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Hamster Forever
Oct
8
Un peu plus de deux années se sont écoulées après l'album " Code Of Consequences ", Izegrim se jette à nouveau dans l'arène avec un quatrième album qui laisse un poil sur sa faim en dépit d'évidentes qualités. Allons droit au cheveu sur la soupe, il y a une désagréable impression d'avoir affaire à un album au propos linéaire, qui n'accroche pas plus que ça les conduits auditifs en dépit d'une exécution impeccable (du chant rageur de Marloes à la section de rythmique, en passant par les guitares rugissantes, tout le groupe met un point d'honneur a taper dur).
Dans l'ensemble, le monolithique Death Trash est un poil étouffant. Izegrim donne l'impression de décoller seulement à partir du troisième morceau de l'album, le percutant et mélodique "Celebration Gunfire". On rechute un peu avec " Endless Strife "un tantinet poussif. Puis fort heureusement le groupe se montre plus souvent convaincant et aligne ses coups avec précision dans un registre agressif en continu, teinté de rares ponctuations mélodiques. Le soufflé retombe lors du dernier morceau, Izegrim tel un fauve épuisé d'avroi secoué sa cage metallique manque ses coups de griffes.
Le Thrash Death au son moderne, à la sauce pilonnage intensif, on connait, Izegrim et d'autres illustres prédécesseurs ont d'ores et déjà aligné quelques albums qui doivent figurer aux meilleurs places d'une discothèque de tout amateur de metal amateur du genre. La brillante exécution alliée à une production au poil ne font pas tout. Il reste un album solide et efficace, mais on peut penser qu' Izegrim pourrait proposer mieux encore.
Hamster (07.5/10)
www.izegrim.nl
www.facebook.com/Izegrim
Listenable / 2013
Tracklist (44:16)
1. Relic of the Past 2. Decline and Fall 3. Celebration Gunfire 4. Endless Strife 5. Deterioration from Perfection 6. Unchallenged Domincance 7. Modern Day Freak 8. The Legion 9. Carousel of Death 10. Manifest of Megalomaniac (avec Sabina Classen d'Holy Moses) 11. Carnival of Deception
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Hamster Forever
Oct
2
2012, année pourrie, l'Apocalypse annoncée par les Mayas ne s'est pas produite. En revanche Evoken a livré cette année là une bande son cataclysmique digne de la fin du monde. Voilà en 2013 la réplique d'Ataraxie. Vous n'imaginez pas les réjouissances auxquelles se livrent les quelques membres de la sombre communauté du Funeral Doom, tressage de cordes, tri de friandises chocolatées qui ne fondent pas dans la main selon les nuances de couleurs et…. écoute religieuse du quatrième (en incluant The Other Path) effort du groupe normand.
Je me rappelle encore de Juha de Swallow The Sun qui disait il y a quelques années, que comparé à Ataraxie, son groupe « sonne presque comme du Stratovarius ». Qu'il soit rassuré, ce n'est pas cette année que nous verrons Ataraxie subir les affronts de la vieillesse tel un Morbid Angel fatigué flirtant avec l'electro radi-cuculte.
Non, rien de tout cela, écouter le nouvel album d'Ataraxie est une expérience, un poil éprouvante pour tout non initié au funéraire Doom Death Metal. Une immersion "De la vie à la mort, ou de l’être au néant " comme dirait l'autre.
5 ans après Anhédonie qui semblait un horizon indépassable, tant le groupe avait gagné en maturité et repoussé ses limites, Ataraxie récidive. Haut la main. Avec une recette éprouvée, une production massive, une introduction en apparence anodine qui laisse la place à un Doom glacial et tout en puissance (et forcément en lenteur), balayé par un Death Metal sauvage qui colle aux murs (à l'image de Face the Loss of Your Sanity qui démarre en trombe).
Ecrasant, implacable, on a beau avoir l'habitude quand on est amateur du groupe, on se prend en pleine figure près de 80 minutes imposantes qui ne laissent guère de répit. Et qui défilent sans susciter l'ennui. Pas même Nausée , la plus longue compo du groupe écrite à ce jour, qui maintent l'auditeur captivé. Le genre d'album qui nécessite plusieurs écoutes et dont on découvre de nouveaux éléments à chacune d'entre elles. L'Être est la nausée est plus qu'une confirmation, Ataraxie s'affranchit des influences passées (notamment diSEMBOWELMENT, s'il ne fallait citer qu'un seul groupe) pour imposer son style. Aux vocalises, Jonathan livre une nouvelle fois une prestation de haute tenue, alternant encore anglais et français (plus présent qu'auparavant) growls, cris et chuchotements. Les autres membres ne sont pas en reste et livrent un travail d'orfèvre, sans compromis aucun, Ataraxie n'est pas du genre à mettre de l'eau dans son vin. Au risque d'être un poil difficile d'accès, mais c'est la loi du genre. L'album Doom Death de l'année d'un groupe au sommet de son art. La fin du monde c'est maintenant.
Hamster (09/10)
www.ataraxie.net
Page Facebook
http://www.myspace.com/ataraxie
Weird Truth Productions / 2013
Tracklist :
CD 1 1. Procession of the Insane Ones (20:11) 2. Face the Loss of Your Sanity (17:49) 3. Etats d'Âme (3:04) CD 2 1. Dread the Villains (11:00) 2. Nausée (27:12)
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Hamster Forever
Oct
1
Oubliez les clichés, sur l'Inde, Bollywood et j'en passe… Aussi exotique que cela puisse paraitre, le Metal sévit aussi là bas. Notamment à Mumbai (une des premières implantations locales d'un Hard Rock café), ou en 2001, Sahil Makhija (guitare, chant, batterie), fondateur du groupe de Black Death Demonic Resurrection, monte comme projet solo, Reptilian Death.
La recette, s'avère être une mixture mêlant Grindcore et Death metal. Simple, efficace.
10 années après le premier album sorti en 2003 et quelques EP, force est de constater que le projet est devenu un groupe à part entière. L'évolution est très nette, le Grindcore teinté d'humour potache est relegué à l'arrière plan, au profit d'un Death brutal et dont la seule concession est la concision. Reptilian Death ne s'attarde pas en chemin, les compos ne dépassent pas le cap des 4 minutes.
Au delà de l'intro un poil anedotique, on pourra constater le savoir faire, dans une veine somme toute classique du point de vue européen habitué au Death un poil brutal et technique. Soyons clairs, Reptilian Death n'apporte rien de neuf. On retiendra toutefois des compos suffisamment accrocheuses, plutôt énergiques et bien ficelées qui pourront attirer l'attention. Sans oublier une production correcte. S'il ne fallait en retenir que deux titres, il y aurait le très percutant O qui blaste à tout va, et Emergence – The World, Your Playground, qui allie brutalité et mélodie pour conclure l'album. Une bonne carte de visite en somme pour sortir de l'ombre et se faire une place sur la scène internationale. Passé le cap de la sortie de l'anonymat, il reste à Reptilian Death à s'imposer parmi une concurrence relevée, ce qui ne sera pas une mince affaire.
Hamster (07/10)
www.facebook.com/ReptilianDeath
Old School Metal Records / 2013
Tracklist (39:04)
1. Primevil 2. Inchoate 3. Stimulate. Hike. Impel. Tear 4. Soaked With The Imperfections of Puerile Blood 5. Emerge, Hatred, Emerge 6. Distorted By Bondage, Blood & Bestiality 7. Unnervingly Perverted At The Altar 8. Patchwork And The Art of Skinning 9. O 10. Now You Graze Upon Me 11. Marvelous Gods – The Apple of My Eye 12. Emergence – The World, Your Playground