Archive for the ‘ Live Reports ’ Category

Summer Breeze Festival 2003 – 22 août

summerbreeze2003ban

www.summer-breeze.de
Taux de remplissage : 15.000
Son : Brouillon à correct
Lights : Inexistantes à magnifiques
Ambiance : Excellente
Moment fort : Les concerts de Heaven Shall Burn, Amon Amarth, Die Apokalyptischen Reiter…

Toutes les photos : cliquer ici

Le live report du vendredi 22 août :

Après une nuit courte mais tranquille, la horde se dirige lentement vers le site pour entamer la seconde journée. Nouveau cri de ralliement pour les français (moins nombreux que l'année dernière), " französe ? Salad !!! ".
Age of ignorance : j'ignore complètement le groupe, pour manger (à noter l'amélioration très nette par rapport à l'année précédente, les organisateurs ayant fait appel à des restaurateurs " Adler " dont la cuisine sera appréciée à sa juste valeur, cela dit c'est tout de même la nourriture végétarienne qu'ils proposent également qui remportera les honneurs du public et des hordes de VIP, non, par very imbéciles personnes…).
Phil : Age of ignorance jouera donc devant un parterre fort peu garni vu les excès de la veille (concerts et breuvages divers absorbés pour étancher la soif et lier les contacts amicaux…). Le groupe ne déchaînera pas le peu d'ardeur de ce petit monde présent sous un soleil déjà fort rayonnant. Le temps de regarder le 1er morceau et de filmer le 2eme et nous allons vite recharger un court instant les batteries. Musicalement c'est pas mal mais bien trop court pour se faire une réelle idée (20 minutes pour 4 morceaux)
La journée va être longue mais peu de groupes m'intéressent vraiment, donc j'ai décidé de me la jouer VIP area pour cette journée, surtout qu'on y entend très bien les groupes…

Fallen 2 pieces : ayant eu l'honneur en rendant ma poubelle l'année dernière au camping de recevoir en contrepartie leur CD, et nous avions pu constater que le clonage de Faith No More avait plus que jamais cours outre Rhin. Pas grand chose à en dire, une audience mesurée mais acquise.

dw-004_jpgLe groupe de metal gothique autrichien Darkwell succède sur la grande scène avec beaucoup plus de succès malgré un registre plutôt convenu et déjà entendu, en tout cas le chant de Stephanie (Phil : Stéphanie: oh oui !) est plutôt agréable et les compos efficaces (on sent une influence de Paradise Lost dans l'exécution des riffs de guitares). A noter une reprise un peu lourde de " Don't you " des Simple Minds.
Le Philou fera marcher sa caméra plus que pour certains autres groupes vu que la donzelle bouge tellement qu'il est très difficile de la prendre en photo (mais il va y avoir de la capture vidéo).
Je pense pour ma part que le fait d'avoir une chanteuse vaut au groupe sa grosse part de succès car cette jeune fille est vraiment captivante (mais elle est également captivée, en effet nous la croiserons souvent au camping mais malheureusement avec son petit ami) il n'en reste pas moins que le groupe joue bien et juste à découvrir sur album, le public apprécie et lance pour la 1ere fois de la journée des "Zu gabe !" fournis.
Thunderstorm : ni le hamster ni moi n'avons pu voir cette prestation car nous venons juste de nous retrouver après pratiquement 2 mois de silence ou presque (venant de ma part pour faire un peu le break avec tout ce début d'année fort en évènements au sein de métalchros), nous avions donc pas mal de choses à nous dire et nous avons donc zappé Thunderstorm.
Renseignements pris auprès de mes compagnons de voyage il en est ressorti une absence totale de souvenir face au résumé de ce groupe donc en déduire ce que vous voulez… Thortyir, qui a été voir une partie du concert, dira seulement que Thunderstorm joue du heavy doom à la Black Sabbath ou Cathedral, le génie de ceux-ci en moins. Pour paraphraser Phil, on ne retient rien du set.
Justice (13 :50 sur la grande scène), bonne surprise de la part de ces vétérans qui attirent beaucoup de monde, du heavy thrash puissant et accrocheur (très prenant à revoir très vite excellent) et extrêmement bien exécuté, un joli carton auprès du public pour une heure aussi " matinale ".
Hypnos, place sur la Pain stage au death metal de bouchers en provenance de Tchéquie, un set un peu brouillon qui va ravir les plus bourrins d'entre nous, malgré un son approximatif et peu enthousiasmant.
Phil : je n'avais pas accroché du tout à leur cd et bien leur prestation ne fera que confirmer mon opinion vraiment pas indispensable voir même à éviter…Thortyir, en tant qu'amateur averti de métal de la mort, dira simplement que le set des tchèques (très sympas avec le public au passage) était bien écrasant mais que, souffrant d'un son vraiment pas top, l'impact s'en est trouvé réduit. Dommage car je pense que ces ex-Krabathor méritent mieux.
Heaven Shall Burn entre en scène à 15 :00, autre découverte du festival sur la grande scène, quelque part entre du hardcore pour hsb-004_jpgl'attitude et le death mélodique suédois, le groupe reçoit un bon accueil sous un soleil de plomb. Les petits jeunes obtiennent également la faveur de déclencher un premier " circle pit " d'enfer, ce qui aura le don d'impressionner fortement les serveurs de bière ambulants dispersés dans la foule.
Les italiens de Graveworm investissent ensuite la petite scène, les avis seront partagés, un son mauvais, une prestation un peu bordélique pour les uns, efficaces pour les autres, le black metal italien fait autant l'unanimité que le Hollywood metal de Rhapsody…
Phil : Gros succès pour ces Italiens, la foule s'est massée devant la scène et va donner de la voix et des applaudissements nourris tout au long du set, le soleil tape de plus en plus mais la musique dispensée par ces latins est vraiment entraînante et intéressante.
Les titres joués live prennent une tout autre dimension par rapport au cd qui paraissaient plus bruts alors que là sur scène le côté mélodique prédomine.
Sur album il manquait un petit "je ne sais quoi" pour faire la différence et bien maintenant je sais que cette différence est comblée sur scène !
Très bon concert les "Zu gabe !" pleuvent.
Farmer boys : pas vu, désolé mais avec un nom pareil…
Phil : pas vu non plus. Thortyir a vu, lui, et possédant un album du combo allemand (le très bon " the world is ours ") et pour avoir déjà pu témoigner du savoir-faire des jeunes teutons à l'occasion du graspop 2001, j'attendais beaucoup du set des Farmer boys. Leur mélange de Gothic, new wave et nu-metal ne m'a cependant pas convaincu, la formation semblait être en pilotage automatique (la chaleur n'aidant certainement pas). Le groupe a certainement sorti un album non distribué dans nos contrées entre temps car je ne connaissais que deux ou trois titres. 
Disbelief : remplacer Vintersorg est une tache peu aisée, et le groupe n'a pas rempli sa mission, loin de là, à vrai dire nous n'attendions pas grand chose de leur prestation et elle ne laissera pas un souvenir impérissable… Leur Death metal à la Bolt thrower n'étant vraiment pas servi par le son, peut-être le plus brouillon de la journée.
aa-005_jpgEnfin les vikings sont de retour ! Deux murs d'ampli Marshall en guise de décor, un backdrop et les suédois d'Amon Amarth prennent d'assaut le festival avec le titre "Death in fire" sur la grande scène pour nous régaler avec un des meilleurs shows du festival. Le public est très nombreux pour les accueillir. Les albums The Crusher et Versus The World seront les mieux servis sur la set list. Et une fois de plus des milliers de métalleux vont se déchaîner en levant le poing et chanter par cœur les chants vikings… Assez impressionnant, le tout agrémenté de jets d'eau (activité qui va beaucoup amuser le service d'ordre tout au long du festival). Ce sera l'occasion pour l'imposant Johan de nous confirmer la venue du groupe en France cet hiver. Thortyir trouvera cependant le son un peu limite, la caisse claire et la basse étaient la plupart du temps inexistantes. Malgré cela, les morceaux du gang viking sont diablement efficaces et les musiciens bien en place, quoi qu'un peu statiques. 
Journée où les scandinaves sont à l'honneur au summer breeze : aucun moment de répit pour le public tant les groupes qui s'enchaînent méritent d'être vus.

Naglfar succède aux vikings sur la Pain stage et va faire un set très efficace, remportant le droit de faire un n-004_jpgrappel (il est vrai que le black métal survitaminé exécuté à grande vitesse ça laisse du temps pour un rappel).
Set list : Abysmal Descent / 12th Rising / Devoured by Naglfar / The Eclipse of Infernal Storms / Of gorgons spawned through witchcraft

Retour au power metal comme on dit outre Rhin pour étiqueter les groupes de heavy metal speedés. Primal Fear s'installe sur la grande scène (avec le backdrop de Black Sun et des plus petits de Nuclear Fire). L'affluence est plutôt mesurée, plutôt étonnant compte tenu du poids du groupe en Allemagne, le show est bien rodé, les classiques s'enchaînent et le batteur est particulièrement performant ! Ralf présentera alors Randy Black (Annihilator) qui rejoint officiellement le groupe (après seulement une journée de répet la veille). Ralf lui avait proposé la place alors que le groupe était aux USA, et avec un tel batteur Primal Fear s'est montré plus puissant (c'était plus impressionnant que les effets pyrotechniques employés en plein jour).
On notera que Ralph semblait manquer un peu de voix par instant mais le groupe faisant bloc musicalement fera ressortir une bonne prestation sur laquelle plane sans cesse le spectre de Judas priest (ce qui n'est pas pour déplaire à l'auditoire) représenté par la reprise de "Metal god", tous leurs meilleurs titres sont passés en revue et la set list ne varie guère par rapport aux prestations du BG Open air et du Wacken. Thortyir n'a pas aimé du tout et va donc passer sous silence la prestation de Ralph le castrat et de ses comparses, gnark gnark. A noter que le public, déjà massé devant la pain stage pour le show des reiters prévu juste après, n'a cessé de hurler " reiter, reiter, reiter… " à l'envi entre les titres de Primal fear… amusant. 

dar-005_jpgSuit alors un groupe qui confirme d'année en année son talent sur scène : Die Apokalyptischen Reiter qui va faire comme l'année précédente un set très convaincant.
Phil : Ils raviront le public très dense avec leur musique qui est un véritable patchwork de rythmes et de mélodies différentes tout cela à l'intérieur de chaque morceaux. Ce groupe allie le plaisir de l'ouïe et de la vue tant leur musique est riche, ils manient avec dextérité les changements de directions tantôt petite intro douce et mélodique qui se change soudain en un metal puissant et racé pour repartir dans une direction diamétralement opposée…Très bonne prestation le groupe me ravi à chaque fois de + en +, dommage que le public ne leur a pas donné un acceuil digne de leur originalité lors de leur venue à LA LOCO su Paris Tout à fait d'accord avec Phil, Thortyir dira simplement que l'ambiance était absolument fabuleuse (tout comme à Wacken d'ailleurs) et que les reiter ont tout déchiré. A noter l'interprétation des fabuleux " licked by the tongues of pride ", " we will never die ", " iron fist " et en cloture du fantastique " Metal will never die ", titre hommage à notre style de prédilection et à tous ses acteurs, qui a été jusqu'à mettre la larme à l'œil à plusieurs métalleux présents. 
21 :00 la foule se presse devant la grande scène pour accueillir les fuckin' Children Of Bodom from fuckin' Finland. Mais tout ne va pas se cob-003_jpgpasser comme prévu. COB à raté l'avion, et va arriver quelques minutes avant le début du show sur le site. Les roadies vont courir comme des dératés pour mettre en place le matériel, faire les soundchecks… (les injures fusent derrière : " perkele "…) bilan, c'est avec 25 minutes de retard qu'Alexis et ses comparses démarrent leur concert. Dès les premières notes de Needled 24/7 on peut constater à quel point le groupe est bien rodé, et que Roope Latvala (guitariste de Sinergy qui remplace Ale) est parfaitement à l'aise. Les lights sont somptueux, et l'on ne pourra que regretter que le show soit amputé d'un bon ¼ d'heure, les organisateurs auraient sans doute pu intervertir In Extremo et Children of Bodom afin que les timings soient respectés…
Phil : le moment tant attendu est enfin arrivé mais hélas au sortir de ce show c'est bien un manque que l'on ressent, notre conduit auditif n'est pas rassasié et tout ceci à un air d'inachevé qui vous laisse sur votre faim tout comme leur dernier album… Faites que le groupe revienne vite nous voir avec un show complet La dextérité des musiciens est vraiment impressionnante,mais le set s'achève trop vite… vivement leur retour en tête d'affiche… qui ne sera cependant pas prévu pour tout de suite, le groupe partant sur les routes US en automne en compagnie de Nevermore, Dimmu Borgir et Hypocrisy !
Amorphis va poursuivre cette journée scandinave avec un set de 45 minutes qui va ravir une foule nombreuse (n'empêche je maintiens que Pasi Koskinen possède une timbre de voix qui n'est pas sans rappeler Chuck Billy de Testament), le son puissant, des jolies lumières et le succès est assuré.
Avis divergeant du Philou : la pression retombe brutalement avec Amorphis et son death-prog (si, sije vous assure c'est prog enfin surtout sur les nouveaux morceaux) ça repose mais à cette heure là après les prestations plutôt rythmées et riches en couleurs des précédents groupes ça endort un peu de + la fatigue commence à se faire sentir et un léger froid atmosphérique règne déjà et la musique d'Amorphis n'aidera point au réchauffement corporel.
Reconnaissons que musicalement c'est carré et très bien interprété mais le moment n'est pas propice à ce genre de musique pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur. Thortyir, pour sa part, a vraiment apprécié le set des finnois bien que le live ne semble pas être leur exercice de prédilection (Pasi, le chanteur est TRES statique, et un des guitaristes s'allumera une petite clope sur scène, tout en jouant…). Le plaisir est venu de fait qu'Amorphis est un groupe n'ayant pas honte de son passé, toutes les périodes sont revisitées, du premier au dernier album, ce qui donne une impression de grande variété. 
23 :25 C'est l'heure d'entrer en scène pour la tête d'affiche de la soirée, In Extremo, metal folklorique et martial (grosses guitares saturées et cornemuses, harpe, banjo, flute… quelque part entre Subway To Sally et Rammstein en somme). On frôle la saturation devant la grande scène tant la foule est nombreuse. Une fois encore les lights sont au rendez vous, ajoutez des effets pyrotechniques du meilleur cru (le chanteur qui fera un numéro de cracheur de feu…), musicalement les morceaux sont joués de façons très différentes par rapport aux précédentes prestations et un public complètement acquis et vous avez là un show convaincant.
Un show parfait qui redonne la pêche et dissipe froid et fatigue dommage que ce soit déjà fini…
Il est près d'une heure du matin quand la horde de Finntroll monte sur la Pain stage pour conclure cette seconde journée par une bonne dose de Black "troll" metal. Les trolls arrivent sur scène passablement énervés : ayant loupé l'avion à Helsinki, errés pendant 3 heures pour trouver le site (là c'est rassurant nous n'étions pas les seuls à nous perdre alors !), les finlandais se sont rendus compte à l'arrivée que leurs fringues, instruments de musique étaient restés au point de départ. Heureusement, Amorphis va leur prêter son matériel et le groupe va se défouler, Wilska était particulièrement en verve, présentant chaque chanson (on retiendra ses explications sur celle consacrée à la revanche de la forêt, ou encore celle qui se passe dans un sauna, ou le délire sur la compo consacrée au champignons jamais enregistrée, ou Wilska fait promettre à l'audience qu'elle ne doit pas dire qu'elle l'a entendue sur scène et enfin un petit mot en guise d'hommage à leur défunt guitariste en intro du 2eme titre "le groupe lui survivra"…). Le public déchaîné recevra les remerciements du groupe (dédicace de Wilska aux fans français, suisses, belges qui ont fait le déplacement). Wilska remerciera également un fan qui aura le bon goût de lui jeter un verre de bière sur scène ("Cool, a beer ! Give me an other one mother fucker").
Finntroll sortira de la scène soulagé après avoir jeté un rappel qui achèvera en beauté la journée… 
(l'after sera marquée par l'offrande d'Oraidersa de bouteilles de Ricard à Wilska qui le remerciera chaleureusement en l'appelant "ma pouffe merveilleuse" :)) tandis qu'il tentera de subtiliser en vain un fût de bière, shootera une bouteille d'eau d'un membre du service d'ordre avec moins de succès que la salade et pour finir obtiendra sans peine des bouteilles de bières dans le tour bus d'In Flames qui venait de s'installer…).


Jeudi 21 août [cliquer ici] / samedi 23 août [cliquer ici
Hamster, Phil'em all, Thortyir, Oraidersa

Summer Breeze Festival 2003 – 21 août

summerbreeze2003ban

 

 

 

 

www.summer-breeze.de
Taux de remplissage : 15.000
Son : Brouillon à correct
Lights : Inexistantes à magnifiques
Ambiance : Excellente
Moment fort : Les concerts de Bloodflowerz, Napalm Death, Symphorce, Rage, Subway To Sally et The Kovenant…

Toutes les photos : cliquer ici

sb-plakat2003

Le live report :
Au tour du Hamster de sortir de sa tanière pour bronzer en festival ! Un périple entamé en train pour rejoindre à Strasbourg la tribu des Chuuls, qui s'achèvera en voiture quelque part entre Stuttgart et Ulm. Une fois arrivés le jeudi matin à destination, Absgtmünd (plutôt ultime dans la catégorie imprononçable, d'ailleurs les autochtones ont aussi du mal semble t-il), c'est une impression de chaos qui domine. 
L'accès du festival est bouclé par un imposant service de sécurité pas des plus accueillants et malgré l'aide d'une charmante villageoise, nous ne parvenons pas à trouver l'accès au camping (au départ nous avions bien l'idée de tous nous inviter au camping VIP vu que deux éminents membres de la horde en faisaient partie, mais cela s'avérera impossible et non négociable à l'accueil). Grâce au Chuul Oraidersa, c'est finalement chez l'habitant que nous pourrons monter notre village éphémère (pourtant ce n'était pas gagné vu le regard terrorisé du bambin sur le pas de la porte qui se demandait bien à quelle sauce Oraidersa allait le manger !). 
Profitons en d'ailleurs pour les remercier une fois encore pour l'accueil, nous aurons donc l'avantage de ne pas subir toute la nuit les hurlements des milliers de campeurs qui auront amenés des sonos monstrueuses pour accompagner leurs beuveries et hurlements (" Slayer " et " Helga " étant les cris les plus communs à la tribu métalleuse).

Outre les changements apportés au village, on aura pu constater nombre d'améliorations qui font du Summer Breeze un de ces festivals incontournables : le camping réservé aux métalleux à été rapproché (il n'est plus qu'à un petit kilomètre du site) et pourvu de 40 douches. Par contre les navettes ont été supprimées. Le temps de s'installer et on se précipite à l'entrée pour passer aux choses sérieuses, le stand Jack Daniels figure en bonne place près de l'entrée (cela va compenser l'absence cette année du stand Red Bull, arf, adieu les Red Bull + Vodka !), et sera le point de ralliement de la horde tout au long du festival

Le metal market est encore une fois bien pourvu et va se révéler être un cauchemar pour nos portefeuilles (mais comment résister ?). On notera que le stand de Century Média est d'emblée pris d'assaut par des métalleux avides de pouvoir écouter au plus vite la dernière galette d'Arch Enemy. Et bonne surprise pendant que nous nous dirigeons vers les scènes, les toilettes ont été déplacées au fond. Ce qui nous évitera de subir les inondations nauséabondes qui s'étaient produites l'année dernière à proximité de la grande scène. 
Autre innovation non négligeable, des toilettes en dur on été également installés avec des lavabos, et cela fera partie des moments de bonheur du festival que d'éviter les chiottes chimiques !
Etant arrivés en retard (cela dit, aller au Summer Breeze sans se perdre ce ne serait plus la même chose), le festival à déjà commencé sans nous ! 
Heureusement le radioteur nommé Phil'em all est bien au rendez-vous et à 14h00 Sleepingodslie entame son set : vu de loin les Munichois jouent du rock à tendance un peu heavy c'est sympa et pas violent pour commencer ce festival, sympa sans plus.

Après cette première demi-heure c'est au tour de Final Breath, les thrasheurs allemands qui ont réalisé un album assez réussi en compagnie de l'incontournable Andy Classen passent à la vitesse largement supérieure avec un bon vieux trash qui décape et le public adhère totalement ce groupe prometteur est à revoir assez rapidement.
Le tempo retombe avec le groupe belge Sincere qui pratique sur la grande scène un Grunge (mélodique et sautillant, pas désagréable pour certains qui viennent seulement d'arriver pour entamer les hostilités) mais voilà après leur prestation aucun titre ni mélodie ne restera en souvenir, franchement pas terrible (même après revisualisation de la vidéo).
e-002_jpgA 15h30, le groupe autrichien Edenbridge démarre son set, un metal mélodique bien exécuté (note de Phil : le hamster n'a pas dû se laver les oreilles ce matin ou bien ses bouchons sont trop enfoncés) malgré une tendance à être un peu linéaire, c'est seulement à la fin du set qu'une accélération de tempo bienvenue réveillera le public qui commence alors à s'amasser nombreux devant la Pain stage, sous un soleil écrasant.
Avis de Phil sur le set d' Edenbridge : " je dois dire que j'attendais depuis longtemps de voir ces autrichiens en live mais quelle ne fut pas ma déception que d'entendre cette chanteuse si agréable sur albums chanter si faux par moment et cela va être de même pour la guitare. Je fus dépité car la vidéo m'apportera la confirmation que mes oreilles fonctionnent très bien, apparement le public n'en tient pas rigueur au groupe et on entend les premiers "zu gabe !" du festival comme quoi le charme féminin peut masquer certaines carences…"
Hamster : Bon j'avoue que j'ai pas non plus été des plus attentifs au set d'Edenbrige : ))
16h15, place au groupe allemand Bloodflowers sur la grande scène. Le métal goth efficace et direct semble apprécié vu l'audience (ah bon, ce serait la chanteuse qui provoque une telle affluence ?). Le groupe axe son show sur le dernier album – 7 benedictions / 7 maledictions (pas original mais tellement accrocheur) et remporte un franc succès, le premier du festival (note de Phil : j'en suis sûr maintenant notre hamster ne regarde pas les concerts en intégralité car le précédent groupe Edenbridge a bien remporté un franc succès, c'est celui-ci le 1er du festival – NDH : oui mais l'audience était nettement plus nombreuse pour Bloodflowerz, donc je maintiens, na !) Bloodflowerz confirme car sa prestation de l'an dernier à ce même festival ne nous avais pas laissé insensible (ni aux charmes de la chanteuse ni a la bonne exécution du set), le groupe est vraiment très à l'aise sur scène et joue avec justesse lui. (note de Thortyir : Perso, moi je trouve que ça sonne un peu comme Evanescence).
Setlist : ablaze / black snake sister / wild heart / fire in paradise / dorian / false gods / till the end / unperfectly perfect / diabolic angel

Psychopunch : c'est du punk pour notre philou qui n'a pas manqué d'apporter sa caméra et surtout ses jumelles (pour repérer celles qui feront l'honneur de ses séquences vidéos privées dont lui seul à le secret !).
Ce groupe suèdois découvert par votre serviteur très récemment faisait partie des groupe que je ne voulais surtout pas rater.
Si vous connaissez et appréciez Hardcore superstars et Gluecifer (2 groupe suèdois également) alors précipitez vous chez votre disquaire et achetez les albums de Psychopunch !
Leur prestation fut un réel moment de pur bonheur Punk'n roll joué à donf sans fioritures c frais et bien senti, on notera l'hommage à Joey Ramone avec leur morceau "Here today" tiré de leur dernier album en date (The pleasure kill), le groupe a commencé son set devant un public clairsemé mais qui devient vite dense. Devant la scène un "pogo" est lancé sous cette chaleur de + en + forte.
Une prestation en tous points parfaite un groupe à revoir très rapidement et surtout à ne pas oublier PSYCHOPUNCH. 

nd-005_jpgArrive alors un des groupes attendus au Summer Breeze, Napalm Death déboule sur la grande scène, et il se passe quelque chose d'incroyable : il pleut ! Il ne pleut que pour eux ! Il ne va pleuvoir qu'une seule fois pendant le festival et cela va tomber sur eux ! " Un temps de merde venu d'Angleterre, pour un groupe anglais " (en fait il dit ceci : fuckin' English band for a fuckin' English weather") lâche Barney. Le set est implacable et le groupe va bénéficier d'un son correct (ce qui ne sera pas toujours le cas sur la grande scène, tandis que sur la Pain Stage ce sera généralement plus supportable). Le public qui se déchaîne sous la pluie va en redemander et Napalm Death se révélera un des moments inoubliables du festival (Oraidersa ne pourra que le confirmer, il profitera du show de Napalm Death pour inaugurer l'infirmerie du festival après un slam particulièrement acrobatique !!). Les anglais auront fait plaisir aux fans de la première heure en faisant la part belle à leur anciens morceaux tels que " suffer the children " ou quelques boucheries exhumées du premier album, j'ai nommé " Scum ", " Life ? " ou " The kill ".
La pluie cesse, et après ces 45 minutes rafraîchissantes c'est Symphorce qui déboule sur la Pain stage avec Andy B Franck (Brainstorm) à sa tête. 40 minutes intenses ou Andy confirme qu'il est un grand frontman, accompagné par un groupe soudé sur scène et qui montre un évident plaisir d'être la. Le public se presse massivement pour acclamer le groupe et les titres de Phorce fullahead sont vraiment impeccables sur scène (plutôt de bon augure avant l'enregistrement en septembre de l'abum " Twice second " 
Après Symphorce, c'est Rage qui arpente à 19 :20 la grande scène auprès d'une audience toujours plus nombreuse. Le groupe obtiendra rage-001_jpgsans peine le record de slams de la journée avec un très bon set (le même ou presque qu'au Wacken 2003) (tout au plus pourra t-on rechigner sur le fait que le solo de batterie de Mike Terrana était un peu longuet, mais plus court qu'au Wacken et qu'au Blind Guardian Open Air 2003). Premier rappel massivement demandé et obtenu de la journée avec le morceau "higher than the sky".
Pungent Stench avait la lourde tâche de remplacer Meshuggah sur la Pain stage, et ce fut surprenant en tous points autant musicalement (un death metal de tradition très carré) que vestimentairement (habillés en moines il se retrouvent juste en slips de cuir noir, look un peu sado pour tout dire), il nous ferons une très bonne interprétation de "La bamba" je découvrais ce groupe sur scène et ce fut une bonne surprise.
A 21h15 c'est au tour des vétérans suisses de Krokus de s'emparer de la grande scène. J'avoue, je ne suis pas amateur des clones d'AC / DC (période Bon SCOTT), mais tout de même il faut reconnaître le savoir faire du groupe qui va remporter un gros succès auprès du public qui ne peut s'empêcher de taper du pied et de dodeliner de la tête. Manifestement ça fait du bien de renouer avec le passé surtout quand ça sonne ainsi.
Pyogenesis : le groupe à l'air de plaire à la foule présente ici en distillant sa Pop teintée d'Electro et de Rock-Métal (oui mais pas trop !), des mélodies sirupeuses dans un Rock-Metal très aseptisé.
sts-005_jpgLa tête d'affiche du jour s'avance sur la grande scène, Subway to Sally est un groupe énorme en Allemagne et cela se voit, imaginez 12.000 personnes qui acclament, chantent par cœur les chansons… L'accueil est tout simplement triomphal. Le set est surprenant vu le changement du ton adopté par le groupe avec le nouvel album : moins mélodique, plus lourd (pas loin de Rammstein ou de leurs confrères d'In Extremo), et un sentiment mitigé car le meilleur cotoie le moins bon pendant le set. Les effets pyrotechniques et les lights sont de toute beauté, on notera l'apparitions de cracheurs de feu sur Tanzen (ou tout le public sautille comme un seul homme). D'après Simon (guitare, chant), on peut espèrer une venue du groupe l'année prochaine à Paris, mais rien n'est moins sûr.
Phil à préfèré leurs prestations du Blind Guardian Open Air 2003 et du Wacken 2003 mais leur show et leurs mélodies (même chantées en allemand) restent efficaces et attrayants.
Ah si on pouvait les voir sur un scène française je pense que ça créerait des vocations par chez nous. Thortyir, lui, préfère penser que Subway est un groupe d'allemands pour les allemands. Bien que certains morceaux soient très efficaces, je trouve dommage que, sur le petit dernier, on sent leur volonté de devenir rammstein à la place de Rammstein. Malgré cela, les titres plus " médiévaux " passent très bien et le groupe nous offre quelques bons moments.
Le public, malgré l'heure tardive (00 :45), reste nombreux et va se déchainer (note du Phil :surtout la gente féminine qui dansera en se trémoussant sensuellement) pendant le set de The Kovenant dont le metal, électro, indus, black (ndphil : froid comme la mort qui ne réchauffera pas l'atmosphère qui s'est raffraichit de plus en plus après ce soleil de plomb de cette 1ere journée) va être très convaincant (un succès à l'image de celui qu'avait remporté Pain l'année précédente en somme). Thortyir dira quant à lui avoir bien apprécié le show, bien qu'un peu linéaire sur le début. Et puis il reste quoi qu'il arrive des morceaux de bravoure comme " Mirror's paradise ", " New world order " ou encore le terrible " Chariots of fire ", seul titre tiré de la période " pré-animatronic " des norvégiens. 
Et la première journée s'achève, ou l'on pourra découvrir que le stand de metal Hammer (pris d'assaut pendant les séance de dédicaces) fait également office de boite de nuit métal (avec un matraquage plutôt bienvenu de " Master of Puppets "). Retour au stand Jack Daniels pour retrouver la horde, quand un autochtone découvre que nous sommes français ! " Französe ? Salad !!! " (français ? salade !) Il nous offre – en signe d'amitié sans doute – une immense salade qu'Oraidersa (sorti depuis bien longtemps de l'infirmerie) va shooter, au point qu'une pluie de feuilles de laitue va tomber sur tout le monde devant le stand (un moment grou quoi…). Retour chez l'habitant, alcoolisation pour clore la journée.

Vendredi 22 août [cliquer ici] / Samedi 23 août [cliquer ici]

Hamster, Phil'em all, Thortyir, Oraidersa

 

Vader – Krisiun – Dying Fetus
Monstrosity – Houwitser – Decapitated
Intervalle Bizarre – Prejudice

Taux de remplissage : plus de 650 personnes
Son : bon à très bon
Lights : corrects
Ambiance : chaude.
Météo : fournaise, slams nombreux

Photos : Vader Krisiun Dying Fetus – Monstrosity Houwitser – Decapitated – Intervalle BizarrePrejudice.

le premier concert important de la rentrée s'est déroulé à un horaire inhabituel à la Locomotive, ouverture des portes à 15 h 00, on va pouvoir assister à un concert en ayant l'assurance de pouvoir rentrer en empruntant les transports en commun ! Quelques nouveautés à la Loco, une passerelle supplémentaire agrémente le côté droit de la salle, et la scène à été avancée d'un bon mètre.

C'est un véritable festival de Death métal auquel on va assister, pas moins de 8 groupes vont se succéder sur scène (le tout pour 17 Euros en prévente !), les métalleux ne s'y sont pas trompés et sont venus nombreux.

15 h 25 : Prejudice entre en scène et va livrer un death carré, assez technique, et exécute des compos très efficaces, ce qui lui vaut un bon accueil des déjà nombreux métalleux présents. Une demie heure de set et les belges doivent laisser la place.
16 h 10 : C'est au tour d'Intervalle Bizarre d'arpenter la scène ; les tchèques vont vainement tenter de convaincre le public avec un death bourrin, sans finesse, et un frontman au regard illuminé qui sautille sur la scène entre quelques slammers.
17 h 00 : la température et le ton montent : l'entrée des polonais de Decapitated provoque les premières réactions enthousiastes dans la salle… au menu, un death brutal sans concession, les slammers s'en donnent à coeur joie… Le groupe bénéficie d'un son plus fort (mention spéciale au batteur), pas original mais une bonne démonstration de death brutal tout en puissance.C'est le moment de faire une pause au bar et de tenter de rafraichir le gosier, parce que la Loco pleine comme un oeuf c'est rapidement étouffant… Làs ! Les bières ne seront que tièdes…
17 h 45 : Houwitser , du Death/grind hollandais, musicalement pénible et ennuyeux, il y aura tout de même du spectacle sur scène, pas forcément du meilleur goût… Le chanteur (oui, d'accord rédac chef, vocaliste) porte une cagoule (aurait-il honte de sa prestation ?), et à l'instar du reste du groupe un uniforme, bon vous z'avez compris c'est la guerre. Entracte avec une charmante créature qui viendra mimer une fellation au vocaliste, elle devra quitter la scène rapidement (le batteur -jaloux ?- n'avait pas l'air de lui souhaiter la bienvenue). Enfin, le chanteur (oups, vocaliste) s'aspergera de bière tout en gardant sa cagoule. Et la musique me direz vous ? Aucun souvenir… désolé.
18 h 40 : Fin de la récréation, Monstrosity débarque sur scène, et va s'avérer assez décevant. Tony le guitariste ne cesse ne prendre des poses, au rayon concours de grimaces le batteur tire la langue aux photographes, et la musique en prend un coup… Un peu de modestie me semble t-il ne ferait pas de mal au groupe qui ferait mieux de se concentrer sur ses compos que sur des poses à la limite du ridicule… Le groupe est passé à côté de son set, malgré de bonnes conditions (son, lights, et public tout acquis). Cela dit, le groupe va recevoir un bon accueil des métalleux.
19 h 40 : On monte d'un cran, aussi bien sur le plan sonique que sur la qualité des prestations, Dying Fetus va réaliser un set écrasant, et ce malgré l'absence du deuxième guitariste (qui ne rejoindra le groupe qu'en décembre). La Loco s'apparente à une véritable fournaise, et le groupe en rajoute dans la tuerie ultime, avec son death agrémenté de passages plutôt hardcore (on notera un look plus proche du New york hardcore que des garages de Floride, je sais, la mode vous vous en foutez !). En bref, show brutal, et accueil enthousiaste…
20 h 35 : Le trio brésilien –Krisiun – va achever de chauffer la salle, avec un set imparable, on a affaire a un groupe de scène ultra efficace qui va recevoir un super accueil des métalleux qui sont compactés devant la scène… Seul moment dispensable, le solo du batteur, heureusement assez court qui a coupé le set.
21 h 30 : Le public s'impatiente et attends Vader qui prend son temps… Encore 10 minutes et le groupe surgit sur scène. Une petite heure de show -semblable à l'excellent concert donné par le groupe au summer breeze festival, et Vader s'impose avec aisance… Le concert est coupé en trois parties qui démarrent avec une intro aux claviers (enfin une séquence pour être plus précis). Le son est bon et les lignts restents corrects. L'album Revelations est passé au crible, parmi les meilleurs moments, il y a bien sur "Epitaph" (quand Peter hurle "kill'em all", arf c'est terrible), "the Nomad", "when darkness calls", "wolftribe", un titre du premier album, "Silent empire" (LP "De profondis" 1995). Peter remercie chaleureusement le public (qui donne quelques signes de fatigue…). En final "Revelation of black moses" conclu le set et ce mini festival… 
Vu l'accueil triomphal des métalleux fait à Vader, pas étonnant que le groupe revienne donner en février 2003 8 concerts en France (dont le 15/02 à Paris au Club Dunois).