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Dans le domaine de l'autoproduction, c'est souvent quitte ou double. Une pléthore de nouveaux groupes essaient de décrocher ce fameux sésame qui leur permettra de briller, au moins, quinze bonnes minutes. Mais souvent la plupart restent coincés dans l'ombre, alors qu'une poignée d'élus parviennent à se propulser un peu plus haut.

Les Nantais de Nocturn Deambulation ont tout de suite compris que pour se démarquer de la masse, il fallait être original et sincère. Cette jeune formation a mis tous les atouts de son côté en offrant avec « The Grand Opening » une musique recherchée qui s'éloigne des sentiers battus. Melting pot assumé de black, de death metal et de musique prog, est un premier effort extrêmement riche. Il ne se livre pas dès la première écoute. Ambitieux sans être prétentieux (« Slaver of Toad » ), le groupe de Frederic Modine atteint quasiment tous ses objectifs. Violent quand il faut l'être et parfois mélancolique (superbe piano sur « The Schizophrenia Coroner »), Nocturn Deambulation joue une musique généreuse et variée qui accroche. Visiblement très influencé par la scène scandinave (Enslaved, Arcturus), le groupe possède une profonde identité qui ne demande qu'à être développée.

« The Grand Opening » est plus qu'encourageant et nous sommes curieux de connaître la suite des événements. Un album qui s'écoute d'un bout à l'autre, sans lassitude, c'est tellement rare.

Nico [7/10]

Site Officiel: nocturndeambulation.com

Autoproduction / 2011

1. The Waltz of Men in White 2. The New Attraction 3. Thud 4. Slaver of Toad 5. The Schizophrenia Coroner 6. Dream of a Sick Imagination 7. Second Breath 8. Tears of Old Tree 9. Watchmaker's Cogs 10. Acherontia Atropos

Son : Plutôt bon.
Lumières : Aléatoires, mais globalement bonnes.
Affluence : Bien rempli.
Ambiance : Reveil du public après Aazylium.
Moments forts : Le concert de Mercyless.

Photos : cliquez ici

Depuis la sortie de « In memory of Agrazabeth », Mercyless s'est remis à faire des concerts. Reformation inespérée pour ses fans, la bande de Max Otero a décidé d'en découdre avec son public parisien. Mercyless (groupe culte, n'ayons pas peur des mots) et trois autres jeunes formations constituent cette sympathique affiche qui a lieu aux « Combustibles ». Un lieu qui propose des concerts de qualité (Karma to Burn, Ataraxie…), en plus de son bar-restaurant. Plus underground tu meurs ! Les oreilles allaient sacrement saigner.

C'est dans une salle amorphe que je rentre pour voir une bonne moitié de la prestation de Aazylium. La formation d'Argenteuil nous délivre un set correct de death metal bien lourd. Mais la salle ne réagit pas du tout. Un problème récurent dans la capitale. Une situation frustrante pour les musiciens qui décident, malgré tout, de balancer la sauce comme il se doit. Le chanteur (charismatique) harangue constamment cette foule passive. Bon esprit et au final une bonne surprise.

Le public commence enfin à se bouger pour Necroblood. Tout de suite, la température monte d'un cran. Beaucoup plus « evil » que la moyenne (on pense fortement à Deicide), Necroblood balance sa rage et son nihilisme auprès d'un public ultra réceptif. Terroreign (basse) et Exekvtion (guitares) se livrent à un ping-pong vocal convaincant laissant peu de répit au public qui en redemande. C'est très bon dans le genre. On surveillera de près l'évolution de ce groupe francilien.

Je reste trois morceaux pendant le set de Affliction Gate, la faute à une chaleur devenant pénible. Je conserve mes forces pour le grand retour de Mercyless. J'en retiens un death peu enthousiasmant, statique, qui n'apporte pas grand chose au genre.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi depuis le début, résumons l'affaire : Mercyless est de retour. Celui de « Abject Offering » (meilleur album de death français) et de « Coloured Funeral » . Un groupe solide qui mérite que l'on se penche attentivement sur son retour.

Le combo alsacien ne fait pas dans la demi-mesure . Avec son intro tirée du film « La Malédiction », l'ambiance est installée. On commence les choses sérieuses avec un nouveau morceau furibard (« Infamy ») qui réjouit l'auditoire. En dix titres, la messe est dite. Le groupe ne fait pas dans la facilité et propose cinq nouveaux titres : « Infamy », « Swallow my soul », « Absent belief », « Probably impure », « God is Dreaming ». Ils démontrent la grande forme du quartet de Mulhouse. Du death metal pur, sans concession. Ça tombe bien, c'est ce que l'on était venu chercher. La formation va chercher dans son glorieux passé quatre titres de son premier album« Abject Offering » : le titre éponyme, « A Message for All Those Who Died », « Without Christ » et « Burned At the Stake ». Ils sont joués comme à la grande époque. Mercyless reste l'un des grands noms du death hexagonal. La soirée se termine sur la reprise d'« Evil Dead » de Death. L'assistance vacille à nouveau. Cet excellent retour ne va pas en rester là. Rééditions et nouvel album sont au programme. On vous tiendra au courant.

Nico

 

Mercyless:

Myspace:http://www.myspace.com/mercylessofficial

Facebook:http://fr-fr.facebook.com/pages/MERCYLESS-French-death-metal/236098662524

Affliction Gate: http://www.myspace.com/afflictiongate

Necroblood: http://www.myspace.com/worshipnecroblood

Aazylium: http://www.myspace.com/aazylium

La Salle: http://www.lescombustibles.net/la-salle-de-concert/

Leçon 1 : ne jamais croire un communiqué de presse. Chainfist, selon la bafouille envoyée par Rock N Growl, ferait du « groove metal ». Nous étions donc plein d'enthousiasme, ce terme faisant automatiquement penser à des groupes comme Infectious Grooves, Fishbone et Living Colour. Eh bien non ! Chainfist ne fait pas de « groove metal » ; il se retrouve plutôt dans la catégorie « hard rock metal ».

Leçon 2 : ne jamais se dire que si la pochette déchire (et c'est ici le cas), l'album va aussi tout exploser. Au regard des expériences glanées par ses membres dans des formations death/black telles que Infernal Death, Panzerchrist et Frozen Sun, on pouvait difficilement imaginer que Chainfist se plante. Pourtant, ce regroupement d'anciens death-metalleux ne démérite pas ; il soumet à son auditoire une musique solidement jouée. Mais un problème se pose.

Si l’exécution est bien faite (pas une note à côté, une production millimétrée, etc.), le tout manque très sérieusement de feeling ; « Black Out Sunday » ne respire pas vraiment la sincérité. Entre riffs standards et mélodies « faciles », on s'ennuie. Cette impression de produit clinique se ressent sur la longueur.

On trouve quand même une chanson antithèse de ce qui vient d'être décrit. :« Carpe Diem », un titre « mid tempo » gorgé de cet esprit qui manque tant à l'album. Une sorte de balade grungy où justement la mélodie se fait agréable et entêtante. C'est vers ce genre de composition que doivent se tourner les auteurs de Chainfist, et non vers ce hard rock sans saveur.

Nico [03/10]

 

Site Officiel: http://www.chainfist.net

Myspace officiel: http://www.myspace.com/chainfist

 

2012, Chainfist / Rock N Growl

Tracklist (51:54 mn) 01. Free Me 02. Edge Of The World 03. Evolution 04. Be a Man 05. Have You Ever 06. Stay 07. In Your Face 08. Show Me 09. Clown 10. Carpe Diem 11. Black Out 12. Shchwh