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Hamster Forever
Août
6
Amis dépressifs, la musique des suédois de NOX AUREA est faite pour vous et devraient bien vous plaire. Déjà la philosophie des membres du groupe, selon leur biographie est assez sympathique : « la vie n’est pas un cadeau de vérité mais une malédiction faite d’illusions et de l’emprisonnement d’un esprit supérieur. NOX AUREA symbolise l’obscurité éternelle de la liberté et du chaos ». Rajoutez ici et là une petite pincée « d’illumination luciférienne » (cf la bio) et avez avez le tableau complet.
Le groupe s’est formé en 2005 autour des guitarists Peter Laustsen (Rimfrost, Urginnthul) et Grim Vindkall (Domgård, Urginnthul). Début 2007, ils complétent le line-up du groupe avec le bassiste Robert Persson, les chanteurs Patrick Kullberg et Alice Persell et enfin le batteur Joakim Antonsson. Ils mettent 2 ans à réaliser un premier album Via Gnosis chez Solitude Productions et nous reviennent cette année avec un second opus Ascending in Triumph chez Napalm Records.
A l’écoute des différentes compositions ont peut affirmer que NOX AUREA a réussi un premier coup en nous assenant un Doom glauque et malsain à souhait. De quoi mettre immédiatement l’auditeur dans un état d’esprit peu engageant. La recette Doom est parfaitement respectée : Grosses rythmiques, tempo et lent, grunts de Kullberg et nappes de claviers éthérées et inquiétantes. Les interventions d’Alice Persell équilibre le chant masculin et apporte une petite touche gothique à la musique du groupe (« The Loss And Endeavour Of Divinity »). La prestation des musiciens est très bonne il faut souligner quelques belles réussites comment l’utilisation intelligente de cordes tout au long de l’album. Cela apporte une quiétude fugace mais rafraichissante dans un océan de noirceur.
On est le 5 août, il fait beau et chaud et j’ai donc du mal à me mettre dans l’ambiance déprimante de NOX AUREA. Cela ne durera peut-être pas mais je n’ai pas trop envie de me jeter par la fenêtre pour le moment. Le chant de Kullberg est très monotone et j’ai commencé à franchement piquer du nez arrivé mi-chemin de cet album. La majorité des titres dépassent les 8 minutes et elles paraissent parfois interminables. Cette nuit dorée (NOX AUREA) semble finalement bien pâle…
Site Officiel: http://noxaurea.eclipse-media.net/
MySpace Officiel: http://www.myspace.com/noxaurea
[06/10] Oshyrya
Napalm Records / 2010 Tracklist (:)1. Ascending in Triumph 2. The Loss and Endeavour of Divinity 3. The Shadowless Plains 4. Mother Aletheia Chapter 2 5. The Delight of Autumn Passion 6. My Voyage Through Galactic Aeons 7. To the Grave I Belong 8. Emendare
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Hamster Forever
Juil
27
Le metalcore n'est pas mort et bouge encore, il serait bien difficile de dénombrer aujourd'hui combien d'albums de ce sous-genre ont envahi les bacs des disquaires ces dernières années. 36 Crazyfists est donc de retour en 2010 chez Roadrunner. Originaire d'Anchorage, le groupe n'en est pas à son coup d'essai et s'acharne depuis une bonne quinzaine d'années à sortir de l'anonymat tout en surmontant ses soucis de line up. Pourtant ce n'est pas sans réticences que l'album est fourgué dans la platine, jusqu'à présent 36 Crazyfists n'a pas démontré ce qu'il pouvait bien avoir de plus que les nombreux autres groupes du genre.
La mémoire joue des tours, mais rien à faire, pas de chanson phare comme d'autres pionniers basés sur la côte Est des Etats Unis. Le groupe commence fort, efficace mais sans être ébouriffant d'originalité, ce qui est clair c'est que le groupe s'y entend pour balancer des salves de riffs énervés. C'est pour le moins intensif et avec l'aide Andy Sneap, l'agressivité est bel et bien montée d'un cran.
Après un interlude instrumental de près de deux minutes au milieu de l'album (Long Road To The Late Nights), le groupe ne chôme pas pour démontrer qu'il est plus hargneux qu'auparavant, pour autant on a quand même droit à une power ballade -" Caving In Spirals " moins mielleuse cela dit qu'une guimauve dégoulinante d'Avenged Sevenfold. On retiendra avant tout de cette galette une bonne série de claques convaincantes :" Whitewater ", " Anchors ", " The Deserter ", et quelques moments faiblards et dispensables (" Mercy And Grace " et le single " Reviver "). Dans l'ensemble ça tient la route, le groupe a gagné en energie et sort les crocs efficacement, pour autant on n'échappe pas toujours aux clichés du genre (un groupe moins geignard c'est un immense progrès quand même !). Néanmoins, c'est sans doute l'effort le plus intéressant du groupe à ce jour, l'acharnement va bien finir par payer, c'est sûr…
Hamster (07/10)
www.myspace.com/36crazyfists
Roadrunner Records / 2010
Tracklist (45:16)
01. In The Midnights 02. Whitewater 03. Mercy and Grace 04. Death Renames The Light 05. Anchors (feat. Adam Jackson of Twelve Tribes & Raithon Clay of Plans To Make Perfect) 06. Long Road To The Late Nights 07. Trenches 08. Reviver 09. Caving In Spirals 10. The Deserter (feat. Brandon Davis of Across The Sun) 11. Waterhaul II
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Hamster Forever
Juil
16
Retour vers le passé pour le groupe originaire de Californie, avec ce neuvième album qui atterrit dans les bacs sous l'égide du label Roadrunner (leur nouveau foyer). Produit par Ross Robinson, le groupe devrait surprendre par ce grand pas en arrière. Un retour à l'année 94, date à laquelle le combo de Bakersfield s'agitait dans un relatif anonymat. Côté son, on retrouve aux manettes celui qui a façonné le son du groupe en 1994, et cela ne manquera pas de susciter la polémique, grassouillette et bien lourde pour les uns, pourrie et froide pour les autres… De mon point de vue, le groupe n'est pas desservi par le boulot de Robinson, en revanche, le souci c'est le recyclage de vieilles recettes qui sentent un poil le moisi (au bout de 15 ans forcément…). Un peu de malaise, sur le plan de l'exécution et de l'interprétation c'est toujours au poil et ce n'est pas déplaisant, mais le côté pilotage automatique agace un tantinet.
Il est pourtant difficile de résister à l'efficacité de ces compos, telle que « Fear Is A Place To Live » ou au sautillant « Lead The Parade ». On se retrouve donc avec un retour en arrière entre les esgourdes d'autant plus efficace qu'il est souligné par le fait que les changements de line up n'ont pas écorché le groupe. Cela sonne, c'est efficace (et un brin plus dynamique que l'album eponyme sorti 15 ans plus tôt), mais au fond Korn tourne à vide. Le degré zéro de l'inspiration en somme , alors que nous étions habitués à une évolution constante de leur part. Cela étant, les fans les plus croulants devraient y trouver leur compte, les autres plus jeunes aussi, ceux qui haïssaient le groupe pour avoir contribué à l'émergence du Néo metal détesteront toujours autant (ainsi que ceux qui leur en ont voulu pour leur magistrale annulation de leur participation au Hellfest en mode "prenons l'oseille et tirons nous…"). Ni indigent, ni un chef d'oeuvre, pas désagréable pour autant.
Hamster (06.5/10)
www.korn.com
Roadrunner Records / 2010
Tracklist (44 minutes env.) : 01. Uber-Time 02. Oildale (Leave Me Alone) 03. Pop A Pill 04. Fear Is A Place To Live 05. Move On 06. Lead The Parade 07. Let The Guilt Go 08. The Past 09. Never Around 10. Are You Ready To Live? 11. Holding All These Lies