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oshy_20082015_CounterparFranchement, parfois la vie du chroniqueur amateur n’est pas facile. Par les effets du hasard, votre serviteur enchaine les albums de groups nord-américains qui évoluent tous dans une veine metalcore, hardcore, post-hardcore ou encore pop punk et qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Oui bien sûr vous trouverez ici et là des différences stylistiques mais avec un peu de recul, ils appartiennent quand même tous à la même école et reproduisent tous les mêmes gimmicks. Entre une musique brutale, rarement subtile et un chant hurlé lassant au possible, ma résistance se voit pousser dans ses derniers retranchements.

Notre victime du jour se nomme COUNTERPARTS et est originaire d’Hamilton, Ontario au Canada. Pour ça, Etats-Unis ou son voisin du nord, même combat. Né en 2007, le quintet a su progressivement fourbir ses armes et développer une solide discographie composée d’un EP et de trois albums studios. Ils ont connu leur moment de gloire lors de la sortie de leur précédent opus, The Difference Between Hell and Home, qui est entré directement à la quarante-neuvième place du Billboard Top 200. Reste à transformer l’essai avec ce quatrième chapitre, Tragedy Will Find Us. Seuls le chanteur Brendan Murphy et le guitariste Jesse Doreen sont fidèles à leur poste depuis le début. Pour les autres, c’est une valse très régulière.

A l’écoute, pas de miracle. La même soupe si populaire outre-Atlantique nous est resservie encore une fois. Les compositions sont courtes, les guitaristes créent un mur de guitare avec quelques riffs basiques, la section rythmique envoie la sauce et le chanteur beugle là-dessus. Oui je sais cette description fait rêver et pourtant le succès de semble pas se démentir en Amérique du Nord. La règle d’or s’appelle calibrage et formatage pour maximiser les chances d’être diffuser sur toutes les radios locales dans le pays. Pas plus de deux ou trois minutes, ensuite cela énerve, et une musique ainsi qu’un propos direct et sans fioritures. Et c’est naze… Cela ne possède aucun charme et les compositions s’enchainent comme à l’usine, en pilotage automatique. COUNTERPARTS n’est ni pire ni meilleur que les autres, seulement profondément inintéressant et ennuyeux. Quelques rares rayons de lumière parviennent à s’extirper du néant comme sur « Threads » mais n’en espérez pas beaucoup plus.

Avec la multitude des sorties et de nouveaux groupes qui émergent chaque semaine, que restera-t-il de tout cela dans une décennie ? Et même l’année prochaine pour toutes ces formations nord-américaines qui se servent qu’à proposer la bande-son énervée et faussement rebelle de l’été des teenagers outre-Atlantique ? Nous avons tous dans notre discographie des achats improbables, oubliés depuis longtemps, tant ils semblent appartenir à une époque depuis longtemps révolue. Des milliers d’américains et de canadiens se réveilleront un jour en se demandant ce qui avait bien pu leur passer par la tête pour acheter cet album de COUNTERPARTS qui prend la poussière depuis des années.

Oshyrya (04/10)

 

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Pure Noise Records / 2015
Tracklist (34:06 mn) 01. Stillborn 02.Thread 03. Resonate 04. Stranger 05. Burn 06. Tragedy 07. Withdrawal 08. Choke 09. Collapse 10. Drown 11. Solace

Brigades – Indefinite

oshy_20082015_BrigadPas facile d’obtenir beaucoup d’informations sur le groupe qui se présente à nous aujourd’hui. BRIGADES est un originaire de Caroline du Sud et évolue dans une veine pop-punk. Après avoir fait leurs premiers pas discographique en publiant eux-mêmes un premier EP, Crocodile Tears, les voici de retour cette année avec un premier album sous le bras, Indefinite chez Pure Noise Records.

Alors l’étiquette pop punk se confirme à l’écoute des ces chansons mais sans doute bien conseillé afin de correspondre aux critères du marché américain, BRIGADES a intégré dans sa musique ici et là un chant hurlé que ne renierait pas les groupes metalcore à la mode. En dehors de ça, effectivement les chansons se veulent courtes, directes et concentrent toute leur énergie en deux ou trois minutes pour un impact maximum. Le public européen devrait avoir bien du mal à entrer dans l’univers du groupe tant la musique proposée est calibrée, formatée pour les radios et le public étasuniens. Les formations de ce typent pullulent outre-Atlantique et écument particulièrement en été les Amériques d’est en ouest et du nord au sud à travers différentes tournées destinées aux adolescents et aux étudiants (genre les Warp Tour). Nous faisons ici sans doute face à une différence culturelle majeure. Sans être catastrophique, BRIGADES n’impressionne pas vraiment, tout es trop propre, lisse et sans âme. Et puis l’album affiche trente-six malheureuses minutes, pas de quoi, non plus, fouetter un chat.

Quel ennui, mes amis. BRIGADES a beau se démener, ces chansons déjà mille fois entendues risquent de provoquer bien des décrochements de mâchoires à force de bailler. Pas sûr que le groupe parvienne à se faire une petite place au soleil tant la concurrence est rude. Et puis franchement, d’ici un an, qui se rappellera d’Indefinite ?

Oshyrya (04/10)

 

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Pure Noise Records / 2015
Tracklist (36:56 mn) 01. Indefinite 02. Knife Dance 03. The Difference 04. Enemy 05. Foxholes & Deathbeds 06. Not Until I’ve Flatlined 07. Dearly Beloved 08. Fundamentals Of Being Sentimental 09. Running Blind 10. My Last Heart Attack 11. Undertow 12. Cyanide Chaser

Darktribe – The Modern Age

oshy_20082015_DarktriNous recevons des centaines d’albums à chroniquer tout au long de l’année et pourtant beaucoup de groupes et d’albums continuent à passer sous notre radar. Il faut dire que les sorties hebdomadaires sont pléthoriques et cela ne risque pas de s’arranger avec la dématérialisation de l’industrie musicale. Nous nous passé à côté en 2012 de la sortie du premier album, Mysticeti Victoria, de nos compatriotes de DARKTRIBE signé pourtant sur un label de renom, Massacre Records. L’erreur est désormais réparée avec l’arrivée à la rédaction du deuxième opus des Maralpins, The Modern Age, cette fois-ci chez Scarlet Records.

Le groupe possède déjà un solide bagage puisqu’il est né en 2009 et qu’il comptait déjà à son actif un EP, Natural Defender, avant de se lancer dans le grand bain en 2012. Il ont également su faire leurs armes sur scène en profitant de toutes les opportunités qui se présentaient à eux. Après avoir acumé toutes les scènes de leur région, les amateurs ont également pu les découvrir lors de concerts à Paris (Scène Bastille), Bordeaux, Nantes ou encore Rouen aux côtés de NIGHTMARE, KILLERS ou LACRIMAS PROFUNDERE. Afin de progresser et de se faire connaître du plus grand nombre, rien de tel qu’un deuxième album.

DARKTRIBE ne prétend réinventer la roue et puise son inspiration auprès des grands noms de la scène Power Métal mélodique. Dès les premières écoutes, The Modern Age surprend agréablement par la qualité du travail accompli. Vous ne tomberez pas de votre chaise à l’écoute de ces dix chansons (et une intro) mais vous goûterez sans doute comme nous le professionnalisme et le souci de détail démontré chanson après chanson par le groupe. Chaque titre été soigneusement construit, ciselé comme un subtile pièce d’horlogerie pour un résultat franchement bluffant. Encore une fois, énormément de groupes évoluent dans cette même veine et pourtant DARKTRIBE n’a pas à rougir. La majorité des chansons passent très bien et vous trouverez sur The Modern Age de quoi secouer la tête et taper du pied à foison. Le quatuor impressionne par sa maîtrise technique et semble déjà connaître toutes les ficelles du métier. Chacun offre une très belle prestation, chapeau. Malgré l’absence de musicien dédié dans leur rang, les claviers sont très présents et renforce les ambiances en soutenant intelligemment les lignes de guitares et le chant. Là aussi, Anthony Agnello en surprendra agréablement plus d’un. Les chanteurs français peinent parfois mais ce n’est vraiment pas le cas ici. L’ambiance est assez sombre dans l’ensemble en dehors de quelques touches de couleurs comme ce « No Train to Earth » qui rappellent un peu FREEDOM CALL. Rien à redire non plus du côté technique, le son est puissant et clair. The Modern Age a d’ailleurs été mixé et masterisé aux Hansen Studios au Danemark par Jacob Hansen (VOLBEAT, EPICA, DORO…).

DARKTRIBE nous refait le coup d’OPERADYSE (chronique ici) qui nous avait impressionné en 2013 avec un album mature et maîtrisé. Les Maralpins signent avec The Modern Age un joli coup et peuvent prétendre rentrer en compétition avec les ténors du genre. L’album s’avère solide de bout en bout et promet de nombreuses heures de plaisir. Même si Scarlet Records est moins prestigieux que leur précédent label, espérons qu’il bénéficie d’une meilleure couverture et diffusion européenne. C’est déjà le cas au sein de cette rédaction. Nous vous recommandons chaudement ce disque.

Oshyrya (08/10)

 

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Scarlet Records / 2015
Tracklist (51:39 mn) 01. Humanizer 02. Red House Of Sorrow 03. My Last Odyssey 04. The Modern Age 05. A Last Will 06. No Train To Earth 07. Holy Water Day 08. Wild Call 09. Rainwar 10. Anthem For A Planet 11. Darkside Of Imagination