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Elle est libre Liv…

Coup de tonnerre parmi les fans de chanteuse norvégienne quadra et belle à pleurer, Liv Kristine se fait virer de LEAVES’EYES… Je vous devine tous éplorés devant tant d’injustice mais c’est la vie coco. Le groupe annonce dans un communiqué que la séparation est la conséquence de « raisons personnelles ». Et tout semble serein puisque nos amis teutons remercient chaleureusement leur désormais ex-chanteuse et blah blah blah…

Et même Liv Kristine semble apaisée dans ce communiqué émanant du groupe, remerciant sans fiel ses ex-camarades et les fans. Et tout va pour le mieux puisque la remplaçante est déjà trouvée en la personne de la finlandaise Elina Siirala. C’est elle qui a d’ailleurs assuré un premier show avec le groupe lors d’un festival en Indonésie.

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Par contre cette séparation, à priori apaisée, n’aura pas duré longtemps. Sur Facebook, Liv Kristine en dit un peu plus et met à mal la version du groupe. Le 18 avril, elle écrit:

"Merci pour vos avertissements concernant les nouveaux messages postés par quelqu’un de LEAVES’EYES dans le but de me faire du mal et rendre ma situation encore plus difficile. Je n’ai rien à cacher, rien à craindre. Il m’a été dit il y a de cela un peu plus d’une semaine que je n’étais plus la bienvenue comme chanteuse du groupe pour les tournées et enregistrements à venir. J’ai alors demandé ce qu’il en était du concert en Indonésie et des autres dates déjà prévues d'ici quelques semaines. Et la réponse a été « non ». J’ai demandé si un remplaçant était prévu et je n’ai pas réussi à obtenir de réponse claire. J’ai du mal à croire qu’un tel processus puisse avoir été mené dans mon dos, en plus d’une énorme déception dans ma vie personnelle. Les informations concernant ma remplaçante sont arrivées quelques jours plus tard, ce fut « rapide » 😉 !

Je continue de considérer LEAVES ‘EYES comme mon bébé et jouer ces chansons, ressentir les bonnes vibrations et partager le vrai pouvoir des vikings norvégiens avec le public, tout cela va me manquer. Dans mon cœur, je continuerai de chérir LEAVES’EYES pour toute la bonne musique, les chansons, les thèmes, concept et la vraie puissance viking. Les mélodies que je chantais autrefois continueront de vivre dans mes oreilles. Il me tarde de pouvoir vous apprendre de bonnes nouvelles bientôt. De bonnes choses se préparent depuis la Norvège !

Amour

Liv" 

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Ok donc en fait c’est loin d’être l’entente cordiale. Certains comparent cela à l’éviction de Tarja de NIGHTWISH, cela me semble pourtant bien différent. LEAVES'EYES était contruit autour de Liv, sa voix et ses origines norvégiennes. Tout était "fait à la maison" avec Alex Krull. 

Entre les lignes, on comprend que cette séparation est tout aussi personnelle qu’artistique et vise en particulier Alex Krull (ATROCITY, LEAVES'EYES). Rappelons que Liv et lui sont mari et femme. Il est évident que si le couple se déchire, le groupe ne peut pas échapper à la tempête. Le plus triste reste les enfants en commun.

Alex Krull publie aussi des documents sur sa page Facebook voulant prouver que c'est Liv qui s'est elle-même exclue du groupe par divers agissements. Difficile de savoir qui dit vrai et qui dit faux. Le couple se jette la vaisselle de famille à la figure… 

Après THEATRE OF TRAGEDY, c’est la deuxième fois que Liv se fait ainsi éjecter manu militari. Mais la belle va se relever et continuer à avancer. La suite des événements nous dira qui aura eu raison.

Le 20 avril Liv poste sur Facebook:

« Pour résumer j’ai été virée de mon propre groupe ce jour-là. Une action soudaine et très bien planifiée. Mais laissons le passé dans le passé. Aujourd’hui j’ai parlé avec Raymond (THEATRE OF TRAGEDY) à propos de futures coopérations. Etes-vous prêts ? »

 

Liv, maintenant que tu es libre, j’attends ton appel…

 

Facebook Liv Kristine

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Structural Disorder – Distance

oshy_17042016_Struct_DisorSon label l’affirme haut et fort, STRUCTURAL DISORDER est le meilleur groupe de métal progressif originaire de Suède depuis SEVENTH WONDER. C’est bien possible, Lion Music semble avoir le chic pour dénicher de petites perles inconnues. SEVENTH WONDER avait connu son heure de gloire en 2010 avec The Great Escape (chronique ici). Et les projecteurs s’étaient également braqués sur eux au moment où leur chanteur, Tommy Karevik, intégrait les rangs de KAMELOT en lieu et place de Roy Khan. Mais revenons à nos moutons et à STRUCTURAL DISORDER.

L’aventure a commencé en 2011 de l’initiative de Markus Tälth, Jóhannes West et Erik Arkö. Après avoir trouvé deux camarades de jeu supplémentaires, les choses sérieuses commencent et prennent la forme d’un premier EP, A Prelude to Insanity en 2012 puis d’un véritable premier album, The Edge of Sanity en 2014. Les concerts se multiplient entre ces sorties en particulier en première partie de SEVENTH WONDER (tiens, tiens…) ou encore LEPROUS. L’année 2015 fut entièrement consacrée à la composition, pré-production et enregistrement de ce deuxième opus, Distance, en compagnie de Jocke Skog (CLAWFINGER). Plus affutés que jamais, les suédois ont tout mis en boîte en l’espace d’un mois. Contrairement à son prédécesseur, Distance contient moins de titres mais ils sont plus longs et ne développe pas une histoire commune. Pas d’album concept ici.

Les hostilités débutent dès les premières mesures de « Desert Rain ». Les guitares, la batterie et la basse installent de solides fondations sur lesquelles de déploient les mélodies de claviers et le chant. A la fois mélodique et puissant, STRUCTURAL DISORDER démontre un solide savoir-faire malgré ses quelques années d’expérience. En bons suédois, les petites touches plus extrêmes sont bien présentes ici et là, quelques lignes de chant growlées surprennent et enrichissent le propos général. Les claviers sont très présents et sonnent assez progressifs old-school. Les guitares se font mordantes et apportent la touche métal attendue. Sans pouvoir vraiment l’expliquer à part peut-être par le timbre de voix de Markus Tälth, la figure d’un Steven Wilson émerge régulièrement à l’écoute de ces sept nouvelles chansons. L’énergie et la créativité déployées ici font plaisir à attendre et ne manqueront pas de vous faire taper du pied et secouer la tête. Les Suédois ont su admirablement trouver le bon compromis entre tradition et modernité dans un mélange riche et rafraichissant. Ils n’hésitent pas à sortir des sentiers battus en multipliant les breaks et en utilisant divers instruments plus inhabituels comme l’accordéon.

Si vous aimez à la fois la scène métal mélodique et les groupes néo-progressifs, STRUCTURAL DISORDER devrait sérieusement vous intéresser et parvenir à vous amadouer. Difficile de résister à un Distance à la fois résolument moderne mais qui parvient tout de même à distiller une certaine nostalgie. Nous ne pouvons que saluer le travail accompli et la talent du quintet. Cet album se révèle être une très bonne surprise.

Oshyrya (08/10)

 

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Lion Music / 2016

Tracklist (55:28 mn) 01. Desert Rain 02. Someone to Save 03. Silence 04. The Herculean Tree 05. Lightbulb Lover 6. Pyrene 7. Drifting

oshy_17042016_M_Dea_AddictLa Suède continue à pondre des groupes métal comme une poule de compétition sous stéroïdes. Vous trouverez de tout et il faut vraiment faire le tri, séparer le bon grain de l’ivraie. Notre candidat du jour se nomme MY DEAR ADDICTION et se veut un groupe de Metalcore originaire d’Älmhult. Ils ne sont pas ici à leur premier méfait puisqu’ils peuvent afficher une décennie d’existence et compte un premier opus, New Blood publié en 2010 à leur tableau de chasse. La suite arrive après six années de silence discographique, Kill the Silence.

Il suffira de quelques écoutes pour comprendre que nos amis semblent avoir tout compris du music business à défaut de proposer des chansons ultra enthousiasmantes. Pour chaque type de musique, vous pouvez identifier un « grand public » qui réagit à certains stimuli particulier et peuvent faire ou défaire des groupes assez facilement. Ne voyez rien de péjoratif ici mais un simple constat. Les labels ont besoin de ce public qui peut acheter en masse un groupe et faire le bonheur de tous. Pour répondre au cahier des charge il faut mettre, les uns à la suite des autres, de nombreux adjectifs en « -able » et faire du facilement consommable, écoutable et mémorisable. MY DEAR ADDICTION répond parfaitement à ce besoin à travers ces dix chansons courtes et immédiatement efficaces. Pour l’originalité ou la prise de risque, vous repasserez. Un talent certain est bien présent mais il est mis au service d’une musique tellement formatée que le plaisir s’envole rapidement.

Encore une fois, les Suédois ne déméritent pas et enchainent les tubes en puissance. Tout y est pour plaire rapidement, les grosses rythmiques de guitares, les mélodies accrocheuses, les touches électro pour adoucir le propos, le chant hurlé pour faire rebelle… On secoue la tête, on tape du pied et tout un chacun pourra se surprendre à siffloter les refrains simples et accrocheurs. Mais plus Kill the Silence avance plus le sentiment de redite et de lassitude émerge implacablement. Rien à redire par contre sur la forme avec un son et une production aux petits oignons. Kill the Silence a été enregistré, mixé et masterisé aux Panic Room Studios (SCAR SYMMETRY, WATAIN…).

En moins de quarante minutes, la messe est dite. L’auditeur aura pris sa dose d’énergie et quelques mélodies continueront de flotter dans son esprit pendant encore quelques minutes. Pas sûr, par contre, que vous y reveniez après quelques semaines d’écoute seulement. Tant le charme s’estompe après chaque nouvelle écoute. MY DEAR ADDICTION n’a pas fourni un mauvais travail mais ils risquent de rapidement se voir submerger sous la masse des sorties hebdomadaires. Avec Kill the Silence, ils n’ont pas les moyens de résister.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Dead End Exit Records / 2016

Tracklist (37:30 mn) 01. Kill the Silence 02. A Promise 03. Winners 04. Beautiful 05. Unbreakable 06. Always Around You 07. All White 08. Veins 09. Face It and Rewind 10. Our Fire Inside