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Cela faisait depuis janvier déjà que je n'avais plus fait de concert, et la faim commence à se faire sentir. Les gros festivals sont encore loin il n'y a pas beaucoup de vieillards en tournée, surtout avec l'annulation de Lemmy… Il est donc temps de regarder la scène locale !

A Herentals (Belgique), j'ai trouvé ce qu'il me faut, un tout petit festival avec 5 groupes, 3 groupes locaux et 2 groupes des Pays-Bas. À l'affiche :

– Abandoned From Society (Belgique)
– Powerized (NL)
– Sons of Lioth (Belgique)
– Lord Volture (NL)
– Fireforce (Belgique)

Pour lancer les hostilités, Abandoned From Society joue une sorte de Punk croisé avec du thrash, un mélange qui jusqu'à présent ne m'a jamais convaincu et hélas… Eux aussi n'arrivent pas a capter mon attention… Dommage, car le morceau qu'ils jouaient pour le sound check est un de mes préférés dans le style (So What de Anti-Nowhere League) et le son est tellement pourri que j'ai presque rien compris du chant… 

Powerized par contre, avait un son bien meilleur. Ce groupe de Power Metal se lance comme une fusée et on voit qu'ils ont déjà beaucoup d’expérience. Le chanteur de 21 ans (Nick Holleman) vient de faire une tournée avec Vicious Rumors où il remplaçait Brian Allen et c'est sûr, ce mec sait chanter !

Un groupe jeune mais balaize, je crois bien qu'on va encore entendre parler d'eux à l'avenir !

Sons of Lioth, ensuite, est dans la finale du Red Bull Bedroom Jam 2014 et fait partie des noms que j'ai déjà entendus plusieurs fois chez des amis, mais c'est la première fois que j'ai la chance de les voir en live. Ce groupe joue du heavy metal traditionnel avec un accent humoristique (apparemment, dans le passé, ils portaient même des perruques) : c'est pas mal du tout, un son solide et correct mais il manque encore quelque chose…. il me manque le 'wow'!

Déjà le quatrième groupe : Lord Volture est le deuxième groupe de Power Metal des Pays Bas et, comme Powerized, ils ont la pèche ! Ce groupe formé autour du chanteur David Marcelis joue fort et bien. Chaudement recommandé aux fans de Power Metal.

Finalement, on est arrivés à la tête d'affiche ! Ce n'est pas la première fois que je vous parle de ce groupe Belge et ce n'est pas la dernière fois, je vous le garantis! Ce groupe de Metal est un de mes groupes préférés et malgré le fait qu'un con bourré cherchait la bagarre avec presque toute la salle et une interruption temporaire du concert, ils ont mis l'ambiance ! March On !

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Audience : salle au 9/10ème blindée

Lights : gros moyens mis en œuvre pour DREAM THEATER, très efficaces

Son : très bon

Ambiance : très bonne

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Les fans parisiens de DREAM THEATER n’ont franchement pas de quoi se plaindre. Les américains viennent dans la capitale avec une régularité métronomique pour régaler les amateurs. Comme le disait James Labrie après les deux premières chansons, le groupe vient en France depuis 1992. Contrairement aux deux dernières tournée, pas de première partie ici mais une « An Evening with » qui annonce plus de trois heures de musiques. Le concert commence tôt, dès 19h30 et le Zénith n’atteindra son plein potentiel de spectateur qu’à la fin du premier acte.

Avant le début des hostilités, la scène est caché par un grand drap blanc qui autorise la diffusion de différents petits films. A 19h30 exactement le show débute sur la musique de « False Awakening Suite » intro du dernier album éponyme en date. Sur la bâche tendue devant la scène l’ensemble des pochettes des albums du groupe est évoquée à travers des petites animations et les réactions du public donne déjà une bonne idée albums des favoris du public. A l’applaudimètre, Metropolis, Part 2: Scenes From a Memory, Train of Thought, et Octavarium remportent les suffrages. Le Rideau tombe et DREAM THEATER entame son set avec un « The Enemy Inside » jouissif en live comme sur disque. Le groupe est bien en place, le kit de batterie de Mangini est conséquent comme d’habitude et cache presque complétement le batteur. A sa droite, l’inusable Jordan Rudess et son claviers orientable. Devant, le trio magique composé de James Labrie au micro, John Myung à la basse et John Petrucci à la guitare. « The Shattered Fortress » arrive ensuite pour notre plus grand plaisir. Les lignes de chant traditionnellement prise en charge par Mike Portnoy reviennent ici à John Petrucci qui assure sans difficulté.

Bien sûr le niveau technique est extraordinaire, à les voir cela semble facile alors que les prouesses musicales s’enchaînent. Le son est puissant et clair, un vrai plaisir. Le groupe joue devant un backdrop représentant un mur couvert de tag. Une partie de cette mise en scène accueil un écran où des images défilent régulièrement. Chaque musicien est également équipé autour de lui de petites caméras qui invite les spectateurs à admirer la maîtrise d’un Petrucci, Rudess ou Mangini. La réalisation en direct et l’enchainement des séquences est vraiment jouissive. Mention spéciale au petit dessin animé réalisé pour « Enigma Machine ». Cella colle parfaitement avec l’ambiance de cette chanson. Mangini propose pendant cette chanson un court solo de batterie. C’est intelligemment fait et assez court pour ne pas ennuyer tout le monde. James Labrie est très en voix et propose comme à son habitude, après ses problèmes de santé aujourd’hui derrière lui, une performance sans tâche.

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Le temps passe à vitesse grand V devant tant de maestria. Un « Trial of Tears » extrait de Falling into Infinity surprend agréablement au milieu des chansons de cette premier acte extrait majoritairement des trois derniers disques. Après 1h20, James Labrie annonce un petit entracte, parfait pour s’humecter le gosier. Après 15 minutes de pause, le deuxième acte prend son envol avec un beau cadeau pour les fans des débuts. L’album Awake est à l’honneur avec pas moins de cinq chansons jouées. Album difficile, il prend sur scène une autre ampleur. Quel plaisir de retrouver un « Space-Dye Vest » plus joué depuis des lustres ! Ce deuxième acte se termine par « Illumination Theory » titre fleuve de vingt-deux minutes du dernier album.

Déjà 2h30 de musique et voici que le deuxième acte se termine. Le public ravi en redemande et DREAM THEATER s’exécute avec des rappels qui vont mettre le feu au Zénith. Les américains ont l’excellente idée de proposer quatre extrait du remarquable Metropolis, Part 2: Scenes From a Memory. Le public adore et fait connaître son bon plaisir en applaudissant et hurlant à tout va.

 

Conclusion

Beaucoup, dont votre serviteur, trouve que les deux derniers disques avec Mike Mangini sont un chouia en dessous des albums précédents. Par contre sur scène, DREAM THEATER reste une machine de guerre qui éclabousse de toute sa classe et écrase joyeusement la concurrencé. Et vous connaissez beaucoup de groupes régale sont public avec plus de trois heures de concert ? La setlist est extrêmement intelligente et ils n’ont pas à ressortir encore et encore leurs vieux classiques (pas de « Pull Me Under » ici) pour satisfaire leur public. Du grand art !

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Setlist

Act I

False Awakening Suite

The Enemy Inside

The Shattered Fortress

On the Backs of Angels

The Looking Glass

Trial of Tears

Enigma Machine (With drum solo by Mike Mangini)

Along for the Ride

Breaking All Illusions

 

Act II

The Mirror

Lie

Lifting Shadows Off a Dream

Scarred

Space-Dye Vest

Illumination Theory

 

Encore:

Overture 1928

Strange Déjà Vu

The Dance of Eternity

Finally Free

Illumination Theory (Outro)

 

Tous nos remerciements à Roger Wessier & Caramba Productions.

Site internet ici

Chronique du dernier album

Dyscarnate, vous connaissez ? Pour ma part j'ai découvert ce groupe il n'y a même pas deux ans et me suis pris une claque monumentale dans la tronche. Power trio death metal nous venant d'Angleterre, Dyscarnate distille avec efficacité un death sans concessions à la Misery Index affublé d'une grosse dose de groove à la Dying Fetus; et après les avoir loupés en septembre alors qu'ils tournaient avec Psycroptic, je n'ai pas manqué de me rattraper en les voyant passer à l'Entrepôt d'Arlon. 

Un Entrepôt qui a été rénové il n'y a pas si longtemps, pour un résultat vraiment sympa : la salle est devenue beaucoup plus accueillante, et les travaux sur l'acoustique de la salle font que le son y est désormais exemplaire, sur ce point là d'ailleurs la soirée fut irréprochable, chacune des quatre formations à s'être produite ce soir là jouissait d'un son à deux doigts de la perfection; on peut d'ailleurs voir de plus en plus de concerts avoir lieu dans cette salle et malgré la distance qui sépare votre serviteur d'Arlon, dans un sens on ne peut que se dire tant mieux, car c'est la promesse d'une soirée dans d'excellentes conditions ! 

La soirée commence par une prestation de The Thin And The Fat Guys, apparemment groupe local de la soirée. Ils officient dans un deathcore assez inspiré des premiers albums d'All Shall Perish. Malgré une drôle d'impression de les entendre réutiliser les mêmes mélodies sur plusieurs morceaux différents, la prestation du groupe est plus que convaincante, grâce à des musiciens dégageant la bonne humeur et le plaisir d'être sur scène. Deux trois pogoteurs un rien timides se laisseront aller au gré des compositions du groupe, trop peu selon le chanteur qui regrettera un certain manque d'enthousiasme d'un public qui commençait à s'amasser de plus en plus. 

Vient ensuite Abstract Rapture, groupe Luxembourgeois de son état. Je les avais déjà vus, au Luxembourg justement, en première partie de Channel Zero et avais été plus qu'agréablement surpris par cette découverte; je me réjouissais donc de pouvoir les revoir ce soir. Malheureusement, malgré des qualités indéniables, leur set m'aura beaucoup moins convaincu cette fois-ci. Peut être est-ce à cause des quelques imprévus de line-up expliqués par le chanteur entre deux morceaux, nous racontant que ce mannequin qui trônait sur le coté gauche de la scène depuis le début du set, non sans intriguer l'assemblée, était un petit clin d'oeil à l'un de leurs guitaristes qui, victime d'un incident au boulot la veille, ne pouvait pas se permettre de venir assurer le show; et nous expliquant également que le guitariste effectivement présent est un petit nouveau qui assure (et de fait, il jouait comme un beau diable) car leur ancien gratteux a rejoint les rangs de Satyricon (excusez du peu !); mais toujours est-il que même si j'admirerai la performance des musiciens, je ne parviendrai pas cette fois-ci à me plonger dans leurs compositions, peut être un peu le cul entre quatre chaises. Ainsi, leur set un rien écourté de par l'absence d'un guitariste aura réussi à nous emmener vers des horizons aussi différents et éloignés que du Meshuggah, du néo métal, du métalcore, du death et du bon vieux Machine Head époque Burn My Eyes. 

Puis vint le tour d'In Arkadia. Pour être franc, j'ai déjà pu croiser leur route à quelques reprises, en venant même à partager l'affiche avec eux; et à chaque fois j'ai eu énormément de mal avec leur prestation et leur musique. J'ai bien tenté de leur donner une nouvelle chance, mais dès les premières secondes du concert j'ai eu comme une poussée de boutons. Leur truc à eux, c'est le deathcore à l'américaine, avec chorégraphies crabcore, samples dubstep entre les morceaux, infrabasses à chaque nouveau riff et beaucoup, beaucoup de moments pose sur scène, oserais-je dire que tout cela est horriblement cliché ? Toujours est-il qu'après deux chansons, j'aurai jugé préférable de passer leur temps de set au bar à discuter avec des amis, et même la présence assez surprenante de Kevin Folley (Benighted pour ceux du fond qui ont encore la tête dans le cul du weekend) en guest afin d'assurer derrière les futs une reprise de Hatebreed ne parviendra pas à relever l'intérêt du concert pour moi. Suivant ! 

Et enfin, Dyscarnate ! Une claque en pleine figure ! Après un changement de plateau, voici le power trio british sur les planches, le temps de faire une petite balance et d'asséner en guise de soundcheck un Praise The Lord ardant à l'assemblée, oui oui, le morceau de Dying Fetus, autant dire que Dyscarnate annonce la couleur d'entrée de jeu. Pendant une heure, ils balanceront des morceaux tirés de l'ensemble de leur discographie avec maitrise et présence sur scène; le groupe en imposant façon Dying Fetus (encore eux), un bassiste chanteur, un guitariste chanteur lui aussi et un batteur qui n'a rien à envier à un Mike Smith ou un Derek Rody. Signe assez révélateur d'une certaine différence de public selon les groupes, la fosse était remplie pendant le set des Anglais d'une bande de headbangers que l'on n'avait pourtant croisé qu'au bar le restant de la soirée, tandis que le public plus "diversifié" qui avait assisté à la prestation des autres groupes était plus en retrait, voire même justement au bar. Confirmant leur intérêt aussi bien en studio qu'en live, Dyscarnate a toutes les cartes en main pour devenir l'une des nouvelles références de la scène death metal et c'est sous le choc de cet excellent concert que je quitterai la belle ville d'Arlon, non sans vous recommander, chers amateurs de death, de vous pencher sans hésiter une seule seconde sur la discographie du groupe, qui reviendra chez nous dans un mois d'ailleurs au cas où le baptême du live vous tente !