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mercylesspatheticdivinitycdDepuis 2011 et l’anthologie In memory of Agrazabeth, on assiste au retour en force de Mercyless. Le groupe de Max Otero est revenu à l’essentiel, soit un death-metal pur et dur. Il a abandonné les expérimentations maladroites de C.O.L.D et Sure to be pure. Par bonheur, Unholy black splendor, la réédition du classique Abject Offering, ainsi que de fiévreuses prestations live, sont là pour nous rappeler l’évidence : Mercyless est l’un des meilleurs groupes de death-metal. Nous attendions donc cette nouvelle livraison avec impatience.

Pas de faux suspens, Pathetic Divinity est encore un très bon cru. D’entrée, l’auditeur est soufflé par une production musclée donnant l’impression de se plonger dans une sorte de péplum death-metal. C’est grandiloquent et démesuré ; parfait pour ce genre de musique. Les morceaux s’enchaînent et dévastent tout sur leur passage. De « Blood of lambs/Pathethic Divinity » à des brûlots tel « Left to rot », il est impossible de souffler un seul instant. « How deep is your hate ? » respire la haine et retrouve l’essence de ce que doit être le death-metal : une musique puissante et sans concession. Notons aussi que l’on trouve en bonus les trois titres du split Blast from the past qui s’incluent parfaitement à ce sixième album.

Mercyless démontre avec Pathetic divinity qu’il fait partie des formations indispensables du moment. Les Alsaciens ont assez d’expérience pour continuer leur chemin sans ambage et conquérir de nouveaux fans. Ces nouvelles compositions ne réinventent pas le genre, mais sont d’une solidité à toute épreuve. On n’en attendait pas moins de la part de ces vieux briscards.

Nico (8.5/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/mercylesscult/

Kaotoxin/ 2016

01. Blood of Lambs 02. Pathetic Divinity 03. A Representation Of Darkness 04. My Name Is Legion 05. Exhort the Heretic 06. Left to Rot 07. Eucharistic Adoration 08. Christianist 09. How Deep Is Your Hate? 10. Liturgiæ 11. Bless Me Father [2015 version] 12. Probably Impure [2015 version] 13. Eucharistic Adoration [2015 version]

Ce soir, le Ferrailleur, éminente salle nantaise, accueille deux des meilleurs représentants de la scène française : Phazm et Gorod. Deux styles différents, mais aussi deux groupes prêts à en découdre avec le public de Loire-Atlantique.

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Phazm débarque sur scène avec détermination. Fort d’un dernier album encensé dans nos colonnes, le désormais quatuor ne ménage pas ses efforts. La formation est en place et nous livre une convaincante prestation. Pierrick Valence, maître à penser de Phazm, nous donne sa version du black metal : une musique passionnante, profonde, païenne, loin des clichés peinturlurés que véhicule le genre. Les titres du nécessaire Scornful of icons passent bien le cap du live (« Ginnungagap », le titre éponyme…). Ils se fondent sans difficulté avec les morceaux plus anciens (« The worm on the hook »). C’est du bel ouvrage. Phazm a bien fait de renaître de ses cendres.

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Quand Gorod commence son set, nous comprenons rapidement que les gus ne sont pas là pour rigoler. Les Bordelais chopent le public par le paletot et ne le lâchent plus. Leur death technique et brutal laisse peu de temps pour souffler. L’assistance est bluffée par la dextérité des musiciens. Effectivement, Mathieu Pascal et ses compères n’ont rien à envier aux cadors du techno-death. Ce concert ultra-dynamique laisse le public sur les rotules.

Nico.

Opeth – Sorceress

opethsorceressfinalcdDepuis la sortie d'Heritage, le monde des fans d'Opeth s'est scindé en deux: certains ont accepté l'évolution du groupe de Mikael Åkerfeldt tandis que d'autres ont violement rejeté le virage prog seventies pris par les Suédois. Le suivant, Pale communion, n'a rien fait pour calmer le jeu et a continué à diviser. Surprise, et contre toute attente, Sorceress possède beaucoup d’atouts pour changer la donne.

Désormais chantre du prog-rock au groove seventies, Opeth nous offre avec Sorceress son album le plus abouti dans ce genre. Si ses deux prédécesseurs pouvaient souffrir de quelques carences de composition, il n’en est rien ici. Passé « Persephone » qui joue correctement son rôle d’intro, Sorceress attaque dans le vif du sujet. Le morceau éponyme se révèle comme l’une des meilleures réalisations d’Opeth. Amples et ambitieuses, les cinq minutes et quarante-neuf secondes remplissent amplement le contrat. Mikael Åkerfeldt s’est complètement retrouvé. Il propose un morceau qui est la parfaite synthèse du nouveau et de l’ancien Opeth. « The wilde flowers », taillé pour le live, est un tube imparable ; il possède cette vibration qui manquait tant aux deux précédentes productions. La suite est du même acabit : « Strange brew » nous rappelle les meilleurs moments de Yes ; « Era » clôt l’affaire de manière classique et convaincante. L’incroyable travail de production, poussant les compositions vers le haut, est aussi à retenir.

Sorceress est donc un album rassurant. Il démontre en onze morceaux qu’Opeth a bien fait d’oser, en 2011, ce changement radical de style musical. Opeth est un groupe libre. Il fait avec talent ce que bon lui semble sans demander son reste. L’apanage des grands.

Nico (9/10)

Site Officiel : http://www.opeth.com/

Nuclear Blast/ 2016

01. Persephone 02. Sorceress 03. The Wilde Flowers 04. Will O The Wisp 05. Chrysalis 06. Sorceress 2 07. The Seventh Sojourn 08. Strange Brew 09. A Fleeting Glance 10. Era 11. Persephone (Slight Return)