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oshy_20082015_Sens_FaiSENSES FAIL est un groupe de post-hardcore originaire de Ridgewood dans le New Jersey formé en 2002. On ne compte plus les changements de line-up et après un peu plus d’une décennie d’existence, le seul rescapé s’avère être le chanteur James "Buddy" Nielsen, le véritable capitaine du navire. Nos amis comptent déjà un joli palmarès avec un EP, From the Depths of Dreams (2002) et les albums Let It Enfold You (2004), Still Searching (2006), Life Is Not a Waiting Room (2008), The Fire (2010) et Renacer (2013). Le petit nouveau, le sixième, se nomme Pull The Thorns From Your Heart.

Musicalement parlant n’espérer pas des miracles. Le disque s’ouvre sur un « The Three Marks of Existence » assez bourrin et pas d’un énorme intérêt. On sent de fortes influences punk, metalcore et même une touche hardcore. Le propos s’adoucit par la suite avec un « Carry the Weight » plus posé et accessible. Et cette alternance entre brutalité directe et rock posé va se poursuivre tout au long du disque. Cette démarche est assez bizarre et retire une certaine homogénéité au disque. En tout cas, ce disque est américain jusqu’au bout des ongles dans son approche artistique et le son qu’il déploie. Les titres sont calibrés entre trois et cinq minutes et semblent fait pour passer en radio, proposant à boire et à manger en terme de rythmes et d’intensité. Au niveau thématique, le chanteur Nielsen nous parle de sa vie tout au long de ces onze chansons, de son évolution, de sa transformation sur le plan spirituel et émotionnel. Il s’est ouvert à la philosophie et aux enseignements du bouddhisme… Pull The Thorns From Your Heart est divisé en quatre partie qui ont chacune reçue le nom de concepts et enseignements bouddhiste : I – Annica & Sacca (impermanence & vérité, II – Tisarana (les trois refuges), III – Marana Sati (méditation sur la mort) et IV – The Brahmaviharas (les quatre incommensurables). Cette démarche spirituel est plus que respectable mais peine à se faire vrament jour à travers ces chansons assez basiques et sans grâce.

La musique est connu pour être un vecteur puissant d’émotions et nombreux sont les artistes à l’avoir utilisé comme catharsis ou pour faire disparaître de vieux démons personnels. Avec son sixième album, SENSES FAIL nous invite à suivre le parcours un peu torturé de son chanteur en quête d’identité et de sérénité. Les américains montrent deux visages très différents, entre calme et colère, la lumière d’un côté et l’obscurité de l’autre. Sur le papier le voyage pouvait être sympa, malheureusement c’es beaucoup moins le cas dans la réalité.

Oshyrya (05/10)

 

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Pure Noise Records / 2015
Tracklist (40:56 mn) 01. The Three Marks of Existence 02. Carry the Weight 03. The Courage of an Open Heart 04. Wounds 05. Take Refuge 06. Surrender 07. Dying Words 08. The Importance of the Moment of Death 09. Pull the Thorns From Your Heart 10. We Are All Returning Home 11. My Fear of an Unlived Life

oshy_19082015_Augus_Bur_ReDans la famille groupe de metalcore américain qui connait, on ne sait pas trop pourquoi, un gros succès chez lui outre-Atlantique, voici AUGUST BURN RED. Ils sont originaires de de Lancaster, en Pennsylvanie et compte déjà un joli tableau de chasse depuis leurs débuts en mars 2003. Found In Far Away Places est quand même leur septième disque. C’est simple, ils sortent un nouvel opus tous les deux ans avec une grande régularité. Leur précédent méfait, Rescue and Restore en 2013, avait quand même atteint la neuvième place au Billboard 200 aux Etats-Unis.

A l’écoute de ce disque on se dit vraiment que le quintet maîtrise désormais toutes les ficelles du métier et enchaine avec une certaine grâce les brûlots metalcore à même de plaire aux teenagers étatsuniens. Vous trouverez tout au long de ces onze chansons une grosse énergie, mêlée de violence et d’agressivité. Techniquement nos amis se défendent et proposent assez souvent des chansons complexes, à tiroir. Et il faut avouer que si dans l’ensemble les titres composés restent très classiques et standardisés quelques bons moments éclairent parfois le débat. Certaines lignes mélodiques, certains breaks ou ruptures mélodiques font mouche et provoquent une envie irrépressible de secouer la tête et taper du pied. C’est particulièrement le cas sur un « Martyr » très réussi ou sur le break central de « Separating the Seas ». Peu de groupes osent ce type de fantaisie et démontre un tel esprit d’ouverture.

Enfin il s’agit là de l’arbre qui cache la forêt, malgré quelques passages intéressants, l’album peine à convaincre dans sa globalité. Comme certains de ses petits camarades, AUGUST BURN RED a construit son identité musicale autour de quelques caractéristiques comme les breakdowns et les riffs à tempo varié enrichis de touches progressives et thrash. De plus, ils ne cachent pas leur identité chrétienne, avec des paroles sombres souvent centrées sur la dépression, la tolérance et la disparition des êtres chers. Au niveau de son, comme d’habitude avec les groupes américains à succès, rien à redire, le travail a été bien fait avec un son à la fois clair et puissant.

Malgré toutes les tares de cette scène metalcore, pas vraiment positivement appréciée au sein de cette rédaction, reconnaissons qu’AUGUST BURN RED fait partie des bons élèves, des groupes un plus intéressants et fins que la moyenne. En fouillant un peu, Found In Far Away Places cachent de petites perles bien cachées au cœur même des différentes compositions. Voyons cela comme une preuve de caractère de la part du groupe face à la machine implacable du music business, surtout outre-Atlantique. Ce cas-là n’est pas tout à fait perdu, il reste une lueur d’espoir.

Oshyrya (07/10)

 

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Fearless Records / 2015
Tracklist (52:25 mn) 01. The Wake 02. Martyr 03. Identity 04. Separating The Seas 05. Ghosts (feat. Jeremy McKinnon) 06. Majoring In The Minors 07. Everlasting Ending 08. Broken Promises 09. Blackwood 10. Twenty-One Grams 11. Vanguard

My Refuge – A Matter of Supremacy

oshy_19082015_M_RefugMY REFUGE est un nouveau groupe italien qui fait ses premiers grands pas discographiques en se lançant sous nos yeux dans le grand bain via un premier album, A Matter of Supremacy. Ils n’ont sans pas tout à fait à leurs premiers balbutiements puisque le projet est né en 2010 en Lombardie. Ils comptent déjà à leur palmarès deux EPs autoproduits, 3407 – Pictures Of An August Night en 2010 et Living In Anger en 2013.

Votre serviteur voit son moral s’assombrit au fur et à mesures des écoutes de ce disque. Pas que la musique proposée soit vraiment mauvaise, non, les transalpins font rapidement preuve d’un talent et d’un savoir-faire certain mais pour autant il est très délicat de vraiment recommander l’écoute de cet opus. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un heavy / power métal mélodique sérieux, honnête mais finalement très standardisé sans beaucoup de caractère et quasiment aucune originalité. MY REFUGE a beau faire de son mieux, ils ne parviennent à sortir des clichés du genre et à vraiment s’affirmer. Nous pourrions beaucoup leur pardonner et même franchement les apprécier si les compositions s’avéraient enlevées et catchy mais l’enthousiasme me manque et l’album ne décolle vraiment jamais. Le groupe parle de métal moderne teinté d’influences progressives et mélodique. Oui sans doute, tout es là mais comme des dizaines de groupes en Europe. Et malheureusement pour eux ils ne sont ni assez attractifs ni assez originaux pour sortir de la masse. A Matter of Supremacy est sans conteste un disque sérieux et appliqué mais également diablement cliché et ennuyeux. Difficile de faire sa place au soleil dans ce genre déjà bien saturé. Sur la forme, rien à reprocher, c’est professionnel, de la pochette à la bonne production. Le disque a été mixé et masterisé au Eleven Studio sous la supervision du producteur Andrea De Bernardi.

Il est amusant que le groupe cite parmi ses influences les tenors du genre comme CRIMSON GLORY, IRON MAIDEN, RAGE, HELLOWEEN et BLIND GUARDIAN. Même si certains similarités existent, un monde sépare ces groupes et MY REFUGE. Ils sont encore jeunes et peinent à trouver une véritable identité artistique. Disons que A Matter of Supremacy est un premier essai, une carte de visite démontrant que quoi les italiens sont capables. Mais on ne peut se contenter d’un tel résultat, l’ennui pointe beaucoup trop vite le bout de son nez à l’écoute de cette musique engoncée dans un carcan musical déjà bien trop écouté.

Oshyrya (5,5/10)

 

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Bakerteam Records / 2015
Tracklist (49:50 mn) 01. A Storm Is Coming 02. The Cage 03. Calling Of The Wind 04. Endless Night 05. Living In Anger 06. This Wall 07. The Raven 08. Empty Room 09. On Wings Of Wax 10. Somewhere