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oshy_19082015_Augus_Bur_ReDans la famille groupe de metalcore américain qui connait, on ne sait pas trop pourquoi, un gros succès chez lui outre-Atlantique, voici AUGUST BURN RED. Ils sont originaires de de Lancaster, en Pennsylvanie et compte déjà un joli tableau de chasse depuis leurs débuts en mars 2003. Found In Far Away Places est quand même leur septième disque. C’est simple, ils sortent un nouvel opus tous les deux ans avec une grande régularité. Leur précédent méfait, Rescue and Restore en 2013, avait quand même atteint la neuvième place au Billboard 200 aux Etats-Unis.

A l’écoute de ce disque on se dit vraiment que le quintet maîtrise désormais toutes les ficelles du métier et enchaine avec une certaine grâce les brûlots metalcore à même de plaire aux teenagers étatsuniens. Vous trouverez tout au long de ces onze chansons une grosse énergie, mêlée de violence et d’agressivité. Techniquement nos amis se défendent et proposent assez souvent des chansons complexes, à tiroir. Et il faut avouer que si dans l’ensemble les titres composés restent très classiques et standardisés quelques bons moments éclairent parfois le débat. Certaines lignes mélodiques, certains breaks ou ruptures mélodiques font mouche et provoquent une envie irrépressible de secouer la tête et taper du pied. C’est particulièrement le cas sur un « Martyr » très réussi ou sur le break central de « Separating the Seas ». Peu de groupes osent ce type de fantaisie et démontre un tel esprit d’ouverture.

Enfin il s’agit là de l’arbre qui cache la forêt, malgré quelques passages intéressants, l’album peine à convaincre dans sa globalité. Comme certains de ses petits camarades, AUGUST BURN RED a construit son identité musicale autour de quelques caractéristiques comme les breakdowns et les riffs à tempo varié enrichis de touches progressives et thrash. De plus, ils ne cachent pas leur identité chrétienne, avec des paroles sombres souvent centrées sur la dépression, la tolérance et la disparition des êtres chers. Au niveau de son, comme d’habitude avec les groupes américains à succès, rien à redire, le travail a été bien fait avec un son à la fois clair et puissant.

Malgré toutes les tares de cette scène metalcore, pas vraiment positivement appréciée au sein de cette rédaction, reconnaissons qu’AUGUST BURN RED fait partie des bons élèves, des groupes un plus intéressants et fins que la moyenne. En fouillant un peu, Found In Far Away Places cachent de petites perles bien cachées au cœur même des différentes compositions. Voyons cela comme une preuve de caractère de la part du groupe face à la machine implacable du music business, surtout outre-Atlantique. Ce cas-là n’est pas tout à fait perdu, il reste une lueur d’espoir.

Oshyrya (07/10)

 

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Fearless Records / 2015
Tracklist (52:25 mn) 01. The Wake 02. Martyr 03. Identity 04. Separating The Seas 05. Ghosts (feat. Jeremy McKinnon) 06. Majoring In The Minors 07. Everlasting Ending 08. Broken Promises 09. Blackwood 10. Twenty-One Grams 11. Vanguard

My Refuge – A Matter of Supremacy

oshy_19082015_M_RefugMY REFUGE est un nouveau groupe italien qui fait ses premiers grands pas discographiques en se lançant sous nos yeux dans le grand bain via un premier album, A Matter of Supremacy. Ils n’ont sans pas tout à fait à leurs premiers balbutiements puisque le projet est né en 2010 en Lombardie. Ils comptent déjà à leur palmarès deux EPs autoproduits, 3407 – Pictures Of An August Night en 2010 et Living In Anger en 2013.

Votre serviteur voit son moral s’assombrit au fur et à mesures des écoutes de ce disque. Pas que la musique proposée soit vraiment mauvaise, non, les transalpins font rapidement preuve d’un talent et d’un savoir-faire certain mais pour autant il est très délicat de vraiment recommander l’écoute de cet opus. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un heavy / power métal mélodique sérieux, honnête mais finalement très standardisé sans beaucoup de caractère et quasiment aucune originalité. MY REFUGE a beau faire de son mieux, ils ne parviennent à sortir des clichés du genre et à vraiment s’affirmer. Nous pourrions beaucoup leur pardonner et même franchement les apprécier si les compositions s’avéraient enlevées et catchy mais l’enthousiasme me manque et l’album ne décolle vraiment jamais. Le groupe parle de métal moderne teinté d’influences progressives et mélodique. Oui sans doute, tout es là mais comme des dizaines de groupes en Europe. Et malheureusement pour eux ils ne sont ni assez attractifs ni assez originaux pour sortir de la masse. A Matter of Supremacy est sans conteste un disque sérieux et appliqué mais également diablement cliché et ennuyeux. Difficile de faire sa place au soleil dans ce genre déjà bien saturé. Sur la forme, rien à reprocher, c’est professionnel, de la pochette à la bonne production. Le disque a été mixé et masterisé au Eleven Studio sous la supervision du producteur Andrea De Bernardi.

Il est amusant que le groupe cite parmi ses influences les tenors du genre comme CRIMSON GLORY, IRON MAIDEN, RAGE, HELLOWEEN et BLIND GUARDIAN. Même si certains similarités existent, un monde sépare ces groupes et MY REFUGE. Ils sont encore jeunes et peinent à trouver une véritable identité artistique. Disons que A Matter of Supremacy est un premier essai, une carte de visite démontrant que quoi les italiens sont capables. Mais on ne peut se contenter d’un tel résultat, l’ennui pointe beaucoup trop vite le bout de son nez à l’écoute de cette musique engoncée dans un carcan musical déjà bien trop écouté.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Bakerteam Records / 2015
Tracklist (49:50 mn) 01. A Storm Is Coming 02. The Cage 03. Calling Of The Wind 04. Endless Night 05. Living In Anger 06. This Wall 07. The Raven 08. Empty Room 09. On Wings Of Wax 10. Somewhere

oshy_19082015_HumanglVoilà, la boulette, c’est fait et c’est déjà trop tard… Je viens de faire une énorme connerie à la lecture de la tracklist de cet album des italiens d’HUMANGLED. Voyant le titre « To Mega Therion », je me dis chouette une reprise de la chanson culte de THERION. Et bien précisons-le d’entrée, les transalpins auraient mieux fait de laisser ce titre tranquille tant il est joyeusement massacré ici. A oui, forcément, vu la complexité de la mise en place du chant lyrique chez les Suédois, il en fallait pas se rater. Et bien HUMANGLED s’est largement pris les pieds dans le tapis et le chant pseudo-lytique proposé sonne ultra cheap et finit par tout gâcher. La connerie c’est d’avoir commencé par la fin de cet album et avoir désormais forcément un énorme à priooir pour le reste. Mais laissons sa chance au produit.

Pour remettre les choses dans l’ordre, rappelons qu’HUMANGLED est un groupe de Death metal originaire de Pise, de l’autre côté des Alpes né des cendres du projet cyber-grind PUTRID SEQUENCE (des poètes sans aucun doute). Après un premier départ en 1996 via une démo, le groupe se sépare avant de remettre le couvert à partir de fin 2006. Deux EPs voient ainsi le jour les deux années suivantes: Refoetalize (2007) et Edge of Beyond en 2008. En 2010 HUMANGLED signe avec le label américain Abyss Records from Indianapolis et publie par ce biais un premier album, Fractal en 2010 puis un EP, Odd Ethics en 2012. Après trois années de silence discographique, ils reviennent cette année avec un second opus, Prodromes Of A Flatline, cette fois-ci chez Bakerteam Records.

Donc si je résume ma situation face à cet album: un groupe de Death Métal, ils décident de faire une reprise d’une de mes chansons préférées et il la massacre joyeusement. Mon comprenez mon manque d’enthousiasme à l’aune de la rédaction de cette chronique. Les choses sésireuses devraient commencer dès les premières secondes avec l’amusant “ Libertè, Egalitè, Brutalitè » (fautes d’orthographes d’origine) et pourtant l’auditeur se voir accueillir par une minute d’une mélodie aux claviers avant que la nature Death du groupe ne reprenne le dessus et que HUMANGLED n’envoie la sauce. Musicalement, les transalpins tabassent sec mais cela reste plutôt accessible. Soit votre serviteur s’habitue à cette violence à force de côtoyer une rédaction de sauvages soit le groupe est resté presque sage et n’est pas tomber dans des extrêmes sonores. Alors oui bien sûr le chant est bourrin à souhait, c’est la moindre chose pour un groupe de Death quand même. Sinon vous trouverez ici du grand classique, les guitaristes se font une joie de tronçonner tout ce qui bouge, la section rythmique basse/batterie ne ménage pas sa peine et le chanteur beugle. Les musiciens font preuve d’une solide maîtrise technique et les quelques breaks et soli envoyés ici et là s’avèrent tout à fait convenable.

En dehors de la faute de goût majeure avec cette reprise ratée de THERION, il me semble que les italiens rendent ici une copie propre et solide. Pas de quoi tomber en extase devant Prodromes Of A Flatline, la musique proposée n’est pas d’une folle originalité mais le boulot a été fait. Les fans pur et dur d’un métal puissant et agressif tendance Death pourront trouver ici quelques satisfactions.

Oshyrya (06/10)

 

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Bakerteam Records / 2015
Tracklist (42:45 mn) 01. Libertè, Egalitè, Brutalitè 02. 4:03 03. Men Of Straw 04. Foretasted In Flesh 05. Intimacy Curse 06. Untastable Fear 07. Fragments 08. Cauterized 09. Vegan Realm 10. To Mega Therion