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Mister Patate
Oct
29
Et dire que j’ai honteusement skippé Ritu à sa sortie, après une ou deux écoutes distraites, la faute à un emploi du temps chargé et des tonnes d’albums à chroniquer. Avec le recul, je suis passé à côté d’une bonne tranche de Black Symphonique, trop occupé que j’étais à m’arracher les cheveux sur de médiocres galettes de Metalcore. Cette fois, aucune excuse, Eldritch a su immédiatement capter mon attention, et il est hors de question de le laisser passer.
En effet, d’un point de vue qualitatif, les Belges de Saille nous livrent un album de Black sympho de très haute levée, le genre d’album qui n’a rien à envier aux dernières productions d’un Dimmu Borgir (pourtant reconnu comme un des fers de lance de la scène). Chaque compo est recherchée, finement ciselée, avec juste ce qu’il faut d’ajouts symphoniques pour enrober le tout, pour le rendre encore plus prenant. Prenez « Walpurgis », la deuxième piste : à mes yeux, Dimmu Borgir n’a pas sorti un morceau aussi bon sur son dernier album. Il y a vraiment tout ce qu’il faut : une section rythmique en béton armé, un riffing agressif, l’impression d’être entouré par un chœur de violons sans pour autant qu’ils ne viennent empiéter sur la partie purement Metal, le chant de gargouille avec un chant clair en contrepoint… On a beau suivre les codes du genre à la lettre, il faut reconnaître que le résultat final est à tomber par terre, et quand le groupe se paie le luxe d’une intro à rallonge sur son dernier morceau, « Carcosa », avant une ultime explosion, on touche au sublime.
En Black sympho, cette année, je pense qu’un seul groupe aurait pu rivaliser sur un plan purement musical : Akroma. Cependant, Saille parvient à se démarquer grâce à son frontman dont le timbre est peut-être plus passe-partout que celui du chanteur d’Akroma, mais aussi et surtout bien plus en osmose avec la musique. On connaissait déjà les grands noms du Black Sympho, mais à partir de maintenant, il faudra aussi se souvenir de celui de Saille qui vient de sortir l’album de la confirmation.
Mister Patate (9/10)
Facebook officiel
Code666 Records / 2014
Tracklist (xx:xx) 1. Emerald 2. Walpurgis 3. The Great God Pan 4. Aklo 5. Cold War 6. Eater of Worlds 7. Red Death 8. Dagon 9. Carcosa
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Mister Patate
Oct
29
La grand-messe du Death Metal vient d'annoncer quelques nouveaux noms qui viennent s'ajouter aux premiers groupes déjà annoncés il y a quelque temps (voir flyer ci-dessous) : HATE ETERNAL, DEVOURMENT, BROKEN HOPE, NADER SADEK, PYREXIA, INTERNAL BLEEDING, DEAD CONGREGATION, MASS INFECTION, INGESTED, ACRANIUS et SLAUGHTER TO PREVAIL.
Attention, cette année, le festival se déroule deux semaines plus tôt que d'habitude, en raison de travaux au 013. Pour toutes les infos, rendez-vous sur www.neuroticdeathfest.com
Metalchroniques y retourne après un an d'absence… Et vous ?

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Mister Patate
Oct
28
Ca y est, ils l’ont refait ! Après Natasha, l’EP aux confins du sludge et du doom, les furieux de Pig Destroyer remettent le couvert avec un nouvel EP qui s’écarte franchement des rivages grindcore du groupe et nous emmène dans un univers pesant et radicalement plus lent. On connaît l’efficacité de Pig Destroyer en grindcore, mais le groupe a encore tout à prouver en doom. Alors, pari réussi sur ce Mass & Volume (enregistré à l'époque de Phantom Limb et sorti maintenant sur un vrai format physique dont les recettes iront à la famille d'un employé de Relapse récemment décédé) ?
Oui et non. Dans un sens, cette galette de Pig Destroyer vaut le détour, avec son lot de riffs pachydermiques qui annihilent les esgourdes (on pousse le volume à fond et on fait trembler les murs) et ce chant déformé/torturé presque aussi féroce que le registre plus habituel notamment utilisé sur Book Burner. Mass & Volume, du haut de ses 25 minutes, a donc une force d’impact plutôt efficace.
Toutefois, si on y regarde plus près, on constate que le propos a beau être écrasant, il est aussi plutôt minimaliste. Même si je suis de ceux qui estiment qu’il ne faut pas forcément un mille-feuilles de notes et une armée de musiciens pour sortir un album qui vaut le détour, j’avoue que je reste quelque peu sur ma faim, et d’autres ont déjà su, par le passé, proposer un résultat bien plus convaincant sur la durée avec aussi peu d’éléments. Natasha avait su me convaincre à l’époque, Mass & Volume ne parvient pas à susciter chez moi le même engouement, sans pour autant être vraiment décevant
Mister Patate (5/10)
Facebook officiel
Relapse Records / 2014
Tracklist (25:40) 1. Mass & Volume 2. Red Tar