Author Archive

Mammoth Storm – Fornjot

oshy_09012016_Mammot_StorUn certain nombre de groups évoluant dans le genre doom ou stoner se plaisent à utiliser le mot de Mammoth dans leur nom. Je ne vois pas très bien ce que vient faire l’ancêtre de l’éléphant dans cette histoire mais ce terme possède peut-être une acception inconnue des non-initiés (rapport avec une drogue quelconque ?). Bref, un fois cette bizarrerie évacuée, nous voici en présence du premier album des suédois de MAMMOTH STORM, Fornjot (nom d’un personnage de la mythologie nordique). Le groupe est tout nouveau, né en 2012, et pourtant il compte dans ces rangs une figure bien connue: Daniel Arvidsson. En effet, ce dernier est surtout le guitariste de DRACONIAN. En parallèle de son groupe principal, il a monté un nouveau projet avec deux camarades. Après une démo en 2014 et un premier EP, Rite Of Ascension, en 2014, les voici prêt à jouer dans la cour des grands avec un véritable album sous le bras.

Et on pourra aisément affirmer que les suédois ne font pas dans la demi-mesure. En six titres pour plus de cinquante minutes de musique, le menu s’annonce plus de copieux. Et en effet, deux titres dépassent allégrement les dix minutes et les autres oscillent entre trois et neuf minutes. Contrairement à DRACONIAN, Arvidsson occupe ici la place de bassiste et chanteur. L’orientation doom s’impose à tous dès les premières secondes, un son lourd, lent et opprimant jaillit des enceintes et envahit progressivement tout l’espace. Sur cette base visqueuse, Arvidsson déploie son chant, renforçant encore la lourdeur général. Nous sommes souvent très proches d’une démarche à même de ravir les fans de l’orientation drone. Et comme bien souvent, ce son monotone et massif s’avère hypnotique et possède un pouvoir de séduction impressionnant. La progression au sein même de Fornjot reste particulièrement éprouvante même si quelques touches de lumière viennent éclairer ici et là la scène. La fin majestueuse de « Horns of Jura » tranche avec la noirceur générale et reste une bouffée d’air salvatrice.

Pari réussi pour MAMMOTH STORM avec un premier opus massif à souhait pour les fan de doom tendance drone. Ces chansons ne s’adressent pas à tout le monde même si l’obscurité possède ce pouvoir de séduction si puissant. Beaucoup se sont perdus a ainsi contempler l’abîme.

Oshyrya (07/10)

 

Facebook Officiel

 

Napalm Records / 2015

Tracklist (53:53 mn) 01. Augurs Echo 02. Vultures Prey 03. Sumerian Cry 04. Fornjot 05. Horns of Jura 06. Hekla

Grave Pleasures – Dreamcrash

oshy_09012016_Grav_PleasurLa vague rétro qui touche actuellement la scène hard-rock, stoner semble déborder de plus en plus. Et l’épicentre de ce phénomène semble être fermement installé en Scandinavie. Voici en effet que la Finlande s’y met avec l’album de GRAVE PLEASURES qui puise très nettement du côté de JOY DIVISION ou encore THE MISSION pour trouver son inspiration. Le quatuor a déjà connu une première vie sous le nom de BEASTMILK et le publication d’un EP et d’un album, Climax. La moitié du groupe ayant quitté le navire, la moitié restante décida de repartir à zéro avec de nouveaux camarades sous le nom de GRAVE PLEASURES. Voici leur premier disque sous cette nouvelle identité, Dreamcrash.

Au jeu des brainstormings idiots pour trouver une étiquette décrivant leur musique, ils sont forts en se qualifiant d’« Apocalyptic death-rock ». Et ben tiens, cela risque de vraiment nous aider. En réalité, le quatuor se plait à déployer sous nos yeux un rock sombre, entre colère et mélancolie comme pouvait le proposer de nombreux groupes britanniques dits post-punk des années 80. JOY DIVISION a déjà été mentionné mais nous pourrions ajouter les premiers THE CURE ou BAUHAUS. L’esprit sombre et la démarche expérimentale de cette époque se retrouve bien au sein de GRAVE PLEASURES même si ceux-ci durcissent parfois le ton. Le souci principal se niche dans l’absence d’originalité et d’une véritable identité de la part des finlandais. Les chansons proposées ici sonnent déjà vieillottes, passées et ne font que puiser dans la fibre nostalgique de chacun. Les mélodies et les refrains manquent d’intérêt et les chansons, dans l’ensemble, ne sont pas assez fortes, attractives. L’ennui pointe très vite le bout de son nez et l’auditeur n’a qu’une envie, zapper sur la chanson puis sur l’album suivant. Mat "Kvohst" McNerney ne fait pas non plus des miracles derrière le micro avec un chant monotone et répétitif. N’est pas qui veut Ian Curtis…

Il est légitime de poser la question de l’intérêt de ce Dreamcrash en 2015. Et l’intérêt d’une major comme Sony-Columbia reste un mystère. Le pari peut s’avérer payant mais, à l’écoute, ce disque pêche par bien des aspects et ne parvient pas du tout à convaincre. Quelle tristesse, quel ennui !

Oshyrya (5,5/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

Sony Music – Columbia / 2015

Tracklist (43:47 mn) 01. Utopian Scream 02. New Hip Moon 03. Crying Wolves 04. Futureshock 05. Crisis 06. Worn Threads 07. Taste The Void 08. Lipstick on Your Tombstone 09. Girl in a Vortex 10. Crooked Vein 11. No Survival

oshy_09012016_Fro_Ashe_t_NeLe succès d’un LINKIN PARK, d’un FALL OUT BOY ou en encore d’un AVENGED SEVENFOLD continue d’aiguiser les appétits en Europe et outre-Atlantique. De nombreux groupes tentent leur chance d’abord sur les réseaux sociaux, espérant créer un buzz suffisant pour être remarqué par un label et débuter une véritable carrière. Notre candidat du jour se nomme FROM ASHES TO NEW. Le quatuor est originaire de Lancaster en Pennsylvanie et a fait ses premiers pas en 2013 avec un premier EP éponyme la même année puis un second que voici.

Musicalement parlant aucune surprise, ils suivent les traces de leurs aînés mentionnés ci-dessus avec des chansons rapides, directes et très calibrées pour maximiser les chances de passer en radio. Toutes les compositions oscillent entre trois et quatre minutes et sont construites sur le même schéma. Grosses guitares, rythmiques rapides complétées de nombreuses touches électros constituent le menu du jour. Le refrain se doit d’être simple et accrocheur et vous rappellera d’innombrables autres groupes. Le résultat s’avère efficace, rien ne sert de le nier, même si ce son formaté et prédigéré fatigue rapidement. Aucun caractère ne transpire, aucune identité ne transparaît. FROM ASHES TO NEW sonne comme un clone supplémentaire qui fournit ce que les maisons de disque veulent attendre. Les américians ont raison de vivre à fond leur rêve mais il est à craindre que ce groupe disparaisse rapidement des radars et se perde dans la masse. Avant de prononcer une sentnce défintive, nous attendrons de nous faire un avis sur le premier album à venir en 2016, Day One.

Oshyrya (05/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

Better Noise Records / 2015

Tracklist (13:26 mn) 01. Downfall 02. Lost and Alone 03. Land of Make Believe 04. Through It All