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Trepalium – H.N.P

Après trois albums et un parcours quasi sans fautes, Trepalium sort son quatrième opus, « H.N.P » (pour « Heic Noenum Pax »). Dernier volet d'une trilogie racontant l'histoire de XIII, commencée en 2006 avec l'album « Alchemik Clockwork of Disorder », cet épilogue est une réussite. Il risque de bouleverser le petit Landernau du metal hexagonal. Plusieurs raisons nous y font penser.

La production. Puissante, limpide, mais surtout claire, elle fait ressortir la brutalité des compos et les nuances instrumentales (« Order the labyrinth »). Tous les instruments sont audibles et l'écoute de « H.N.P » procurera autant de plaisir au fan lambda qu'au mélomane averti.

D'un point de vue musical, les Trepalium n'ont plus rien à prouver. Parfaitement aguerris à l'exercice, ils montrent une fois de plus qu'ils sont au niveau des plus grands. Ils le prouvent avec savoir-faire. Morceaux complexes (« I was ») et ambitieux sont au rendez-vous. Trepalium enchaîne les morceaux de bravoure et se fait plaisir. On devine que les petits gars ont VRAIMENT bossé leur copie pour accoucher d'un tel résultat.

Et même si le groove, ultra présent dans « XIII » et « Alchemik », n’apparaît qu'au bout du cinquième morceau (« Insane architect »), point de déception. « H.N.P » restera dans les annales car c'est une œuvre intelligente, racée. Trepalium prend la pôle-position pour le titre de meilleur groupe français de l'année. N'en déplaise à certaines vieilles gloires opportunistes. Trepalium EST le futur.

Nico [8,5/10]

Myspace: http://www.myspace.com/trepal

Facebook: https://www.facebook.com/TREPALIUMBAND

Klonosphere – Season Of Mist / 2012

1.Heic Noenum Pax 2. Prescription Of Crisis 3. S(L)ave The World 4. Order The Labyrinth 5. Insane Architect 6. Let The Clown Rise 7. (A)i Wa(s)s 8. The Worst F(r)iend 9. Raining PAst 10. I'm Broken

Oubliez tout ce qu'on a pu vous dire sur la musique belge et ses interprètes qui polluent régulièrement les ondes. Kabul Golf Club nous fait entrer dans une autre dimension.

Avec « Le bal du rat mort », les quatre Belges nous donnent une bonne claque musicale. Ils font preuve d'une instabilité réjouissante. Punk, noise, rock et hardcore sont bouffés, digérés et se retrouvent régurgités en un ensemble cohérent. Avec ses breaks improbables, sa folie contaminante et une tension permanente, ce premier mini album est une grande révélation.

S'il évoque à plus d'une occasion Fugazi ou Shellac, KGC se démarque aussi de ces influences par une personnalité exacerbée. Le tout s'écoute sans ennui et devient rapidement addictif, malgré un coté abrupt et sans concession. On conseillera à l'amateur éveillé de se ruer sur le clip de ce futur tube underground qu'est « Demon Days ». C'est du tout bon.

Quatorze minutes et vingt-sept secondes, c'est court. N'ayant pas encore dévoilé tout le potentiel du groupe, ce mini E.P. aura pourtant réussi un coup : nous mettre la bave aux lèvres en attendant une suite plus dense. A l'avenir, il faudra prendre Kabul Golf Club très au sérieux.

Nico [8,5/10]

Site Officiel: http://www.kgc-band.com/

Uproar for veneration / 2012

01.Bits of Freedom 02. Minus 45 03. Fast Moving Consumer Goods 04. 5 Minutes 2 Midnight 05. Demon Days

Son : Bon.

Lumières : Il faisait beau.

Affluence : Très importante.

Ambiance : Remuante dans les premiers rangs, plutôt pique-nique à l'arrière.

Moments forts : «Touch me, I'm Sick »

Un concert en plein air est toujours une aubaine. Cela peut être l'occasion de découvrir ou retrouver certains groupes et de passer un bon moment allongé dans l'herbe.

Nous voici donc à la « Villette Sonique ». Excellent festival proposant une programmation diverse et variée. Mêlant entrées libres (Mudhoney, Arne Vinzon, Fessée, I:Cube…) et payantes (Sleep, Melvins, Godflesh…), il s'agit d'un événement pointu pour les amateurs de musiques alternatives. Justement, la Villette Sonique nous offrait sur un plateau Mudhoney : formation culte à l'origine du « grunge ».

 

C'est sous un soleil de plomb et devant un parterre bondé que la bande de Mark Arm et Steve Turner nous a offrert un concert brut et sans fioriture. Leur rock'n'roll garage distillé depuis une vingtaine d'années n'a pas pris une ride : les morceaux sont vigoureux et vont rapidement à l'essentiel.

Généreux, Mudhoney balance une vingtaine de morceaux, dont leurs tubes (« Touch me, I'm Sick », « Judgement, rage, retribution and thyme ») joués comme au bon vieux temps. Chose qui n'est pas pour déplaire à ce public de trentenaires qui pogottait comme dans ses meilleurs souvenirs de jeunesse. Vrai punk dans l'âme, Mark Arm retrouve, une fois sa guitare posée, le charisme d'un Iggy Pop de la grande époque.

 

Et avec un vrai rappel, fait plutôt rare dans ce genre de festival, où le groupe évoque John Coltrane et reprend du Black Flag, une conclusion s'impose : le rock garage punk de Mudhoney n'est pas encore près de passer l'arme à gauche.

 

Site Officiel :http://www.mudhoneysite.com/