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oshy_20102016_Asapt_Whit_AgAmis amateurs d’un métal simple, direct et accrocheur, passez votre chemin, la démarche des italiens d’ASEPTIC WHITE AGE est à l’extrême opposé. Nous sommes ici dans le monde du bizarre, de l’expérimentation et de la créativité foisonnante. Né en 2011, le sextet fait ses grands débuts discographiques en 2014 avec un premier album que voici, Reminiscence.

Projet instrumental, ce disque a été patiemment construit à partir d’innombrables jams sans contrainte ni carcan, seule l’imagination artistique des musiciens présents à guider leurs choix. Signalons la présence assez peu courante d’un saxophoniste dans les rangs du groupe, cela apporte indéniablement une couleur particulière, une certaine originalité à la musique proposée. Avec l’improvisation comme leitmotiv, vous devinez qu’il n’est pas aisé de qualifier la musique du groupe. Eux-mêmes parlent de Reminiscence comme d’une zone indéfinie entre post-metal, avantgarde et expérimentations progressives. Et effectivement l’éclectisme reste de rigueur tant il est périlleux de trouver une ligne directrice sur le disque dans son ensemble. En majorité, chacune des compositions tourne autour des cinq/six minutes à l’exception d’un titre (« Antigravity ») de plus de huit minutes. L’écoute n’est pas un sinécure car une certaine confusion domine. Il faut avancer par petit pas une machette à la main pour progresser dans cette épaisse jungle. Seuls les plus courageux affronteront ce défi. Techniquement parlant, rien à dire, tant sur la forme que sur le fond. Chacun des musiciens offrent une belle prestation et ne s’économisent pas. La production s’avère soignée avec un son à la fois limpide et dynamique. Saluons ainsi le travail d’autoproduction assurée par le groupe dans le studio du guitariste Mike Pelillo.

OVNI musical à ranger, dans la démarche en tout cas, aux côtés d’un CULT OF LUNA période Vertikal (chronique ici). Reminiscence s’adresse à un public très particulier qui ne craint pas l’étrange et le surprenant. ASEPTIC WHITE AGE parle d’un voyage dans les tripes de l’égo de chacun de nous. Nombreux seront ceux qui se perdront dans ce maelstrom de sons et d’ambiances.

Oshyrya (6,5/10)

 

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Memorial Records / 2015

Tracklist (49:00 mn) 01. Moltitude 02. Monolith 03. Gravity 04. Antigravity 05. Disease 06. Antidote 07. Synapses 08. Hypophysis

VARG – Rotkäppchen (EP)

oshy_20012016_VARHistoire de se rappeler au bon souvenir de ses fans et de les faire patienter en attendant la sortie de son nouvel album, Das Ende aller Lügen, les bavarois de VARG publient un EP touffu autour du personnage du petit chaperon rouge (Rotkäppchen dans la langue de Goethe). A l’origine cette chanson apparaît sur Wolfskult daté de 2011 et tente de rétablir la vérité quant à la responsabilité du loup, la véritable victime de la malice du petit chaperon rouge.

Cet EP se veut copier avec huit titres au compteur mais cela peut être trompeur. En effet, nous retrouvons ici de nombreuses versions alternatives de l’original. L’original de 2011 justement est bien présente ainsi que sa réinterprétation 2015. A cela, il faut ajouter une version chantée en anglais avec Christopher Bows d’ALESTORM, une version chantée en norvégien par TROLLFEST et enfin une version karaoké instrumentale pour égayer les soirées beuveries des fans. Heureusement, deux nouvelles chansons inédites sont aussi de la partie et n’apparaîtront pas sur l’album à venir. "Ein Tag Wie Heute” avec Dom R. Crey d’EQUILIBRIUM et “Abendrot” constitue le véritable intérêt pour les fans. Rien de bien nouveau sous le soleil si ce n’est ce pagan/viking métal aux forts accents folk. Le rouleau-compresseur se met immédiatement en branle à coup de rythmiques rapides, de riffs tranchants, de moult chœurs virils et du chant hurlé de rigueur.

Il fallait bien VARG pour dévoiler au monde entier la vérité concernant la duplicité de ce petit chaperon. C’est maintenant chose faite en long en large et en travers. Les versions alternatives amuseront les fans et permettent de proposer un disque gavé de musique. Les deux chansons originales restent quand même beaucoup plus intéressantes et franchement efficaces.

Oshyrya (07/10)

 

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Napalm Records / 2015

Tracklist (48:14 mn) 01. Rotkäppchen 2015 02. Ein Tag wie heute 03. Abendrot 04. Red Riding Hood 05. Rødhette 06. Rotkäppchen 2011 07. Rotkäppchen 2015 Karaoke

 

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01. Pour quelqu’un qui découvrirait le groupe avec ce nouvel album, que pouvez-vous nous dire vous concernant ?

Nicolas Rocha : Nous sommes un simple groupe de rock qui essaye de trouver un réponse émotionnelle le plus forte possible à travers la musique que nous créons et que nous jouons.

 

02. Si vous deviez résumer le groupe en trois mots, quels serait-ils et pourquoi ?

Auto destruction passionnée. Car au centre de cette démarche, nous sommes les créateurs de nos egos et alternativement, nos pires critiques envers nous-mêmes. Etre dans un groupe nous a forcé à regarder avec introspection des choses que nous ne voulions pas affronter de façon si soudaine et publique. Etre dans un groupe est, d’une certaine façon, notre caisson à savon pour crier ces déclarations de cœur brisé, de perte d’amour immérité.

 

03. Quelle était votre idée, votre ambition au moment d’entamer le travail sur votre nouvel album ?

L’idée principale est venue de cette “blessure” inexplicable qui avait besoin d’être libérée. L’idée de se détruire soit même laisser ces choses auxquelles tu tiens, être capable de survivre, être heureux était une idée bienvenue. L’ambition était de créer un environnement (au sein des chansons) qui montrait cela. Peut-être que le sentiment n’a pas été exorcisé de la façon attendue mais, au moins, nous pouvions y retourner et regarder les compositions et être capable de peut-être comprendre pourquoi cela a été ressenti en premier lieu. Les chansons sont devenues nos zones de sécurité.

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04. Que peux-tu nous dire de la composition et de l’enregistrement de cet album ?

La composition de cet album a suivi le même processus que pour les autres groupes. Une idée a été introduite et nous avons tous travaillé nos parties respectives collectivement. L’enregistrement a été génial car Derek Donley (Ox Cave Studios à Los Angeles en Californie) a été capable de capturer l’émotion exacte dans lequel nous étions déjà immergés. Derek est super dans le sens où il a été une voix de raison quand nous étions confus concernant certaine tonalité et ce qu’elle devait être. Il assure !

 

05. Quels sont vos attentes et vos espoirs pour le groupe ?

Nous espérons simplement être capables de jouer cette musique à qui voudra bien nous en laisser le temps. Nous avons mis notre totalité dans ce groupe et nous espérons que les gens qui nous donnerons notre chance pour repartir avec un fragment de cela.

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Et enfin "Le Quizz De Metal Chroniques Quizz" pour terminer cette interview:

01. Quelle est ta chanson préférée (tous artistes, époques…) ?

Ce serait “Takeahnase” de NEUROSIS sur l’album Souls At Zero

 

02. Premier album acheté ?

sur cassette:OBITUARY avec The End Complete

sur cd: THE MISFITS avec Walk Among Us

sur vinyl: NEUROSIS avec Through Silver In Blood

 

03. Dernier album acheté ? Le premier EP de GOD ROOT via bandcamp! Super chansons !

 

04. D’où est venue l’étincelle qui t’as donné envie de devenir musicien ?

Ecouter NEUROSIS sur mon lecteur de cassettes et puis les voir sur scène m’a profondément aide à vouloir devenir musicien. Être capable de jouer de la musique qui soit émotionnellement destructive comme la leur mais d’une façon pour en phase avec moi-même.

 

www.facebook.com/deathkingsmusic

https://deathkings.bandcamp.com/

 

Tous nos remerciements à DEATHKING et Scott de ClawHammer PR