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Depuis 14 ans, le Hellfest se développe de façon exponentielle. C’est devenu un incontournable pour tout amateur de metal qui se respecte, mais pas que. Les places se vendent en un claquement de doigt. Et depuis quelques années les médias généralistes sont aux aguets. Les fidèles sont obligatoirement au rendez-vous, tout comme les « haters », cela créant des joutes verbales sur le net. Bref, au mois de Juin, impossible de passer outre cette grande kermesse musicale.

Le Hellfest ne cesse de s’améliorer. On n’en dira que du bien. Tout est fait pour que le chaland se sente à l’aise et puisse profiter à fond de « l’expérience » proposée. J’insiste un peu sur cet aspect car de plus en plus de personnes étrangères au metal veulent découvrir le Hellfest. Vivre une journée ou deux au rythme des riffs d’Anthrax ou de Kvelertak ne peut qu’être une bonne chose.

Mais penchons nous aussi sur quelques détails de cette « expérience ».

. Environnement et affluence : Même s’ils ne varient guère d’une année à l’autre, les bâtiments post-apocalyptiques valent toujours le coup. Petite nouveauté avec l’horloge, point de rendez-vous pour le festivalier. On retrouve aussi avec bonheur le mur d’eau et la grande roue toujours aussi vivement sollicités par les festivaliers.
Il est toujours agréable de se promener sur le site malgré une population importante. On circule assez facilement, la forêt a été repensée avec des allées et on peut y faire une pause pour profiter d’une fraîcheur bienvenue. Ce qui est bien vu, au regard du nombre de dormeurs qui s’entassent en dessous des arbres.

. La nourriture : Se nourrir est évidement important. L’orga a mis le paquet sur l’espace restauration. Plus grand avec un espace où l’on peut prendre le frais. Indispensable quand il fait chaud. On se délecte d’une nourriture de qualité. Végétarien, carnivore, omnivore, tout le monde peut y trouver son compte pour un prix raisonnable. C’est du tout bon.

. Se désaltérer : Le Hellfest a vite compris que boire faisait partie intégrante de la journée du métalleux. Les bars sont nombreux et les points d’eau aussi. Impossible de se dessécher au Hellfest. Et avec 44 0000 litres de bières bus en quatre jours, le festival a encore battu des records.

. Les commodités : Depuis toujours, c’est plus simple pour les garçons que pour les filles, malgré l’apparition de toilettes sèches. L’attente reste longue pour les dames. A éviter, les WC des mainstage.

Rendez-vous au prochain épisode avec le report du Knotfest.

Nico.

Nostromo – Narrenschiff

Nostromo est un groupe culte. Ecce Lex, album indispensable et sommet de sa carrière, l’a installé au Panthéon des groupes suisses, au même titre que Coroner ou Celtic Frost. Frondeurs, les Genevois se sont embarqués dans toutes sortes d’aventures musicales (Hysteron-Proteron) ; ils s’en sont toujours tirés la tête haute. Après un hiatus de quatorze années, Nostromo ouvre le second chapitre de son existence avec Narrenschiff.

En dix-neuf minutes et quelques secondes, Nostromo démontre par A+B qu’il n’est pas là pour beurrer des tartines. « The drift » nous embarque pour un rollercoaster qui va droit au but : nous mettre une mémorable branlée. Les musiciens sont véloces. Avec « Taciturn » la précision est au rendez-vous ; les riffs atteignent toujours leur cible. La violence est à son comble avec Javier qui hurle à s’en déchirer les cordes vocales (« As Quasars collide »). L’ensemble dégage un sentiment d’urgence qui excite les sens.
Et quand le rythme ralentit (« Narrenschiff »), le groupe s’embarque dans un metal-indus qui évoque le Napalm Death de « Morale ». Les connaisseurs apprécieront.

Le quatuor effectue un retour gagnant. Nostromo tabasse encore plus qu’à la grande époque. Il continue d’impressionner. On les attend donc désormais sur un format album, qui s’il est du même acabit que cette Nef des fous, risque d’être un nouvel incontournable du metal extrême.

Nico (9/10)

Site Officiel : https://nostromogva.bandcamp.com/

[noiz’aedikt] /2019

01. The Drift 02. Taciturn 03. Superbia 04. As Quasars Collide 05. Septentrion 06. Narrenschiff

Aujourd’hui, le Ferrailleur est bondé. Le public attend ses héros pendant que Dopelord délivre une prestation ennuyeuse. Après une courte pause, les lumières s’éteignent enfin. Les principaux acteurs de la soirée arrivent.

Vétéran de la scène stoner/doom, Saint Vitus célèbre quarante ans de carrière. Même s’il ne s’agit pas du line-up « classique » avec Wino, peut importe. Les nombreux changements de musiciens n’ont jamais émoussé le groupe de Dave Chandler. Le guitariste est accompagné de l’impressionnant batteur Henry Vasquez (The Skull, Spirit Caravan, Sourvein), de Pat Bruders (Down) à la basse et, cerise sur le gâteau, de Scott Reagers, premier chanteur du groupe.

Saint Vitus affiche donc une forme insolente. Les Californiens sont véloces, contents d’être là, à l’image de Reagers. La set-list se focalise sur le dernier album éponyme avec six morceaux, mais Saint Vitus n’oublie pas son glorieux passé :« White magic/Black magic », « One mind », « War is our destiny » et l’inaltérable « Born too late ». Ils démontrent en quelques riffs que Saint Vitus reste le patron de cette scène encore très active.

Le concert se conclue sur l’excellent « Useless ». Les lumières se rallument. Dans les enceintes résonne le « We’re an American band » de Grand Funk. Tout est dit.

Nico.