Après un premier EP prometteur, Helioss, duo composé de Nico aux instruments et de Pierre (ex-Dividead, Scornforger et Unchained) au chant, est de retour avec son premier véritable album, The Forthcoming Darkness. Alors, sont-ils parvenus à confirmer leur potentiel déjà dévoilé sur leur premier effort ou rejoignent-ils la longue cohorte de ces groupes « feu de paille » qui n’auront brillé que l’espace d’un EP / album ?
Il m’aura fallu pas mal de temps et d’écoutes pour pouvoir me prononcer sur les qualités de cet album, ce qui est plutôt rassurant. En effet, j’ai la plume facile lorsqu’un album ne me plaît pas et j’ai paradoxalement toutes les peines du monde à expliquer pourquoi certains groupes font mouche à mes yeux sans pour autant donner l’impression de tomber dans le fanboyisme basique.
Tout d’abord, il y a la musique : à lui seul, Nico est parvenu à composer 13 morceaux de qualité supérieure. Chaque instrument, qu’il soit enregistré ou programmé, vient se joindre aux autres pour donner, au final, un résultat cohérent et, surtout, agréable à écouter. La production est claire et équilibrée, le tout sonne très professionnel (preuve, s’il en fallait encore une, qu’il ne faut pas forcément être signé pour sortir un produit de qualité). Par ailleurs, au niveau des ambiances, l’ajout d’instruments classiques apporte cette petite touche originale qui rend l’album encore plus intéressant à écouter.
Au niveau du chant, Pierre a une nouvelle fois réalisé une belle prestation : ses lignes de chant s’intègrent parfaitement aux compos, et il nous dévoile toute l’étendue de son registre (qui n’est pas sans rappeler celui d’un Peter Tägtgren) tout au long de l’album. L’artwork, enfin, est la cerise sur le gâteau : sobre, très pro, il vient parachever un opus déjà très alléchant.
Avec ce premier album, Helioss marque des points. Ce projet ne foulera certes jamais les planches de vos salles de concerts préférées (même si on ne peut jamais dire jamais), mais il mérite néanmoins toute votre attention. À surveiller de près, je suis déjà très curieux quant à la suite de leur carrière !
[8,5/10] Mister Patate
Autoproduction – 2012
Tracklist 1. Era of Rain 2. The Worm Inside 3. From the Buddha to the Cross 4. Genocide 5. De Occulta 6. The Last Glow of the Universe 7. Architects 8. The Legion of Pariahs 9. At the Center of Infinites 10. Demiange 11. The Burning Eyes 12. The Dance of the Vampire 13. Among the Dead
Chuck Schuldiner évoque chez nous tous un nom, celui de Death, pionnier du genre du même nom. Ce génie, disparu bien trop tôt, a marqué de son empreinte le Death Metal… mais avant Death, il y avait Mantas, le premier projet de Chuck, accompagné par Kam Lee et Rick Rozz. En l’espace d’un an, Mantas avait sorti quelques démos avant de prendre le nom de Death, et c’est précisément cette période qui est désormais regroupée sur cette réédition sortie par Relapse Records.
Après avoir sorti deux albums dévastateurs en 1991 et 1993, Morgoth nous avait fait ce que l’on appelle aujourd’hui « une Morbid Angel », un suicide musical collectif, en proposant Feel Sorry For The Fanatic, album bancal et en rupture totale avec ses prédécesseurs. Les réactions avaient fusé, le groupe avait pris l’eau, le rideau se baisse et adieu Morgoth. Nous sommes alors en 1996, et le groupe va entrer dans une longue hibernation, jusqu’en 2011 et son retour remarqué sur les scènes de plusieurs festivals européens (dont un Death Feast Open Air d’anthologie). Nous voici en présence d’un témoignage de cette tournée avec Cursed To Live, premier live officiel du groupe.