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Morgoth – Cursed To Live

Après avoir sorti deux albums dévastateurs en 1991 et 1993, Morgoth nous avait fait ce que l’on appelle aujourd’hui « une Morbid Angel », un suicide musical collectif, en proposant Feel Sorry For The Fanatic, album bancal et en rupture totale avec ses prédécesseurs. Les réactions avaient fusé, le groupe avait pris l’eau, le rideau se baisse et adieu Morgoth. Nous sommes alors en 1996, et le groupe va entrer dans une longue hibernation, jusqu’en 2011 et son retour remarqué sur les scènes de plusieurs festivals européens (dont un Death Feast Open Air d’anthologie). Nous voici en présence d’un témoignage de cette tournée avec Cursed To Live, premier live officiel du groupe.

Premier constat, et non des moindres : aucune trace de Feel Sorry For The Fanatic. Pas étonnant, certes, mais nous sommes donc assurés de nous prendre un set 100 % old school dans les dents.  Au total, ce sont pas moins de 15 pistes (pour une durée totale d’un peu plus d’une heure) qui figurent au menu, et le résultat est pour le moins intéressant. En effet, malgré ce hiatus prolongé, on sent parfaitement que Morgoth a minutieusement préparé ce comeback : peu ou pas d’approximations, un groupe bien carré sur scène et, surtout, l’impression que le temps s’est arrêté pour eux pendant cette pause. Mister Grewe, par exemple, livre une prestation très convaincante au chant, malgré sa linéarité d’ours en rut (un registre passe-partout en Death, et qui n’est pas pour me déplaire), et on peut en dire autant de ses acolytes qui, eux aussi, n’ont pas perdu de leur talent et de leur énergie sur scène. Au niveau du son, pas grand-chose à ajouter, si ce n’est que les guitares, sur certains passages, se noient quelque peu derrière la batterie… et surtout que le public est bien silencieux !

On peut se poser des questions quant aux raisons du comeback de Morgoth, quant aux motivations du groupe et quant à la pertinence de ce live, 15 ans après la séparation du groupe… mais on peut aussi simplement y prêter une oreille attentive, déguster ce live avec un sourire aux lèvres et faire fi de toutes ces interrogations. Morgoth est de retour, ce live en est la preuve… profitons-en !

[8,5/10] Mister Patate

Site officiel www.morgoth-band.com
Myspace officiel

Century Media Records – 2012
Tracklist 1. Cursed 2. Body Count 3. Exit to Temptation 4. Unreal Imagination 5. The Travel 6. Resistance 7. Suffer Life 8. Pits of Utumno 9. Sold Baptism 10. Lies of Distrust 11. Under the Surface 12. Selected Killing 13. Burnt Identity 14. Isolated 15. White Gallery

 

Merrimack – The Acausal Mass

Une intro qui démarre sur les chapeaux de roues, blastbeats et riffs acérés, chant hurlé et prenant : « ce nouvel opus de Merrimack s’annonce une pure tuerie », m’étais-je exclamé, le cœur battant, prêt à recevoir un véritable assaut de riffs made in Hell et de hurlements haineux à la face. Las, passé ce soubresaut de violence, Merrimack prend un tout autre chemin, bien plus tortueux.

En effet, Merrimack fait partie de ces groupes plus alambiqués, moins radicaux, voire presque cérébraux : adieu morceaux pied au plancher, bonjour ambiances sombres et travaillées ! Cette intro trompeuse débouche ainsi sur huit plages d’un Black Metal certes haineux, mais aussi et surtout réfléchi. Vous espérez de bonnes décharges dévastatrices, des avalanches de blasphèmes et des hurlements à s’en faire saigner les cordes vocales ? Vous êtes à la mauvaise adresse. Ici, le mid-tempo reprend ses droits, allié à des riffs de guitare distillant une ambiance malsaine : ce que Merrimack perd en brutalité pure, il le gagne en malaise tout en restant « facilement écoutable ».

Toutefois, The Acausal Mass n’est pas exempt de tout reproche : ainsi, on peut pointer  quelques longueurs dans ces plages mid-tempo (un inconvénient que l’on remarque rarement dans les albums pied au plancher), et aussi (peut-être même surtout) l’absence de morceaux qui ressortent véritablement du lot : le niveau de qualité a beau être élevé, aucune plage ne parvient réellement à attirer l’attention et à captiver l’auditeur. Les écoutes ont beau se succéder en boucle, seule l’intro permet de véritablement réaliser que l’on est reparti pour un tour de carrousel diabolique.

Malgré ses défauts, The Acausal Mass est, dans l’ensemble, réussi : sans être exceptionnel, il fait partie de ses sorties de l’année que je ne me lasse pas d’écouter. Chaudement conseillé aux amateurs du genre !

[8/10] Mister Patate

Site officiel

Myspace officiel

AFM Records – 2012
1. Vestals of Descending Light 2. Arousing Wombs in Nine Angels Pleroma 3. Gospel of the Void 4. Beati Estis Cum Maledixirint Vobis 5. Hypophanie 6. Obstetrics of Devourment 7. Worms in the Divine Intestine 8. Abortion Light 9. Liminal Matter Corruption

 

Son: Correct dans l'ensemble
Lumières: Open air. Le soir, pas toujours top.
Affluence: Moins qu'au DFOA
Ambiance: assez bonne, mais moins bonne qu'au DFOA
Moments forts: Marduk, Benighted, Aborted et les nombreux apéros

L’année passée, le Death Feast Open Air disparaissait en pleine gloire : 5 éditions, un des fests open air les plus agréables, des affiches solides à un prix abordable, une ambiance magique… malgré tous ces atouts, ce festival n’était pas rentable, et sans l’intervention de Rockthenation, il serait disparu pour de bon. Cette année, Hünxe a accueilli l’Extremefest, premier du nom. Au menu, un fest itinérant partagé entre la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne. Le DFOA est mort, vive l’Extremefest ?

Jeudi
La route se passe sans encombres, on arrive sur place vers 1h du mat’, la sécu (un des points noirs du fest, on est loin de la sécu sympa de l’année passée) fouille rapidos la caisse (on aurait pu cacher une Roumaine dans le coffre et passer sans embrouilles) et nous installe sur le camping. Ouais, pas moyen de choisir son spot, on te pose à un endroit et tu dois y rester. J’ai même dû bouger ma caisse trois fois pour qu’elle soit à l’endroit voulu par le gars de la sécu. On balance les Quechua, on sort les binouzes et le rhum, petit apéro nocturne, puis dodo à 4h du mat’ pour être d’attaque le lendemain… 4 heures plus tard, le bruit des générateurs et des festivaliers nous réveille. Encore 5 heures avant le premier groupe. C’est long. Très long même… On tue le temps en faisant le tour du camping, on passe par la Party Tent pour le petit déj’ et là, stupeur, une scène. Dans la Party Tent. C’est donc ça, la deuxième scène ? Dans le camping ? Et des putains de groupe comme Condemned, Severe Torture et DNS vont jouer là ? Fouettez-moi les burnes avec des barbelés, ça doit être une erreur ! Hélas, c’est bien vrai. Des conditions limites à mes yeux pour des groupes qui, l’année passée, auraient joué sur la Mainstage (la seule scène, à l’époque) et sur le site du fest à proprement parler.

13h et des poussières, on ouvre les hostilités avec Wormrot, qui monte sur scène et balance son grind à toute allure, sans temps mort, ni blabla, les compos se succèdent avec ce petit sentiment d’urgence grindesque et je grince des dents… Ouais, je grince des dents en voyant un groupe du calibre de Wormrot jouer en premier devant un parterre vraiment dégarni. Les gars ont fait la route depuis Singapour pour si peu ? Et dire que Trollfest joue 2 heures plus tard sur la même scène… Ça me met les couilles à l’envers, ça. Petit passage au merch avant Ingested, du gros deathcore made in UK qui envoie le steak avec efficacité mais sans originalité. Pas mal, mais sans plus, et le temps se couvre. Retour donc au camping pour choper le k-way avant l’enchaînement Nexus Inferis (putain que c’est nul, en live !) – Trollfest (je n’ai rien contre le groupe, mais à part le taux d’alcoolémie de certains fans, rien n’est extrême chez eux)…

À ce moment, une nostalgie à la Francis Cabrel m’envahit : le DFOA, c’était mieux avant. Je retourne au camping voir des potes et ne revient au site que pour voir Suicidal Angels vite fait (correct, le set). Tant pis pour le reste. Et de toute façon, notre ami le Tom Cruise allemand est arrivé au bar à cocktails. Time for some booze avant Origin qui délivrera le set de la journée. Jason assure vachement comme frontman d’Origin, mine de rien, et chaque compo semble tout droit sortie de l’album tant le rendu en live est carré. Mention spéciale au bassiste qui joue la moitié du temps les yeux fermés, ce gars doit avoir des rétines au bout des doigts. Il est 20h, je suis confus par tant de brutalité technique, je repars au camping m’hydrater avant Suffocation …sans Frank The Tank. Ça fait drôle. Il manque quelque chose. Et pourtant, Dieu sait que Frank me les brise avec ses speechs à la con entre les morceaux. L’énergie y est, la setlist est bonne, mais ce n’est pas « mon » Suffo. Je repars vers la Party Tent d’un pas hésitant, juste à temps pour voir la fin de Eis (sacré son, grosse énergie, j’aurais dû aller les voir plutôt que Suffo) et me placer pour les Colombiens d’Inquisition, la déception du jour pour moi tant le son était mauvais où je m’étais placé. Mes potes avaient trouvé une meilleure place, les chanceux ! Asphyx (et les Long Island Ice Tea) me donneront le coup de grâce, je finis étendu par terre, tapant du pied en rythme en attendant Exodus… que je raterai honteusement. Je me suis réveillé sur le site, sous la pluie, au moment de leur dernier morceau. Putain, où j’ai mis ma tente ?

Vendredi
Réveil en fanfare et comme une fleur fanée à 8h du mat’, il fait une chaleur de scrotum dans la tente, ma bouche est tellement sèche que j’ai l’impression d’avoir bouffé du plâtre. Petit déj’, un bon café pour faire passer le tout et on part prendre l’apéro chez nos amis du 5-9 avant une bonne journée de musique qui commence « fort » avec Suffelicious, des Allemands bizarres habillés en blanc, tout barbouillés et un gars qui file des verres à l’œil. Musicalement, c’est plutôt à chier. Visuellement, ça donne envie de gerber. Mais qu’est-ce que je fous là, moi, à part reprendre l’apéro ? Je pars vers la Mainstage, je shoote Lay Down Rotten (déjà un peu plus sérieux, ça), Onheil (coup de mou, le premier morceau est sympa, le deuxième déjà moins, puis on tombe dans la monotonie) et, enfin, le premier bon concert du jour : BENIGHTED !

Ils me surprendront toujours, les petits gars de Benighted. De nouveau, on ouvre avec « Slut », suivi de « Let The Blood… », Kevin joue encore plus fort et encore plus vite que d’habitude, Adrien Guerin (le nouveau gratteux) est intenable et saute dans tous les coins, Julien est en voix et visiblement ravi d’être là… Et là aussi, comme pour Wormrot, il y a des regrets. Des regrets de les voir si bas sur l’affiche, deux places sous Arafel (qui attirera bien moins de monde, ceci dit), des regrets que ce soit si court. Le gars qui a fait le running order mérite des coups de pied au cul. Honte sur vous, Extremefest (ainsi que tous ces autres festivals qui font jouer Benighted à des heures ridicules, ces gars méritent bien plus).

Résultat de cette « mauvaise humeur » : on file au bar et on ne revient que pour se prendre une bonne tranche de gras avec Spasm. Spasm, c’est une cagoule de cuir, un mankini, un batteur en string, un bassiste et un chanteur ventripotent qui grogne comme un porc… mais une ambiance, mes amis, une ambiance ! Tout le monde sautille, les fausses bites tournoient dans les airs (oui, le fan de Spasm a une belle collection de jouets sexuels), le chanteur meuble les pauses entre les morceaux en nous dévoilant sa connaissance de l’allemand, rayon « vocabulaire très sexuel » à la « Ich will deinen Arsch ficken, du alte Schlampe ». Pas fin, j’avoue, mais j’ai passé un bon moment avec le cerveau sur OFF et une bière à la main. Ensuite, le dilemme : Forgotten Tomb ou Cephalic Carnage ? Au final, ce sera 50/50, et une victoire pour les Italiens (ça change de l’Euro, n’est-ce pas) qui délivrent un set très très bon, même si le medley en final était un peu longuet. Cephalic, par contre, n’aura pas fait l’unanimité (j’étais d’ailleurs surpris par le peu de monde devant la scène). Et puis, pourquoi traîner là alors qu’Internal Suffering va monter sur la petite scène (la grande étant réservée à All Shall Perish… une nouvelle fois une hérésie made in Extremefest, Internal Suffering méritait amplement la Mainstage) pour livrer un set explosif, presque contre-productif au vu de la déferlante proposée par le groupe. Pour un retour, nos amis cognent très fort, mais je ne resterai pas jusqu’à la fin, étant donné que Belphegor a pris un peu d’avance et va monter sur la Mainstage. Et Belphegor, ça frappe fort !

Helmuth a eu chaud, très chaud même quand on y pense, le typhus qu’il a chopé en tournée il y a quelque temps a laissé des traces (opération au cœur, etc.). D’ailleurs, pour ce comeback, il n’assurera que la gratte, le chant étant laissé à un autre chanteur assez impressionnant dans son style. Faux sang, corpsepaint, blastbeats au taquet, la machine Belphegor est de retour dans une forme olympique. Un show carré, sans compromis, et une setlist axée sur la destruction auditive. Depuis 2011, les Autrichiens sont parvenus à trouver leurs marques sur scène et impressionnent par leur rendu en live (contrairement à certains shows dans les années 2006-2007 où le groupe chiait abondamment dans la colle et était aussi carré qu’un cylindre). Il faudra du lourd pour faire mieux ce soir… Ça tombe bien, Nasum est le suivant sur la Mainstage. Toujours pas de couple masqué en intro, mais une vraie déferlante de grind comme on l’aime. Un Tsunasum, comme on dit par chez nous (oui, je sens déjà arriver la vague de protestations sur ce jeu de mots pourri). Enfin, pour finir la soirée, direction la Party Tent pour Ketzer. Oui, parce que le headliner du vendredi sur la Mainstage, c’est Suicide Silence. Et Suicide Silence, c’est de la merde (et il fait toujours la même gueule, voir ci-dessous, une photo du Hellfest, je vous parie une bière qu'il nous a fait la même pause à l'Extremefest), tandis que Ketzer, sur album, du moins, ça envoie. C’était d’ailleurs marrant à voir, le contraste entre les deux : gros moyens pour Suicide Silence, lights, fumée, etc. versus un show low cost pour Ketzer (le chanteur a même dû balancer deux poignées de poussière en l’air au moment de monter sur scène pour faire le petit fumigène fait maison). Un show au taquet, une grosse patate qui déboîte, mais la fatigue se fait sentir et je partirai avant la fin vers le camping pour une expédition nocturne assez sympathique.

Samedi
Ca sent déjà la fin de fest, les premiers festivaliers replient déjà les tentes, les mines se creusent, certains ont du mal à se remettre en route le matin. Pour ma part, ma journée ne commencera pas avant 14h et Dawn Of Disease qui délivre un bon show devant un public clairsemé (mais pas autant qu’en Suisse : un des gratteux me confiera plus tard sur le camping qu’ils ont joué devant une poignée de personnes au Z7 et que l’édition suisse avait été catastrophique en termes d’audience… Lui aussi regrette la grande époque du DFOA dont il avait fait toutes les éditions soit en spectateur, soit avec son groupe) et Rectal Smegma qui écopera de la seule grosse averse du week-end… Cela ne refroidira pourtant pas les Westland Goregrinders qui chaufferont idéalement le public avant le moment sympa du week-end : Rompeprop.

L’espace d’un instant, j’ai eu l’impression d’être au DFOA : une fosse tout sourire, du monde, des circle pits, un groupe qui prend son pied sur scène malgré les gros soucis au niveau du son (bonjour la coupure totale en plein milieu de morceau), des confettis, une grosse déconnade… Voilà, c’était ça, l’esprit DFOA, une franche rigolade. Merci Rompeprop, d’avoir permis, l’espace d’un instant, de retrouver cet esprit qui faisait cruellement défaut jusque là. Et merci pour « Pelikanenlul »… Par contre, pour les petits gars de Gama Bomb, pas évident de passer après ce rouleau compresseur. C’est donc devant un public clairsemé (les autres font le plein avant Aborted) qu’ils délivreront leur Thrash énergique… Dommage pour eux.

Au niveau « fierté nationale », notre petit Sven aura encore fait fort en délivrant avec Aborted un show survitaminé. Quelle violence, quelle setlist, quel panard ! À l’instar de Benighted, la bande à Svencho s’y connaît pour mettre un bordel sans nom sur scène, et tous les morceaux, qu’ils soient récents ou anciens, sont exécutés de main de maître. Là aussi, on ne peut que regretter qu’ils n’aient pas joué à la place d’Arkona (parachuté on ne sait comment en sous-sous-headliner)… Après cette claque, petit passage devant Condemned qui sortira le grand jeu (épais, le son, très épais) et retour au camping pour ranger tout le matos avant qu’il ne fasse tout noir… d’autant plus que la fin de soirée s’annonce chargée. Les groupes étant à l’avance, on se grouille, dernier petit apéro avec les potes et on plonge vers la Party Tent pour voir DNS… qui a annulé. Fuck. Il ne nous reste plus qu’à aller voir Arkona et ainsi assister à la déchéance de ce festival. Putain quoi, Arkona. À 21h15. La fosse est à moitié vide, les fans font la farandole. LA FARANDOLE MERDE ! Ha ouais, c’est extrême pour mon petit cœur de Metalleux. Heureusement que Marduk viendra remettre les pendules à l’heure avec un show qui sent le soufre et la haine.

« Enough Folk Music », comme dirait Mortuus, Marduk ouvre sur un « On Darkened Wings » ravageur, suivi de « Serpent Sermon », le superbe « The Black Tormentor Of Satan », « Baptism By Fire », « Souls For Belial », le mid-tempo ravageur « Materialized In Stone » et bien d’autres avant de finir sur un « Panzer Division Marduk » fédérateur. Le show du week-end pour ma part. Cannibal Corpse, enfin, me décevra un peu avec un show linéaire au possible. Castor hurlera certainement à l’hérésie en lisant ces lignes, mais après un tel set de Marduk, plus rien ne pouvait véritablement m’impressionner.

Que dire de cet Extremefest ? Certes, l’affiche valait le détour dans les grandes lignes, mais en voulant faire plus grand et plus varié, Rockthenation a tué le Death Feast Open Air et son esprit. Par ailleurs, si le nombre de groupes a doublé, on ne peut pas en dire autant du nombre de festivaliers, bien au contraire. Je reste donc mitigé. Si je parvenais à faire abstraction du DFOA, peut-être pourrais-je davantage apprécier l’Extremefest… mais comment oublier toutes les qualités de feu le Death Feast ? Rendez-nous le DFOA, bordel, revenez à une formule avec une seule scène, recentrez-vous sur une affiche vraiment Death !