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Caliban – Ghost Empire

396740Je me demande pourquoi je perds encore mon temps à m'infliger ça. Sérieusement. Je pourrais être en train de me consacrer à des albums qui valent vraiment le coup, à des coups de cœur… Au lieu de ça, j'en suis réduit à mettre des coups et à avoir des haut-le-cœur. Franchement, Caliban est une des meilleures preuves (avec Volbeat) que l'industrie du disque est particulièrement mal en point. Quand je pense qu'un Humanity Defiled n'est pas signé et que Caliban enchaîne les sorties plus que douteuses, je suis entre désespoir et colère.
 
Faisons bref, je n'ai même pas envie de prendre mon temps de pondre une chronique marrante, ce groupe, son label et tous ses fans ne le méritent pas. Ghost Empire est pénible. Vous aviez détesté I Am Nemesis ? Vous retrouverez très vite ces sentiments noirs au fond de votre âme après un ou deux morceaux. Puissance toute relative, chant clair à haute teneur en aspartam (beh oui, c'est tellement artificiel, ça peut pas être du vrai sucre) : ce nouvel album tient ses promesses et vient se placer en tête de gondole au rayon "confiseries". Seule innovation sur ce Ghost Empire : le chant clair en allemand. L'équivalent sonore du clou rouillé dans le marshmallow. Ca a l'air doux, mais ça vous déchire de l'intérieur. Ces cons sont encore parvenus à me surprendre dans le sens négatif du terme.

Ne dépensez pas un cent à acheter cet album. Ne le téléchargez même pas, parce que contrairement à ce que l'on pense, le téléchargement ne tue pas l'artiste. Dans le cas de Caliban, je serais tenté de dire "dommage".

Mister Patate (nie wieder Krieg, nie wieder Metalcore/10)

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Century Media Records / 2014
Tracklist (xx:xx) 1. King 2. Chaos – Creation 3. Wolves and Rats 4. nebeL 5. I Am Ghost 6. Devil's Night 7. yOUR Song 8. Cries and Whispers 9. Good Man 10. I Am Rebellion 11. Who We Are 12. My Vertigo

 

Taux de remplissage : pas loin du sold out
Son : très bon
Lights : bof
Ambiance : pas mal du tout
Moments forts : Tiamat
Photos : ici

Eindhoven, the last party before New Year, le dernier fest d'une année remplie. Chaque année depuis 2009, l'affiche me fait craquer. Chaque année depuis 2009 (mis à part 2010 et ses conditions météo dantesques), je fais le déplacement au moins un jour. Cette année, c'est le vendredi 13 qui m'avait convaincu de prendre la route. Retour sur une journée qui commence mal, finit mal mais avec que du bonheur (parfois alcoolisé) entre-temps.


Première mauvaise surprise de la journée, l'annulation de Fleshgod Apocalypse, leur van étant tombé en panne. Bon, dans un sens, ils auraient probablement chié dans la colle (leurs prestations live étant souvent moins bonnes que leurs albums… et vu la qualité de la prod' du dernier, il y a de quoi s'inquiéter), mais ce sont de bons clients pour les photos. Tant pis, passage(s) au bar, un petit coucou et un coup de main au stand Listenable et on se place pour le premier groupe de la journée : Morgoth. 


Depuis leur retour, les Allemands se contentent de fouler les planches de quelques festivals, sans nouvel album, et au vu de la presta du groupe, on peut en effet se poser la question de la pertinence d'un nouvel album. Le set est carré, les musiciens n'ont pas perdu de leur force de frappe et le public répond présent. Simple, efficace, pas original pour un sou, mais un bon coup d'envoi pour la Mainstage (je suis d'ailleurs resté toute la journée à la Mainstage, quitte à rater Pungent Stench et le dernier show de Vomitory) avant le retour d'Helmuth et de sa bande de joyeux lurons.
Helmuth qui, par ailleurs, a retrouvé la voix. Certes, certains passages sont aussi assurés en backing vocals par le bassiste et l'autre gratteux (qui avait assuré le chant au Thronefest), mais la majeure partie du show sera assurée par un Helmuth en forme. Niveau musical, les dernières prestations se suivent et se ressemblent : rouleau compresseur, son clair, setlist efficace. Seul regret de la soirée : un set un poil trop court qui laisse un sentiment de trop peu.


Napalm Death, ensuite, aura la lourde tâche de suivre et, une fois de plus, j'aurai eu du mal sur la durée. Vingt minutes de Napalm Death, ça passe comme pour rien. Passé la barre des vingt minutes, ça devient vite redondant et le seul passe-temps dans ce cas est de voir ce brave Barney gesticuler comme un malade de Parkinson qui aurait une guêpe dans le slip. Qu'à cela ne tienne, passage au bar avec les potes, ça peut pas faire de mal et ça fait passer le temps avant Carpathian Forest.


C'était mieux qu'au Thronefest… mais de là à dire que c'était bien, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas. Nattefrost et sa défroque de moine arpente la scène avec son crucifix (il le tenait dans le bon sens… Satanism, you're doing it wrong) et son nœud coulant… et c'est pour ainsi dire le seul fait marquant du set. C'est monotone, pas particulièrement carré et l'ennui pointe rapidement le bout du nez. Ca permet de passer plus de temps avec les potes, je ne vais pas m'en plaindre.


Tiamat vs Vomitory, le seul vrai clash de la journée. Voir une dernière fois Vomitory ou enfin revoir Tiamat dans des conditions correctes pour la première fois depuis 2007 ? Au final, je resterai donc devant Tiamat et je ne le regrette pas un instant. Un son très bon, un groupe bien en place et une setlist qui frôle la perfection. Les premiers morceaux défilent à une vitesse folle, à peine ai-je le temps de vraiment me plonger dans leur set que retentit "Sleeping Beauty" (dont le refrain sera chanté à deux, le deuxième étant apparemment un des roadies au timbre plus Death) avant un "Gaia" final de toute beauté. 


Watain, enfin, avait décroché la place de headliner de cette journée, et je dois avouer que je reste sur ma faim. Ok, au niveau musical, on a pris plein la gueule. Au niveau des odeurs, ça ramonait bien les sinus, et certaines personnes du premier rang avaient l'air tout droit sorties de Carrie à la fin du set… Mais honnêtement, où était la spontanéité ? Sous des airs de chaos se cache en fait un show calculé. Même les pitreries d'Erik semblent bien ternes par rapport aux shows que j'avais pu voir il y a 3 ans. Je m'éclipse donc vite fait du pit photo avant qu'il ne fasse son remake de Carrie et je finirai la soirée au balcon de la petite salle, un verre à la main, pour trois morceaux de Brutal Truth avant le retour vers l'hôtel… 


Un grand merci à Willem pour le pass photo

 

Nocturno Culto’s Gift Of Gods – Receive

391906Une nouvelle infidélité dans le chef de Nocturno Culto, ça suscite des questions sur l’avenir de Darkthrone. Après Sarke, voici donc un nouveau projet pour une des deux têtes pensantes du Trône Sombre, j’ai nommé Gift Of Gods. Alors, NC est-il aussi doué seul que lorsqu’il fait équipe avec Fenriz ? Darkthrone a-t-il du souci à se faire ?

Receive s’inscrit dans la lignée des derniers albums de Darkthrone, toujours plus loin du Black, plus heavy, plus traditionnel aussi. La filiation avec Darkthrone est d’ailleurs assez marquée, plus particulièrement au niveau des guitares qui ne sont pas sans rappeler les derniers efforts du groupe. Alors, même esprit, guitares comparables, chant plutôt comparable (même si la reprise de « Looking For An Answer » est moins brute que le registre habituel de Nocturno Culto)… On pourrait donc se demander la pertinence de cette sortie qui, à la limite, aurait pu s’inscrire ultérieurement dans la discographie de Darkthrone.

Toujours est-il que cet EP tient la route. Nocturno Culto explore d’autres horizons et se fait plaisir. On regrettera peut-être quelques longueurs, plus particulièrement sur « Last Solstice », le dernier morceau qui aurait gagné en efficacité s’il avait été plus court de deux ou trois minutes, mais ce premier effort de Gift Of Gods est suffisamment bon pour attendre un véritable album avec une certaine curiosité. Qui aurait cru qu’un membre de Darkthrone sortirait un jour un album aussi éloigné de Transilvanian Hunger… Pas moi, en tout cas

Mister Patate (7/10)

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Peaceville Records / 2013
Tracklist (25:27) 1. Enlightning Strikes 2. Receive 3. Looking For An Answer 4. Last Solstice