8:18. Derrière ces chiffres à priori énigmatiques (note pour les satanistes qui préfèrent bruler les églises que lire la bible, c'est une référence à ce best seller) se cache le cinquième album de TDWP. Annoncé comme plus sombre que le précédent- Dead Throne – par le groupe de l'Ohio, il s'avère à l'écoute que ce nouvel effort se situe dans l'ensemble dans la même veine. Le départ du clavieriste James Baney n'aura eu aucune incidence sur les compositions du groupe qui se situent plus que jamais dans le registre du metalcore, teinté de quelques influences industrielles.
La tonalité générale demeure l'avalanche des riffs lourds, appuyés par une section rythmique de pachyderme, sans oublier les nappes de claviers, et en guise de cerise sur le gateau pour les amateurs du genre, la classique alternance des vocalises hurlées et du chant clair. La production bétonnée sonne au poil.
L'édifice sonique tient encore une fois solidement campé sur des compos ramassées qui n'excèdent pas le cap des quatre minutes. Le titre éponyme, une ballade, ne dure lui que 2 minutes. Du bonheur pour les amateurs de castagnes soniques. Seule surprise, le titre "Care More " qui détonne, mid tempo mélancolique, tendance glauque industriel, sans déluges de riffs. Plus classique pour déboucher les conduits auditifs, "Black & Blues" s'avère efficace, mais pas autant que la baffe "Home For Grave" ou le groupe sonne la charge. On reste tout de un poil sur sa faim au final. Si vous avez aimé Dead Throne, le petit dernier devrait vous convenir sans peine, en revanche tout réfractaire au metalcore serait bien inspiré de passer son chemin.
Hamster (07.5/10)
Roadrunner records / 2013
Tracklist (43:39)
1. Gloom 2. Rumors 3. First Sight 4. War 5. 8:18 6. Sailor's Prayer 7. Care More 8. Martyrs 9. Black & Blue 10. Transgress 11. Number Eleven 12. Home For Grave 13. In Heart
Le groupe Soil tente une nouvelle fois de retrouver le chemin de la gloire, il est vrai que cette drogue dure, quand on y a gouté on ferait n'importe quoi pour y replonger. Avec l'album "Whole", on frôle la tentative désespérée du junkie en manque. Faut bien l'avouer le dernier quart d'heure de gloire interplanétaire du groupe de Chicago remonte à 2003. Forcément ça fait un bail depuis "Scars" (2003). Avec le retour de Ryan McCombs au micro (il s'était égaré du côté de Drowning Pool). On se retrouve avec un dizaine de compos ciblées pour le marché nord américain, histoire qu'elles trustent les radios, qui martèlent des riffs de guitares saturées accompagnés d'une section ryhtmique binaire en arrière plan.
Joey Jordison (note pour les cancres qui ne suivent pas au fond à gauche à côté du radiateur : batteur de Slipknot pour ne citer que celuil là), sait s'entourer de musiciens qui n'ont rien à voir de près ou de loin avec des manchots. Et ça ne date pas d'hier, les plus anciens se rappeleront de la compilation "Roadrunner United" (2005), ou pour l'occasion Joey Jordison avait fait appel à quelques pointures telles que Glen Benton (Deicide, ex-Vital Remains), Matt DeVries (ex-Chimaira), Rob Barrett (Cannibal Corpse), James Murphy (ex-Disincarnate, ex-Death, ex-Obituary, ex-Cancer, ex-Testament, ex-Konkhra…) et Steve DiGiorgio (Death, Testament, Vintersorg, Sebastian Bach, Sadus, Autopsy, Control Denied).