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Après une pause « Hellfest From Home » pendant 2 ans, le Hellfest reprend son partenariat avec ARTE Concert ! Au programme, pas moins de cinquante concerts seront diffusé sur le site de ARTE Concert, mais aussi sur Youtube. Une bonne opportunité pour ceux qui n’auront pas réussi à obtenir le fameux sésame.

Petite nouveauté cette année : la Valley se rajoute à la programmation des livestream !

Voici la liste des concerts diffusés pendant les deux week-end.

Sites officiels : https://www.hellfest.fr/ ; https://arteconcert.com/

Nico.

Point final d’une tournée qui l’a vu traverser les quatre coins de la France, la date nantaise du Hellfest Warm Up a pris ses aises à la Cité des congrès, plutôt habituée aux concerts classiques des Folles journées qu’aux soirées metal totalement décoiffées.

Au programme : concerts, village metal (Les acteurs de l’ombre, Frozen records, Crève Clothing, David Thiérré, etc.), concours de Air Guitar, tatoueurs. Un vrai tour de chauffe, dans une ambiance bon enfant, avant la quinzième édition que tout le monde attend depuis deux ans.

Le cover-band toulousain Hellbangerz ouvre le bal. Avec un set évidemment constitué de reprises : Ac/dc, Bon Jovi, Judas Priest, Slayer… Tous les classiques y passent, joués avec enthousiasme, la Cité des congrès en redemande. Rien d’exceptionnel au final, mais le contrat est rempli.

C’est au tour des Franciliens d’Hangman’s chair de prendre possession de la scène. Grâce à son nouvel album, A loner, le groupe est sous les feux de la rampe. Bingo ! La majorité du set est constituée de morceaux de ce dernier opus : « An ode to breakdown », « Cold and distant », « Who want to die old », « Storm resounds ». De solides morceaux qui envoûtent un public attentif. Hangman’s chair frappe dans le mille avec son style coldwave métallique qui sent le béton.
Pour parfaire le tout, le quatuor est en place : la section rythmique impressionne par sa force ; les guitares ne sont pas en reste ; et la voix de Cédric Toufouti sublime l’ensemble. Hangman’s chair, qui mérite son succès actuel, nous délivre un super concert gorgé d’émotions.

Avec Crisix, on change de monde et d’ambiance. En quelques secondes, les thrasheurs espagnols font l’unanimité. Julián Baz et ses acolytes sont souriants et généreux. Les uppercuts s’enchaînent dans une ambiance festive (« Ultra trhrash », « World need MOSH », « Speak your truth »…). Le monde a besoin de danser, de MOSHER comme jamais.

Dans le public, c’est le bonheur, la joie retrouvée. Ça slamme et pogote comme jamais. Un wall of death affole même la sécurité. Nous ne sommes définitivement pas aux soirées de l’ambassadeur ! Crisix remporte haut la main la timbale par sa bonne humeur et son savoir-faire. Rigolards, les membres du groupe s’échangent les instruments pour un medley de reprises (« Walk/Hit the lights/Antisocial ») qui voit Niko de Tagada Jones chanter l’hymne de Trust. « Macarena MOSH », le tube de l’été à venir, installe les Catalans en haut de la chaîne alimentaire de cette (encore) nouvelle vague du thrash. Le quintet quitte la scène sous les vivas de la foule au son du « Stuck in the middle with you » des Stealers Wheels. Un sans faute.

C’est sur cette bonne note que votre serviteur quitte la Cité des congrès en faisant l’impasse sur le show de Tagada Jones (ce qui n’est pas bien, vous pouvez envoyer vos mails d’insultes, ils iront directement à la poubelle).

Au final, le Warm up est un concept plutôt malin et enthousiasmant. Il permet de faire parler du Hellfest en proposant un spectacle de qualité et en recréant une ambiance qui a beaucoup manqué. L’objectif est rempli à 100 %.

Nico.

Mudweiser – The Call

Depuis 2009 et son premier effort, Holy Shit, Mudweiser s’est fait connaître comme étant l’autre groupe « stoner » de Renaud Wangermez. Oui, le Reuno de Lofofora, celui qui crie, qui articule bien et roule des yeux sur scène. Le mec charismatique avec qui nous avons tous grandi… S’il est plus discret et moins médiatique, Mudweiser réussit tout de même une belle petite carrière qui se prolonge avec un nouvel opus : The call.

The call, c’est huit titres pour trente-cinq minutes. Format parfait pour un bon album de rock’n’roll/stoner à l’ancienne. L’affaire démarre fort avec le bien nommé « Invitation ». Tout est en place, le son évoque un Queen Of The Stone Age qui se serait réveillé de son apathie. Bref, c’est du solide de chez solide. Une introduction parfaite et un bon coup de pieds dans les roustons.

La suite ne démérite pas et déroule du câble au kilomètre. « High again », Blasted forever » et l’envoûtant « Sister Mary » démontrent que les Montpelliérains sont des vaillants ferrailleurs. La prestation de Wangermez est à la hauteur et surprendra celui qui ne le connaît que dans son registre Lofoforien. Presque méconnaissable, le chanteur réussit à surprendre par son professionnalisme et son talent. Ce qui doit le changer de la routine dans laquelle il est (hélas) tombé avec son groupe principal.

Autre bon point, The call ne fait pas de remplissage. « Daughters » a l’ambition de s’aventurer avec succès vers des terrains plus atmosphériques. C’est une pause bienvenue avant un« Reckless dream » joué pied au plancher et deux pièces musicales lourdes et heavy : « The hunt » et « Sad man ».

Mudweiser récite son abécédaire stoner de A à Z. Toutes les recettes y sont appliqués avec soin. C’est du bon boulot. Le quatuor réussit donc, une fois de plus, à frapper juste et fort… Et impose The call comme un incontournable de sa discographie.

Nico (8/10)

Site Officiel : https://www.facebook.com/mudweiserband

Head Music /2022

01. Invitation 02. High Again 03. Blasted Forever 04. Sister Mary 05. Daughters 06. Reckless Dream 07. The Hunt 08. Sad Man