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Thunderwolf Metalfest 2013

Photos : cliquer ici.

Devenir gros sur la scène musicale, c'est dur. Il y a des milliers de groupes locaux et si tu n'as pas de label, presque aucune manière de te faire entendre. La seule manière est de jouer sans cesse, mais même dans ce cas, c'est pas facile.

Beaucoup de groupes en Belgique ont ce problème et, malgré le gros nombre de festivals en Belgique, la plupart d'eux n'offrent presque pas d'opportunités aux groupes locaux… C'est donc pour cela que je visite souvent des petits événements locaux. Après tout, même un Iron Maiden ou AC/DC a dû commencer quelque part !

Thunderwolf Metalfest est un événement organisé par un des groupes àl'affiche. Je ne dirais pas que c'est un vrai festival, avec quatre groupes sur l'affiche, mais pour € 5, on ne va pas trop se plaindre, surtout si un de mes groupes belges préférés est sur l'affiche : Voices Inside, Destroy Humanity, Everglow et Fireforce !

Voices Inside, c'est du hardcore avec une attitude 'Punk', un combo qu n'est pas vraiment mon préféré, mais ils avaient une astuce : le guitariste, le bassiste et le chanteur ont pris place *devant* la scène (avec le batteur sur la scène) mais ça n'a pas suffit pour attirer mon attention. Leur attitude 'je m'en foutiste' donne du charme au groupe mais n'ajoute rien a leur musique monotone. 

Passons a 'Destroy Humanity', du Thrash simple et pur. Ce trio a mis sur scène un bon petit show avec quelque reprises mais hélas, leur set était trop court. J’espère qu'ils feront un peu plus de tubes, ils ont du potentiel !

Apres les sympas de Destroy Humanity, il était temps pour Everglow. Le fest était organisé par eux et le nom du fest vient d'un de leurs morceaux. Everglow, c'est du Symphonic Metal avec chanteuse dans la veine de Delain et Nemesea. Un genre qui connait beaucoup de concurrences des Pays Bas. De la bonne musique et unchant correct, c'est un groupe qui a du potentiel dans le style.

Finalement, c'est au tour de la tête d'affiche, Fireforce ! J'ai déjà vu ce groupe plusieurs fois pour Metalchroniques et c'est normal : Fireforce, c'est une bombe sur scène ! Fondé par des membres de Double Diamond en 2008, ce groupe joue du bon vieux heavy metal pur et dur ! Ils sont vraiment 'Born To Play Metal!' Ils seront au PPM Fest 2014… Si vous y allez, n'hésitez pas à aller les voir !

 

Taux de remplissage : assez rempli
Son : Excellent
Lights : Bons et variés
Ambiance : Très bonne
Photos

Raagh, on s'approche de la fin de l’année, les jours deviennent de plus en plus courts, le froid s'installe dans l'air et les fests d’été sont partis… Mais bien que l’été nous ait quittés, les festivals, quant à eux, sont encore là !

Un de ces festivals, c'est le Speedfest à Eindhoven, qui fête déjà son huitième anniversaire et, pour l'occasion, ils nous présentent une affiche bien balancée ! 22 noms, 22 groupes et tout cela en à peine 12 heures : impossible donc de faire un review propre de tous les groupes. Voici donc mes impressions de cet excellent festival !

Répartis sur trois scènes, on a donc des groupes de tous genres, du Stoner, du Hardcore ou même du psychobilly. Beaucoup de ces groupes m'étaient inconnus, mais à part deux exceptions, tout m'a vraiment plu ! Bien qu'on commence en douceur avec les 'Spiders', le tempo monte vite avec Komatsu et voilà la première surprise de la journée : Scorpion Child ! Un groupe de Rock formidable ! Spiral Arms, eux aussi, se déchaînent et on continue dans la même veine avec Monsterreuck et Honky.

Milwaukee Wildmen, par contre, est le premier groupe Psychobilly et les hollandais assurent ! Pendant ce temps, les Suédois de Bullet montent sur scène sur la 'Wrecker Stage' et c'est le moment du premier groupe Metal et c'est du bon ! Du Heavy Metal assez traditionnel mais cela marche ! Valient Thorr, du stoner rock, par contre, m'a pas convaincu, tout comme Tech 9. The P.O.X. quant à eux, j'ai trouvé ça assez…. bizarre, du Psychobilly qui ne m'a plu du tout. Avec Anti-Nowhere League, on passe au Punk et là, je suis vraiment hors de mon élément, passons vite a Bliksem, Du Heavy Thrash qui me plait bien plus que le punk !

Avec Guana Batz, on passe de nouveau vers le psychobilly bien meilleur que The P.O.X. C'est le moment pour prendre une petite pause et de la bouffe ! Agnostic Front reprend les hostilités et envoient du lourd :  on a des slammeurs, des pits et le public comme le groupe se donnent à fond ! Les Sha-la-lees, pendant ce temps, se donnent eux aussi à fond sur la petite scène avec du bon vieux Rock !

Passons de nouveau vers le Punk avec les Buzzcocks, ce groupe punk anglais existe déjà depuis un bon moment mais ils jouent encore avec de la classe! On s'approche lentement de la fin du festival et les Monsters sont l'avant-dernier groupe sur la petite scène. Ces vieux jouent un mix de garage rock, de punk et de rockabilly et, malgré les cheveux gris, ils se donnent à fond ! Idéal pour s’échauffer pour Peter Pan Speedrock, qui, comme toujours, jouent un set rapide, fort et avec plein de charisme. Dernier groupe sur la Wrecker Stage : Vista Chino, la dernière réincarnation de Kyuss (après Kyuss Lives!) et le son reconnaissable du groupe mythique remplit la salle.

Dernier groupe sur la petite scène, The Urban Voodoo Machine ne m'est pas inconnu. Je suis assez étonné de retrouver ce groupe de 'gypsy blues' sur un festival comme le Speedfest, et bien que j'aime ce groupe (une dizaine de membres avec une variété d'instruments encore plus gros), il ne peut vraiment pas concurrencer avec Vista Chino ou le gros Hatebreed ! Hatebreed, d'ailleurs, a mis le feu ! L’énergie du groupe contamine le public et en un clin d’œil, c'est déjà fini : un set d'une heure, c'est quand même un peu court pour une tête d'affiche mais aucun probleme, ils reviennent en avril au Paaspop !

Un bon festival avec une bonne ambiance, ça me donne déjà envie pour l'édition 2014!

Taux de remplissage : plutôt bon
Son : un son au poil.
Lights : très bons et variés
Ambiance : bonne, mais sans confettis
Moments forts : la résurrection de Death, l'écrabouillage de Bodyfarm, la solide prestation d'Obscura.
Photos : ici.

(les interventions de Patate en italique)

Cette impression d'avoir déjà vécu cette scène, nous revoilà au complet, une bière à la main, devant la ferme du Biéreau. Cette fois, pas un poil de flocon de neige en vue… 
… et pourtant, pas de Loudblast en vue non plus. Tant mieux. Pour sa sixième édition, le Mass Deathtruction, en collaboration avec Heart Break Tunes, nous a livré une des affiches les plus attrayantes de l'année en fest indoor avec deux headliners, des supports solides à un prix défiant toute concurrence. Retour sur une journée bien chargée.

Bursting a la lourde tâche d'ouvrir les hostilités devant un public clairsemé. Un son correct et une prestation qui ne parviendra pas à nous retenir devant l'appel de l'apéro. Pas mieux. Il est trop tôt, les copains arrivent au compte-goutte et une envie prédomine : celle de retrouver tous ceux qu'on n'a pas vus depuis longtemps autour d'une binouze. Le bar sourit, Bursting ne fait pas le poids. À revoir dans d'autres conditions.

Dehuman : pas vus. Cette fois c'est l'appel du Zanzibar et ses spécialités locales qui nous font déserter la salle. Une tranche de Dehuman ou un triple burger avec supplément fromage et lard ? Le choix est vite fait. Burp.

Suit Moker, dont le brutal death ne va pas nous convaincre. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé… mais non, ça ne passe pas. Et quand ça ne veut pas passer, même en insistant, on finit par décrocher. Autant ça va sur album, autant je me suis vite ennuyé devant leur set, ennui qui se prolongera devant Emptiness en qui j'avais pourtant placé de grands espoirs.

Emptiness lui joue à fond la carte de la lourdeur, si lent et si lourd qu'on finit par trouver le set un poil pénible, le genre de groupe qu'on écoute sur album mais dont la prestation sur scène ne convainc pas.

On évite Darkrise, pause bière oblige en se demandant bien quel groupe va sortir son épingle du jeu lors du festival. 

La cuvée 2013 démarre vraiment avec un solide Bodyfarm,une prestation énergique et accrocheuse. le dernier album passe bien l'épreuve de la scène. Un son au poil et un public qui répond présent, on tient là une des bonnes pioches de l'affiche. Bodyfarm, je les attendais de pied ferme, et je n'ai pas été déçu. Du bulldozer hollandais sans finesse, de la meule sans arrêt. Une des bonnes surprises de l'année, une des claques du festival, je repars de leur set conquis et passe immédiatement par la case merch (le seul groupe auquel j'ai acheté du merch cette année, c'est tout dire).

Azarath. Et dire qu'un chroniqueur disparu avait fait un foin pas possible autour de ce groupe. Les polonais exécutent leur set, à fond. Sans s'arrêter, tant pis si l'impression de se prendre dans la tronche le même morceau en mode binaire et linéaire s'impose. Enthroned déçoit, à peine moins linéaire que le groupe précédent.  Un matraquage sans relief. Une prestation qui tire en longueur. L'appel de la fricadelle sauce andalouse se faisant plus insistant, on sort de la salle sans regret. Déçu. Oui, je suis déçu par les Belges qui m'avaient mis une mandale magistrale dans des conditions pourtant bien moins favorables l'année passée à Eindhoven. Et pourtant, au vu de mes impressions jusqu'à ce moment de la journée, ils avaient clairement les moyens de m'en coller une bonne. Non, ça ne passait pas. Un jour sans pour moi.

Obscura : enfin une prestation du groupe on l'on entend les guitares, un set solide et plus subtil en toute logique que les autres groupes de l'affiche qui ont chauffé la salle. Sans esbrouffe avec un son au poil, les allemands n'ont pas loupé leur rendez vous avec le Mass Deathtruction devant un public compact.

Vient alors le clou du spectacle, Death To All, attendu de pied ferme (le public est massivement présent), le groupe a livré une prestation en hommage à Death mémorable. Les classiques interprétés sont fidèles à l'original. En fermant les yeux, le chanteur laisse l'impression que Chuck est toujours parmi nous. En revanche la vidéo au mileu du set tirant dans le pathos à la mémoire de Schuldiner aurait pu laisser la place à un morceau supplémentaire. En tout cas ce super tribute band avec des musiciens de Death et de Cynic vaut la peine d'être vu sur scène. Deuxième DTA pour moi cette année, deuxième vague de frissons. Le set du Neuro (avec un line-up radicalement différent) s'était imposé jusqu'à présent comme mon meilleur concert depuis très longtemps, celui-ci a mis la barre encore plus haut. Seule fausse note : la vidéo. En début de set pour faire monter la pression, ça aurait été parfait. Ici, elle aura cassé quelque peu la dynamique du concert. Du tout grand art, néanmoins.

Unleashed : dur pour les vikings suédois de relever le gant après la claque magistrale de Death to All. Une partie du public est partie, et le groupe se démène énergiquement en alignant ses meilleurs titres pour faire valoir son statut de tête d'affiche, mais rien n'y fait, malgré une prestation solide, on garde Death to All à l'esprit comme tête d'affiche de la soirée. Heureusement qu'un de leurs slogans est de ne jamais capituler, parce qu'après Death To All, on voit mal qui peut encore fédérer le public et faire mieux. Le groupe lâche les chiens et redouble d'efforts, mais après DTA, tout autre show est vain. Je repars comblé.

Une édition correcte, avec un public qui répond présent, encore une fois bravo à Pedro et toute l'équipe du Mass Deathtruction, vivement l'année prochaine.