Roh ce début, cette intro, ce son tellement 40’s avant le hurlement des Stukas, la déflagration et la déferlante de riffs sur fond de blaaaaaaast ! YIAAAAAAAH ! Putain que c’est bon, c’est jouissif, on dirait une intro de Marduk ! Mais non, cette fois, les coupables sont Eastern Front, un combo qui m’avait pris par surprise à l’époque de leur premier effort et qui nous revient avec une concrétisation plus que réussie de leur potentiel. Vous aimez la guerre ? Vous aimez le Metal qui tabasse et fait mal ? Eastern Front vous conviendra sans peine.
Au menu, un Black aux petits relents de Thrash, sans véritable prise de risque mais avec un supplément de misanthropie et de hurlements déchirés. Une recette éprouvée, qui peut vite sombrer dans la parodie de Panzer Division Marduk, mais les petits gars d’Eastern Front ont su prévoir suffisamment de variations dans leur propos pour éviter brillamment cet écueil, en insérant notamment quelques passages plus mid-tempo, plus « mélodiques » (bon, c’est relatif, hein, c’est pas du Epica), comme ce « Die Reise In Den Top Pt I » et sa guitare sèche ou le final de « In Memory Of The Fallen ». Là où je reprochais à Panzer Division Marduk son jusqu’au-boutisme dans le radicalisme, Eastern Front aborde le problème différemment sans pour autant perdre de sa force de frappe.
Leur première galette laissait entrevoir un beau potentiel, Descent Into Genocide vient clairement confirmer ma première bonne impression. Sans être révolutionnaire, Eastern Front nous livre un second effort plus que convenable. Les amateurs du genre apprécieront.
Mister Patate (8/10)
Candlelight Records / 2014
Tracklist (52 :17) 1. Retribution Sky 2. The Hanging of Faith 3. Blitzfreeze 4. Katyn Forest 5. Descent into Genocide 6. Die Reise in Den Tod Pt.1 7. Ghouls of Leningrad 8. In Memory of the Fallen
Et encore un comeback, putain, on se croirait dans un épisode de Walking Dead, c’est pas possible ! Cette fois, la énième tentative de résurrection du bon vieux temps nous vient des Pays-Bas, le pays qui a su nous donner un des rares retours vraiment utiles et efficaces, j’ai nommé celui d’Asphyx. Cette fois, c’est Stéphane Gebedi qui remet le couvert avec Thanatos dont Century Media vient de rééditer tous les méfaits il y a peu. Bon, avec Hail Of Bullets, on aurait pu croire qu’il était suffisamment occupé, mais il n’en est rien et nous écopons donc d’une nouvelle galette qui, à défaut d’apporter de l’eau au moulin, fait tout de même illusion le temps de quelques écoutes.
Tiens, encore un come-back, histoire de changer. Et sur le papier, une nouvelle fois, je suis tenté, ne fût-ce que par le nom et les souvenirs qu’il évoque. Beh ouais, on a beau avoir aligné les déceptions musicales avec les retours fracassants des dernières années, on garde toujours un petit espoir au fond de soi-même. Allez quoi, Soils Of Fate, quoi, ils ont un bon fond, ils peuvent pas avoir chié dans la colle, s’ils reviennent, c’est parce qu’ils ont encore le feu sacré, qu’ils sont prêts à en découdre. Allez. Sévéplé. Merdez pas votre coup les gars.