Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

Taux de remplissage : beaucoup de monde

Son : pas toujours top, mais bon dans l'ensemble

Lights : très bons

Ambiance : bonne tout le week-end

Moments forts : Exodus, Marduk, Torture Division. 

Photos : cliquez ici

Eindhoven, ses ampoules, ses clochards vendeurs de tickets de parking, son club de foot et, depuis 3 ans, son festival de Metal qui clôture l’année en beauté. Après une année 2009 glaciale et une édition 2010 poudreuse, 2011 s’est ouverte avec du vent, de la pluie et du Thrash.

Mortal Sin, donc, tout droit venu d’Australie et qui a la lourde tâche d’ouvrir les hostilités. Le public est clairsemé, et les absents ont tort, parce que le groupe se démerde franchement bien (contrairement au dernier album qui me laisse un sentiment plus mitigé). Efficace sans être transcendant, ce groupe constitue la mise en bouche avant quelques morceaux bien plus costauds. Petit passage devant Balfor (bof) avant le show de Heathen qui remet une deuxième couche bien Thrash. Après leur passage sur la tournée Killfest, cette tournée Thrashfest leur permet de revenir sur leurs classiques. Mis à part quelques problèmes de son (le chant inaudible au début), le groupe s’en sort avec les honneurs et livre une prestation très bonne.
 
Tu m'étonnes, John, qu'elle était bonne !
 
Re-passage dans la petite salle pour y découvrir Cripper, groupe à chanteuse énervée. C’est bon, bien bon, même, mais chevauchements obligent, je repars vite dans la grande salle pour les 20 ans de The Rack, album énorme des Bataves d’Asphyx. Quelle mandale, mes amis, quelle mandale ! Du Death, du lourd, du gras, du qui sent le tombeau, en veux-tu, en voilà ! Dans le genre efficace, Asphyx se pose là et place la barre bien haut : pour faire mieux en Death ce week-end, faudra du lourd ! Après ce rouleau compresseur, Mar De Grises fait figure de groupe tristounet et sans intérêt, à revoir certainement dans un contexte plus doomesque et moins bourrin. 
 
Mais eeeuh, pourquoi il est si méchant, Patate ?
 
Retour au Thrash ensuite, avec Destruction qui se la joue « plus bourrin que moi, tu meurs ». Résultat : ça envoie certes, mais c’est pas toujours très carré. Bon, on s’en fout un peu, en fait, que ce soit carré ou pas, le père Schmier reste une bête sur scène et envoie le pâté comme peu d’autres. Retour ensuite dans la petite salle (au rez-de-chaussée, la grande étant à l’étage) pour Sinister qui semblait prêt à décoller le revêtement de mur à coups de growls profonds et de riffs qui dépotent. Moi qui les trouvait statiques à mourir en 2006, j’ai été à nouveau frappé par leur attitude très peu mobile sur scène, mais ils compensent largement par le morceau qui bute, le riff qui tatane ou le growl qui dépucèle…
 
Mais c’est déjà l’heure de Sepultura, alors on remonte les escaliers en vitesse, on se place dans la fosse et on déguste. Oui, on déguste, le nouveau batteur est un malade mental et le reste du line-up est remonté au possible. Bon, les vieux cons râlent que Davy Crockett (euh… Max Cavalera) n’est plus le frontman, mais Derrick est désormais le seul, le vrai, l’unique frontman du groupe et il n’usurpe pas sa place. On notera les apparitions des batteurs du Thrashfest pour « Kaiowas » et du bassiste d’Heathen et de Gary Holt (ce mec est un monstre !) sur « Refuse/Resist ».
 
Hey, Maxou, reviens chercher ta place si tu la veux
 
Re-re-re-passage en bas (ça permet de digérer la bière hollandaise) pour quelques morceaux de Desaster (sympatoche comme tout, bien bourrin et irréfléchi) avant Exodus, la machine à torgnole de la soirée, aucun répit, une fosse en délire (bonjour le slammeur sur le coin de l’épaule, la sécu a rien compris, et comment oublier le stage-diver of hell qui s’est vraiment écrasé bien loin dans la fosse). Comme au Hellfest 2010, Exodus était là pour en découdre et a fait parler la poudre. Après une telle déferlante, petit passage pour me poiler sur du Nifelheim avant le retour à l’hôtel et une bonne nuit de sommeil.
 
Deuxième jour qui commence avec des chèvres… ça change des filles hollandaises (un taux anormalement élevé de filles anormalement bonnasses arpentait les rues… à croire que la tempête de la veille avait abattu les barrières de leur enclos d’élevage). Sympa, sans plus, on file en bas voir Semargl qui avait amené des filles peu vêtues. J’ai entendu plus tard un photographe dire que les mauvais groupes détournent l’attention de leur musique avec des femmes en lingerie. J’ai eu envie de lui répondre : « quelle musique ? ». A oublier, donc.
 
Et moi, tu comptes m'oublier aussi ?
 
Heureusement, Tankard était là, efficace en diable, toujours aussi fun, toujours aussi Thrash, toujours aussi alcoolisé. Ca fait son petit effet, mine de rien, et Empty Tankard est le meilleur morceau pour finir un show (enfin, non, y’a la bande-annonce de Derrick, mais ça tombe bien, ils la mettent juste après). Au gnouf Saturnian pour se placer idéalement pour Marduk. RHAAAAAAAAAARGH Marduk, « On Darkeeeeened WIIIIIIIINGS » et son solo de basse, « Slay The Nazarene » et j’en passe. La violence sonore a un nom : Marduk. Black Metal ist Krieg. 
 
Du Black du Nord, on passe au Death du Sud avec Nervecell from Dubai. Ptain, la mondialisation, yabon ! C’est efficace en diable, c’est bien gaulé, ca envoie sévère (avec Kikou à la batterie, pas étonnant) et la reprise de Bolt Thrower fait office de cerise sur le gâteau.
 
Et c’est là que mon corps m’a dit merde. Crotte. Fait chier de monter les escaliers pour voir Triptykon, d’autant plus qu’après c’est Benighted en bas. Le plaisir avant tout, les lights des Suisses seront tout de même merdiques, j’y suis, j’y reste, Benighted donc… ET la surbaffe quoi, le démontage de face made in La Frrrrrrance, monsieur ! Slut en ouverture, ça souffle. On enchaîne sur Let The Blood Spill, le public réagit très vite, j’abandonne la fosse après trois morceaux, 7 coups de coude et deux bières sur la gueule. Je me réfugie dans un coin et je savoure. Encore, ENCORE ! Bien trop court, merde ! Passage en haut voir les cousins de Kataklysm (on a déjà vu mieux chez eux) puis redescente pour voir Torture Division et son premier show hors Scandinavie. 
 
Julien, on comprend pas bien ce que tu dis, t'aurais pas genre un phacochère dans la gorge ?
 
Sweden. Death Metal. FUCK YEAH. Voilà, ça résume bien le show, pro, efficace, bourrin, un son de ouf. De nouveau, mon corps me dit crotte, je reste en bas pour voir God Dethroned (leur dernier show) au lieu de voir Heaven Shall Burn (bien fait, les lights étaient pourries, de toute façon). Mouais, pour un adieu, c’était bien, mais sans plus. Je m’attendais à mieux, peut-être attendais-je trop… Enfin, tant pis, je les reverrai quand ils feront une tournée comeback…
 
Pour clôturer, Morbid Angel. Oui, je sais, il reste une chiée de groupes après, mais la fatigue (j’ai fait des tonnes d’aller-retour entre le rez-de-chaussée et l’étage) et l’arrivée de la neige m’ont dissuadé de rester plus longtemps. Et puis, Morbid Angel a refermé une nouvelle fois le claque-merde de ses détracteurs. Bon, d’accord, les Woooo-hooo de David Vincent étaient un peu superflus, mais faut pas chier dans la colle non plus, le show était bon, le son était bon, on regrettera juste les conditions un peu merdiques pour shooter le groupe (trop de photographes tuent la photo). Retour donc sous les averses, avec une belle tempête de neige en Belgique. Eindhoven, les Dieux de la Météo te détestent.
 
Oh non, c'est déjà fini ! 
 
Un grand merci à Roman Hödl pour le pass photo, aux groupes (notamment Benighted qui sont toujours aussi sympas quand on les croise dans les couloirs ou à la sortie) et à l’année prochaine… sauf cas de force majeure / neige / fin du monde !
 

Def Leppard,
Mötley Crüe et Steel Panther
– 09 décembre 2011 – SECC Glasgow

Son : correct mais manquant de puissance
Lumière : un spectacle flamboyant, on en attendait pas moins !
Affluence – un immense SECC plein à craquer (10,000) 
Ambiance – De très festive à extrêmement calme selon les groupes. 
Moments forts : Le « rollercoaster drum solo » de Tommy Lee 

 

C’est un début de weekend bien explosif qui s’annonce à Glagow où toute la communauté metal d’Ecosse vient de se rejoindre pour un concert sold-out depuis des mois déjà. Les spandex et autres blouson en cuir sont de sorties ce soir, accompagnés des brushings de rigueurs pour accueillir deux géants de la scène hard-rock qui décident de prendre la route ensemble pour la première fois de leur carrières, accompagnés pour cela des petits jeunes aux dents longues et aux caleçons qui démangent que sont Steel Panther. 

Premier constat pour un non-initié, il faut savoir que la salle SECC à Glasgow, malgré sa réputation et le nombre de concerts qu’elle accueille, est une salle malheureusement bien moyenne qui n’est en aucun cas à la hauteur de ses ambitions. Queues dantesques et organisées tant bien que mal, attente interminable pour atteindre une bière (sans parler d’une de la nourriture qui bien que variée et digne d’un festival rebute de par l’impossibilité de s’en procurer sans un rendez-vous), un espace fumeur qui nécessite une carte au trésor pour être découvert et des connaissances en lutte romaine pour s’y faufiler… Et encore on n’est même pas encore rentré dans la « salle » à ce moment-là. Un dôme mal foutu aux gradins dégradants, des écrans géants décevants, un son très bien géré mais sans puissance… Bref vous l’aurez compris, on ne fait pas dans le trois étoiles. Ce qui au final s’avère très dommage dans une ville aussi branchée musique que Glasgow dont les autres salles proposent bien souvent des résultats beaucoup plus probants. Heureusement, après une bière bien méritée Steel Panther font leur entrée sur scène pour nous faire oublier tous nos soucis.

Que les choses soient bien claires, que vous soyez un adepte de leur musique ou non, cela n’a pas beaucoup d’importance lorsque le groupe prend les rênes. Le public lui est tout acquis, les connais et s’attend à passer un bon moment, ou dans le cas contraire découvre un groupe qui sait gérer l’autodérision, les monologues jamais trop longs mais bien assez drôles et surtout les morceaux entraînants qui savent faire plaisir aux alcooliques metalleux en à la recherche d’un bon moment (on est à Glasgow après tout, il ne faut pas l’oublier)…

On retiendra de cette première partie une bonne introduction aux groupes suivants (quoi qu’en dise Tommy Lee dans ses interviews), un groupe qui sait ce qu’il fait, ce qu’il veut, et comment l’obtenir en faisant plaisir à son public et des phrases légendaires à la hauteur de ce que l’on peut attendre de Michael Starr : « Tu cries déjà Baby, mais je ne t’ai même pas encore touchée ! Attends la fin du concert ! ». Un bon moment tout en finesse donc. C’est alors au tour de Mötley Crüe de monter sur scène, de façon extrêmement rapide d’ailleurs puisque le changement de scène se fait sans accroche malgré l’organisation dantesques des Saints of Los Angeles. Le Crüe est évidemment attendu avec impatience pour un de ses rares passages européens, après un album acclamé (même si principalement écrit par l’ami DJ Ashba) et avec un Nikki Sixx qui revient au sommet du stardom avec ses différentes implications musicales et artistiques ainsi que sa relation privilégiée avec une nouvelle génération le regardant avec respect. Le groupe attaque fort, se déchire sur « Wild Side », offre des classiques comme « Dr Feelgood », un magistral « Home Sweet Home » que Tommy Lee conduit depuis son piano, des nouveaux titres parfaitement intégrés au set alors que « Red, White and Crüe » est totalement (et malheureusement ?) oublié.

Les classiques s’enchaînent avec une énergie incroyable, culminant dans un solo de batterie enflammé conduit par Tommy Lee et sa batterie triggée par Dangermau5 du haut d’une montagne russe enchaînant les loopings et équipée d’un second siège pour mieux accueillir un membre du public durant la seconde partie du solo. Il devient très rapidement clair que ce sont bien Nikki Sixx et Tommy Lee qui gèrent le show, n’hésitant pas à prendre la relève de Vince Neil lorsqu’il s’embourbe dans ses monologues et ne parvient pas à faire hurler le public, soutenant Mick Mars dans un douloureux solo à la qualité musicale indéniable mais souffrant sans équivoque de la condition physique de ce grand monsieur de la guitare… Mick se fait donc discret alors que Nikki traverse la scène comme un démon, peut prudent après sa chute grotesque le jour d’avant à Nottingham. 

Le groupe bénéficie d’une avancée de scène impressionnante et n’hésite pas à s’en servir sur des titres comme « Shout At The Devil », propose des envolées vertigineuses sur « Smokin’ In The Boys Room »… Un concert qui aura su nous déduire et n’aura de négatif (á part son emplacement) que de nous faire regretter que le Crüe ne vienne pas plus souvent de ce côté de l’Atlantique ! Il en va autrement de Def Leppard, un groupe qui se veut pourtant être un grand nom de la scène hard-rock et qui sait assurer des live magistraux (que Mirror Ball en soit le témoin) ne saura pas être convaincant ce soir-là alors qu’il monte sur scène après une très courte attente. La scène est pourtant impressionnante, pleine d’écrans géants et flamboyante, mais le public ne sera pas dupe et se montrera aussi mou que le groupe anglais durant cette seconde tête d’affiche de la soirée. 

Le groupe réussi à nous décevoir sur des titres comme « Rocket » (difficile pourtant), et s’embourbe dans un manque d’énergie alarmant. Joe Elliot ne peut pas y faire grand-chose suite à une gorge en mauvais état qui le handicape gravement, et le coup de grâce est porté durant une suite acoustique entre « Two Steps Behind » et « Bringin’ On The Heartbreak » où le chanteur se voit devenir la victime d’un verre de bière qu’il cherchera à contester sans vraiment y mettre de vigueur… Les classiques suivront certes, sous la forme d’ « Armaggeddon It » (sans vraiment de puissance) ou aussi et surtout avec « Hysteria » , « Photograph », « Pour Some Sugar On Me » et « Let’s Get Rocked » (oui, « Rock Of Ages » est bel et bien absent de la playlist) mais le public a déjà commencé à quitter la salle au milieu de ce fiasco et la fosse ne cherche plus à compenser le manque créé par le groupe depuis longtemps. Un final bien décevant pour un groupe qui nous avait habitué à bien mieux et qui était pourtant promis à un grand moment devant un public conquis d’avance… La soirée se terminera donc sur une fausse note mais nous laissera tout de même d’excellents moments en mémoire.

Son : La cata pour Heathen, sinon assez bon pour le reste.

Lumières : D'un très bon niveau.

Affluence : Un bataclan en petite configuration, mais complet.

Ambiance : Bonne et remuante surtout pendant Exodus.

Moments forts : La « valse toxique » et son circle pit pour Exodus… « Arise » de Sepultura… « Curse the gods » de Destruction…

Photos : cliquer ici

C'est dans un Bataclan surchauffé qu'a eu lieu la seconde édition du Thrashfest, regroupement de diverses formations proposant aux fidèles quelques classiques.

Autant être direct, je ne vais pas vous la faire à la Murder One (notre encyclopédie vivante du metal). Avant ce dimanche, Mortal Sin ne me disait absolument rien, je n'en avais jamais entendu parler. Aujourd'hui, après connaissance de cause, ça n'est guère transcendant. Ce groupe australien, mené depuis ses débuts par Mat Maurer et Andy Eftichiou, est certes énergique, le chanteur avec son charisme « vintage » assure ses vocaux de manière professionnelle. Mais le reste du groupe fournit le minimum syndical. Si on venait aux concerts pour les premières parties, ça se saurait, non ?

 

On passe donc aux choses plus sérieuses avec Heathen. Ce groupe fait partie, hélas, des grands oubliés du thrash-metal. Souvent relégué avec les groupes de seconde catégorie, cela n'a pas empêché le groupe de Lee Altus de nous sortir, à l'époque, deux petites tueries. « Breaking the silence » et « Victims of deception » sont deux très bons albums plus que sous-estimés. Et ça tombe bien, ce soir, les Californiens vont piocher abondamment dans ce répertoire.

Altus (dont c'est le premier concert de la soirée) et David White (chant) sont motivés pour montrer qu'ils en ont encore sous le pied. On plonge, avec ces morceaux old school, dans une ambiance « fin 80's » qui convient parfaitement à l'assistance. Coup de chance, ils jouent le fameux « Opiate for the masses », pièce angulaire du second album. Ça n'est pas pour me déplaire. Hormis un son catastrophique, on peut dire que la prestation fut bonne. A revoir dans de meilleures conditions.

 

De la finesse californienne, nous passons à la rudesse allemande avec Destruction. Le trio nous propose la réinterprétation de deux classiques: « Sentence of death » et « Infernal Overkill ». Hélas, même s'il peut paraître efficace sur scène, le trio de Schmier est très linéaire. C'est certes carré mais très emmerdant. A trop vouloir en mettre plein la gueule à ses fans, Destruction oublie une notion toute bête: le feeling. Les chansons sont toutes issues d'un même moule, cela se ressent tout au long de la prestation. Surnagent tout de même quelques brûlots : « Curse the gods », « Mad Butcher » et « Bestial Invasion ».

 

Passons à Exodus. La bande de Gary Holt et de Rob Dukes est prête à en découdre avec un Bataclan impatient. En douze titres les Ricains nous mettent une bonne fessée à l'ancienne. Vas-y que je te flanque un « Last Act of Defiance » en pleine figure et que j'atomise tout le monde avec « Exodus » et « Fabulous Disaster ».

Il n'aura donc fallu que trois titres pour que le public se déchaine enfin et que la salle parisienne devienne une étuve sans nom. Mêmes les titres issus de « Pleasure of the Flesh » (pas leur meilleur opus) passent comme une lettre à la Poste.

Le groupe joue dans la cour des (très) grands. Dukes est impressionnant. Holt et Altus sont déchainés et enchaînent les riffs. Gibson reste discret mais efficace, Tom Hunting martèle ses futs comme un bûcheron. Leur plaisir de jouer est communicatif. La fosse adhère. S'ensuivent pogos, circles-pits et wall of death. Ce concert est LA grande réussite de la soirée.

 

Pour Sepultura, passer après Exodus n'était pas une mince affaire.

Les Brésiliens s'en sortent pourtant très bien. La set list (old school, comme prévu) a été l'occasion de se remémorer pas mal de bons souvenirs : « Amen », « We who are not as others » et « Subtraction », entre autres.

Sepultura est en forme. Andreas Kisser et Paulo Jr ont de la bouteille, ils savent faire tourner leur petite machine. Derrick Green est peut-être toujours un peu statique, mais niveau voix, il envoie la sauce mieux que jamais.

La grande surprise de la soirée vient de la nouvelle recrue, Eloy Casagrande, reprenant les baguettes après Jean Dollabella. Le jeune batteur s'en tire avec les honneurs et prouve en peu de morceaux qu'il peut se hisser au niveau d'un certain Igor, celui des premières années. Le Sepultura 2011 est cohérent et juste. Pourvu que ça dure.

 

Et c'est donc sur le final « Arise » que se clôture ce second Thrashfest. Un bon festival, certes passéiste, mais qu'on attend pour d'autres éditions aussi survoltées.