Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

Taux de remplissage: pas sold-out mais bien rempli et ce, dès l’ouverture du fest.05122010flyMasDea
Son : un son excellent dans les deux scènes, même si la batterie était parfois un poil trop en avant par moments dans la petite salle.
Lights : très bons
Ambiance : survoltée (les gens avaient clairement envie de faire la fête).
Moments forts : Fleshgod Apocalypse, Obscura, Waking the Cadaver, Immolation.

Toutes les photos : cliquer ici.

Par Supercastor et Mister Patate.

Arrivés très tôt sur place pour être sur de pouvoir voir tous les groupes, on apprit rapidement les annulations de Age of Torment pour cause de batteur défaillant (après Sodom qui avait aussi annulé pour la même raison). Malheureusement pour l’organisation, il fallut aussi compter avec l’annulation de Suidakra et de Loudblast. Un fest qui ne démarrait pas donc sous les meilleurs auspices, la météo ayant en plus décidé de s’en mêler… 
 
Avec tous ses bouleversements à cause des annulations, c’est Spitdown qui ouvrit les hostilités dans la grande salle. Complètement inconnu au bataillon, ce groupe aura le mérite d’avoir ouvert le fest dignement, balançant des compos efficaces et énergique dans un style plutôt burné. Mais il était encore sans doute trop tôt pour faire bouger le public déjà nombreux. Après leur set, direction la salle à l’étage pour essayer de voir About:Blank. Trop de monde et surtout, une salle trop petite pour être vraiment exploitable et c’est de loin que l’on assiste à ce concert, trop loin pour se faire un avis sur ce groupe. Après un passage au bar où l’on servait Duvel, Leffe, Orval, Chimay ou encore Jägermeister (un joli cocktail, hein Patate ?), direction la grande salle où l’on a la surprise de voir Ananta jouer si tôt (ils auraient apparemment demandé à passer plus tôt, sans doute pour mieux profiter par après). Ce groupe m’était inconnu mais c’est bien dommage car au vu de ce qui était proposé, le groupe mérite que l’on y jette une oreille sur album. Après ce set, c’est Neverlight Horizon qui se présente sur la petite scène. Un set énergique, un petit grain de folie et un groupe content d’être là et ça vous donne juste envie de découvrir plus en détail ce groupe sur cd (acquis contre une bière au chanteur). 

Ananta m’aura surpris. Ca sent le Fear Factory bonne époque, ça fait trembler le fond du slip comme du Fear Factory, mais ce n’est pas tout à fait du Fear Factory… et c’est tant mieux ! Je commence à regretter de ne pas avoir mis la main sur leur album, faudra réparer cet oubli rapidement. Neverlight Horizon, par contre, a confirmé tout le bien que je pensais d’eux depuis que je les ai vus au concours Mass Death début juillet. C’est lourd, c’est bourrin, ça grute comme il faut. J’ai moi aussi acheté l’album (enfin, échangé contre une bière, le troc bière-CD, un deal qui a de l’avenir !)

Après une petite pause bar, direction la grande salle pour voir Exuviated, sur les conseils de Mister Patate. Un fin connaisseur comme dirait l’autre car le groupe envoyait bien comme il fallait, réchauffant encore un peu plus le public. Un set qui passa bien vite malheureusement. Heureusement, comme pour Neverlight Horizon, il nous sera possible de chopper leur cd, contre paiement d’une bière. Délaissant un peu la petite salle qui était aussi remplie qu’un trou d’balle de pornstar comme dirait l’élégant numéro 4, on attendit patiemment qu’Obscura monte sur scène. Comme à son habitude, le groupe fut très en forme et semble avoir encore gagné en maitrise de la scène. Malheureusement, aucun titre de l’album sortant en mars ne fut joué mais le groupe aligna les compos de Cosmogenesis et ses autres sorties pour proposer un set, certes technique mais très efficaces et sans le côté « guitar hero » de certains groupes dit techniques ou progressifs. 

J’ai failli les rater, Exuviated, la faute à un horaire légèrement chamboulé et à une mauvaise gestion de mon emploi du temps. Ici aussi, nouvelle claque, comme en juillet, j’ai cherché les musiciens pendant des heures avant de pouvoir tomber sur l’un d’entre eux avant Immolation et pouvoir lui acheter l’album. Leur tournée avec Dark Tranquillity leur a permis d’encore progresser au niveau scénique, je pense qu’ils peuvent aller très très loin !
 
Obscura était, comme à son habitude et malgré l’absence de Jeroen-Paul, impérial. Pas encore de nouveau morceau à se mettre sous la dent, mais qu’à cela ne tienne, le groupe est bien décidé de nous sortir une grosse prestation. Le son est nickel, les compos carrées, je ne me lasse pas de les voir !

Après une pause nourriture durement gagnée (c’est d’ailleurs là un des points noirs de cette journée pour moi. Trois petites friteuses pour tout un festival, ce n’est simplement pas assez, même pour les bénévoles présents derrière les friteuses), direction les backstages pour chopper Obscura pour une petite interview. Malheureusement, comme au Neurotic, je ratai encore le set de Severe Torture (arriverais-je à les revoir un jour ?), j’arriverai juste le temps de voir la moitié de la dernière compo. Directement le bar avant de retrouver le batteur de Severe Torture en backstage. Malheureusement, malgré une attente de près d’une heure, il ne refit jamais surface. Pour « me défouler », direction la petite salle pour voir Hour of Penance (non, cla, pas Hour of penis ). Les Italiens, déjà aperçu cette année au Neurotic Deathfest, semblèrent un poil plus en retenue (même s’ils livrèrent un très bon set alignant des compos récentes sans oublier les plus anciennes. 

Punaise, Severe Torture, comment ils envoient ! 4 fois en trois ans pour moi, et là aussi, aucune lassitude… Les nouvelles compos sont tout simplement monstrueuses en live, les anciens morceaux mettent le sourire aux lèvres, le groupe est content d’être là (et dire qu’ils n’étaient que remplaçant d’un remplaçant !). Seule ombre au tableau : un set écourté (on se demande pourquoi, vu que Loudblast n’était pas là)… Tiens, en parlant de Loudblast, voici le petit coup de gueule de Mister Patate (les lettres d’insultes peuvent être envoyées à la rédac, je me ferai un plaisir de les ignorer) : alors, nous avons une affiche de malades, avec un paquet de groupes très costauds, voire majeurs (Napalm Death n’est pas un groupe à mes yeux, mais une institution), Loudblast se voit proposer de jouer en sous-headliner (et non dans le ventre mou de l’affiche comme c’était prévu) étant donné qu’ils ne pouvaient pas arriver à temps sur place… Et Loudblast refuse, bien qu’un hébergement ait été prévu pour leur éviter de reprendre la route après le show. Les fans de Loudblast, eux, avaient fait le déplacement, ont bravé la neige et les routes wallonnes… pour apprendre que leur groupe favori avait préféré rester bien au chaud à la maison. Je sais que « ça ne se fait pas » d’égratigner un monstre du Metal français, mais avoir le statut de grand groupe ne doit pas forcément impliquer une attitude aussi peu respectueuse de ses fans. Dagoba aura donc eu largement le temps de se préparer pour un show très massif. Perso, je n’aime pas vraiment Dagoba (autant être honnête, hein), mais nos amis du Sud ont eu le mérite de mettre les couilles sur la table et de donner à leurs fans ce qu’ils attendaient (et vu la réponse du public, ça devait être très bon).

Retour dans la grande salle pour Waking the Cadaver. Même musicalement, c’est assez cliché metalcore, le set passa plutôt bien même si je me suis rapidement éloigné de la fosse, la faute à des adeptes d’extreme KSD dans la fosse (les mecs se lançaient littéralement en l’air sur les gens autour de la fosse). Heureusement, Fleshgod Apocalypse et les Jäger-bombs de Mass allaient nous faire oublier ces karaté style dancers et nous faire passer un putain de bon moment dans la petite salle (avec même une apparition d’un Jäger-morse !). Des compos monstrueuses, un son énorme, un groupe en forme et des festivaliers à bonne température, cela vous donne un joyeux bordel ! Les Italiens firent honneur au public venu en masse dans la salle pour voir. 

Waking The Cadaver m’aura franchement étonné. C’est massif et méchant, ça tabasse sans discernement. Je ne connaissais pas, je repars avec le sentiment d’avoir raté quelque chose jusqu’à présent. Bon, leur label m’a envoyé leur dernière galette, je me penche dessus aussi vite que possible !
Quant à Fleshgod Apocalypse : CA c’est de la claque ! Leur prestation de l’année passée au Mass Death était déjà une réussite, ce show aura été un des plus puissants de la journée. Les petits intermèdes classiques auront apporté une petite touche de fraîcheur et de légèreté entre les compos. Vous aimez le Death qui bute ? Ruez-vous sur ces Italiens !

Ayant déjà vu Macabre au Summer Breeze et ne voulant pas réitérer cette expérience décevante, direction le bar et le hall de la salle pour une discussion des plus intéressantes sur le hardcore et surtout les fans de hardcore. Mais bien vite, voilà qu’il est l’heure d’aller voir Immolation dans la grande salle. A l’instar du dernier album, le set de groupe new-yorkais fut énormissime, alignant les titres phares de la discographie du groupe et envoyant le gros son avec une puissance de frappe monstrueuse. Malheureusement, fatigue et mauvaises conditions sur les routes pour rentrer, et on préféra quitter le fest sans voir Napalm Death (déjà vu 3 ou 4 fois en un peu plus d’un an…). 

Immolation, ça bute, pas besoin d’en faire un bouquin. Vous avez déjà vu Immolation ? Vous savez donc ce qu’est un concert de ces dieux du Death. Vous ne les avez pas encore vus ? Putain, vous attendez quoi pour vous bouger le cul ?

 

Au final, une sacré journée metal où bonnes découvertes musicales ont côtoyé concerts énormes, réunion d’amis, Jägermeister. Un énorme merci à Pedro et son orga pour avoir eu la volonté de mettre un tel festival sur pied et d’avoir réussi à proposer un tel festival. 

Un grand merci à : Pedro (qui a dû en chier un max avec toutes les tuiles qui se sont accumulées lors de la préparation de ce fest), tous les membres de l’orga (la sécurité, les personnes à l’entrée, les préposées à la bouffe qui ont certainement passé une journée terrible, l’ingé son, les barmen, tous quoi !), tous les groupes présents, Jeroen pour nous avoir arrangé une interview avec Obscura, Obscura pour avoir accepté de prendre un peu de leur temps pour l’interview avant de braver la neige pour se rendre au Luxembourg… à l’année prochaine !

 

Stéphane Buriez de Loudblast nous a écrit pour donner sa version des faits que voici :

Salutations, 
on vient de nous transmettre ton article sur le Mass Deathtruction 2010 , on t'écrit donc afin de rétablir la vérité sur quelques points.
Tout d'abord nous ne sommes pas "restés bien au chaud à la maison" mais avons pris la route en camion à 8h00 de Paris en direction de Lille où nous avions rendez-vous avec le reste de notre équipe technique ainsi que Stéphane Buriez qui devait nous rejoindre en train. Train qui n'est d'ailleurs pas parti à l'heure pour cause de neige abondante.

Déjà en retard à cause des mauvaises conditions météo et après avoir failli mettre le camion chargé de matos dans le fossé à 2 reprises et affronté 40 km sous une tempête de neige (ça glisse plus qu'une voiture!!), nous avons appelé l'organisateur qui nous a assuré ne pas vouloir changer le running order du festival.
Contraint de faire demi-tour si près du but, ce n'est qu'une heure après que l'organisateur nous rappelle pour nous proposer de jouer à la place de Sodom et il n'était alors pas question d'un hébergement pour la nuit.

En journalisme, il est d'usage de vérifier ses sources avant de publier une information, usage qui se perd avec la multiplication des blogs et autres sites qui permettent à n'importe qui de s'exprimer.
Le public de Loudblast compte énormément à nos yeux et de notre carrière c'est bien la première fois que nous avons été forcé d'annuler un concert.
Cette date était la dernière de notre tournée 2010 et la première devant le public belge, pense bien que les premiers déçus de ne pas avoir pu jouer ce soir là, c'est nous.

Mister Patate à souhaité réagir à ce droit de réponse :

Chers amis de Loudblast, 
 
Tout d’abord, merci. Merci de m’avoir adressé votre réponse, et je me réjouis de voir que vous partagez, à ma plus grande surprise, mon point de vue sur une certaine catégorie de webzines. En effet, malheureusement, les bons webzines souffrent de la mauvaise réputation de leurs confrères, ces torche-fions virtuels incapables de pondre un article correct. 
 
Cependant, me mettre dans le même panier que ces « webzines » et autres blogs en m’accusant de ne pas avoir vérifié mes sources m’a pour le moins surpris. En effet, ces informations ne proviennent pas d’un quelconque spectateur « qui aurait entendu dire que » (et j’en ai entendu, des rumeurs, ce jour-là, comme celle qui m’a été rapportée par un fan de Loudblast, justement, qui m’assurait qu’« on lui avait dit de source sûre que Napalm Death aurait annulé » alors que Barney se promenait en backstage), mais bel et bien de Pedro, l’organisateur (à qui nous avons proposé un droit de réponse à votre message, sa version étant quelque peu différente de la vôtre). À ce niveau, lorsque vous me contactez pour « rétablir la vérité sur quelques points », vous rétablissez VOTRE vérité, qui s’oppose de manière flagrante à celle de l’orga sur certains points… 
 
Aujourd’hui, nous avons eu votre version des faits. D’ici peu, Pedro nous fera part de la sienne et nous la publierons, tout comme la vôtre. En journalisme, il est aussi d’usage de permettre à chaque partie d’exprimer son point de vue, sans fard, ni censure… Aux lecteurs de se forger un avis sur la base de ces deux versions.
 
Mister Patate

Enfin, voici la réponse de Pedro au nom de l'organisation du festival :

Salut à tous,

Après avoir eu l’occasion de lire les commentaires de Loudblast quant à sa non-venue lors du Mass Deathtruction Festival 2010, nous nous permettons en tant qu’organisateurs, de réagir sur certains points mentionnés par le groupe dans sa réponse.

Les mauvaises conditions météo l’ont été pour tout le monde : fans, groupes, organisation, etc. Pourquoi Loudblast est-il le seul à ne pas avoir « prévu le coup » comme Ananta qui partait de Paris, ou Gronibard qui partait de Lille ? Les Allemands de Hackneyed et Obscura ainsi que les Italiens de Fleshgod Apocalypse et Hour of Penance, entre autres, ont pris les devants en prévoyant le mauvais temps.

Lors d’un entretien téléphonique avec un membre de Loudblast, l’organisation a tout mis en œuvre pour tenter de faire venir Loudblast afin qu’il puisse assurer la prestation.

En voyant que Loudblast avait des difficultés de transport, nous avons pris l’initiative de leur proposer le co-headlining du festival avec Napalm Death en remplacement de Sodom (qui avait également annulé à cause de leur batteur). Nous avons proposé à Loudblast de les loger à l’hôtel puisqu’il était libre et déjà réservé pour Sodom. Loudblast a simplement répondu que cela faisait trop de coûts de louer leur camion un jour de plus. Trop de frais pour eux…

La question que je pose à Loudblast est : Le groupe avait-il vraiment envie de participer au Mass Deathtruction Festival 2010 et a-t-il réellement tout mis en œuvre pour quand même venir ?

Leurs fans et surtout l’organisation (qui leur a même proposé de revenir l’an prochain) sont les plus déçus de cette annulation !

 

 

Son : Ma foi très correct.
Lumière : Saturée, très… et verte, très, pour Gamma Ray!
Ambiance : Très festive.
Moments forts : « Rebellion in Dreamland » ou « Send me a Sign »… dans la subjectivité la plus totale, s'entend.

 

Il faut d’abord tirer un énorme coup de chapeau à ceux qui ont eu le courage de braver les éléments en ce 10 février 2010 pour s’assurer un premier rang au Trabendo : en entrant dans la salle avant le concert, pour interviewer Kai Hansen, je me suis retournée deux secondes pour dire bonjour de loin à des gens que j’ai l’habitude de voir en concert…. et quand j’ai vu le nuage de neige qui tombait derrière (sachant que deux minutes avant nous marchions tout à fait tranquillement et au sec dans le parc de la Villette), j’ai été ravie de me dire que j’allais passer cet après-midi ou au moins une partie à l’intérieur ! Il paraît qu’il y a eu de gros éclairs à un moment pendant ces chutes de neige… un régal météorologique, pour résumer. D’autant que le concert commence finalement une heure en retard, peut-être un peu à cause de notre interview (…mais bon, elle était callée à 14h et Kai a fait surface à 16h !), ou bien aussi parce que certaines balances ont beaucoup duré alors qu’elles avaient déjà commencé tard… Au final Secret Sphere n’a pas pu faire de balances et les gens ont commencé à entrer alors qu’ils commençaient à installer leurs instruments… vive les journées « impro totale ».

Secret Sphere :
J’étais persuadée que le chanteur officiel ne manquait que les trois premières dates, si bien que j’aurais pu constater ses progrès (ou non) à Paris… mais finalement c’est encore son remplaçant qui officie ce soir. Ma foi il chante correctement, avant de me rendre compte de mon erreur je « le » félicitais pour ses progrès… sauf qu’il trichait, puisqu’il avait envoyé un double !

Pour être tout à fait honnête, je connaissais bien ce groupe il y a quelques années, en résumé je l’aimais bien malgré un chanteur trop mouette, mais ça fait bien 4-5 ans que je n’avais plus eu l’occasion de suivre leurs activités. Je savais donc en gros à quoi m’attendre, mais en gros seulement. Et finalement j’ai bien aimé, ça n’est définitivement pas « ze groupe of ze year or of ze millenium » mais ils se défendent, et surtout ils se défendent en jouant des titres suffisamment variés pour qu’on ne s’ennuie pas. La seule chose que je n’ai pas comprise est la taille du clavier : un énorme truc type clavier de piano… mmh certes, c’est excessivement lourd et encombrant, mais quelle est l’utilité si on utilise au plus 4 octaves ? Ca mangeait une place énorme sur scène cette chose… mais bon, si ça l’amuse. Et puis on va dire que certains sont attirés par les grosses voitures, lui ça a l’air d’être les gros claviers ! En dehors de ça ils se font plaisir, jouent sérieusement mais avec le sourire… j’ai hésité à rire sur la blague du chanteur au sujet de Carla Bruni (un truc un peu scabreux en résumé) mais bon c’est des italiens et il est vrai qu’en Italie il vaut mieux avoir un grand sens de l’humour face à la politique et aux femmes qui gravitent autour… Le public rentre d’ailleurs bien dans le truc (pour une première partie limite inconnue, s'entend), enfin c’est une bonne introduction à ce concert : cool cool.

(Note : Chris Bay était tellement stressé (l’avait eu des problèmes avec son micro pendant la balance de Freedom Call le pauvre choupi) qu’il me semble bien que Secret Sphere avait déjà commencé quand il est allé sur scène pour vérifier qu’une bâche intermédiaire de Freedom Call aurait la place d’être casée entre les deux sur les côtés… brave bête, chacun son stress je suppose.)

Freedom Call :
Ahlalala, ces chers Freedom Call… Ils faisaient souvent des première parties il y a quelques années, et puis ils ont disparu, allez savoir pourquoi. Je leur ai toujours fait le même reproche, même en live : c’est sympa, c’est marrant, c’est positif… mais c’est tellement répétitif que ça finit par devenir mou ! Mais bon, Chris Bay est tellement souriant, essayons de lui rendre sa bonne humeur…

C’était très happy metal. C’était plein de sourires. Le bassiste est limite meilleur chanteur que Chris Bay mais comme sur les refrains c’est Chris qui prenait la note basse et le bassiste la note haute, tout le monde a cru que c’est le bassiste qui gâchait l’harmonie… ma foi ça fait aussi partie du jeu. C’était plein de bonne humeur. Le public était bien dedans, pogos dans les premiers rangs et toute cette sorte de choses. Voilà voilà. Mais en dehors de ça, même si ça m’a moins lassée que les fois précédentes… j’ai toujours dit que Freedom Call c’est « les Gamma Ray de la Petite Maison dans la Prairie », et je le maintiens !

Le line-up de Freedom Call a beaucoup changé depuis la dernière fois que je les avais vu : le seul membre que je connaissais déjà était Chris Bay. Ce qui tombe bien puisque c’est le leader. J’ai quelques réserves sur le batteur, mais je pense que c’est surtout parce qu’il ne s’est pas encore « approprié » ces chansons : il est immensément moins bourrin que Zimmermann (qui était avant dans Freedom Call, il en était même un des membres fondateurs de mémoire), en soit ça peut tout à fait convenir à ces chansons… mais ça n’était pas encore assez bien posé, j’ai trouvé. Mais bon, ça va venir je suppose. J’ai également moyennement apprécié l’attitude « je sais que vous m’aimez et que vous venez en grande partie pour moi ! » de Chris Bay, je sais bien qu’il a toujours été comme ça mais… je ne sais pas, je préfère les musiciens plus modestes je suppose. Au moins le fait-il le sourire aux lèvres, avec son éternel sourire jusqu’aux oreilles : ça fait un peu benêt, mais au moins ça n'est pas agressif.

Je n’ai jamais été très fan de ce groupe, vous l’aurez compris, d’où ce compte-rendu mitigé. Ceci étant dit, sincèrement, c’était plein de bonne humeur et les fans ont assurément adoré ce concert. Un concert de Freedom Call quoi, avec tout ce que ça implique dans un sens comme dans l’autre.

Set-list de Freedom Call :
We Are One
United Alliance
Thunder God
Tears of Babylon
The Darkness
Merlin – Legend of the Past
Warriors
Land of Light
Freedom Call

A la pause, voyant le succès reçu par Freedom Call, des gens se demandent ce que Gamma Ray va faire après ça, si le public sera encore dedans etc… Il faut dire que ces gens n’ont pas encore, ou pas beaucoup, vu ni Freedom Call ni Gamma Ray sur scène : c’est toujours émouvant de voir des gens se poser ce genre de questions quand on sait à quoi s’attendre… bon d’accord, être fan de Gamma Ray aide sans doute mes certitudes, mais je sais que j’ai de bonnes raisons pour être fan de ce groupe, d’abord !!

Gamma Ray :
Ce concert a été entaché de pas mal de pépins techniques : la guitare de Kai Hansen pas ou mal branchée quand ils entrent sur scène, des plantages musicaux de ci de là, et toute cette sorte de chose. Mais depuis le temps qu’ils jouent, ensemble compris, ils savent suffisamment blouser les gens pour que l’on n’y fasse pas attention à moins de les avoir déjà vus un bon paquet de fois. J’ajouterais que Kai nous a appris en interview qu’ils n’ont eu que deux semaines pour répéter cette tournée : c’était sans doute un peu juste, d’où ces quelques plantages (et les débats pour le réarrangement de telle et telle chanson pendant les balances). M’enfin m’en fiche, tant que je m’amuse à un concert ça me va très bien. Ca sourit de partout, Kai Hansen fait quelques pirouettes de ci de là, Henjo Richter s’amuse avec sa guitare, Dan Zimmermann ressemble à un tueur en série derrière sa batterie et Dirk Schlächter nous montre ce qu’est un véritable poseur de catégorie internationale. Gamma Ray sur scène quoi.

Ceci mis à part, je crois pouvoir dire que le début de tournée se ressentait même dans l’ambiance générale sur scène, ils étaient moins joueurs que d’habitude, ce genre de choses. Mais ça reste Gamma Ray, et même un concert « moyen » d’eux serait considéré comme « excellent » de la part de n’importe qui d’autre : ceux qui se demandaient, ou osaient se demander, si le public allait pouvoir se montrer plus dans le truc que pour Freedom Call ont vite compris que les deux groupes ne jouent définitivement pas dans la même catégorie. Nous avons même droit à des petits nouveaux dans le public, le genre qui slamme n’importe comment, pieds vers le bas etc… : le type s’est fait particulièrement mal recevoir, j’espère qu’il retiendra la leçon pour une prochaine fois ! Même le solo de batterie n’a pas énormément refroidi l’ambiance puisque, ô miracle, Dan Zimmerman a réussi à trouver une formule pas trop lassante, à base de Marche Turque et de Vie Parisienne : c’était vraiment très, très bien fait.

Mon seul regret concerne la set-list, non pas parce qu’il y avait beaucoup de titres du dernier album puisque je l’adore, mais plutôt parce que les morceaux choisis dans ce dernier album… ne sont pas forcément les meilleurs pour la scène. A la fois « Mother Angel » et « No need to cry », par exemple ? Je sais bien qu’elles ont une importance personnelle pour Dir et Kai mais bon… ça casse l’ambiance, en gros. « Deadlands » est sympatoche mais ne casse pas trois pattes à un canard non plus, je trouve. Alors qu’ « All you need to know », « Time to Live » ou « Chasing Shadows » ça aurait été du Gamma Ray plus sérieux, par exemple ! « Empathy » rend bien en live par contre, quant à « To the Metal »… elle a beau être taillée pour le live je persiste à dire que c’est la chanson la plus faible de cet album, mais tant pis, ça n’est pas moi qui décide des set-lists. Ces petits détails de fine bouche mis à part, ça faisait bien longtemps que je ne les avais plus entendu jouer « Gardens of the Sinner », ça devait être la première fois pour « Abyss of the Void » (que j’adore, ça tombe bien), je crois que je ne me lasserai jamais de « Rebellion in Dreamland », et « Send me a Sign » fait partie de mes deux tubes Gamma Ray-esques que-je-pourrais-me-passer-1000-fois-de-suite, etc etc… : il n’y a pas vraiment de quoi se plaindre, bien au contraire. Petit détail qui tranchait quand ils sont entrés sur scène: j'ai l'habitude de voir le claviériste d'un de leurs groupes de première partie dans un coin de la scène pour Gamma Ray… or là personne de Secret Sphere? Ils avaient envie d'être entre eux sur cette tournée ou ce clavier était véritablement trop encombrant? Allez savoir!
J’ai aussi trouvé que les lumières étaient beaucoup trop saturées mais bon c’est un détail… même si le vert était tellement souvent utilisé que je soupçonne Henjo d'avoir menacé l’ingé-light, espérant avoir une collection de photos de lui en Schtroumpf Vert d’ici la fin de cette tournée !

Enfin voilà, un bon concert de Gamma Ray mais… j’ai l’habitude d’être quasiment dans un autre monde en sortant d’un de leurs concerts, or là ça n’a pas été le cas. Ce qui peut aussi être dû au fait que j’ai participé à ce concert de manière plus « dilettante » que d’habitude (précautions pour cause de problèmes de santé à répétition récents et petite rechute récente, trucmuche, peu importe). Dans tous les cas le public ressort majoritairement lessivé, ce qui est généralement bon signe après un concert de métal… et le temps s’est calmé à l’extérieur : c’est plus pratique pour rentrer chez soi !
(…du moins après l’habituelle attente en dehors de la salle, où je finis presque photographe officielle de la petite dizaine de personnes restantes… dont des petits jeunes dont c’était non seulement le premier concert de Gamma Ray, mais le premier concert de métal tout court : c’est toujours émouvant (et mignon) d’entendre ce genre de personnes parler du concert qu’ils viennent de voir, pendant que « les vieux briscards » leur expliquent qu'il faut vraiment attraper au vol tel membre du groupe, limite en lui bloquant le passage, sinon il s'enfuit comme un voleur dans le bus, que tels autres ça va être les doigts dans le nez… et que si on rentre dans l'entrée de la salle maintenant quasi vide on aura quand même bien plus chaud! Rester au chaud a d'ailleurs sans doute aidé à convaincre Zimmermann de rester signer quelques broutilles: je crois que c'est la première fois que je le voyais s'arrêter pour signer des trucs à la fin d'un concert.)

Set-list de Gamma Ray :
Welcome Gardens of the Sinner
Empathy
Deadlands
Fight
Mother Angel
The Savior – Abyss of the Void
(Drums solo)
Armageddon
To the Metal
No Need to Cry
Rebellion in Dreamland
Man on a Mission
– Rappels –
New World Order
Send me a Sign

– Polochon –

[Photos de Gamma Ray / Photos de Freedom Call / Photos de Secret Sphere.
Chronique de To the Metal de Gamma Ray.
Interview avec Kai Hansen.]

 

Taux de remplissage : 700 / 1200
Son : Pourri pour Sabaton, Médiocre pour Dragonforce et très bon pour Edguy
Lights : Idem
Ambiance : Excellente les deux soirs
Moment(s) fort(s) : « Vain Glory Opera », « Mysteria » et « Babylon »

Setlist Edguy :
01. Catch of the Century
02. Sacrifice
03. Babylon
04. The Trooper (beginning only)
05. Lavatory Love Machine
06. Fucking with Fire
07. Tears of the Mandrake
08. How Many Miles
09. The Asylum
10. Drum Solo
11. Superheroes
12. Save Me
13. Mysteria
-=-=- Rappels -=-=-
14. Vain Glory Operas
15. Avantasia
16. King of Fools

Setlist Dragonforce :
01. My Spirit Will Go On
02. Fury of the Storm
03. Operation Ground and Pound
04. Through the Fire and Flames
05. Valley of the Damned

Lyon – Transbordeur 14.02.2006 :

Sans être exceptionnelles, les préventes sont bonnes, ce qui est plutôt sympa, car même si une partie des gradins est obstruée par un rideau, c’est le gage d’un remplissage correct pour cette première étape Française du « Rocket Ride Tour ».

Dans les diverses interviews données, Tobias Sammet (Edguy / Chant) avait annoncé une scène impressionnante, encore plus importante que su la tournée précédente, à voir…

Sabaton ouvre le bal. Avec un Heavy / Folk bizarre, les Suédois ont bien du mal à s’imposer d’autant que leur son est mauvais. Mis à part leur chanteur Joakim Broden, rien ne vient éclairer la prestation d’une platitude sans nom. La pseudo ballade au milieu du set viendra m’achever… courage, fuyons !

C’est au tour de Dragonforce qui m’avait laissé sur une super impression après leur concert des Gods Of Metal 2005. Bénéficiant d’un peu de place sur scène, le groupe a installé un backdrop reprenant la pochette de leur excellant dernier album en date « Inhuman Rampage ». Dragonforce dispose de quarante-cinq minutes, ce qui se traduit par seulement cinq morceaux, leurss compositions étant toutes d’une durée oscillant entre sept et huit minutes. Les titres couvriront l’ensemble de la discographie. Le groupe sur vitaminé par nature est encore plus à fond sur scène, multipliant les sauts dans tous le sens, et forcément ça entraîne ça et là quelques pains ; les musiciens visiblement adeptes de l’autodérision en rient volontiers. Le chant de ZP Theart rend bien dans ces conditions live, mais le vrai intérêt reste les duels de solos de guitares incessants entre Herman Li et Sam Totman. Ayant passé tout le concert dans le photo pit je n’ai pas pu jauger le son en façade, mais d’après les échos reçus il était médiocre. Le groupe a bénéficié de jeux de lumières classiques pour une première partie. Dragonforce a assurément conquis de nouveaux fans ce soir, même si avec eux pas de demi-mesure, soit on aime soit on déteste… certains ont vraiment détesté et ont rejoint le bar précipitamment.

Un entracte relativement long permet d’installer tout le matériel d’Edguy qui est attendu de pied ferme par un public massif. Petite intro de rigueur et le groupe déboule sur scènes en attaquant par « Catch of the Century » tiré du dernier opus des Allemands. Le son est devenu excellent, le groupe étant littéralement porté par son chanteur en forme olympique (NDR Pour les footeux : A Lyon elle était facile celle-là, même si en France on sait tous qu’il n’y a qu’un Olympique ;)). Au fil des ans, le groupe a considérablement gagné en qualité, donnant maintenant plus dans le genre grosse machine carrée, que bande de pote qui est sur scène pour déconner. En effet mis à part Tobias, et même si tous arborent un immense sourire d’un bout à l’autre de la prestation, les autres musiciens sont désormais nettement plus statiques, appliqués à ce qu’ils font. La setlist fait la part belle à « Rocket Ride », mais tout s’enchaîne avec homogénéité, et seuls le solo de batterie et la ballade « Save Me » viennent faire retomber la tension. Comme il en a l’habitude, Tobias passera tout le concert à plaisanter entre les morceaux, et il serait trop long de tout vous évoquer, mais à titre d’exemple, le chanteur dira que sur la route ils ont écrit un titre qui va cartonner et que nous sommes les premiers à l’entendre avant que le groupe ne joue l’intégralité du premier couplet de « The Trooper » d’Iron Maiden sous les vivas du public. Dans le même ordre d’idée un spectateur criera « Axl Rose » lorsque Tobias portera un bandana dans les cheveux. Le chanteur chantera alors un petit bout de « Paradise City » des Guns’n Roses. Une bonne humeur énorme, un son limpide, un light show somptueux… et la scène me direz vous. Très belle sans être monstrueuse, et à mon sens un poil en dessous du château de la tournée précédente, elle sera particulièrement impressionnante lorsque la gargouille géante fera son apparition en fin de concert, et déploiera ses ailes. Le show passera trop vite pour la quasi-totalité d’un public conquis, notamment quand il sera invité à chanter pour défendre leur ville en prévision du concert Parisien du lendemain. Les Allemands l’ont promis, rendez-vous en ces lieux dans deux ans.

Quelques bières bues avec les locaux avant de quitter le Transbo sur le tard…

Photos : EdguyDragonforce

Paris – Elysée Montmartre 15.02.2006 :

La pluie et la grisaille nous accompagnent sur la presque totalité de la route nous menant à la capitale ou nous arrivons vers 16H30. De nombreux fans sont déjà massés sur le trottoir devant la salle.

A peine l’intérieur de l’Elysée Montmartre, nous retrouvons une bonne partie des Dragonforce, qui insistent (NDR : bon pas trop ok…) pour nous offrir des bières. Les musiciens très contents des photos offertes la veille vont piocher des bières dans le fly-case vestiaire du chanteur transformé en réserve.

Ce soir le concert est pour ainsi dire à guichets fermés, des places ayant même été réinjectées dans le réseau de distribution. La foule impressionnante débordant sur la chaussée, les portes seront ouvertes avec de l’avance.

A peine un tiers des spectateurs a pénétré les lieux que Sabaton démarre avec une prestation identique à la veille avec des conditions sonores laborieuses et un minimum de lights. Aussi peu convaincants qu’à Lyon, ils vont devoir cravacher pour pouvoir s’assurer un minimum d’avenir.

La scène étant d’une superficie inférieure à celle du Transbo, pas de backdrop pour Dragonforce ce soir, et les sauts seront réduits à leur minimum. La set-list sera inchangée et même si le groupe à toujours la patate, force et de constater que les erreurs se multiplient. ZP Theart nous confiera à la fin du concert qu’ils ne se sont pas entendus sur scène durant la totalité du concert. Malgré tout l’énergie l’importe et même si le son en façade est loin d’être parfait, Dragonforce remplit son contrat la partie du public répondant aux sollicitations du chanteur du groupe ne cessant de croître. Le groupe devrait revenir prochainement en France en tête d’affiche, afin qu’on puisse les voir (et surtout les entendre) dans des conditions optimums.

Edguy proposera un concert paraissant encore plus carré qu’à Lyon, ce n’est pas rien. Tobias recyclera une partie de ses blagues et en ajoutera quelques nouvelles dont celle où il explique qu’il ne faut pas confondre Edguy avec Edgay. Le set-list est identique et le show est sacrément rodé avec un son excellent et un lightshow massif. Les moment les plus ennuyeux seront à mon sens les mêmes que la veille. Quel plaisir de voir un Elysée Montmartre quasiment comble résonner ainsi à l’unisson avec un groupe visiblement comblé, car même si le dernier album du groupe, de part son approche trop commerciale, est loin d’avoir convaincu, il est indéniable qu’Edguy devient une sacré bulldozer en live.

Photos : EdguyDragonforce

Murder-One