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Quand d'anciens membres de Venom décident de se retrouver pour faire de la musique ensemble, un constat s'impose : on ne risque guère d'avoir de surprises. On va bouffer du heavy thrash au kilomètre et, avec un peu de chance, on en redemandera.

Mpire Of Evil est donc une réunion entre Mantas, Antton & Tony « Demolition Man » Dolan, tous trois issus de l'illustre groupe qui inventa le black metal. A se demander si cette formation n'existe que pour prouver à cette vieille crécelle de Cronos que ses anciens camarades en ont encore sous le pied. On ne le saura probablement jamais. En tous cas, cet album mérite que l'on s'attarde un peu sur lui.

« Hell To The Holy » est un album de thrash qui s'écoute bien, très old school et cliché à foison. On prend plaisir à retrouver une multitude de plans, riffs, solos (« Waking up dead »), refrains (« Metal Messiah », imparable) et chœurs que l'on a déjà entendu un bon million de fois.Ca marche à 100%. Autre bon point, le tempo est alerte et ne débande pas une seule seconde. Et dans ses meilleurs moments, le trio évoque le Motörhead des grands jours (« Snake Pit »).

Une chose est certaine, Mpire Of Evil, ne réinventera pas le metal et ne marquera pas non plus l'histoire. Mais il permettra à l'auditeur de passer un bon moment avec une musique carrée. Très loin de la prétention et de la médiocrité des derniers albums de Venom, Mpire Of Evil est, au final, une agréable surprise.

Nico [06/10]

 

Facebook: http://www.facebook.com/mpireofevil

Youtube: http://www.youtube.com/user/MPIREofEVIL

Site Officiel: http://mpireofevil.tripod.com/

 

Scarlet records / 2012

01. Hellspawn 02. Metal Messiah 03. Waking Up Dead 04. Hell To The Holy 05. Snake Pit 06. All Hail 07. Devil 08. Shockwave 09. The 8th Gate 10. M-pire (Prelude)

Son : Nickel.
Lumières : Nickel.
Affluence : Nickel.
Ambiance : Nickel.
Moments forts : Ben justement…

Se déplacer voir un concert de Ultra Vomit, c'est comme aller au Café Théâtre pour s'en payer une bonne tranche. On est sûr qu'on va se marrer, s'en prendre pleins les feuilles et, surtout, entendre de la bonne zique. 

Cette énième tournée assurant la promo de l'increvable « Objectif Thunes » est basée sur un concept fendard : « The renouvellement of the intermittence »… sensé rapporter encore un peu plus de fric aux quatre musiciens. Il fallait oser et eux seuls pouvaient se le permettre. Niveau visuel, on tape dans l'univers « Star Wars » et on espère sincèrement que George Lucas (le genre de type à faire un procès) ne découvre jamais cet emprunt sympathique.

La set list, vous la connaissez, c'est quasiment la même depuis deux ans. Les classiques sont joués et l'enthousiasme des quatre Nantais est ultra communicatif. « Mountains of Maths », « Boulangerie/Pâtisserie », « Judas Prost » et autres sont exécutés devant un public qui mange littéralement dans la main de Fetus. C'est frais, rigolo et très bon enfant. Mais ce qui est plus que flagrant, c'est la maitrise musicale de ces quatre joyeux lurons. Que ce soit Flockos (guitares), Jacou Pierre (ou Pierre Jacou, au choix – bassiste), Manard (batterie) ou même Fetus (le Nicolas de Andreas & Nicolas), on a affaire à de sérieux instrumentistes. Pas une note n'est à côté et on peut constater que ces jeunes gens jouent très, très bien. N'en déplaise à certaines personnes qui auraient tendance à croire que le groupe n'est qu'un ramassis de déconneurs sans talent.

En ce frileux soir de janvier, Ultra Vomit nous a offert une prestation qui réchauffe. Il a encore prouvé qu'on pouvait faire du metal (de qualité) en France, sans trop se prendre au sérieux. Notons aussi, le karaoké de Manard qui fut rajouté pour pallier à l'absence de première partie. Bon esprit. Mais ça, on en doutait pas.

Nico.

Un grand merci aux responsables de l'empreinte pour leur grande sympathie .

Myspace: http://www.myspace.com/ultravomit

La salle: http://www.lempreinte.net/

Les photos: http://www.metalchroniques.fr/gallery/thumbnails.php?album=1882

Napalm Death – Utilitarian

S'il y a bien un groupe quasi irréprochable, c'est Napalm Death. Institution incontournable du death/grind britannique depuis 1987, sortie du séminal « Scum », la bande des quatre de Birmingham n'a jamais laissé personne indifférent. Vénéré mais aussi détesté, le groupe reste constant dans sa manière d'agir et dans ses convictions. Hautement qualitatif depuis « The Code is Red… », le travail de Napalm Death est en constante évolution. Patchwork punk, hardcore, grindcore et death, le gang british décide une fois de plus de frapper là où ça fait mal avec sa cuvée 2012: « Utilitarian ».

L'album commence de façon assez classique avec la traditionnelle introduction préparant l'auditeur à l'impact sonore tant attendu. Classique aussi, ce « Errors In The Signals » qui vous prend littéralement à la gorge. Du déjà-vu ? Peut-être, mais la grande force de Napalm Death est de préserver ce sentiment d'urgence (« Collision Course ») depuis presque 25 ans. Des titres « à la Napalm », vous en trouverez un paquet sur « Utilitarian » et on ne s'en plaindra pas. C'est ce que le groupe fait de mieux.

Mais là où le gang de Shane Embury et Barney Greenway est le plus intéressant, c'est dans ce désir d'avancer vers une musique plus décalée et moins conventionnelle. Pour preuve ce « Everyday Pox » qui lorgne sans vergogne du coté de la musique décomplexée de Painkiller ou Naked City. Normal. On peut y entendre le grand John Zorn (leader des deux groupes précités et grand ordonnateur de musique jazz & bruitiste) au saxophone. Cela apporte un petit côté « arty » au morceau, ce qui n'est pas négligeable. Autre innovation: le chant clair (rarement usité hormis sur « Words from the Exit Wound ») que l'on peut ouïr dans le très mélodique « The Wolf I need ». On croira y entendre Burton C. Bell de Fear Factory, ce qui rajoute une dimension « mécanique » à l'ensemble. Et je ne vous parle pas des ambiances gothiques (« Fall on their Swords ») et des surprises que recèle ce nouvel album… Il n'y aurait pas assez de place.

Napalm Death, groupe solide, novateur, fidèle à son glorieux background, nous livre ici un de ses meilleurs albums, qui justifie et confirme bien ses 25 ans de carrière dans la musique extrême. A ce stade là, on a l'impression que rien ne peut plus les arrêter. Grand groupe. Grand album.

Nico [09/10]

Site Officiel: www.napalmdeath.org

Century media / 2012

1. Circumspect 2. Errors In The Signals 3. Everyday Pox 4. Protection Racket 5. The Wolf I Feed 6. Quarantined 7. Fall On Their Swords 8. Collision Course 9. Orders Of Magnitude 10. Think Tank Trials 11. Blank Look About Face 12. Leper Colony 13. Nom De Guerre 14. Analysis Paralysis 15. Opposite Repellent 16. A Gag Reflex