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oshy_08052016_Superson_Blue_MachiLe hasard fait bien les choses et il fallait bien une journée estivale comme aujourd’hui pour s’immerger dans l’ambiance blues rock made in USA qui nous occupe avec ce premier album de SUPERSONIC BLUES MACHINE. Plus américain que ce disque ce n’est pas possible, tout ici évoque les immenses paysages arides du Texas et cette touche Blues rock, Boogie rock et Hard rock si typique de certains groupes originaires de cette région.

L’aventure a débuté en 2012 quand le guitariste / chanteur / compositeur texan Lance Lopez se rend à Los Angeles pour mettre en boite un disque. Il y rencontre le producteur Fabrizio Grossi et de cette collaboration va poser les fondations de SUPERSONIC BLUES MACHINE. Restait à trouver un batteur en la personne de Kenny Aronoff, musicien de studio bien connu outre-Atlantique. De cette collaboration à trois va naître ce disque, West Of Flushing, South Of Frisco.

Le trio développe une musique accrocheuse et hautement mélodique. Cela sent bon le soleil et la bière, chaque titre a de quoi provoquer le sourire et la bonne humeur chez l’auditeur par une approche rock toute simple et ces sonorités blues si sympathiques. Toute la panoplie est ici de sortie avec banjo, harmonica, cuivres… utilisés tout au long de l’album au sein de composition directes et sans fioritures, un blues rock le plus simple et dépouillé possible. Chacun des musiciens connait sur le bout des doigts la recette d’un rock entrainant et racé et l’écoute de ces treize chansons confirment qu’ils prennent ici du bon temps. La bonne humeur transparait à chaque fois. Difficile de ne pas faire la comparaison avec les groupes phares de ce genre blues rock, que ce soit THE ALLMAN BROTHERS BAND ou surtout ZZ TOP. Ces derniers sont d’ailleurs présents sur West Of Flushing, South Of Frisco car dans la bonne tradition blues, les invités sont très nombreux et viennent apporter leur contribution à l’édifice général. Citons donc Billy F. Gibbons (ZZ TOP), Walter Trout et Warren Haynes (GOV’T MULE ex- ALLMAN BROTHERS BAND). En plus, la crème des guitaristes studio rock / blues américains viennent aussi apporter leur contribution comme Robben Ford, Eric Gales ou Chris Duarte. Forcément, avoir dans ses rangs un producteur expérimenté comme Fabrizio Grossi aide à faire rappliquer les amis.

Très agréable, West Of Flushing, South Of Frisco, rempli son rôle et fera passer un très bon moment aux amateurs de blues rock virevoltant et inspiré. Difficile de proposer quoique ce soit de nouveau dans ce genre-là bien sûr mais la mine réjouie des auditeurs en dit long sur le plaisir généré par ces chansons. Difficile de savoir si SUPERSONIC BLUES MACHINE poursuivra l’aventure, attendons de voir la suite des événements.

Oshyrya (07/10)

 

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Provogue – Mascot Label Group / 2016

Tracklist (55:52 mn) 01. Miracle Man 02. I Ain't Fallin' Again 03. Running Whiskey (Feat. Billy F. Gibbons) 04. Remedy (Feat. Warren Haynes) 05. Bone Bucket Blues 06. Let It Be 07. That's My Way (Feat. Chris Duarte) 08. Ain't No Love (In The Heart Of The City) 09. Nightmares And Dreams (Feat. Eric Gales) 10. Can't Take It No More (Feat. Walter Trout) 11. Whiskey Time (Running Whiskey's extended ending) 12. Let's Call It A Day (Feat. Robben Ford) 13. Watchagonnado

oshy_06052016_HousebreakiVous avez remarqué qu’à la lecture des biographies des labels accompagnant chaque album, toutes les précédentes sorties du groupe ne question ont toujours été « critically acclaimed » (acclamées par les critiques). On se demande qui sont ces chroniqueurs qui semblent toujours tout adorer. Après sur dix ou cent chroniques, vous en trouverez toujours quelques-unes positives, peut d’albums parvenant à faire l’unanimité contre eux, même les pires (Lulu de qui vous savez par exemple).

Bref, donc vous l’aurez compris, le premier album des italiens d’HOUSEBREAKING, Out of your Brain, a été « adoré » par tous à sa sortie en 2010 et aura permis à ses géniteurs de tourner intensément dans les années qui suivirent. Après moult péripéties et même un split en 2013, le quintet renaît rapidement de ses cendres avec de nouveaux membres et travaille rapidement sur de nouvelles chansons. En avril 2015, les transalpins rentrent en studio au 16th Cellar Studio à Rome en compagnie du producteur Stefano Morabito (FLESHGOD APOCALYPSE, HOUR OF PENANCE) pour graver ce Against All Odds.

Au niveau stylistique, le groupe parle de « Powerful Death Metal ». Bon effectivement c’est assez Power et le côté Death Métal reste assez discret en dehors du chant hurlé de Jean-Marc. En dehors de cela ajoutons quelques riffs assez typiques du style mais dans l’ensemble la démarche s’inscrit plutôt dans un genre plus accessible même si les italiens possèdent un solide savoir-faire pour pondre à la chaîne des riffs à la fois lourds et agressifs. Le chant se fait en grande majorité en anglais mais le groupe se plait à introduire du français sur « Misanthropique » par exemple. Les neufs compositions s’enchaînent sans temps mort, les italiens tentent de multiplier les plaisirs en variant les rythmes et les atmosphères. On ne va pas crier au génie mais aucune faute rédhibitoire n’est ici à déplorer. Against All Odds ne diffuse pas d’ondes très positives, l’ambiance reste froide et déprimante mais quelques riffs ici et là font mouche et touche le centre de la cible. Difficile de ne pas taper du pied et secouer la tête à l’écoute d’un « Out of Time » qui, malgré une grande simplicité, possède ce petit plus accrocheur.

Against All Odds ne jurera pas au sein de la discothèque de tout fan de métal qui se respecte. Le travail a été bien fait sur la forme comme sur le fond et les transalpins peuvent continuer d’avance et construire sur ces solides fondations. Il est à craindre que leur musique peine à sortir du microcosme italien mais qui sait, la chance sourit parfois aux audacieux.

Oshyrya (07/10)

 

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Bakerteam Records / 2015

Tracklist (40:00 mn) 01. Blood Red 02. Stolen Life 03. Misanthropique 04. Little Boy 05. Out Of Time 06. Against All Odds 07. Rise & Fall 08. Stay Away 09. ThiISIShell

Ephyra – Along the Path

oshy_06052016_EphyrEn faisant une petite recherche sur internet, le nom d’Ephyra évoque des éléments très variés, une région de la Grèce antique, le nom des nymphes ou même une étape du développement des méduses. Il serait sympathique de disserter sur ces différents sujets mais l’objet de notre étude aujourd’hui porte sur un groupe de Death Metal mélodique italien originaire de Côme. Le sextet voit le jour en 2013 et multiplie depuis les sorties comme d’autres les pains. Nous leur devons déjà une démo et un premier album, Journey. Après avoir écumé toutes les scènes transalpines afin de parfaire son style et se faire connaître du plus grand nombre, EPHYRA livre un second album, Along The Path, enregistré à l’Elnor Studio par Mattia Stancioiu (LABYRINTH, CROWN OF AUTUMN).

Entre leurs deux albums, les italiens ont beaucoup tourné aux côtés de groupes confirmés comme FINNTROLL ou leurs compatriotes d’ELVENKING et FUROR GALLICO. Et ils ont su en profiter au maximum pour développer leur identité et piocher de bonnes idées. Musicalement parlant, EPHYRA développe un métal très accessible et mélodique et la touche « Death Métal » reste très légère. Elle ne se justifie que par la présence d’un chant extrême masculin. Francesco Braga, la Bête, se voit compléter par Nadia Casali, la Belle. Ils créent ainsi, à deux voix, un contraste entre le chant clair féminin et le chant extrême masculin. Cela fonctionne plutôt bien ici, chacun joue le jeu et le mariage des deux tonalités s’avère efficace et harmonieux. Autant le touche « Death » est plutôt légère autant les influences folk restent omniprésentes tout au long de l’album. Difficile de ne pas penser à ENSIFERUM ou encore ELUVEITIE à l’écoute d’Along the Path. Les italiens s’en sortent avec les honneurs mais ils ne parviennent pas à atteindre le niveau de leurs modèles. Les compositions apparaissent encore assez simples et naïves par rapport aux ténors du genre. Le groupe est encore jeune mais il apprend vite. La production générale reste correcte même si le son aurait gagné à avoir plus d’énergie et d’impact.

Ils ne doivent pas être très nombreux, en dehors de la Botte, à avoir pu mettre la main sur le premier album d’EPHYRA en 2013. Sans atteindre des sommets, les italiens méritent d’être écoutés par un plus large public car ils n’ont pas à rougir du travail accompli. Ils n’ont pas vraiment les armes pour rentrer en compétition avec les meilleurs mais ils progressent petit à petit. « chi va piano, va sano e va lontano » comme ont dit chez eux.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Bakerteam Records / 2015

Tracklist (52:33 mn) 01. Melancholy Rise 02. Human Chaos 03. All At Once 04. Cruel Day 05. Flaming Tears 06. Hope 07. Last Night 08. Riding With The Sun 09. Land's Calling 10. No Dream 11. Alive