On aurait pu espérer de la part d'un des pionniers de la scène metalcore une montée en puissance continue. Après tout, l'album précédent sorti en 2006 était un concentré brillant d'agressivité , efficace et accrocheur qui surnageait sans peine de la masse de groupes ricains metalcore.
Uneart laissait l'impression que le groupe allait se détacher de l'étiquette metalcore à l'instar de quelques confrères prestigieux du Massachusetts. Hélas non, le groupe nous ressort un III : In The Eyes Of Fire, nettement moins inspiré voire un poil moins agressif et aux influences trash lourdingues (plus qu'à l'accoutumée cette fois, et l'ombre de Testament plane sur certains morceaux).
Alors forcément c'est la déception qui se pointe, en dépit du fait qu'Unearth possède toujours quelques arguments en béton, au premier abord la production d'Adam Dutkiewicz aurait du faire figure de point fort (le guitariste de Killswitch Engage), elle est puissante -c'est le point positif- mais sonne un poil banale.
On retiendra tout de même quelques riffs solides mais qui sonnent également comme du recyclage. Un peu de fraicheur n'aurait sans doute pas fait de mal histoire de sortir des clichés metalcore dans lesquels le groupe, est retombé changer de producteur par exemple, et pourquoi pas faire preuve d'inspiration ? En somme nous avons là, un album service minimum poussif. Si le groupe se cantonne à cela, il risque ni plus ni moins de sombrer dans l'oubli ou dans la catégorie "groupe culte prometteur qui aurait pu si…" Les fans pourront s'en contenter un temps mais à force, ça lasse !
Hamster (05,5/10)
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Metal Blade records / 2008
Tracklist (37:14): 01. My Will Be Done 02. Hail The Shrine 03. Crow Killer 04. Grave Of Opportunity 05. We Are Not Anonymous 06. The March 07. Cutman 08. The Chosen 09. Letting Go 10. Truth Or Consequence
Considérons un instant la scène Black Metal actuelle, mais attention, pas ses affreux rejetons übertrve, ni ses zigotos peinturlurés collant une nappe de claviers dans tous leurs morceaux… Non, la VRAIE scène black metal, fidèles aux origines de ce style sombre et controversé : Bathory n’est, hélas, plus depuis déjà bien longtemps, Hellhammer-Celtic Frost a également succombé et Venom a quelque peu perdu son lustre d’antan… Les rares à tirer leur épingle du jeu dans ce style black-thrash ou black’n’roll sont Darkthrone (ce qui a d’ailleurs fait grincer bien des dents) et Aura Noir, premier groupe à avoir signé sur le label créé par… Darkthrone, justement !
Le quadra que je suis depuis déjà un certain temps, n’en déplaise à la dream team de metalchroniques, vient de se prendre la calotte de l’année. Et ce, en découvrant un quinton venant d’Athènes, œuvrant depuis 1997 et déjà auteur de « Senses of Dusk » en 2005 et «The witch’s pact » en 2006. Pour votre gouverne, il ne s’agit pas de l’After Dusk homonyme et originaire aussi de la capitale grecque, délivrant un metal gothique bien quelconque ; mais de la bande à Paminos le chanteur, Bill le guitariste, George à la quatre cordes, Constantine derrière les futs et Theodore aux claviers. Le combo étalant pour sa part un heavy doomesque monumental, véritable réincarnation de la bande à Ozzy des années 80, remodelé sauce moderne. Et la claque vient de là ; vous vous retrouvez face à un Hybris asséné par les fantômes du « sabbath, bloody sabbath » au sommet de leur art. Une tracklist de feu sur laquelle la technique pointue des « zykos », sans tourner au coté démonstration laxative, ravage sans coups férir.