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Helker – Firesoul

Depuis le suicide artistique et la quasi disparition des brésiliens d’ANGRA, les fans de power métal venu d’Amérique du Sud doivent un peu se sentir orphelins. Bien sûr d’autres groupes tentent de tenir le terrain mais aucun n’est jusqu’à présent parvenu à atteindre la même aura, le même rayonnement. Un de ces candidats s’appelle HELKER et nous vient d’Argentine. Né en 1998, nos amis mènent depuis une solide carrière sur leur continent. Remarqués par Mat Sinner lors d’une tournée, HELKER signe avec AFM Records et perd à la conquête en publiant une version anglaise de leur disque Somewhere In The Circle en 2013. Bis repetita avec Alma de fuego qui devient chez nous Firesoul.

Les argentins ne sont pas venus amuser la galerie et affichent d’emblée leur savoir-faire et leur expérience construite petit à petit. Après la courte intro de rigueur, la première salve sous la forme d’un « Fight » puissant et rentre-dedans à souhait. Les deux guitaristes s’en donnent à cœur joie et enchaînent grosses rythmiques et riffs tranchants. Ajoutez à cela une section rythmique à la fois puissante et rapide et vous obtenez un power métal franchement agréable. Pas d’innovation folle au menu mais des compétences évidentes pour pondre à la chaîne des compositions solides et entraînantes. Les duels de guitares font des merveilles et apportent une touche de mélodie supplémentaire.

Nous n’avons encore parlé du chanteur mais Diego Valdez assure une très jolie performance de sa voix grave et puissante qui se fond parfaitement dans ce cocktail argentin. Il ne fait preuve d’une palette vocale étourdissante mais il réussir à mettre la force et la conviction nécessaire pour emporter tous les suffrages. Chaque chanson tourne plus ou moins autour des quatre minutes et affiche une structure assez classique. HELKER ne cherche pas midi à quatorze heure, pas de complexité inutile ici, ils vont droit au but. Rien à redire en ce qui concerne la production. Firesoul a été mixé et masterisé par Achim Köhler et produit par Mat Sinner.

Au contraire d’un ANGRA, HELKER ne joue pas la carte sud-américaine et continue de proposer une musique solide mais finalement pas très différente des innombrables groupes européens. C’est assez dommage car ils se perdent ainsi dans la masse et n’affichent de caractéristiques leur permettant de se singulariser. Reste alors un album solide, professionnel et bien foutu. Certains diraient que c’est déjà pas mal.
Oshyrya (6,5/10)

 

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AFM Records / 2017
Tracklist (53:53 mn) 01. Genesis (Intro) 02. Fight 03. For All The Eternity 04. Playing With Fire 05. The One 06. Where You Belong 07. You Are In My Heart 08. Empty Room 09. Leaving Out The Ashes 10. Stay Away 11. Break Your Chains 12. Firesoul 13. Rise Or Fall (bonus track) 14. Neon Knights (bonus track)

 

 

Histoire d’enfoncer le clou après la sortie du très attendu album éponyme en 2014 et d’occuper un peu le terrain, John Garcia se lance dans un nouvel exercice, l’album acoustique. C’est un pari intéressant et un peu casse-gueule pour l’un des parrains du stoner/desert rock. Avec presque trente années de carrière derrière via KYUSS, SLO-BURN, UNIDA, HERMANO ou VISTA CHINO, plus personne ne doute du savoir-faire du californien mais c’est avec un mélange d’excitation et curiosité que débute l’écoute de ce disque.

Signalons tout d’abord que ce The Coyote Who Spoke In Tongues s’avère assez court avec moins de quarante minutes au compteur. Pour les acheteurs de la version digipak ajoutez à cela deux titres live. Sans grande surprise, des reprises de certains classiques de KYUSS comme « Green Machine » ou « Gardenia » sont bien au rendez-vous, complétées de nouvelles compositions dans la continuité de son disque de 2014 (« Argleben II »). Ce qui frappe dans les premières secondes reste la voix de Garcia, une pépite immédiatement reconnaissable qui prend une toute autre ampleur dans ce contexte acoustique où les autres instruments ne viennent pas rentrer en concurrence. Il peut rester détendu lors de chaque session d’enregistrement et ainsi se concentrer sur le moindre détail sans avoir à s’inquiéter d’un mur de grosses guitares derrière lui.

L’exercice acoustique ne laisse rien passer et si vos compostions et votre maîtrise vocale ne sont pas au top, cela saute immédiatement aux oreilles de tous les auditeurs. Là bien sûr, rien à redire, cela passe tout seul et on peut profiter de ces courtes chansons tranquillement. Des brûlots comme « Green Machine » se voit ici métamorphosés, le rythme est plus lent, plus d’agressivité ni de tension comme sur le titre original. Intéressante réinterprétation qui projette une nouvelle lumière sur ces chansons déjà bien connues. Bien sûr la transformation pour un « Space Cadet » est moins radicale car l’élément acoustique est déjà présent à l’origine. Les chansons hors KYUSS tiennent également très bien leur rang, Garcia varie les plaisirs et affiche une belle conviction dans chacune de ses interventions. Le son est limpide et rend hommage au travail effectué par les musiciens.

A leurs manières, les chansons ainsi présentées dans leur plus simple appareil, presque à nu, laissent aussi vagabonder l’esprit de l’auditeur vers ces plaines et des paysages désertiques. Autant le stoner/desert rock en version électrique rappelle la chaleur intense, le vent et la poussière du désert au plus fort de la journée, autant ce The Coyote Who Spoke In Tongues évoque le calme d’une soirée à la fraîche, une fois le soleil couché, autour d’un feu de camp. Qui a dit que les amateurs de cette musique n’étaient pas, en fait, de doux poètes ?
Oshyrya (07/10)

 

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Napalm Records / 2017
Tracklist (39:25 mn) 01. Kylie 02. Green Machine 03. Give me 250 mL 04. The Hollingsworth session 05. Space Cadet 06. Gardenia 07. El Rodeo 8. Argleben II 09. Court Order

 

 

Difficile de ne pas être surpris et admiratif devant le talent des personnes en charge de rédigé les textes qui accompagnent chaque album promo mis à disposition par certains label. Arriver ainsi à pondre des lignes et des lignes sur rien ou presque relève de l’exploit. Chapeau donc à la victime qui a rédigé ces lignes concernant le nouvel album des allemands d’OHRENFEINDT. Groupe presque totalement inconnu chez nous, nos mais d’Hambourg possède déjà un joli tableau de chasse puisque Zwei Fäuste für Rock’n’Roll s’avère être leur septième album.

Ils viennent du quartier St. Pauli et n’hésitent pas à le diffuser fièrement. Sankt Pauli est l’un des cent cinq quartiers de la ville de Hambourg, en Allemagne particulièrement célèbre pour son quartier rouge et son club de football. Longtemps considéré comme le quartier chaud de la ville, il devient peu à peu le quartier branché. Musicalement c’est extrêmement simple, il s’agit de hard-rock, école australienne, pas original pour un sou. AC/DC s’impose à tous comme principale influence mais les autres formations rock du pays des kangourous conviennent également très bien. La grande différence, et là où le bât blesse, c’est qu’OHRENFEINDT s’exprime en allemand et que la voix de Chris Laut ne risque pas vraiment de charmer les foules. En dehors de tous les clichés rock, bikers, rebelles, bières attendus, le trio teuton introduit aussi quelques notes plus légères et humoristiques ici et là. Toutes les compositions tournent autour des quatre minutes et restent assez simple dans leur structure. Quelques riffs, une ligne vocale assez simples et un refrain accrocheur font le bonheur du trio et de ses fans. Ce n’est pas catastrophique, les trois musiciens maîtrisent leur sujet mais les accointances avec leurs modèles sont tellement marquées qu’une partie du plaisir disparaît. Et le chemin râpeux en allemand n’arrange pas l’affaire.

OHRENFEINDT ne compte pas vraiment sur ses fans français pour connaître le succès. Il serait intéressant de connaître auprès d’AFM le nombre d’exemplaires vendus dans l’hexagone. Très implanté localement dans son quartier d’Hambourg, le trio doit faire le bonheur des rockers traditionnels de leur ville et même de toute l’Allemagne à voir le nombre de date programmées sur leur tournée à venir. Il faut de tout pour faire un monde.

Oshyrya (05/10)

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AFM Records / 2017
Tracklist (47:50 mn) 01. Deine Mudder Singt Bei Lordi 02. Starkstrom-Baby 03. Wanda Wondergirl 04. König Und Rebell 05. Zwei Fäuste Für Rock’n’Roll 06. So Nicht 07. Zu Früh 08. Irgendwann 09. Nix Oder Doppelt 10. Dreh Dein Radio Auf 11. 20359 12. Koks Und Noten