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La Belgique, pays des bières et des festivals ! Connue pour son Graspop Metal Meeting, Rock Werchter, Pukkelpop… La Belgique offre presque autant de festivals que de bières.

Un de ces festivals est le Alcatraz Metal Festival. Depuis sa première édition en 2008 au Brielpoort de Deinze, ce festival a su se faire un nom en six ans. Cette année, pour la première fois, l'Alcatraz était un 'Open Air', sur le terrain du Katho à Courtrai.

À l'affiche aujourd’hui : Fozzy, Satan, Vicious Rumors, Death Angel, Exodus, Channel Zero, Doro, Anthrax et Nightwish

C’était la première fois que je voyais Fozzy, le groupe du catcheur Chris Jericho. Au menu, du Heavy Metal classique bien énergique et qui m'a bien plu. Pas mal pour un catcheur ! 

Les Anglais de Satan me sont plus familiers. Ce groupe né en 1980 en pleine 'New Wave Of British Heavy Metal' et leur premier album 'Court In The Act' n'est pas inconnu chez de nombreux métalleux. Un concert agréable avec plein de morceaux de 'Court In The Act'.

Rest in peace Phil Baheux ! C'est pendant le concert de Satan que j'apprends la nouvelle…. Phil Baheux, le batteur de Channel Zero ait décédé soudainement. Ce fut un grand choc pour l'organisation et beaucoup de visiteurs, mais hélas… On ne peut rien faire pour changer le destin.

Vicious Rumors et son chanteur aux yeux démoniaques jouait après Satan. Comme d'habitude, ils ont fait le show : Brian Allen est génial au chant et le groupe de Geoff Thorpe sait plaire au public.

Les Californiens de Death Angel étaient aussi présents, mais j'avais l'impression que Mark Osegueda était un peu ivre sur scène. Pas grave, leur set était tout de même très puissant La moitié de la setlist venait de 'The Ultra-Violence' et j'ai étais très surpris d'entendre Death Angel jouer soudainement Heaven & Hell ! 

Exodus, les autres Californiens, avaient des problèmes. Leur matos n’était pas arrivé à temps au festival. Heureusement, ils ont pu emprunter celui de Death Angel et de Vicious Rumors pour mettre le feu à l'Alcatraz! Je ne suis pas tellement fan de Thrash mais l'ambiance (et les pits) étaient bien là.

La reine du Metal par contre, je la connais bien ! Doro fête son 30e année sur scène et, bien que le show soit moins impressionnant que celui du Wacken, ça reste quand même génial ! Elle aussi fera d'ailleurs son petit tribute à Phil et Dio. Vers la fin du concert, un des membres de l'organisation profitera aussi du show pour faire sa demande en mariage.  

Anthrax, quant à eux, ils avaient la forme de leur vie ! Une déferlante de hits et Joey Belladonna avait vraiment la pêche ! Eux aussi ont fait leur tribute à Dio, à Dimebag et à Phil et tous les autres héros tombés et leur reprise de T.N.T. était géniale. Enfin, tous les classiques d'Anthrax (sauf 1, Medusa…) ont été joués.

Finalement, il était l'heure de la tête d'affiche : Nightwish. Un groupe avec lequel j'ai une relation 'love/hate'. J’apprécie leurs albumsavec Tarja mais, depuis qu'elle est partie, le groupe ne m'a pas convaincu. Anette Olzon ne m'a jamais convaincu et l’évolution 'Disney' du groupe n'est vraiment pas pour moi. J'étais donc curieux de voir ce que cela donne avec Floor Jansen (ex After Forever) qui n'est pas une inconnue dans le monde du metal. Je dois dire qu'elle était beaucoup plus convaincante qu'Anette. Même si elle n'arrive pas à la cheville de Tarja, elle a livré un tout bon concert !

Après Nightwish, l'orga a déjà annoncé les premiers noms pour 2014 : Arch Enemy et W.A.S.P. Rendez-vous l'année prochaine !

Son : très bon
Lumières : excellentes la plupart du temps, sauf en fin de fest pour Marduk et Dying Fetus
Affluence : beaucoup de monde !
Ambiance : bon enfant
Moment fort : Anaal Nathrakh
Photos

Une fois de plus, Méan aura accueilli la fine fleur du Metal pour ce qui est devenu, au fil du temps, le meilleur fest outdoor en Wallonie. Retour sur une journée bien chargée.

C'est Exuviated qui aura la lourde tâche d'ouvrir les hostilités à 11 heures du mat', le genre d'heure où j'émerge habituellement d'un sommeil de plomb. La nuit a été courte et bien arrosée, je craignais que les premiers groupes ne me fassent aucun effet, mais nos amis du sud de la Belgique livreront un show énergique et carré. Malgré la fatigue et la gueule de bois XXL, j'ouvre les mirettes un peu plus grand et je me prends la première claque du fest. Dommage qu'ils aient été placés si tôt sur l'affiche, mais le public était tout de même assez nombreux malgré l'heure précoce. Vivement une autre occasion de les revoir avec un set plus long !

Pour enchaîner, on reste avec des Belges, mais du nord cette fois. Dans un registre Black Sympho, Saille délivre aussi un concert très pro, très carré (et dont des extraits ont été filmés pour un futur clip live). Malheureusement pour eux, j'assiste à la majeure partie du set de loin, la faute à une grosse fatigue et une petite faim. Ici aussi, à revoir dans de meilleures conditions, d'autant plus que leur album m'avait bien plu. 

On ne peut pas vraiment en dire autant de Year Of The Goat qui ne m'aura pas laissé un souvenir impérissable. Un petit détour dans la fosse des photographes par acquis de conscience professionnelle, puis direction à la fraîche en espérant que le mal de tête se dissipe avant Anaal Nathrakh. Degial, par contre, relèvera le niveau avec une bonne dose de décibels et de violence sonore made in Sweden. On sent le groupe impatient d'en mettre plein la vue et le public semble aussi se réveiller tout doucement. Pas mal du tout (mieux que sur CD, en tout cas) ! Dans la foulée, Tribulation livrera aussi un concert plus que correct, même si j'ai eu du mal à entrer dans leur set (la faute à trois longs morceaux pour débuter et où je me suis davantage concentré sur la prise de photos que sur leur musique, j'avoue… ainsi que sur la question existentielle du jour : était-ce un ou une guitariste ?).

Viennent ensuite les choses sérieuses, avec l'enchaînement monstrueux Decrepit Birth – Deströyer 666 – Anaal Nathrakh – Marduk – Dying Fetus, le genre de série de groupes qui va faire des dégâts, qu'on finit sur les genoux, l'écume aux lèvres et le slip humide. Decrepit Birth prend possession de la scène et on se prend la première grosse baffe du festival. Le son est énorme, le groupe est heureux d'être sur scène et nous en met plein les dents. Leur set du Neurotic avait déjà été, pour moi, une confirmation du talent du groupe, celui du Méan me conforte dans l'idée que Decrepit Birth mérite bien plus d'attention ! Au vu de la déferlante livrée par les ricains, le dommage collatéral s'appelle Deströyer 666 qui ne parviendra à aucun moment à me convaincre : trop brouillon, trop linéaire (tout le contraire de Decrepit Birth, quoi), les Australiens ne feront à aucun moment le poids face aux "vraies" grosses pointures du fest. Ca tombe bien, en parlant de pointure, c'est justement au tour d'Anaal Nathrakh de se produire sur scène.

Malgré quelques petits problèmes de larsen en début de set – qui auront d'ailleurs le mérite de mettre Dave Hunt de mauvais poil à la fin d'un morceau -, Anaal Nathrakh va purement et simplement détruire toute concurrence avec une enfilade d'hymnes à la violence sonore. Le son est puissant (Dave dira d'ailleurs pendant le soundcheck "louder, it's brutal night"), le groupe gagne encore en cohérence sur scène et la setlist est imparable, faisant la part belle au dernier album sans pour autant oublier leurs débuts (l'enchaînement final "Submission Is For The Weak" – "Do Not Speak", ou comment achever un public qui n'en demandait pas temps). La sécu regardera d'un oeil inquiet la fosse s'étriper avec entrain, le public se déchaînera du début à la fin… Un concert du Thrakh comme on les aime, quoi. Meilleur show du jour, sans aucun doute.

La preuve ? J'ai décroché à la moitié du set de Marduk. Plus "posé" que d'habitude, avec davantage de mid-tempo, Marduk nous a proposé un set plus traditionnel que son terrifiant set du Thronefest (Panzer Division Marduk en entier), avec des titres moins radicaux ("Temple Of Decay", "Imago Mortis", "Materialized In Stone") et, absence surprenante, pas de "Panzer Division Marduk", remplacé pour l'occasion par "Baptism By Fire" (à moins que je ne l'ai manquée, mais ça m'étonnerait). Dying Fetus, enfin, frappera fort dès l'entame avec un "Grotesque Impalement" de toute beauté. Defecate, Choke On My SHIT, le public se lance dans un dernier baroud d'honneur, je pars malheureusement avant la fin, trop crevé par une journée riche en décibels et en fatigue.

Une fois de plus, le Metal Mean a été un succès, avec un public nombreux, une affiche variée et intéressante et surtout, une ambiance bon enfant. Ne changez rien, c'était parfait. Enfin… si vous pouviez changer de brasseur, ça serait pas mal, mais c'est vraiment la seule critique que j'aurais envers ce fest.

Un grand merci à Georges pour le pass photo

Carcass – Surgical Steel

250x250Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis 1996, l’année du chant du cygne de Carcass. Le retour sur les planches de Jeff Walker et de ses sbires en 2008 avait déjà fait sensation mais, à l’époque, Bill Steer éludait la question du nouvel album, avançant qu’il ne s’occupait pas vraiment de cela et qu’il ne savait même pas dans quels pays le groupe allait jouer à court terme. Il aura donc suffit au groupe de retirer les Suédois de l’équation et de les remplacer par deux compatriotes (Ben Ash à la gratte et Daniel Wilding à la batterie) pour redevenir un combo à part entière et prêt à reprendre du service en studio. Les annonces se succèdent, le titre est dévoilé, l’artwork aussi, le groupe signe chez Nuclear Blast et nous voici donc, anno 2013, avec la première offrande studio de Carcass en 17 ans.

Alors, la Carcasse a-t-elle bien résisté aux assauts du temps ?

Premier constat, et non des moindres : Carcass nous place en terrain connu. Comme l’évoquait Jeff, chaque album avait fait grincer des dents chez les fans, et celui-ci ne dérogera pas à la règle. Si les évolutions entre les différents albums précédents avaient été une source de critiques par le passé, le mécontentement vient plutôt ici de l’absence de prise de risques. Surgical Steel fait en effet office de pot-pourri des qualités du groupe, le mariage entre hargne et mélodie (ce cocktail qui faisait merveille sur un bijou comme Heartwork). Après 17 ans, certains pourraient donc se sentir floués. Peut-être en attendaient-ils tout simplement trop, mais Carcass n’en a cure. Au niveau du son, on passera sur les péripéties en studio (Colin Richardson ayant quitté la table de mixage pour s’occuper de Trivium, laissant ainsi la place à Andy Sneap) et on soulignera la qualité générale de cet album : chaque instrument est mis en valeur, l’aspect mélodique de l’album ressort parfaitement… Carcass nous livre – à ce niveau – un album parfait.

Mais au niveau des compos, cet album est-il aussi parfait ?

Personnellement, je ne lui ai trouvé aucun véritable défaut : les compos sont solides et efficaces, l’album s’écoute avec plaisir et donne envie d’y revenir, même après plusieurs écoutes. Carcass a beau ne pas avoir réinventé la roue, il nous propose un album qui sonne à la fois « Carcass traditionnel » et « frais », ce qui n’était pas gagné d’avance. Nuclear Blast semble d’ailleurs avoir bien compris l’engouement actuel, au vu de la kyrielle de pressages différents qui sera proposée aux gogos fans du groupe : outre le traditionnel CD et digipak, nous aurons donc droit à la K7 (oui, parce que le fan de Carcass de la première heure est vieux aujourd’hui), au vinyl en six coloris différents (noir, blanc, orange, bleu, vert, brun), au box et, gadget suprême, la boîte de premiers soins Carcass. La maison Donzdorf donne ici la bien triste impression de jouer au vautour désireux de se tailler un gros bout de la Carcass. 

Carcass, une fois de plus, divisera avec ce nouvel album. Les uns crieront au scandale, les autres au génie. Personnellement, je me range du côté des enthousiastes qui, 17 ans après Swansong, redécouvrent avec plaisir le talent d’un groupe qui nous avait manqué.

Mister Patate (8,5/10)

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Nuclear Blast Records / 2013
Tracklist 1. 1985 2. Thrasher's Abattoir 3. Cadaver Pouch Conveyor System 4. A Congelated Clot Of Blood 5. The Master Butcher's Apron 6. Noncompliance To ASTM F899-12 Standard 7. The Granulating Dark Satanic Mills 8. Unfit For Human Consumption 9. 316L Grade Surgical Steel 10. Carcass 11. Mount Of Execution