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Mercyless revient aux affaires, pour notre plus grand plaisir. On s'est, évidement précipité sur son sympathique leader pour lui poser quelques questions.

 

 

01. Mercyless est de retour pour la sortie de "In Memory Of Agrazabeth". Quelles ont été tes motivations pour revenir sur le devant de la scène après autant de temps ?

Max : Eh bien ,nous sommes de retour tout simplement car nous avions un réel besoin de revenir aux sources de ce qui nous a toujours le plus motivés : le Death-metal de nos débuts. Et  revenir après tellement d’années, c’était un vrai défi comme on les aime. Au delà,on a toujours gardé une certaine rage en nous et il était temps qu’elle ressorte… Et faire du Death-metal après 25 ans c’est du sport de haut niveau pour nous !

02.Peux-tu nous dire qui t'accompagne sur scène et où les as-tu dénichés ?

Max : Il y a toujours mon éternel compère Steph Viard à la guitare (on joue ensemble depuis bientôt plus de 25 ans !) ; il y a Laurent Michalak à la batterie (on joue avec lui depuis quelque temps sur un autre projet. Comme il correspondait bien au style de Mercyless il était évident qu’il prenne le rôle derrière les fûts. En plus, il nous fait énormément penser à notre tout premier batteur. Nerveux, rapide et sans concessions) ; et Matthieu Merklen à la Basse (qui est arrivé tout à la fin mais qui travaille très vite et possède un bagage technique énorme. Ca nous facilite la vie. Humainement, il est génial.

03."In Memory Of Agrazabeth" est une petite mine de démos, live et autres enregistrements. Un boulot incroyable a été réalisé. Combien de temps as-tu mis pour collecter tout ces documents ?

Max : J’ai du fouiller dans nos archives pendant 3 à 4 mois pour trouver les bons trucs. J’aurais pu encore trouver mieux mais bon, il faut savoir qu’à l’époque il n’y avait pas le numérique comme maintenant ; aujourd’hui tout le monde peut filmer et enregistrer tout et n’importe quoi dans une bonne qualité. Et il n'était pas aussi facile d’avoir des live de bonne qualité ; beaucoup de concerts et démos étaient en K7 audio… Il y avait un petit travail de restauration à faire… Pas évident !!

04. Que penses-tu de la scène française d'aujourd'hui ? Un certain nombre de reformations me semblent assez opportunistes et ont, à mon avis, perdu l'esprit qui les animait à la grande époque…

Max : Il est évident qu’une reformation nécessite au minimum 2 personnes (et souvent le chant!) ayant fait partie du projet initial. Sinon, on peut perdre facilement l’essence musicale du groupe. C’est pourquoi on voit souvent des reformations arriver avec un style et une image bien différents des débuts. Et donc pour moi, il n’y a aucun intérêt. Souvent les groupes gardent le même nom juste histoire de récupérer leur notoriété sans avoir à tout recommencer. Mais cela peut être à double tranchant. Souvent labels et médias se précipitent dessus sans trop réfléchir et c’est dommage. Combien de reformations voit-on arriver de nos jours qui jouent un morceau sur scène qui ressemble à une reprise d'un autre groupe ? Dans Mercyless on a toujours voulu éviter cela et même après toutes ces années il est évident que notre musique doit être comme à nos débuts sinon on aurait fait un autre groupe avec un autre nom. Pour nous il faut toujours faire ses preuves même si on a eu un peu de succès il y a quelques années, sinon quel intérêt?….Maintenant, en France, il y quelques retours qui me font plaisir comme celui de Loudblast, Seth, etc.

05. Dans le livret de "In memory…", on parle explicitement d'un retour discographique de Mercyless dans la veine de "Abject offerings". Alors, c'est pour quand ?

Max : On fait encore quelques dates et on attaque l’enregistrement en avril!

 

 

06. Aura-t-on le droit à une réédition, un jour, de "Abject offerings" et de "Coloured funeral" ? Ils se revendent à des prix indécents sur le net et je me disais qu'une petite ressortie serait la bienvenue. Ces albums sont considérés comme des classiques symboles de votre domination de l'époque.

Max : On y travaille depuis un moment (depuis trop longtemps d’ailleurs!) pour aboutir à la réédition de « Abject offerings » en vinyle et Cd car, comme tu le dis, il y a de l’abus en termes de ventes sur Internet concernant les prix …C'est exagéré, surtout que beaucoup de monde n’a pas pu se procurer cet album à l’époque. Donc il est temps. Et c’est vrai, ces deux albums sont cultes!!

Fair Warning est un groupe d'une autre époque : les 90's. Persévérants, les Allemands ont publié à peu près une quinzaine d'albums (en comptant les compilations et les live). Malgré cette discographie fournie, ce qui a été produit n'a pas été réellement bouleversant. Au mieux, le groupe se contente d'appliquer une formule efficace créée par les cadors du rock FM. Au pire, on se retrouve souvent face à une soupe musicale indigeste. Trop de clichés tue le cliché. Mais surtout, plus grave, Fair Warning, tout aussi ambitieux qu'il est, n'est jamais arrivé au niveau des Bon Jovi, Slaughter et Survivor.

En 2012, ils reviennent nous polluer les oreilles avec « Best And More ». Pas grand chose à dire en plus. Le « More », généralement le plus intéressant sur ce type de production, se résume à une reprise live inédite de « Rock'n'roll » de Led Zeppelin. Bien exécuté, ce titre donne envie de réécouter l'original. On se plairait même à croire que le groupe soit bon sur scène. Pour le reste, les téméraires y trouveront de la ballade sirupeuse au kilomètre, du refrain « pompier » et de la redite à foison. C'est dire s'il faut avoir beaucoup de courage pour écouter ce « Best And More ».

Nico [*/10]

Site Officiel: http://www.fair-warning.de/

SPV/ 2012

Tracklist: 01. Burning Heart 02. Save Me 03. All On Your Own 04. Longing For Love 05. When Love Falls 06. Angels Of Heaven 07. Out On The Run 08. Don't Give Up 09. Long Gone 10. Generation Jedi 11. Don't Keep Me Waiting 12. Still I Believe 13. Heart On The Run 14. Here Comes The Heartache 15. I'll Be There 16. I Fight 17. The Way You Want It 18. Roc'n Roll 19. A Little More Love 20. Come On 21. The Heart Of Summer 22. Angel Of Dawn 23. The Call Of The Heart 24. Rain Song 25. Like A Rock 26. Out Of The Night 27. Meant To Be 28. Don't Count On Me 29. Just Another Perfect Day 30. Light In The Dark 31. Man On The Moon 32. Children's Eyes

Son : Excellent.

Lumières : Catastrophiques pour Necroblaspheme, bonnes pour Napalm.

Affluence : Salle remplie.

Ambiance : Survoltée.

Moments forts : « Breed to breathe », « Nazi punks Fuck Off » et l'énooorme « Suffer the Children ».

Une fois de plus, la troupe de Shane Embury et Mark Greenway s'est rendue dans notre capitale. Cette fois-ci, pour y défendre son dernier effort : « Utilitarian » (encensé à juste titre dans nos pages).Un concert de Napalm Death, c'est toujours une formule consacrée. On sait ce qu'on va y trouver et on en redemande plus que de raison. On en sortira épuisé, mais un sourire béat éclairera notre visage.

Napalm Death, pur groupe parmi les plus purs, nous a encore mis une mémorable déculottée. Ces vieux routards n'ont plus de leçon à recevoir, surtout quand il s'agit d’emmener son auditoire jusqu'au point de non-retour. Le bouillant public de la Maroquinerie a tout donné pendant ce court mais très intense concert (1h15). Musicalement au top, les quatre musiciens de Birmingham n'ont fait aucune faute de parcours. Avec un Barney très en voix, un Mitch Harris plus présent que d'habitude (hurlements stridents à l'appui), un Danny Herrera martelant sa batterie comme si sa vie en dépendait et un énorme Shane Embury groovant à tout va… La machine de guerre qu'est Napalm Death a encore de beaux jours devant elle.

Piochant allègrement dans un répertoire fourni, le quartet met en valeur son dernier album. Pas moins de six titres tirés de « Utilitarian » ont été joués : « Errors in the Signals », « Everyday Pox », « Nom de Guerre », « The Wolf I Feed », « Quarantined ». Morceaux récents qui peuvent se mesurer sans problème à la multitude de classiques que le groupe a offert dimanche soir : « Suffer the Children », « Breed to Breathe », « Scum », « You Suffer », « Nazi Punks Fuck Off », etc.

N'oublions pas que Napalm Death est une institution qui nous fait comprendre pourquoi nous aimons le grindcore et ses dérivés. Et pourquoi il faut continuer à aimer et soutenir cette musique. Napalm Death est un mode de vie. A se demander s'il ne serait pas la parfaite définition du metal extrême ?

 

Site Officiel :http://www.napalmdeath.org/