Leur groupe principal, GODSMACK, prenant son temps entre chaque album (plus de quatre ans à chaque fois pour les rois derniers), le batteur Shannon Larkin et le guitariste Tony Rombola ont décidé en 2014 de fondé un nouveau groupe de blues-rock, BLUE CROSS BAND. Deux ans plus tard, les voici de retour sous le nom de THE APOCALYPSE BLUES REVUE avec un premier album sous le bras signé chez Provogue. Le nom du groupe annonce la couleur et vous ne serez pas surpris à l’écoute de ces douze nouvelles chansons.
Avec plus de vingt millions d’albums vendus avec GODSMACK, on peut sans risque affirmer que nos amis possèdent un joli savoir-faire quand vient le temps de composer des titres forts et enlevés. Enfin tout portait à le croire. On verra que la suite nous fera déchanter. Accompagnés dans ce projet du chanteur Ray Cerbone et du bassiste Brian Carpenter, THE APOCALYPSE BLUES REVUE déploie rapidement tout son savoir-faire. Tony Rombola en particulier a été à la fête et il peut faire admirer toutes les facettes de son jeu. Pas de révolution à l’horizon, le quatuor est resté sur un chemin bien balisé, en suivant les règles canoniques du blues. Le rythme est lent, la guitare est tout aussi expressive que le chant et mène franchement les débats. L’ambiance générale reste un mélange de recueillement et d’apitoiement, les sujets abordés ne sont pas franchement très positifs ni fédérateurs. La majorité des compositions tournent autour des cinq à six minutes et trainent un peu en longueur. Il est toujours légitime pour des musiciens de sortir de leur zone de confort et de leur traintrain pour s’adonner à d’autres styles mais tout un chacun est alors en droit d’attendre une touche d’originalité, un petit plus à même de forger l’identité du groupe. A chaque écoute, nous avons cherché ce graal, sans succès.
Extrêmement classique sur le fond comme sur la forme, THE APOCALYPSE BLUES REVUE plonge l’auditeur dans une sorte de torpeur et la lassitude finit par s’imposer au bout de quelques titres. Les musiciens ne déméritent pas mais leur musique manque de souffle et d’accroche. A l’exception des fans invétérés de blues, beaucoup risque de s’ennuyer.
Oshyrya (5,5/10)
Provogue – Mascot Label Group / 2016
Tracklist (57:22 mn) 01. Evil Is As Evil Does, 02. Junkie Hell, 03. Devil Plays A Strat, 04. I Think Not, 05. Whiskey In My Coffee, 06. The Tower, 07. Crossed Over, 08. Blues Are Fallin' From The Sky, 09. Work In Progress, 10. The Devil In Me, 11. Blue Cross, 12. Music's Over (bonus track)
Si vous aviez un jour un doute quant à l’intérêt que porte la gente féminine pour notre genre musical préféré, les brésiliennes de NERVOSA vont rapidement remettre les pendules à l’heure. En effet, elles ne font pas dans le doux et subtil, chacun de leur album apporte son lot de brûlots trash à même de faire palpiter le cœur des plus bourrins d’entre nous. Victim of Yourself (chronique
La scène musicale reste assez méconnue en Europe occidentale alors je ne vous parle pas de la branche progressive locale qui évolue totalement sous les radars. Et pourtant certains labels parviennent à sortir parfois des petites pépites à même de plaire à nos publics blasés. C’est en tout cas le pari de Kscope avec la publication du deuxième album de IAMTHEMORNING. Né en 2010 à St Petersbourg en Russie, IAMTHEMORNING se présente sous la forme d’un duo, le pianiste Gleb Kolyadin et la chanteuse Marjana Semkina. Ils comptent déjà un premier opus autoproduit à son actif, Belighted, en 2012. Kscope. Afin de mettre le pied à l’étrier et se faire un nom, ils furent également emmenés en tournée avec GAZPACHO en 2015.