aux bons groupes italiens de franchir le niveau supérieur et atteindre le plus grand nombre.

 

09. Quelles sont tes principales attentes et espoirs pour THE STRANDED ?

En réalité, nous n’avons pas beaucoup d’attentes. Nous faisons de la musique pour la passion, pour nous amuser et si les réactions sont très positives, cela sera une bonne dose de motivation pour rapidement travailler sur le second chapitre.

10. M.: Merci, les derniers mots t'appartiennent…

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Comme d’habitude, le questionnaire Métal Chroniques pour conclure cette interview:

01. Quelle est ta chanson favorite ?

« The Trooper » – IRON MAIDEN

 

02. Premier album acheté ?

The Number of The Beast – IRON MAIDEN

 

03. Dernier album acheté ?

Sincèrement je ne m’en souviens pas mais cela date forcément…

 

04. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Les vagues de l’océan

 

05. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Le bruit du vent

 

 

Chronique de l'album ici