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Thunderwolf Metal Fest 2014

Thunderwolf Fest 2014 – 23.08.2014

Photos : cliquer ici.

Son : Assez bon
Lumières : C’est quoi ?
Ambiance : Peu de monde, mais une ambiance de fête

L’an passé, un nouveau petit festival était né a Malines, le Thunderwolf Festival, et comme l’an passé, j’ai décidé d’y passer l’après-midi.

Rien n’a vraiment changé par rapport à l’année passée. Le concept est identique, la salle aussi. Seule différence : 5 groupes au lieu de 4 :
– Soul Collector
– Turbowarrior of Steel
– Gitaron
– Tortuga Boulevard
– Fireforce

C’est Soul Collector qui sert de réveil aujourd’hui et c’est un groupe de ‘Vampire Metal’, un style assez proche du Doom Metal (ou du doom assez proche du vampire ?), un groupe local que j’avait découvert au Fields Of War 2014 il y a quelques mois et, comme l’autre fois, leur set a un bon tempo et groove avec quelques éléments théâtraux. C’est aussi le groupe le plus sombre du jour.

Apres le doom, passons à Turbowarrior Of Steel : je pense que la meilleure manière de décrire ce groupe est un mélange de Thrash et de Slapstick : c’est complètement débile mais ça marche, il y a de l’ambiance, on boit, on chante sur des textes stupides (ils ont même une chanson qui parle d’un belette) et on boit des bières.

Apres la connerie du Turbowarrior Of Steel, on passe à des choses plus sérieuses : Gitaron est le deuxième groupe que je ne connaissais pas, mais je compte rectifier cela rapidement ! Gitaron, c’est du Heavy Metal traditionnel, c’est mélodieux, avec des riffs solides et un chant excellent : tout ce qu’il faut pour s’amuser.

Du heavy metal, on passe au Rock avec Tortuga Boulevard, un groupe dont une amie m’a déjà parlé plein de fois et j’ai finalement eu la chance de les voir en live. C’est du Rock avec des touches de Metal et de Grunge et j’ai été retourné : pour un groupe formé en 2012, c’est du tonnerre! Un vocaliste de génie et des morceaux variés : c’est un groupe dont on risque d’entendre encore plus !

Finalement, l’heure tourne et on arrive à la tête d’affiche : Fireforce! Fireforce a récemment eu un changement dans le line-up et c’est leur premier show avec la nouvelle constellation : nouveau batteur et guitariste mais leur show n’a rien perdu de sa puissance, Sepp Coeck (batterie) et Thierry van der Zanden (guitare) se donnent a fond et on a droit a un show de heavy metal pur et dur.

Finalement, l’edition 2014 du Thunderwolf était une réussite musicale, un line-up plus fort que l’an passé avec quelques découvertes solides comme Gitaron et le magnifique Tortuga Boulevard mais comme l’an passé, affluence était assez maigre, et ça c’est honteux. Ici, on a un petit festival avec 5 groupes qui coûte 6,5€ et on arrive pas a remplir la (très petite) salle, c’est honteux. Sans les petites salles, les petits festivals et organisations, le futur du Metal est foutu, si on ne donne pas la chance au jeunes groupes, que ferons-nous une fois que tous les vieux seront à la retraite ?

Amon Re.

Son : Très bon.

Lumières : Bonnes.

Affluence : Soutenue.

Ambiance : Bon enfant.

Moments forts : Dagoba, Kreator, Malevolent Creation.

 

Depuis 2007, le Motocultor est un festival qui ne cesse de grandir. Avec sa programmation audacieuse, éclectique et son ambiance décontractée, cette célébration du metal est devenue un rendez-vous incontournable. Pour votre site préféré, il était impossible de rater cet événement, tout comme les 17 000 personnes présentes lors de ces trois jours de fête métallique. Voici le résumé non exhaustif de cette 8e édition.

Huata_15.08 (1027)

Le site de Kerboulard nous accueille sous un torrent de pluie. Ce qui n’empêche personne d'assister au concert des doomsters de Huata. Le groupe rennais brave les éléments avec beaucoup de courage. Il nous sert sur un plateau un stoner/doom du plus bel acabit. Leur musique, raccord avec la météo, nous fait même oublier ces pénibles conditions. Ironie du sort, à la fin du concert, une bénévole commente avec justesse : « Doom fini, pluie partie ».

T.A.N.K_15.08 (49)

C'est au tour des Franciliens de T.A.N.K de nous asséner son death mélodique. Efficace, le quintet ne ménage pas son public. C'est rapide, puissant, dévastateur. Dommage qu'un incident écourte le set de quelques chansons. La formation, menée par Raf Pener (chant), ne se démonte pas et envoie tout ce qu'il lui reste d'énergie. Le public répond présent et fait honneur à ce groupe prometteur.

Copie de Havok (8)

Havok est un groupe dont la musique est ancrée dans le passé. Avec ses guitares affûtées, son chant aigu et bon nombre de mosh-part, plus aucun doute : Havok fait du thrash old-school. Le retour dans les années 80 est immédiat et le public adhère massivement. Les gars de Denver sont heureux d'être là et dispensent leur bonne humeur à qui le veut. Havok n'invente rien, mais produit un chouette concert qui fout la banane.

Mononc Serge (1099)

Changement de ton et d'ambiance avec l'arrivée sur les planches de la Dave Mustage de Mononc' Serge. Jovial et content d'être là, l'allègre Canadien nous propose ses meilleurs titres. Du cultissime « Les patates » à « L'âge de bière » en passant par « La maladie du préjugé », c'est un carton plein pour le chanteur qui, brièvement, se fait accompagner des trublions Andréas et Nicolas.

Dagoba (3)

Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, on ne peut nier que, sur scène, Dagoba est une véritable machine de guerre. Les Marseillais le prouvent encore. Les musiciens sont au taquet (Werther à la basse en particulier) et le public le leur rend bien. Entre un Wall Of Death démesuré et une suite ininterrompue de Circle pits, l'audience finit cet épique concert sur les rotules. La sécurité (sympathique au demeurant) n'a pas chômé. Dagoba impressionne et prouve qu'il faut toujours compter sur lui.

Andreas & Nicolas (15)

C'est au tour d'Andréas et Nicolas de prendre possession de la Supositor Stage. Les deux mutins n'y vont pas de main morte. Accompagnés du fameux singe batteur et d'un coq (!) repassant le linge, Andréas et Nicolas font découvrir à un public médusé (mais amusé) les titres de leur dernier méfait : Singes du futur. Le spectacle est vif, frais, amusant. Les tubes sont repris comme un seul homme par le public répondant à un Andréas déchaîné. C'est une vraie bouffée de fraîcheur dans un monde de brutes.

Ensiferum (48)

Pas question de rigoler avec Ensiferum. Désespérément sérieux, le groupe de Markus Toivonen peine à convaincre. Malgré les efforts du bassiste Sami Hinkka pour rendre l'ensemble dynamique, le set est poussif, plat et on s'ennuie. Dommage que le souffle épique du dernier album Unsung heroes ne soit pas ici présent.

Cancer (24)

Retour vers le passé : ce premier concert en France de Cancer, groupe récemment réactivé, est une réussite. Fer de lance du death metal britannique, le désormais trio nous sert sur un plateau divers hymnes tirés de leur deux indispensables : To the gory end et Death shall rise. C'est un véritable et réjouissant come-back. Le groupe a bonne mine et ne se fait pas prier pour maltraiter nos oreilles. Un retour gagnant donc, en attendant les rééditions des deux albums pré-cités, et pourquoi pas un nouvel album.

Entombed_A (01)

Attendu comme le loup blanc, Entombed A.D. n'a pas déçu. Lars Goran Petrov a fait son boulot ; il reste le Ozzy Osbourne du swedeath qu'il a toujours été. Le reste du groupe est plus dans la demi-teinte. On regrettera les interprétations mollassonnes de « Chief angel rebel » et « Eye for an eye » pour retenir les superbes versions de « Left hand path », « Serpent speech » et même « Kill to live », tiré de Back to the front. Bilan globalement positif, mais nous sommes encore loin du Entombed de la grande époque.

Kreator_15.08 (9)

Kreator, tête d'affiche du jour, est un groupe constant. Abrupte, direct et efficace, le panzer germain concasse tout sur son passage. Rythmiques bulldozers, vocaux abrasifs de Mille, tubes mythiques (« Pleasure to kill », « Enemy of god », « Phobia »…)… Tout y est. La quintessence du thrash allemand dans toute sa splendeur. Il serait pourtant apprécié que le quatuor varie un jour sa set-list. Kreator se repose sur ses lauriers. Rien de grave, tant que c'est efficace.

Malevolent Creation_15.08 (1006)

C'est à Malevolent Creation de clôturer la journée. Brett Hoffmann et ses boys s'en tirent à merveille. Leur death/thrash evil a toujours été de qualité. Les morceaux phares sont joués (« Eve of the apocalypse », « Multiple Stab Wounds ») avec force et enthousiasme. Malevolent Creation mérite donc d'être réévalué à la hausse. Et nous terminons ce premier jour avec un excellent concert.

Nico.

Toutes les photos du Motocultor 2014 sont ici .  

Son : bon
Lights : pas mal
Affluence : beaucoup de monde
Ambiance : boueuse
Moment fort : Malevolent Creation

Photos

Au vu de la qualité des éditions précédentes, j’avoue que le Méan faisait figure de prétendant au meilleur fest d’un jour de l’année, à plus forte raison étant donné que cette année marquait le dixième anniversaire du festival. Hélas, une programmation un peu moins évidente combinée à des conditions climatiques dignes d’un mois d’avril et quelques problèmes d’orga a débouché sur une journée en demi-teinte. 

Possession avait la lourde tâche d’ouvrir le fest, juste après une première averse assez brève mais diluvienne. Le public se presse donc sous la tente pour assister au premier set du jour. C’est bourrin, pas toujours super carré (la faute au genre, c’est pas du death technique calé au poil de fion) et le groupe ne se ménage pas. Pas forcément ma tasse de thé, mais une entrée en matière plutôt intéressante. Petit passage au parking après Possession pour cause d’oubli d’un truc dans la voiture et deuxième averse, de grêles cette fois. Le parking tourne vite à la gadoue, les voitures sont garées n’importe comment (sérieux, l’orga, après le parking anarchique de l’année passée, vous pouviez pas prévoir ne fût-ce que deux volontaires pour gérer le parking ?), ce qui promet des moments de joie au moment de partir. Finalement, le temps de laisser passer l’averse, on rate Obliteration et on se place pour Dead Congregation qui joue extrêmement tôt pour des raisons de transport. Ici aussi, ça tourne rapidement au rouleau compresseur, le groupe aligne les morceaux avec conviction, ce qui semble plaire au public nombreux sous une tente de plus en plus difficilement accessible par son accès principal : on patauge dans la boue.

Et là, l’orga aurait dû intervenir. Honnêtement, c’était si compliqué d’être un poil prévoyant ? Les averses étaient annoncées, l’orga se félicitait d’avoir vendu plus de préventes et devait donc se douter que l’affluence serait plus élevée que l’année passée et que la combinaison de ces deux facteurs déboucherait sur de la boue. Il aurait suffi de prévoir de la paille ou des copeaux de bois à étaler aux zones stratégiques pour éviter que ces points (les toilettes, l’entrée de la tente et l’accès au fest) ne tourne au marécage. Au final, des palettes en bois seront placées au niveau de l’entrée du fest, mais la boue collée aux chaussures les rendait tout aussi casse-gueule. Pour un fest qui fête ses 10 ans, ça faisait assez amateur. Mais revenons à la musique.

Avatarium aura été la suprise du festival à mes yeux. Infiniment plus doux et mélodique que le reste de l’affiche, le groupe livrera une prestation tout en nuances et maîtrisée de bout en bout. J’ai beau ne pas être si fan du genre, je dois reconnaître que j’aurais envie de classer ce groupe dans mon top 3 du jour… et de faire l’impasse sur Aeternus qui ne m’aura pas vraiment convaincu. Après la pause « calme » du jour, Aeternus me laisse rapidement de marbre, à plus forte raison parce que j’attends Inquisition de pied ferme après la déception lors de leur passage à l’Extremefest 2012.

Et au final, Inquisition livrera un set plutôt efficace, avec un son bien meilleur qu’à l’Extremefest. Alors oui, le jeu de scène est minimaliste (normal, ils sont deux), mais la force de frappe du duo est évidente et son Black Metal sort des sentiers battus. Un des bons moments du jour, suivi par la claque Death du jour avec Malevolent Creation qui sortira un show tout en puissance et en tabassage. Le groupe est survolté (étant le seul groupe de Death pur et dur du jour, ils avaient a priori envie d’en mettre plein la gueule du public), les morceaux s’enchaînent à une vitesse dingue et le groupe clôture sur un « Malevolent Creation » qui fleure bon les dents déchaussées et le sang sur les rangers. Une bonne claque sur le museau.


Mais les retards s’accumulent, et Nifelheim monte sur scène avec plus d’une demi-heure de retard. Il fait froid, il fait humide, les clowns du Black/speed/thrash redoublent d’efforts pour aligner les grimaces et les morceaux, mais je décroche rapidement et fait même l’impasse sur le headliner et le « special ritual » de l’année… pour retrouver ma bagnole couverte de boue. La sortie du parking est dantesque, et j’en profite pour remercier le gars qui m’a poussé jusqu’à la sortie. Si tu me lis, toi, le chevelu qui a poussé successivement une Opel Astra et une Seat Ibiza vers 22h, je te remercie, parce que putain, sans l’entraide entre Metalleux, je me demande comment on serait sortis de là. Avec l’aide d’un tracteur, peut-être ?

Pour ses 10 ans, le Metal Méan nous a proposé un w-e balnéo avec bain de boue. Oui, je suis dur, mais une orga aussi bien établie aurait pu (dû) nous proposer quelque chose de plus carré. Je reste donc sur ma faim et j’espère que l’orga en tirera des leçons pour nous proposer une onzième édition qui fleure un peu moins l’amateurisme sur certains points.