Author Archive

Manimal – Trapped in the Shadows

oshy_12122015_ManimaLes suédois de MANIMAL (à ne pas confondre avec le groupe toulousain du même nom) auront pris leur temps pour donner un successeur à leur premier opus, The Darkest Room, publié en 2009. Le quatuor na’ pas changé d’orientation et continue sa quête Heavy / Power Metal à travers dix nouvelles chansons. Signalons qu’ils accueillent également un invité de marque en la personne d’Udo Dirkschneider sur le titre « The Journey ».

Nos amis ne sont pas là pour amuser la galerie et frappent fort dès les premiers titres de ce nouvel album. Un gros riff vient mettre en pièce notre quiétude au bout de quelques secondes sur cet « Irrestible » à la fois rapide et burné. Musicalement cela reste du très classique, les suédois labourent un champ déjà bien connu, entre tradition heavy métal classique (NWOBHM) et supplément de puissance, d’agressivité typiquement Power Métal. Ce qui frappe le plus reste la prestation du chanteur Samuel Nyman qui dont son registre très aigu évoque forcément la figure tutélaire du Metal God, Rob Halford. Difficile de ne pas penser à JUDAS PRIEST tant MANIMAL évolue dans un registre similaire. On comprend alors rapidement que l’idée de ce duo avec Dirkschneider émerge naturellement tant les timbres de voix se complètent bien. Pour le reste le quatuor a bien travaillé proposant des compositions touffues, entre quatre et six minutes, variant les rythmes et les intensités. Maintenant ne nous voilons pas la face, l’écoute de Trapped in the Shadows est loin d’être désagréable mais il manque d’évidence des chansons hyper accrocheuses et catchy à même de faire la différence. Difficile pour MANIMAL de marquer de son empreinte la scène européenne déjà pléthorique sans hymne imparable, incontournable.

MANIMAL ne démérite pas avec ce Trapped in the Shadows loin d’être dénué de qualité. Achim Koehler a fait du bon boulot pour le mixage et le mastering du disque. Chaque écoute est agréable mais peine à laisser un trace dans l’esprit de l’auditeur. Aucune chanson, aucune mélodie n’a titillé mon cœur ou mes tripes et le groupe risque de sa voir noyer dans la masse des nombreuses sorties qui tombent chaque mois. La concurrence est plus rude et implacable que jamais, pas sûr que MANIMAL soit armé pour s’élever dans cette course effrénée.

Oshyrya (06/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

AFM Records / 2015

Tracklist (50:23 mn) 01. Irresistible 02. March Of Madness 03. The Dark 04. Trapped In The Shadows 05. Invincible 06. Man-Made Devil 07. Silent Messiah 08. The Journey 09. Screaming Out 10. Psychopomp

21Octayne – 2.0

oshy_12122015_21_octayA l’été 2014 les allemands de 21OCTAYNE nous avait proposer un premier album solide et honnête à défaut d’être transcendant. Into the Open (chronique ici) montrait un groupe appliqué qui donnait le meilleur de lui-même. La motivation des musiciens affichée en interview faisait également plaisir à voir. Depuis, le trio n’a pas chômé et revient après à peine un peu plus d’un an avec le deuxième chapitre de leurs aventures, 2.0. Les plus perspicaces auront notés que le groupe ne comporte plus que trois membres après le départ du bassiste Andrew Lauer au début de l’année. Mais les forces vives restent plus que jamais présentes grâce à Hagen Grohe (chant), Marco Wriedt (guitares) et Alex Landenburg (batterie).

Le fond du propos n’a pas changé en un an, 21OCTAYNE prend son pied en distillant une musique bourrée d’énergie et de bonnes idées. Ils évitent l’écueil de la lassitude en variant les plaisirs, passant d’une chanson à l’autre d’un rock accrocheur à des titres beaucoup plus lourds, osant même, en conclusion, une longue pièce progressive. Saluons encore une fois la qualité du travail accompli et l’attention laissée aux plus petits détails. Le savoir-faire est évident, difficile de ne pas secouer la tête et taper du pied sur un « Devil In Disguise » qui ouvre cet opus. L’esprit qui plane sur 2.0 reste très américain, difficile de ne pas penser au travail d’AEROSMITH par exemple. Derrière le micro, Hagen Grohe assure une solide performance, variant les plaisirs et parvenant à insuffler beaucoup de conviction et d’émotions à chaque fois. Ses camarades ne sont pas en reste avec un Alex Landenburg solide derrière ses fûts et un Marco Wriedt qui ne participe pas à un concours de virtuosité mais qui reste simple, efficace. Pas de faute de goût ou de grande faiblesse à signaler, 21OCTAYNE n’a ici pas à rougir du travail accompli.

Les allemands persistent et signent, ils continuent sur leur lancée et publient encore une fois un disque tout à fait recommandable pour les amateurs de rock US un peu old school. Pas de révolution ni de feu d’artifice à l’horizon mais une succession de chansons à la fois inspirée et bien senties. Nous n’en demandons pas plus.

Oshyrya (7,5/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

AFM Records / 2015

Tracklist (46:37 mn) 01. Devil In Disguise 02. Take Me Back 03. When You Go 04. Love’s Just A Heartbreak Away 05. Take Me Away 06. Lost 07. The Circle 08. Date With Myself 09. Fly With Me 10. Tale Of A Broken Child

oshy_12122015_Solut_4Cinq ans déjà sans avoir de nouvelles discographiques des suédois de SOLUTION .45. Il faut dire que ces supergroupes subissent souvent le même destin, des sorties forcément espacées, conséquences des es agendas surchargés des différents membres. Et puis la vie n’a franchement pas été un long fleuve tranquille avec des changements de line-up multiples, le départ pour le retour de Jani Stefanovic, la présence de trois guitaristes puis finalement de deux, le départ du bassiste… Aujourd’hui SOLUTION .45 est un quatuor motivé, prêt à lancer l’offensive via un nouveau chapitre, Nightmares in the Waking State, divisé en, deux parties. Voici la première, la seconde viendra sans doute l’année prochaine.

Cinq ans plus tôt, les suédois avaient frappé un grand coup avec un For Aeons Past (2010 – chronique ici) assez bluffant, mélange subtil et hyper efficace entre lumière et obscurité, une musique à la fois très accrocheuse et parfois super brutale. L’approche Melodic death metal était menée à son paroxysme n’hésitant pas à enrichir le propos de touches progressives bien senties. Il ne restait que des ruines sur le champ de bataille après le passage du groupe. Pas facile de relever l’exploit une deuxikème fois.

Et effectivement les premières écoutes de ce Nightmares in the Waking State – Part I s’avèrent décevante. Les compositions peinent à convaincre et accrochent moins. La virtuosité technique n’est pas mise en défaut, Stefanovic s’y connaît en riffs à la fois techniques et tranchants et il mène avec sérieux sa barque. L’aspect mélodique a fait l’objet d’une grande attention avec de nombreuses pistes de claviers chargés d’adoucir le propos et de contrebalancer la rudesse de la guitare. Christian Älvestam ne s’économise pas derrière le micro et l’alternance des chants clairs et hurlés constitue l’une des marques de fabrique de SOLUTION .45. Mais il faudra attendre « Winning Where Losing is All » pour profiter vraiment d’un refrain accrocheur qui donne envie de se repasser immédiatement la chanson. Les suédois font le boulot mais ils l’a jouent un peu petit bras. Il faudra patienter jusqu’à la dernière chanson « I, Nemesis », un dessert de plus de onze minutes pour être sérieusement secoué. Tout en puissance, SOLUTION .45 déploie sous nos yeux une pièce sombre et majestueuse du plus bel effet. On dit que les ténèbres possèdent un pouvoir de séduction très puissant, cette dernière chanson le prouve.

Dans sa globalité, Nightmares in the Waking State – Part I laisse sur sa faim. De très bonnes choses côtoient des éléments beaucoup moins intéressants. Les suédois ont du métier et du savoir-faire, ils ne sont jamais complètement à côté de la plaque mais ils sont capables de beaucoup, beaucoup mieux. Nous attendrons de découvrir cet œuvre dans son intégralité après la sortie de la deuxième partie en 2016 pour nous faire un avis définitif. Pour l’instant la circonspection domine.

Oshyrya (6,5/10)

 

Site Officiel

Facebook Officiel

 

AFM Records / 2015

Tracklist (59:48 mn) 01. Wanderer from the fold 02. Perfecting the void 03. Bleed heavens dry 04. Winning where losing is all 05. In moments of despair 06. Second to none 07.Targeting blaze 08.Alter (The unbearable weight of nothing) 09.Wield the sceptre 10. I, Nemesis