L’année dernière, EGO MISS BLINDED faisait ses premiers pas en proposant au public un premier album, …A View (chronique ici) sympathique malgré quelques défauts assez gênants. Ils remettent le couvert en ce début d’année avec un EP cette fois, histoire de battre le fer tant qu’il est chaud. Tipping Point présente cinq nouvelles compositions pour environ vingt-deux minutes de musique.
La recette n’a pas changé depuis l’album, le quatuor continue de peaufiner son rock accrocheur et mélodique. Tipping Point contient son lot de bons moments, de chansons accrocheuses au refrain efficace qui vous rentre dans la tête en quelques instants. Citons en particulier « The Knife to your Throat » qui fait immédiatement mouche. EGO MISS BLINDED démontre tout son potentiel sur les compositions les plus rapides comme « Raise Your Head Part 1 » et encore une fois « The Knife to your Throat ». Leur rock déploie alors tous ses arômes et ce petit côté épicé apporte un coup de fouet salvateur. Ils savent se faire plus doux et subtils mais la mayonnaise prend alors beaucoup moins. Le chant n’est pas étranger à cet état de fait, le « charming french accent » s’avère très évident sur les chansons les plus lentes. Mais Phil ne démérite pour autant pas, il insuffle une belle conviction tout au long du disque. L’instrumental « Raise Your Head Part 2 » clôt idéalement cet EP et laisse une très bonne dernière impression.
Avec Tipping Point, EGO MISS BLINDED confirme les bonnes dispositions aperçues sur …A View. Le groupe livre un travail solide et appliqué, maintenant leurs standards à un niveau élevé. Sur scène, l’expérience ne pourra en être que meilleure.
Oshyrya (06/10)
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Autoproduction / 2016
Tracklist (22:21 mn) 01. That’s What I Am 02. The Knife to Your Throat 03. Alive 04. Raise Your Head Part 1 05. Raise Your Head Part 2
Tout au long de sa carrière, Jeff Scott Soto a pu apprendre des meilleurs et donc quand il monte un groupe (de plus) en parallèle de sa carrière solo, il utilise tout simplement son patronyme. Pourquoi faire plus compliqué finalement. En effet, il le clame à longueur d’interview, SOTO est bien un groupe à part entière et ne rentre pas dans la trame de ses album personnels. Même pas une année après la parution d’un premier opus sous ce nom, Inside the Vertigo (chronique ici), voici déjà la suite sous la forme d’un nouvel album, Divak, comprenant une intro et douze nouvelles chansons.
Toujours selon le chanteur, l’impulsion derrière le groupe vient d’un manque, il souhaitait retrouver à nouveau une dimension plus lourde et directe dans sa musique, à l’image de ce qu’il avait chanté avec Malmsteen ou TALISMAN. Nous restons cependant loin de toute tentative extrême, cela reste un heavy métal mélodique un chouia modernisé pour répondre aux courants artistiques contemporains. Edu Cominato joue un grand rôle dans le son de SOTO en alourdissant le propos en composant des riffs assez mastoc, complétés de rythmiques rageuses. Dès « Weight Of The World » le ton est donné, un tapis puissant et agressif est déroulé devant Jeff Scott Soto afin que celui-ci déploie tout son talent et sa large palette vocale. Et l’américain confirme qu’il est toujours aussi doué pour donner un supplément d’âme à une chanson même assez simple. Tout est conçu autour de lui et la composition prend son envol à partir de sa mélodie vocale. Il faut pouvoir taper du pied tout au long de la chanson et pouvoir mémoriser facilement le refrain. Chaque titre se veut direct et sans longueur excessive. La calibration radio n’a pas été oubliée avec environ quatre minute au compteur à chaque fois.
Divak est un album sérieux et très professionnel qui ne risque pas de dépareiller dans la pléthorique discographie de Jeff Scott Soto. Le disque semble être un effort collectif puisque chacun des musiciens a pu contribuer même si la part du lion reste pour Soto et Cominato. Les chansons passent bien apportent leur lot de satisfactions (surtout visuelles avec une pochette très réussie). Du travail bien fait à défaut d’être spectaculaire.
Oshyrya (6,5/10)
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earMUSIC / 2016
Tracklist (56:10 mn) 01. DIVAK (Intro) 02. Weight Of The World 03. FreakShow 04. Paranoia 05. Unblame 06. Cyber Masquerade 07. In My Darkest Hour 08. Forgotten 09. SuckerPunch 10. Time 11. Misfired 12. The Fall From Grace 13. Awakened
Si vous êtes grand dan de GAME OF THRONE et que vous attendez en ce moment, fébrilement, chaque semaine les nouveaux épisodes de la saison six, notre album du jour pourrait vous intéresser et constituer une des BO idéale des aventures sanglantes de Westeros.
En effet, HOPES OF FREEDOM est un groupe de Power Folk Métal, basé en Normandie et qui mène sa barque depuis 2007. Depuis ses débuts, le groupe a sorti un EP en 2010 et un premier album éponyme en 2012. Après avoir profité de toutes les occasions qui se présentaient à eux et donner un maximum de concert aux côtés de ténors comme VULCAIN ou encore BUKOWSKI. Après quatre années de travail les voici de retour avec une deuxième album dans la besace.
Sans surprise à regarder de près la pochette ou le titre des chansons, HOPES OF FREEDOM mélangeant ritournelles power métal et sonorités folks. Le côté guerrier et puissant est bien au rendez-vous et se combinent naturellement avec les flûtes et de cornemuses. Burning Skyfall est mené tambour battant, le pied à fond sur l’accélérateur. Les normands varient les plaisirs et ralentissent un peu le rythme sur « Mother Firedrake » un plat de résistance riche et coloré affichant plus de onze minutes au compteur. Et encore cela ne dure pas, les hostilités reprennent rapidement le dessus. On sent bien que HOPES OF FREEDOM fait parfois avec les moyens du bord mais ils ne déméritent vraiment pas et offrent une très belle prestation. La production s’avère être tout à fait dans la moyenne européenne, il manque la pièce et la clarté des ténors mais tout le monde n’a pas le PIB du Togo à disposition pour enregistrer son album. Mais surtout, et c’est là l’essentiel, la majorité des compostions restent très convaincante. Au bout de quelques écoutes, vous siffloterez le refrain d’un « Hearts in Unison » ou d’un « Oft Go Astray ». Les riffs et les diverses rythmiques claquent et apportent une belle énergie tout au long du disque. Lucas Lambert qui est le capitaine de ce navire, mène de main de maître son équipage et donne l’exemple en assurant parfaitement le chant et l’une des guitares. Ce n’est un immense chanteur mais il faut le boulot et surtout il ne dessert pas les chansons proposées. Cela mérite un joli coup de chapeau.
A l’écoute de HOPES OF FREEDOM, difficile de ne pas penser à certains groupes Folk comme EQUILIBRIUM mais les accointances les plus évidentes sont à chercher de l’autre côté des Alpes avec ELVENKING ou encore DRAKKAR. En tout cas, Burning Skyfall s’avère être un album très réussi, à même de vous apporter du plaisir à chaque écoute. Voilà voilà… Mais, finalement, une question- clé me taraude, Jon Snow, il est mort ou pas ?
Oshyrya (08/10)
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Autoproduction – Brennus Music / 2016
Tracklist (50:28 mn) 01. On a Hazy Morning 02. Hearts in Unison 03. Oft Go Astray 04. In Agony 05. Human Era 06. Blood Addiction 07. New Dawn 08. My Shattering Burden 09. Mother Firedrake 10. Towards the Last Daybreak