Trois ans après New Era (chronique ici), les suédois de CLOUDSCAPE remettent le couvert avec un cinquième album titré Voice of Reason. Si vous lisez notre bafouille précédente, vous comprendrez l’excitation qui s’est soudainement emparée de cette rédaction au moment de la réception de ce disque. Le quintet ne rassure pas vraiment en précisant vouloir reprendre tous les éléments de constitutifs de style et pousser les curseurs encore plus loin. Génial…
En dehors de la Scandinavie et de l’Allemagne peut-être difficile de savoir qui pourrait être intéressé par ce métal prog particulièrement générique. Oui nos amis sont des professionnels, ils connaissent toutes les ficelles du métier proposent un album bien ficelé mais l’enthousiasme peine à poindre le bout de son nez à l’écoute de ces huit nouvelles compositions. La seule originalité, typiquement scandinave vient de se mélange entre Hard FM et rythmiques plus métal. Les claviers sont également assez présents mais ils sonnent assez vieillots et constituent vraiment l’arbre qui cache la forêt. A l’exception de deux ou trois bonnes idées et mélodies accrocheuses, CLOUSCAPE risque d’en ennuyer sévèrement plus d’un. Même le chant de Mike Andersson sonne assez générique. Il assure bien et possède un bel organe rock mais difficile de ne pas penser à un Apollo Papathanasio (ex-FIREWIND) ou même Johnny Gioeli (AXEL RUDI PELL). Un peu de lumière vient du plat de résistance de cet album, la chanson titre qui affiche presque douze minutes au compteur. Dans une veine métal progressive à la SHADOWGALLERY ou plus proche de nous REDEMPTION. Mais le résultat sonne de manière assez décousue, même les plus courageux risquent de se perdre dans ces méandres mélodiques. Rien ne convint vraiment, tout reste assez plat et sans âme.
Par rapport à New Era, il faut souligner un progrès : la production s’avère bien meilleure, ce n’est pas encore le nirvana mais au moins le son ne dessert pas les Suédois. Cependant, le constat reste le même que pour son prédécesseur, Voice of Reason ne décolle jamais et provoque rapidement le décrochage chez l’auditeur, même persévérant. Un triste constat s’impose, CLOUSCAPE est encore une fois passé à côté.
Oshyrya (05/10)
Dead End Exit Records / 2016
Tracklist (50:28 mn) 01. A New Design, 02. Futuristic Psycho, 03. Don't Close Your Eyes, 04. All For Metal, 05. Voice Of Reason, 06. Thunders Of Extreme, 07. Needle In The Eye, 08. In Silence We Scream
Je pourrais simplement vous dire que WHITE MILES est un duo autrichien de stoner / blues rock qui écument les scènes européennes depuis sa création en 2011. Et pourtant, ils ont, eux aussi, vécu un événement tragique qui nous a tous meurtri en décembre dernier. On ne reviendra pas sur la tuerie au Bataclan le 13 novembre dernier mais il est nécessaire de mentionner que, ce soir-là, WHITE MILES avait assuré la première partie des EAGLES OF DEATH METAL. Cela ne change rien à la qualité ou au talent des autrichiens mais il nous semblait utile de rappeler qu’eux aussi ont vécu cette folie de près. La vie continue, après quelques semaines dans leurs famille pour se ressourcer, ils ont repris tout simplement la route et ainsi ils continuent de faire ce qu'ils aiment.
Avant même d’avoir écouté la moindre note de cet album, cette chronique commence sur les meilleurs auspices car elle m’a autorisé la redécouverte du travail du peintre du XIXème siècle, John Martin. Vous ne trouvez pas cette pochette superbe ? Ce tableau, le pandémonium, cherche à représenter la capitale imaginaire des Enfers où Satan invoque le conseil des démons. Classe non ? L’imagination s’enflamme alors et s’évade vers les sommets. Alors, HOT HELL ROOM, un groupe de black métal sataniste ? Que nenni, les parisiens développent une musique beaucoup plus sage et accessible, un Heavy Rock accrocheur et franchement bien foutu.