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Interview par mail de Roberto Messina (chant – 6008 DAYS, ex-SECRET SPHERE), décembre 2012

 

01. Salut Roberto, peux-tu te présenter à nos lecteurs en quelques mots ?

Salut, je suis un chanteur, un artiste, j’aime la musique rock et avant tout la liberté. J'ai chanté depuis 13 ans au sein du groupe de métal SECRET SPHERE mais je suis parti récemment. J’ai créé mon propre groupe rock, 6008 DAYS et c'est mon projet prioritaire artistiquement parlant en ce moment. Mais ce ne sera sûrement pas le dernier.

02. Tu as disparu de notre radar depuis ton départ de SECRET SPHERE. Tu es pourtant un des membres fondateurs et tu as enregistré 7 albums avec eux. Que s’est-il passé ? Tu avais déjà manqué la tournée avec GAMMA RAY (Alessandro Conti avait assuré le chant)…

En février 2012, j’ai enregistré le septième album de SECRET SPHERE mais après avoir terminé, les autres membres du groupe n’ont pas été satisfaits de ma performance au niveau de mes choix stylistiques. Cela ne leur plaisait pas par rapport à la musique qu’ils avaient composé pour moi. Il me semblait que l’album sonnait de façon un peu plat par rapport à mes goûts, cela ne parlait pas assez aux gens et j’avais donc décidé de suivre une approche un peu différente au niveau de mon chant pour redonner à la musique ce qui lui manquait. Mais ils n’ont pas été d’accord avec ces choix et cela a souligné d’autant plus les différences qui avaient progressivement émergées entre nous ces dernières années. J’ai donc quitté le groupe pour trouver un environnement plus stimulant pour moi, travailler au sein d’un projet à même de résonner avec mon être ce qui n’avait pas été le cas des dernières années avec SECRET SPHERE. J’avais alors déjà créé 6008 DAYS, mon nouveau groupe rock et c’est désormais mon activité principale. En ce qui concert la tournée « To the Metal » avec GAMMA RAY, tu as fait mention de la participation d’Alessandro Conti qui a gentiment accepté de me remplacer pour les premières dates car j(‘avais contracté un sérieux virus au niveau des poumons. J’ai très malade mais dès que j’ai été remis sur pieds (les docteurs me conseillaient 2 mois de repos à la maison pour ma convalescence mais j’ai pris le pari de me limiter à une semaine de repos pour ne pas perdre toute la tournée), j’ai rejoint le groupe et assuré les dates restantes de cette tournée, plus de la moitié heureusement.

 

03. As-tu écouté Portrait Of A Dying Heart le nouvel album de SECRET SPHERE et que penses-tu du choix de Michele Luppi pour te remplacer ?

Je n’ai écouté que quelques titres, pas encore l’album au complet. Comme j’ai déjà eu l’occasion de la dire, avant d’enregistrer mes lignes vocales, j’avais l’impression que l’album sonnait de façon assez plate et n’étant pas assez stimulant pour moi. Après le gros travail de production réalisé au Domination studios qui a donné à l’album un son puissant et direct, un vrai plus, j’apprécie le résultat final bien plus que précédemment. En ce qui concerne Michele, je pense qu’il s’agit là d’un choix intelligent car ce n’est pas qu’un chanteur talentueux et technique mais il est aussi bien connu des fans en Italie. De plus, j’ai le sentiment qu’il a trouvé dans les groupe une vraie source d’inspiration. Je lui souhaite le meilleur pour sa carrière en général et avec SECRET SPHERE.

 

04. Continues-tu à collaborer avec le groupe de métal français ALKEMYST ?

Oui j’ai rejoint ce groupe de prog-power métal au moment où il cherchait un chanteur. Il ‘m’avait contacté après avoir écouté le premier album de SECRET SPHERE. J’ai d’ »emblée aimé leur musique et j’ai donc accepté de les rejoindre. Et cela depuis 2001, nous sommes également bons amis ! Nous avons déjà publié deux albums « Meeting in the Mist » et « Through Painful Lanes » avec de bonnes chroniques et bon retour des fans. Nous travaillons actuellement sur la composition du troisième opus qui verra sans doute le jour à la fin de l’année 2013.

 

05. Parlons maintenant de ton nouveau groupe 6008 DAYS. Comment est-il né et que signifie son nom ?

6008 DAYS est mon nouveau groupe official, nous jouons du rock avec des influences modernes comme ALTERBRIDGE, SHINEDOWN, FOO FIGHTERS, SLASH, MUSE sans jamais oublié notre passé métal. En fait, chacun des membres est fan de métal, comme moi, avec des petites différences (je viens du power métal, Bull le guitariste du hard rock, John, le bassiste est plutôt orienté progressif et Marco Lazzarini, le batteur aime le thrash). Notre défi était de revenir à notre premier amour, la musique ROCK, ce que nous écoutions quand nous étions plus jeune. Le nom du groupe vient du rythme 6/8 de la plupart de nos titres… J’ai imaginé « 6 Out of 8 » et donc 6008. Et j’ai donc réfléchis à ce que ce nombre pouvait signifier et un jour je l’ai considéré comme un compte à rebours… 6008 jours avant… je ne sais pas s’il d’agit de la mort, d’une nouvelle naissance la fin du monde… Je sais simplement que dans ces 6008 jours (plus ou moins 16 années) nous serons totalement dévoué à notre cause, faisant ce que nous aimons et ce pour quoi nous sommes nés jusqu’à la fin. Il ne s’agit pas de considéré cela comme déjà acquis comme la plupart des gens ne veulent pas penser à la fin de leur vie. Cela les empêche souvent de faire ce qu’ils « doivent » ou agir comme ils le ressentent vraiment. Il faut suivre, consciemment son DESTIN.

 

06. Un premier album est prévu pour l’année prochaine. L’enregistrement est-il déjà achevé et que peux-tu nous en dire ?

Les sessions d’enregistrement se poursuivent encore, nous avons déjà enregistré une première vidéo et le single « The Bad Day » arrive d’ici la fin décembre pour introduire officiellement le groupe sur la scène rock internationale. Nous avons 20 titres terminées et une bonne partie d’entre eux finiront sur l’album. Il s’agira d’une nouveau départ pour nos carrières.

 

07. Les influences musicales de 6008 DAYS sont très différentes de SECRET SPHERE. Es-tu fatigué par le power métal mélodique ?

Non, je ne suis pas fatigue du Power métal (en fait je continue de chanter au sein d’ALKEMYST) mais j’ai toujours voulu mener les choses à ma façon avec une attitude très personnelle. Je compose et en tant qu’artiste je crois fortement que quand tu restes immobile sur soi-même comme sur une photographie, quel qu’en soit la raison, tu n’évolues plus naturellement, du point de vue artistique mais aussi sur un plan personnel. Dans le cas de SECRET SPHERE, mon orientation était différentes de celles des autres membres du groupe et donc il aurait été impossible pour moi de continuer avec eux tout en restant honnête avec moi-même. Ce n’est pas à cause du Power métal, mais plutôt comment et avec qui tu le pratiques.

 

08. Après toutes ces années qu’est-ce qui enflamme encore ta créativité ?

La discipline et le chaos en même temps. Ma vie quotidienne est dévouée à ma vocation. Mes journées ne sont pas si remplies d’émotions fortes et variées… Je fais du sport, je travaille, je compose parfois (trop rarement malheureusement) je côtoie des amis. Pendant des périodes spécifiques de l’année, lors de tournées ou de sessions d’enregistrement, I devient soudainement un chanteur et ce que le public voit n’est que le sommet de l’iceberg, le résultats de nombreux efforts et renonciations… La renonciation pour quelque chose de plus profond combiné à un égoïsme stupide sont les étincelles de ma créativité.

 

09. En tant qu’artiste, parviens tu à mieux t’exprimer à travers des sentiments négatifs (la douleur, la mort) plutôt que de souligner les bons moments de la vie ?

En particulier dans le rock et le métal, la force du message vient souvent du contraste entre positif et négatif. Cela met l’énergie sous pression jusqu’à parvenir à l’explosion finale. Parfois cela me semble plus naturel de trouver mon inspiration musicale du « côté obscure » mais toujours avec une conclusion positive, je veux dire, pour que l’énergie puisse à nouveau émerger. Dans tous les cas, ces derniers temps avec 6008 DAYS, mon inspiration est plus pacifique et lumineuse. Souffrant moins qu’auparavant, j’ai pu mieux comprendre l’autre vis-à-vis de moi. Pour la première fois, j’ai commencé à décrire les gens en dehors de moi dans une sorte d’idylle rassemblant plusieurs personnages.

10. Quel est ton point de vue sur le business musical. As-tu heureux de l’évolution actuelle ? (piratage…)

Le terme “heureux” est souvent incompatible dans la même phrase avec le mot “business”. Je me satisfait du piratage quand il s’avère utile pour diffuser le nom d’un groupe. J’aime l’idée de pouvoir écouter un album en profondeur avant de l’acheter. CE n’est pas mon genre (pour moi c’est soit le coup de foudre immédiat soit cela ne me branchera pas plus que ça) mais beaucoup de gens qui dans tous les cas n’auraient pas acheté ton disque connaissent au moins ta musique. Cela pourrait signifier plus de gens aux concerts… Plus de choix ne signifie pas que tu sois sous-évalué, si l’auditeur est un amateur de musique, il écoutera les chansons avec attention, avec son cœur et si cela lui plait il finira par acheter l’album (je rêve je sais) ou au moins il viendra te voir en concert ou parlera de toi à un ami !

 

11. Que penses-tu de la scène métal italienne ? De France, on voit l’émergence de nombreux groupes talentueux dans un environnement pas très favorable et peu à même de défendre leurs armes sur la scène européenne.

Je pense que les groupes italiens manquent parfois d’expérience et de déterminations. Et tu as raison quand tu dis que l’environnement national n’aide pas trop non plus. Un des premiers objectifs de 6008 DAYS et de sortir d’Italie, physiquement et en tant qu’image pour le groupe. Ici, de l’autre côté des Alpes, la mentalité entretient le conformisme (et c’est une honte car les italiens peuvent être très créatifs et intelligents) et une manque de compétitivité que je n’aime pas du tout. Bien sûr je ne fais pas de généralité sur tous les groupes, lebels, fans et salles de concerts… Je pense que la « génialité » est unique à elle-même.

 

12. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour 6008 DAYS à moyen terme ?

Après la sortie de notre première vidéo puis dans un deuxième temps de notre album d’ici quelques mois, nous voulons tourner un maximum, nous voulons devenir un groupe de rock mi-underground/mi-mainstream connu au niveau international avec beaucoup de fans… C’est tout… pour le moment !

 

13. Les derniers mots t’appartiennent…

Je voudrais attire l’attention des lecteurs sur le vidéoclip “The Bad Day” à venir. Il nous a fallu cinq mois de travail pour en venir à bout. Nous avons eu la chance de collaborer avec un réalisateur fantastique appelé Antonio Masiello, connu son style de communication particulier, ses moyens d’expression et sa passion pour la musique. Nous avons travaillé ensemble et il est devenu comme le cinquième membre du groupe tant il a su transmettre exactement notre message avec son langage. En même temps om a su enrichir notre concept avec ses idées. Le thème tourne autour de la perte des valeurs dans notre société à travers les yeux d’un ermite-sauveur joué par votre serviteur. Ce clip sera un premier pas or faire comprendre 6008 DAYS et notre musique. Tous ceux qui seront intéressés pourront très bientôt voir le fond des choses sur le groupe en visitant notre site internet www.6008days.com (site encore en construction).

 

Comme d’habitude, le questionnaire Métal Chroniques pour conclure cette interview:

01. Quelle est ta chanson favorite ?

Grace de Jeff Buckley (album et artiste favori)

 

02. Premier album acheté ?

Si je me souviens bien: King for a Day de FAITH NO MORE

 

03. Dernier album acheté ?

A nouveau Grace de Jeff Buckley (j’ai tellement écouté mon premier exemplaire qu’il est tombé en morceaux et je l’ai racheté il y a quelques jours de cela)

 

04. Ton juron favori ?

Porca mignotta ! (Mignotta est une expression typiquement romaine pour “putain”)

 

05. Quel son ou bruit aimes-tu ?

J’adore le bruit de mon chien, Billy, quand il chante (oui il chante vraiment !)

 

06. Quel son ou bruit détestes-tu ?

D’habitude je déteste les voix haut-perchées proposées par les doubleurs de dessins-animés pour les enfants.

KOPEK 

Bonjour, peux tu présenter le groupe aux lecteurs de metalchroniques ?
Brad Kinsella (Basse) : Nous un somme un trio, un groupe de rock n' roll originaire de Dublin, en Irlande. Nous venons de sortir notre premier album et il dépote ! Nous sommes en tournée actuellement à travers toute l'Europe et nous passerons en France bientôt ou nous viendrons vous botter les fesses !
 
Il y a une grande quantité de groupes de rock et de metal en Irlande, comment vous êtes sortis du pub ?
B : Hé bien en fait, nous y passons encore beaucoup de temps au pub 🙂 Nous nous sommes débrouillés pour sortir notre groupe et nos chansons de sessions alcoolisées au pub, pour arpenter la scène a travers la planète. Je pense que nous sommes un de ces groupes irlandais qui a eu de la chance. 
 
Est ce qu'il y a un groupe qui vous a particulièrement inspiré et dont vous aimeriez suivre la voie ? 
Il y a tant de groupes qui nous ont inspirés à ce jour. Des groupes comme les Rolling Stones, Led Zeppelin, Nirvana, nous ont vraiment ouverts les yeux sur le Rock N Roll, ont fait de nous ce que nous sommes, et nous ont donné la volonté de monter un groupe et de commer à écrire et composer notre propre musique.
 
Vous avez un son direct, qui va droit au but, c'est un élément important pour vous ?
Oui cela correspond à ce que nous sommes, à ce que nous voulons refléter. Pas de merdier, de clichés, nous sommes simplement un groupe de rock authentique qui joue du rock et qui le fait bien ! On n'a pas le temps de faire semblant, la vie est trop courte.
 
Que répondrais tu aux genent qui pensent que vos chansons se tournent uniquement vers les seventies ?
C'est vrai, il y a des influences des années 70 dans notre musique, mais il y en a autant des années 90 et de groupes de rock d'aujourd'hui. Nous sommes un melting pot qui s'inspire du rock de ses débuts à nos jours. Si des gens n'entendent que les influences des années 70, je leur conseille d'écouter à nouveau cet album plus attentivement.
 
Qu'écoutes tu ces jours ci ?
Pour ma part, The Dresden Dolls, le dernier album de Muse et un groupe nord irlandais qui s'appelle  Lafaro. Jetez y une oreille ! http://www.myspace.com/lafaro
 
Vous avez énormément tournée, une anedote particulière à raconter ?
Nous avons effectivement beaucoup tourné à travers le globe, nous avons un tas d'expériences, d'histoires par conséquent. Pouvoir jouer devant un public massif en est l'un des privilèges de la route. La bouffe merdique, le van qui pue sont en revanche des inconvénients qu'on aimerait oublier. Mais encore aujourd'hui, je n'y renoncerais pour rien au monde !
 
Te souviens tu… du premier album que tu as acheté ?
Je pourrais prétendre pour paraitre cool que le premier devait être Nevermind de Nirvana, mais dans les faits, je crains que ce soit quelque chose du genre un album de Will Smith…, Summer summer time! un truc comme ça…
 
Et le dernier acheté 
Le nouvel album de Mumford & sons. http://www.mumfordandsons.com/
 
Quel son tu apprécies ?
Le son des applaudissements, et le bruit d'une bouteille de vin que l'on débouche.
 
Un son que tu détestes ?
L'acouphène !
 
Une chanson que tu apprécies par dessus tout ?
"Where is My Mind" des Pixies. Elle résume tout, vraiment !
 
Une que tu détestes  ?
Tout ce qui a pu être écrit ou produit par  will.i.am.
 
Le dernier mot est pour toi 
Merci. J'ai hâte de venir jouer en France ! 
 
Chronique de  White Collar Lies.
 

 

Interview à Paris de Casey Grillo (batterie – KAMELOT), novembre 2012

01. Comment se déroule la tournée jusqu’ici ? Et que peux-tu nous dire des concerts récents aux USA ?

Jusqu’ici cette tournée a été géniale. Aujourd’hui c’est la troisième date et les foules ont été très amicales et réceptives, c’est une super expérience. Et cela va être de mieux en mieux plus la tournée va avancer. En ce qui concerne la tournée nord-américaine, là aussi nous avons pris notre pied. C’est toujours gratifiant de tourner dans son pays, de découvrir des lieux pour la première fois. Tout est plus simple dans son propre pays. Tu peux passer un coup de fil chez toi et cela ne te coûte rien alors que d’ici en Europe les communications sont très onéreuses… C’est toujours super de pouvoir performer dans son propre pays.

 

02. Les publics nord-américains et européens sont-ils différents ? Continuez-vous à rencontrer plus de succès en Europe qu’aux USA ?

Effectivement il est évident que nous sommes plus populaires en Europe mais ces dernières années nous avons grandis aux USA. Nous venons par exemple de finir la tournée en compagnie de NIGHTWISH là-bas. Donc nos shows sont désormais plus gros et le public répond plus positivement à notre musique. Nous nous sommes beaucoup amusés et cela commence à se rapprocher de l’Europe pour la première fois. Mais l’Europe a toujours été là pour nous soutenir.

 

03. T’attendais-tu au départ de Roy Khan et avez-vous eu le moindre doute quant au fait que KAMELOT allait poursuivre l’aventure ?

Je n’ai jamais eu aucun doute sur l’avenir du groupe. Nous adorons tous faire de la musique et nous voulons continuer à tracer notre route quoiqu’il arrive. C’était aussi simple que cela. Et si un membre n’a plus les même objectifs que nous tant pis. C’est tout. Son départ a été une vraie surprise.

04. Après les gros succès des derniers albums et des tournées associées, avez-vous ressenti beaucoup de pression à l’entame de cette nouvelle aventure avec Tommy ?

Non pas vraiment, nous étions tous rassurés après l’avoir entendu chanter et après avoir constaté sa contribution à la composition des nouveaux titres. C’était très important pour nous de voir quel type de compositeur il était. J’ai écouté une première chanson avec sa voix dessus, c’était « Song for Jolee », et d’emblée j’ai été convaincu, Tommy m’a impressionné. J’ai su que le résultat allait être très spécial, à même de nous combler. Ce disque est de loin mon album préféré de KAMELOT.

 

05. Vous aviez deux options avec l’arrivée d’un nouveau chanteur : continuité avec le passé ou un nouveau départ. Comment avez-vous trouvez l’équilibre ?

Nous voulions toujours sonner comme KAMELOT. Nous nous voulions révolutionner notre musique et ainsi désorienter les fans mais en apportant de la fraicheur. Et je pense que nous avons atteint notre but. C’est toujours du KAMELOT, avec notre patte facilement identifiable, mais une approche et une voix différente.

 

06. Que peux-tu nous dire des sessions d’enregistrement de Silverthorn ?

J’ai enregistré toutes les parties de batterie en Floride, à Tampa, aux Morrisound Recording Studios. Nous étions deux, simplement Tom (NDLR : Youngblood – guitares) et moi. C’est ma contribution à ce disque. Nous n’enregistrons pas tous ensemble sachant que certaines parties et la production finale est réalisée en Europe par Tom et Tommy. J’enregistre à partir des démos réalisées, elles me guident pour poser mon jeu de batterie. Parfois la mélodie vocale est présente, parfois non et je suis bien souvent le premier à enregistrer mes parties pour un nouvel album.

 

07. De ton point de vue, quelles sont les principales différences entre Poetry For The Poisoned & Silverthorn ?

Sans critiquer l’album précédent, je pense que nos compositions sont plus solides, plus fortes sur Silverthorn. Nous sommes revenus vers des choses plus mélodiques tant en maintenant un son très heavy c’est vraiment métal. Nous avons ajouté différents éléments, certaines passages sonnent presque funky à d’autres moments le groove est très important. Ce petit côté LED ZEPPELIN me plait bien. C’est assez nouveau pour KAMELOT et cela apporte un vrai plus.

 

08. Tu as un frère et une sœur qui tous les deux jouent aussi de la batterie. As-tu hésité étant plus jeune quant à l’instrument que tu voulais pratiquer ?

Oui tu as raison, la batterie s’est imposée d’elle-même, toute ma famille ne jure que par cet instrument. Comme tu le disais, mon frère et ma sœur jouent et donc il y avait toujours une batterie installée quelque part dans la maison. J’ai su très tôt que je voulais être batteur. Je jouais de la batterie à ma mère et elle s’endormait devant moi alors que je jouais. J’espère que je ne l’ennuyais pas à ce point-là. Elle aimait tellement cela que le son de batterie était naturel pour elle et elle pouvait l’oublier et s’endormir. Il y a toujours eu beaucoup de bruit à la maison en fait ! J’ai commencé à jouer à 8 ou 9 ans.

09. Quelles ont été tes principales influences au nouveau de la batterie ?

A la maison, mon frère écoutait beaucoup des groupes comme LED ZEPPELIN avec John Bonham ou CREAM avec Ginger Baker. Tous ces merveilleux groupes m’ont bien sûr influencés. Maintenant, je préfère des batteurs plus heavy comme Ray Luzier de KORN par exemple. Je suis très admiratifs de ces batteurs super doués.

 

10. En 1997, à l’âge de 21 ans, tu as été choisi pour rejoindre KAMELOT à la place de l’un des membres fondateur Richard Warner. Comment as-tu vécu cette période et cela a-t-il représenté une grosse pression pour toi ?

A cette époque je ne connaissais pas très bien le groupe. Ils m’ont vu dans un club lors d’une performance avec un autre groupe. Ils sont alors venus me voir pour me demander si je pouvais travailler avec eux en studio et j’ai répondu, bien sûr ! Et ils m’ont demander si je maitrisais la technique de la double pédale de grosse caisse et j’ai menti en répondant positivement. Je jouais alors dans un groupe pop et je n’avais jamais essayé ni expérimenté cette technique. Je ne connaissais pas le groupe et ils ne rencontraient pas le même succès qu’aujourd’hui, il n’y avait pas d’internet à cette époque-là. Dans ma carrière j’ai remplacé beaucoup de batteurs donc c’était facile pour moi de m’intégrer au groupe. J’avais déjà fait de nombreux remplacements à cette époque-là donc je connaissais le métier, pas de pression particulière.

 

11. Ta maîtrise technique est très impressionnante. Tu es très talentueux mais tu es assez peu connu. Es-tu déçu de cet état de fait, de ce manque de reconnaissance ?

Merci pour le compliment. Je voudrais bien être plus reconnu pour mon travail et mes qualités sur la scène métal mais pour l’instant ce n’est pas arrivé. Le timing n’est peut-être pas le bon ou je ne suis pas au bon endroit au bon moment. J’ai de nombreux amis parmi les batteurs les plus célèbres, ils évoluent dans des groupes à gros succès. Tant mieux pour eux, ils le méritent. Je ne sais pas trop, je n’y ai jamais pensé et je ne sais pas comment m’y prendre. Je m’assieds et je joue et si cela doit arriver cela arrivera. Je voudrais passer un cap, changer de dimension et devenir un grand nom de la communauté des batteurs mis je ne connais pas la recette et je suis pris dans ce paradoxe. Il faut avoir le soutien de grosses sociétés…

 

12. Tu réalises régulièrement des drum clinics principalement aux USA. Est-ce une activité que tu apprécies ?

J’adore faire ça c’est très amusant et je souhaite pouvoir en faire beaucoup plus. J’ai assuré une performance lors d’un de ces événements récemment, juste avant de venir en Europe pour cette tournée. Cela se déroule principalement aux USA mais parfois aussi en Europe, plus récemment aux Pays-Bas.

 

13. En dehors des tournées, pratiques tu quotidiennement ton instrument ?

Il est toujours important de s’entrainer et de réviser ses gammes. Je ne le fait malheureusement pas autant que je le voudrais mais je continue à beaucoup jouer. En dehors de tournée, je réalise souvent des sessions à la maison. Je continue à jouer pendant plusieurs heures 4 ou 5 fois par semaine. Cela permet de rester en forme.

 

 

14. Le clip vidéo réalisé pour « Sacrimony » est impressionnant par sa qualité. Il y a beaucoup d’attente mais apprécies-tu cet exercice ?

C’est vraiment cool et très très amusant ! Bien sûr il y a beaucoup d’attente car tu tournes ta partie puis c’est au tour d’un autre donc tu patientes… Mais j’aime personnellement les clips vidéos, j’ai fait quelques productions pour KAMELOT. Je me suis bien amusé et le réalisateur est un sacré personnage.

 

15. Est-ce difficile de décider de la setlist de cette tournée européenne ?

Le plus dur est de retirer des chansons. Sinon, nous jouerions des heures et des heures. Chaque fois nous nous réunissons et nous passons un long moment à choisir, « nous ne pouvons pas enlever celle-ci et celle-ci non plus… ». La décision est très rude et il faut en plus introduire de nouveaux titres du nouvel album donc effectivement c’est chaque fois un gros défi mais c’est une bonne chose finalement, cela montre que nous aimons ce que nous jouons.

 

16. Le nouvel album est très sombre. En tant qu’artiste trouve-tu plus de créativité dans ces sentiments négatifs ? KAMELOT pourra-t-il proposer un jour une chanson joyeuse ?

Je pense que nous avons déjà fait dans le passé des titres positifs, presque joyeux. Les thèmes choisis pour Silverthorn sont tristes, la mort d’un enfant, et donc cela rejaillit sur l’ambiance générale de la musique. Il est plus facile de composer autour de la douleur bien sûr Mais nous ferons peut-être un jour une chanson légère et amusante…

 

17. Vous avez proposé l’album sous différentes formes. Est-ce important pour vous d’offrir ce type d’éditions limitées ou est-ce un choix business imposé par la maison de disque ?

En tant que fan j’aime avoir le choix et pouvoir me procurer des versions limitées avec des bonus. C’est cool. Ce n’est pas qu’un disque mais il y a aussi de la vidéo, un poster, des précisions dur l’histoire… La version vinyle est belle même si je n’ai pas de quoi le lire à la maison. C’est vraiment pour les super fans les autres peuvent se contenter de la version standard de l’album. Si nous ne faisons rien les gens vont se plaindre, si nous proposons des éditions limitées les gens vont aussi se plaindre. Dans tous les cas, il y a la version japonaise avec des bonus donc les fans ultimes vont vouloir l’acheter. C’est ainsi. Et notre label propose une vrai bonne affaire avec l’édition limitée de Silverthorn, elle est disponible a un prix raisonnable c’est cool ! Nous en sommes très fiers.

 

18. Vous allez être quelques semaines en Europe au moment de l’élection présidentielle américaine. Pas de frustration de ne pas être chez vous pour cet événement ?

Oui c’est vrai mais j’essaye toujours de rester en dehors de la politique. J’ai déjà voté pour l’un des candidats mais je ne me prononce pas sur les questions de politiques et de religion, c’est plus prudent ! Si tu votes pour le mauvais candidat certains vont te haïr à jamais donc motus et bouche cousue

 

Comme d’habitude, le questionnaire Métal Chroniques pour conclure cette interview:

01. Quelle est ta chanson favorite ?

Peter  Gabriel c’est sûr, je dirais « In Your Eyes », j’adore cette chanson…

 

02. Premier album acheté ?

Maximum Security de Tony MacAlpine

 

03. Dernier album acheté ?

Sans doute le nouvel album d’OZZY… euh non non c’est KORN, c’est mon pote qui joue dessus…

 

04. Quel son ou bruit aimes-tu ?

Ah je sais d’où cela vient, James Lipton n’est-ce pas ? Pour répondre à ta question, ce que j’aime c’est le son de la voix de ma femme.

 

05. Quel son ou bruit détestes-tu ?

Un bébé qui pleure dans un avion…

 

Merci à Roger pour avoir rendu cette interview possible.

 

Site officiel

Chronique de l'album

Live Report du concert au Bataclan (04/11/2012)