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Darkology – Fated to Burn

oshy_21082015_DarkologIl aura fallu six ans aux américains de DARKOLOGY pour poursuivre leur carrière discographique et donner une suite à Altered Reflections. Il faut bien dire que ce dernier publié en 2009 chez Rockaholics Records était sorti dans un relatif anynomat malgré le CV conséquent de chacun des membres du quatuor. Dans les rangs du groupe, vous trouverez ainsi les frères Harris avec Michael (THOUGHT CHAMBER, CHASTAIN…) à la guitare et Brian (FIREWIND, SOLSTICE…) derrière les fûts, Kelly Sundows Carpenter (BEYOND TWILIGHT, OUTWORLD, EPYSODE) au chant et enfin Mike Neal (MEDIEVAL STEEL, SALEMS LOT) à la basse. Les voici donc qui remettent le couvert et proposent un deuxième album, Fated to Burn.

En six ans, les ingrédients de la recette originale n’ont pas fondamentalement changés. Dans la saladier, mélangez des guitares à la fois tranchantes et techniques, une grosse section rythmique avec un particulier une basse au groove intense et enfin un chant particulièrement investi et convaincant. Vous obtenez un Power métal racé, épique et mélodique. Les américains ne sont pas revenus pour amuser la galerie et ils enchainent les offensives de haute intensité tout au long du disque. Avec un bon nombre d’années d’expérience accumulée, vous devinez que les compositions s’avèrent solides et souvent accrocheuses à défaut d’être originales. Les amateurs de grosses cavalcades métal pourraient ici trouver leur compte. Musicalement parlant la démarche du groupe n’a pas changé et pourtant l’effort de création a été beaucoup plus collectif cette fois-ci. Autant Michael Harris avait signé la musique et les paroles de toutes les chansons d’Altered Reflections à une exception près, autant le travail cette fois-ci a été très largement partagé avec Mike Neal. Cela ne change pas vraiment le propos musical du groupe mais apporte une petite touche de fraicheur bienvenue. Signalons, comme d’habitude, la très belle performance de Kelly Sundows Capenter qui fait une fois de plus preuve de son talent. Il déploie ici toute sa palette vocale, à la fois direct, agressif ou plus mélodique et subtil selon les besoins. Il n’hésite pas à monter dans les aigus et rappelle alors un Tim Ripper Owens.

Alors qu’arrive le moment de conclure cette chronique, reste en suspens la question de savoir si cet album s’avère hautement recommandable ou non. Une réponse de normand s’impose ici car Fated to Burn reste un très sérieux, professionnel et soigné, le son est bon mais pour l’originalité en repassera. Vous trouverez également à boire et à manger, les chansons oscillant entre le pas mal et le très moyen. Les Américains ont joué la sécurité sans jamais sortir du chemin tout tracé. Il manque quand même une étincelle pour que notre enthousiasme dépasse la barre du respect poli. A réserver aux fans de Power Métal à l’américaine.

Oshyrya (06/10)

 

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Prime Eon Media / 2015
Tracklist (69:18 mn) 01. Kill Me If You Can 02. Beyond The Grave 03. On Morrows Break 04. The Eyes Of The Machine 05. Quantum Genocide 06. The Shadows Of Oth 07. Fated To Burn 08. 21st Century Frankensteins (Nobot2) 09. Festival Of Fear 10. Holy 11. Nightmare King i. Shadows Of The Abyss ii. The Summoning iii. The Construct iv. Eternus Nocturne: The Dark Domain 12. Your Hollow Soul (instrumental mix, bonus track)

An Elegy – Embrace The Rain (EP)

oshy_21082015_A_ElegLe quintet AN ELEGY est né en 2014 entre Coventry et Birmingham sous la forme d’un groupe de metalcore britannique ambitieux et passionné. Afin de mener bien ce projet de pouvoir un jour vivre de leur passion et quitter leurs boulots alimentaires du quotidien, les anglais se sont enfermés un an dans leur studio de répétition afin de peaufiner leur identité musicale et leur son. Il publie en autoproduction un EP, Embrace the Rain, qui va leur faire office de carte de visite pour se présenter au fan et ils comptent faire fructifier ces premiers pas discographiques.

Comment souvent dans ce genre metalcore/deathcore, les compositions sont courtes et de veulent directes, sans fioriture ni chichi. Les deux guitaristes installent un mur de son massif, rythmé par une basse et une batterie rapide avant que le hurleur de service n’apporte la touche finale au plat. Sam Appleyard growle à s’en faire péter les cordes vocales en dehors des refrains assurés en chant clair. Et ce cocktail habituel entre musique massive et chant bourrin fait son effet et agresse d’entrée l’auditeur. Le groupe use et abuse des breaks ce qui complique inutilement leur propos et fini par lasser. Ce disque est mener du début à la fin pied au plancher et laisse un sentiment assez mitigé. Quelques bonnes idées parsèment ici et là les compositions mais elles sont malheureusement noyées dans le maelstrom ambiant. Après chaque écoute l’envie de s’y remettre est loin d’être évidente. A part quelques refrains qui claquent plutôt bien le reste aurait plutôt tendance à donner rapidement la migraine. Le groupe lui-même mentionne des accointances avec BURY TOMORROW et EMMURE. Si vous aimez des groupes là, jetez une oreille sur AN ELEGY. Sinon passer votre chemin

Oshyrya (04/10)

 

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Autoproduction / 2015
Tracklist (19:28 mn) 01. Ghost 02. Hidebound 03. Chailleann Tú Mé 04. VII 05. Ghost pt. II 06. Embrace The Rain

Northlane – Node

oshy_20082015_NorthlanPendant la phase de préparation avant la rédaction d’une chronique, la bonne ou la mauvaise disposition (ou à priori) du chroniqueur devant un nouvel album, même avant d’en avoir écouté la moindre note, ne tiens vraiment pas à grand-chose. Une photo promo avec de bonnes bouilles souriantes et amicales ou encore une belle pochette de disque. C’est bien ce dernier élément qui me poussait à l’optimisme à l’aune de découvrir ce disque, j’apprécie cette pochette simple et colorée, sans chichi mais d’une rare efficacité géométrique. Ce fut la même chose avec le dernier DØDHEIMSGARD au visuel hypnotisant avant que je ne déchante devant la brutalité du propos.

Node est le troisième album du groupe australien de metalcore NORTHLANE. Pour la première fois apparaît le nouveau chanteur, Marcus Bridge, suite au départ d’Adrian Fitipaldes en 2014. Originaires de Sydney en Nouvelle Galles du Sud, le quintet fait ses premiers pas en 2009 leur nom fait référence à la chanson « North Lane » d’ARCHITECTS. Ils comptent à leur tableau de chasse un EP, Hollow Existence sorti en 2010 et deux albums, Discoveries (2011) et Singularity (2013).

Les espoirs nés de la pochette signée Patrick Galvin se voient confortés dès les premières écoutes. Pas forcément très simple d’accès, Node affiche une vraie complexité mais impressionne tout de même par l’intelligence et l’éclectisme du propos. Oui les australiens adoptent assez souvent une démarche assez brutale via des riffs rugueux et un chant majoritairement hurlé mais ils savent aussi manier la douceur et la subtilité dans un jeu de miroir entre les deux. Les amateurs de la nouvelle scène progressive, à la fois technique et audacieuse, devraient pouvoir trouver bien des charmes aux complexes arabesques sonores de nos amis de NORTHLANE. Il n’est pas toujours aisé de suivre le quintet dans son parcours sinueux et la surprise s’avère bien souvent au rendez-vous. Bien que les compostions soient, dans l’ensemble, calibrées autour des quatre minutes, les expérimentations et les chemins de traverses mélodiques foisonnent. Un peu à l’image de ce que proposent dans un genre plus doux leurs compatriotes de KARNIVOOL. Tout n’est pas absolument génial mais NORTHLANE laisse quand même une impression très positive à chaque écoute. Node apprend la patience tant son apprentissage s’avère long et tortueux. Le groupe affirme que ce disque a été nourri par la passion et la colère.

Avec le recul, autant l’écrasante majorité de la scène metalcore nord-américaine me donne des boutons, autant l’approche plus colorée et éclectique des australiens de NORTHLANE recèle une richesse et un intérêt sans commune mesure avec leurs concurrents. Dégagés du formatage et des carcans du music business étatsunien, les artistes peuvent laisser libre court à leur talent et leur créativité pour notre plus grand plaisir. Pas simple d’accès, Node vous donnera du fil à retordre mais vous serez récompensé de votre persévérance. Un bel album à tout point de vue.

Oshyrya (7,5/10)

 

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UNFD Records / 2015
Tracklist (46:25 mn) 01. Soma 02. Obelisk 03. Node 04. Ohm 05. Nameless 06. Rot 07. Leech 08. Impulse 09. Weightless 10. Ra 11. Animate