Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

Son : Comment dire.

Lumières : Inexistante.

Affluence : Bonne.

Ambiance : Grindesque.

Moment fort : Un moment fort ? Quelle idée !

 

Après sept ans d'absence scénique, Purulent Excretor s'est fait plaisir en participant à un grand raout grindcore. Inhumate, Trepan'dead, Mucus, Injuria et Psychobolia étaient aussi de la fête où la finesse et la délicatesse sont restées à la porte. Véritable célébration de ce genre musical resté plus ou moins underground, ces concerts attirent toujours un public de passionnés. Une bonne initiative, au vu de l'affluence, qui a été couronnée de succès.

Purulent Excretor  (101)

 

Purulent Excretor, tout au long de sa carrière, n'a jamais fait dans la dentelle. Grindcore, kazoo et paroles stupides (« Se Masturber Dans Les Toilettes »…) sont au programme. Et la formule a fait ses preuves : ça marche à 200 à l'heure. En l'espace de 30 minutes, la bande du Gorg (qui œuvre aussi dans Hürlement et Thrashback) se donne à fond et n'a pas peur de se prendre le mur.

Purulent Excretor  (128)

Cohérent dans sa façon d'envisager son porn/gore/grind, Purulent Excretor ne s'embarrasse pas de fioritures. C'est gras, très lourd, mais on en redemande. Très rare sur scène, il ne fallait pas les rater. Car il nous faudra peut-être à nouveau attendre une éternité avant de les revoir.

Culte !

Nico.

Site Officiel : http://www.myspace.com/purulentexcretor

Wizzfest 2013

Toutes les photos ici

Ça y est ! La saison des festivals 2013 vient de commencer avec le Wizzfest 2013, un petit festival qui fête déjà son cinquième anniversaire. Comme l'année passée, j'y étais.

Au programme : 12 groupes de Metal & Rock européen et de la bière ! Malgré le froid glacial, je me suis rendu à Aalter (Belgique) pour voir mes amis de Wizz Wizzard et d'Absolva, mais commençons par le commencement, à savoir les Anglais de Drop Down Smiling : du rock un peu commercial, sympa au début mais rapidement monotone. Next !  

Les Irlandais de Mockingbird, ensuite, un trio avec des influences fortes de Thin Lizzy et Rory Gallagher, deux icônes, mais hélas… il manque quelque chose. Les chansons sont bonnes mais pas géniales. Le guitariste sait bien jouer, certes, mais ça manque de punch… je pense qu'un deuxième guitariste serait nécessaire pour augmenter la puissance du groupe en live.  

Normalement, Core Of Nation, de Suède, aurait dû être le groupe suivant. Cependant, ils ont dû annuler et ont été remplacés par Babylon Fire, un groupe très prometteur. En une fois, le niveau du festival vient de se rehausser d'un cran. Voilà la première bonne surprise du jour !  

Ensuite, Reign Of Fury, du heavy Metal anglais avec une touche de thrash et une pointe de punk… Pas mal du tout ! Les Allemands d'Elmsfire, par contre, jouent du Power Metal allemand… et en bons allemands qui se respectent, ils le font bien !  

La meilleure surprise du jour revient par contre à Garagedays, un groupe de jeunes qui jouent du Heavy Thrash avec un son bien gras dans le plus pur esprit des 80's… un groupe à surveiller ! 

4Bitten, de Grèce, a probablement fait le plus de kilomètres pour jouer au Wizzfest. Il s'agissait du premier 'Female Fronted Metal Band' du jour, et sa chanteuse sait bien se faire entendre ! Un bon groupe, mais avec la même problème que Drop Down Smiling : après quelques tubes, cela devient monotone. 

Bon, place aux groupes belges, et le premier de ces deux groupes peut compter parmi ses fans un certain James Hetfield. Je parle bien évidemment du groupe légendaire Ostrogoth, qui fête le trentième anniversaire de leur album 'Full Moon's Eyes". Ce groupe légendaire est de retour avec deux nouveaux visages : le guitariste Dario Frodo et le nouveau chanteur Josey Hindrix. Un show très agréable ! Le deuxième et dernier groupe belge fut Wizz Wizzard et, comme toujours, ils ont donné un show très 'NWOBHM'. Ce groupe a beaucoup progressé au cours des trois dernières années et viennent de sortir leur propre album sur le label de Rock Sector.

Triaxis est le deuxième groupe de Metal avec chanteuse, et il a beaucoup de potentiel : chansons très catchy, une bonne dose de metal et rock… ça fait bouger. Certes, quelques morceaux sont répétitifs, mais j'ai apprécié le concert. 

Le premier et le seul groupe de Prog Metal de la soirée était Shadowkeep, et comme souvent avec le Prog Metal, on aime ou on n'aime pas. Je suppose que je tombe dans la deuxième catégorie pour Shadowkeep : techniquement génial, mais le chant ne me convient pas du tout. Les goûts et les couleurs…

Presque douze heures se sont écoulées depuis le premier groupe, et il est maintenant temps d'accueillir le dernier : Absolva, le groupe formé par Chris Appleton et Martin Mcnee après le départ de Luke Appleton vers Iced Earth. Un groupe jeune, motivé et doté de deux super guitaristes. Si vous aimez les enchainements de soli, vous adorerez Absolva !

Bref, Wizzfest n'est peut-être pas le plus gros festival au monde, mais ils sont à nouveau parvenus à proposer un festival à l'affiche variée et de qualité… et c'est ce qu'on apprécie ! 

Son : Bon.

Lumières : Très bonnes pour LDC.

Affluence : Nouveau Casino plein.

Ambiance : Bonne.

Moments forts : Les prestations de Sólstafir et Long Distance Calling.

 

Première partie d'une affiche diverse et variée, Sahg occupe sans le savoir le rôle des rockers de la soirée. Sans prendre de pincettes, les Norvégiens assènent leur rock/metal à un public qui ne fait pas la fine bouche. La formation menée par Olav Iversen délivre une belle prestation ; elle possède en son sein un atout qui fait la différence :Thomas Tofthagen. Aussi guitariste dans Audrey Horne, il se croit encore dans les glorieuses 80's, poses de guitar-hero à l'appui. Tofthagen se fait plaisir et contamine l'audience avec son enthousiasme. Si Sahg est assez anecdotique sur album, son concert donne envie de redonner une chance à ses trois opus.

SGH

Aussi attendu que la tête d'affiche, si ce n'est plus, c'est au tour de Sólstafir de prendre possession de la scène. Le groupe islandais illumine le Nouveau Casino avec sa musique hybride ; sorte de post-metal pop où mélancolie et sensibilité exacerbée prédominent. Le longiligne leader Aðalbjörn Tryggvason et ses cow-boys emportent le public dans un voyage dont on ne voudrait pas qu'il se finisse. Beaucoup d'émotions se dégagent des compositions ; l'audience vacille sous l'effet d'un « Farja » sublime, entre autres. En quarante-cinq minutes bien trop courtes, Sólstafir a su envoûter la petite salle parisienne. Pour le plus beau concert de la soirée.

SLSFR

Long Distance Calling est un groupe exigeant. Il suffit de jeter une oreille sur son dernier album, le brillant The flood Inside, pour le constater. Dire que l'attente de les voir sur scène était faible serait mentir. Car le groupe allemand est juste bluffant. Tant sur le plan technique que musical. La preuve ce soir, où le groupe se dépense sans compter. A l'image de Florian Füntmann (guitares), Long Distance Calling est passionné ; il délivre une prestation sans faille. Les morceaux instrumentaux sont fluides et accrocheurs (« Nucleus ») tandis que le chant de Marsen Fischer ajoute à l'ensemble une rare richesse. Le public attentif est rassasié au bout d'une bonne heure et demie et quitte la salle comblé.

LDC

Nico.