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terror-live-by-the-code1Fer de lance de la seconde génération de groupes hardcore, Terror a toujours été le plus virulent. Franc du collier, le groupe de L.A est un exemple de linéarité, fidèle à l'idée d'un hardcore pur et dur. Résultat : peu d'albums faibles et beaucoup d'hymnes marquants (« Better off without you »).

Ayant livré avec Keepers of the faith son meilleur effort, on ne pouvait se poser qu'une question : allait-il faire mieux ? On peut répondre, hélas, par la négative.

Mais ne nous méprenons pas, Live By The Code est un très bon cru qui se révèle au fil des écoutes. Riffs bétons (« Hard lessons »), hymnes décomplexés (« The Good Die Young ») et brutalité sont au programme de ces 27 minutes. Le chant de Scott Vogel n'a jamais été aussi corrosif (« Invasion ») et transcende l'ensemble des compositions. N'oublions pas ses compères qui livrent ici une musique urgente rendant hommage au plus belles heures du hardcore.

Avec des albums de ce calibre, Terror est sur la bonne voie pour devenir un incontournable du genre. Respectueux, incorruptible et authentique, ce ne serait pour lui que justice.

Nico (7,5/10)

Site Officiel: https://www.facebook.com/terrorhardcore 

Century media / 2013

01. The Most High 02. Not Impressed 03. Cold Truth 04. I'm Only Stronger 05. Live By The Code 06. The Good Die Young 07. Shot of Reality 08. Hard Lessons 09. Invasion 10. Nothing In Your Head 11. One Blood

Son : Comment dire.

Lumières : Inexistante.

Affluence : Bonne.

Ambiance : Grindesque.

Moment fort : Un moment fort ? Quelle idée !

 

Après sept ans d'absence scénique, Purulent Excretor s'est fait plaisir en participant à un grand raout grindcore. Inhumate, Trepan'dead, Mucus, Injuria et Psychobolia étaient aussi de la fête où la finesse et la délicatesse sont restées à la porte. Véritable célébration de ce genre musical resté plus ou moins underground, ces concerts attirent toujours un public de passionnés. Une bonne initiative, au vu de l'affluence, qui a été couronnée de succès.

Purulent Excretor  (101)

 

Purulent Excretor, tout au long de sa carrière, n'a jamais fait dans la dentelle. Grindcore, kazoo et paroles stupides (« Se Masturber Dans Les Toilettes »…) sont au programme. Et la formule a fait ses preuves : ça marche à 200 à l'heure. En l'espace de 30 minutes, la bande du Gorg (qui œuvre aussi dans Hürlement et Thrashback) se donne à fond et n'a pas peur de se prendre le mur.

Purulent Excretor  (128)

Cohérent dans sa façon d'envisager son porn/gore/grind, Purulent Excretor ne s'embarrasse pas de fioritures. C'est gras, très lourd, mais on en redemande. Très rare sur scène, il ne fallait pas les rater. Car il nous faudra peut-être à nouveau attendre une éternité avant de les revoir.

Culte !

Nico.

Site Officiel : http://www.myspace.com/purulentexcretor

Son : Bon.

Lumières : Très bonnes pour LDC.

Affluence : Nouveau Casino plein.

Ambiance : Bonne.

Moments forts : Les prestations de Sólstafir et Long Distance Calling.

 

Première partie d'une affiche diverse et variée, Sahg occupe sans le savoir le rôle des rockers de la soirée. Sans prendre de pincettes, les Norvégiens assènent leur rock/metal à un public qui ne fait pas la fine bouche. La formation menée par Olav Iversen délivre une belle prestation ; elle possède en son sein un atout qui fait la différence :Thomas Tofthagen. Aussi guitariste dans Audrey Horne, il se croit encore dans les glorieuses 80's, poses de guitar-hero à l'appui. Tofthagen se fait plaisir et contamine l'audience avec son enthousiasme. Si Sahg est assez anecdotique sur album, son concert donne envie de redonner une chance à ses trois opus.

SGH

Aussi attendu que la tête d'affiche, si ce n'est plus, c'est au tour de Sólstafir de prendre possession de la scène. Le groupe islandais illumine le Nouveau Casino avec sa musique hybride ; sorte de post-metal pop où mélancolie et sensibilité exacerbée prédominent. Le longiligne leader Aðalbjörn Tryggvason et ses cow-boys emportent le public dans un voyage dont on ne voudrait pas qu'il se finisse. Beaucoup d'émotions se dégagent des compositions ; l'audience vacille sous l'effet d'un « Farja » sublime, entre autres. En quarante-cinq minutes bien trop courtes, Sólstafir a su envoûter la petite salle parisienne. Pour le plus beau concert de la soirée.

SLSFR

Long Distance Calling est un groupe exigeant. Il suffit de jeter une oreille sur son dernier album, le brillant The flood Inside, pour le constater. Dire que l'attente de les voir sur scène était faible serait mentir. Car le groupe allemand est juste bluffant. Tant sur le plan technique que musical. La preuve ce soir, où le groupe se dépense sans compter. A l'image de Florian Füntmann (guitares), Long Distance Calling est passionné ; il délivre une prestation sans faille. Les morceaux instrumentaux sont fluides et accrocheurs (« Nucleus ») tandis que le chant de Marsen Fischer ajoute à l'ensemble une rare richesse. Le public attentif est rassasié au bout d'une bonne heure et demie et quitte la salle comblé.

LDC

Nico.