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Valient Thorr – Old Salt

oshy_07082016_Valie_ThoMais qu’est ce que c’est que ce truc ? En Caroline du Nord le look hipster connaît une petite variation par rapport au reste du monde, la chemise de bûcheron à carreau se doit d’être remplacée par la veste en jean. Sinon tout y est. Franchement, ce n’est pas très malin de ce moquer, et je fais acte de contrition, mais les photos promos des américains n’aident pas vraiment à s’intéresser à eux.

Le groupe né en 2000 tourne surtout autour de son chanteur, Valient Himself, qui change très régulièrement de camarades de jeu. Et sans faire beaucoup de bruit, le quintet sort des albums avec un grande régularité, depuis Stranded On Earth en 2003, le groupe compte pas moins de six publications, ce Old Salt inclus. Dans un registre hard rock, heavy, stoner, sudiste VALIENT THORR trace sa route contre vents et marées. Mon premier contact avec la musique des américains n’est pas exceptionnelle tant « Mirakuru » agresse dès les premières secondes sans sommation. Le chant attaque bille en tête alors que les premiers riffs de guitares retentissent. Le résultat n’est pas vraiment plaisant, Valient Himself (quel pseudo !) ne possède pas un organe particulièrement accrocheur et la mélodie tombe à plat au bout de quelques secondes. On sent bien d’emblée le côté rock/stoner old-school, composé avec passion et application comme un artisan attentif mais il faudra du temps et plusieurs titres pour que ce dessein n’apparaisse véritablement.

Avec un peu de recul, la musique de VALIENT THORR sonne quand même assez basique et surtout sans grand intérêt. Pour un groupe local dans une fête de village pourquoi pas, mais pour un groupe qui clame haut et fort avoir parcouru le monde et donné plus de 1500 concerts, tout un chacun pouvait espérer mieux. Les Thorriors vont vite apprendre à vouer mon pseudo aux gémonies mais quelle déception. Aucun riff ne s’avère particulièrement accrocheur, entre ses cris et sa voix éraillée, le chanteur a le don de saouler en dix petites minutes. « Cut and Run » sonne pour cela d’un ridicule. Avec six grammes d’alcool dans le sang VALIENT THORR commence peut-être à être sympathique mais à jeun l’effet repoussoir s’avère dévastateur. Et pourtant mon camarade Poney avait su apprécier leur album précédent, Our Own Masters (chronique ).

Ok vous trouverez ici et là quelques bonnes idées comme ce « Linen Maker » instrumental et acoustique mais cela fait bien chiche sur la longueur de ce disque. Cela sonne daté, vieillot et sans panache. L’ennui a pointé le bout de son nez après trois ou quatre titres pour ne plus jamais disparaître. Votre serviteur est passé à des kilomètres de ce VALIENT THORR. Enfin, pour terminer, nous jetterons un voile pudique sur la pochette ridicule de ce disque, l’œuvre d’un gamin de 8 ans moyennement doué. Je repose la question, mais qu’est ce que c’est que ce truc ?

Oshyrya (04/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (45:09 mn) 01. Mirakuru 02. Lil’ Knife 03. Cut and Run 04. No Count Blues 05. The Trudge 06. Worm Up 07. Spellbroke 08. Linen Maker 09. The Shroud 10. Looking Glass 11. Jealous Gods

Jinjer – King of Everything

oshy_07082016_JinjeLa scène métal ukrainienne, situation et tendances. En voilà un joli sujet de réflexion. Franchement méconnus, les groupes rock/métal de ce pays parviennent assez rarement à franchir les frontières occidentales et à toucher le public européen. A part MUNRUTHEL dans le genre folk nos amis sont plutôt connus pour leur scène extrême et certaines controverses associées à NOKTURNAL MORTUM. Mais là n’est pas notre sujet du jour puisque c’est JINJER qui se présente à nous ce matin grâce à Napalm Records. A l’écoute de ce disque, King of Everything, rien ne fait penser à l’origine géographique du groupe. Ce mélange entre metalcore, djent et hardcore sonne furieusement nord américain dans le son comme dans la démarche. Le résultat s’avère professionnel et très propre et une écoute à l’aveugle en mystifierait plus d’un.

Tout commence par un prologue assez gentil, mélodique, accrocheur et diablement radio-friendly. La chanteuse, Tatiana Shmailyuk, donne parfaitement le change et s’acquitte parfaitement de sa tâche sans une pointe d’accent qui trahirait sa spécificité. Après ce petit apéritif, le vrai visage du groupe apparaît à travers un « Captain Clock » beaucoup plus énervé. Le pont avec la scène metalcore est fait, on retrouve les caractéristiques habituelles : mélange entre chant clair et hurlé, riffs hyper agressifs et véloces. La touche djent vient de ces structures et de ces rythmes complexes qui casse les codes et les schémas pré-établis. JINJER se plait à alterner entre agressivité et mélodie, chansons à tiroir et compositions plus simples. Cela laisse une drôle d’impression, l’auditeur se perd en conjecture et cherche à quel saint se vouer. King of Everything s’ouvre et se ferme par deux compositions très différentes du reste de l’album, comme un pied de nez visant à rebattre les cartes et susciter une certaine surprise. Oui, pourquoi pas… Dans l’ensemble, JINJER offre une prestation sérieuse et appliquée. Maintenant le metalcore est un genre peu apprécier dans cette maison et les ukrainiens n’échappent à cette réalité.

Finalement, l’origine géographique de JINJER fera parler mais musicalement parlant, King of Everything reste sage dans une veine déjà bien connue. Tous les canons metalcore sont respectés et le quartet peut en montrer à bien des groupes plus connus et établis. La présence d’une chanteuse les rapprochera forcément d’un WALLS OF JERICHO même si la comparaison ne va pas forcément de soit. Le groupe constitue, sans aucun doute, une trouvaille à voir ce que cela donne sur le long terme.

Oshyrya (06/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (43:23 mn) 01. Prologue 02. Captain Clock 03. Words of Wisdom 04. Just Another 05. I Speak Astronomy 06. Sit Stay Roll Over 07. Under the Dome 08. Dip a Sail 09. Pisces 10. Beggars' Dance

Dust Bolt – Mass Confusion

oshy_07082016_Dus_BolBénéficier d’une très jolie pochette, un visuel à la fois réussi et chargé de sens, reste un exercice très difficile. Il faut y passer de très longues heures et surtout trouver l’artiste qui saura interpréter votre message et votre identité. Par contre, avoir une pochette passe-partout, neutre et sans éclat ne reste pas un exploit particulier. Alors comment les groupes comme DUST BOLT réussissent-ils l’exploit de proposer des images aussi laides que contre-productives ? Franchement, qui voudrait acheter Mass Confusion en étant séduit par son visuel ?

Et malheureusement, leur musique non plus ne nous a pas vraiment impressionnée. Leur seul titre de gloire très autocentré sur l’Allemagne est d’avoir remporter les W:O:A Metal Battle en 2011. De là, ils ont du rebondir et sortir deux albums qui n’ont intéressé à peut près personne, Violent Demolition puis Awake The Riot (chronique ). Il faut dire que ce thrash old-school sans âme ni personnalité rate vite la cible et l’impression d’être pris pour des pigeons s’installe rapidement. Ok ils sont jeunes, débordants d’énergie, ils savent enchaîner les riffs tranchants et alors ? Une de ces dix nouvelles compositions fait-elle mouche ? Avez-vous envie de réécouter le disque rapidement après chaque passage ? Et bien malheureusement non tant la musique proposée recycle dans les grandes largueurs ce que les maîtres du genre font depuis quelques décennies. Le chant pseudo rapé ? Oui il y en a, les scansions qui évoquent un Tom Araya ? Oui aussi, tout est là comme un joli pot-pourri made in Bay Area. C’est étrange comme ce revival Thrash semble particulièrement plaire outre-Rhin. Mais comme les parrains (DESTRUCTION, SLAYER, EXODUS…) restent dans le circuit si les plus jeunes groupes se bornent à les singer, personne n’y gagne in fine.

Donc si je résume, Mass Confusion a tout pour plaire. Sur la forme le résultat s’avère franchement raté et sur le fond aussi puisque les chansons proposées ne risquent pas de susciter l’enthousiasme tant elles sonnent anonymes et sans relief. N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Oshyrya (04/10)

 

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Napalm Records / 2016

Tracklist (47:40 mn) 01. SickxBrain 02. Mass Confusion 03. Allergy 04. Turned to Grey 05. Blind to Art 06. Mind the Gap 07. Exit 08. Empty Faces 09. Taking your Last Breath 10. Portraits of Decay 11. Masters of War