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oshy_14122014_Well_ErdbaOn ne va pas se mentir, dans un monde normal, ce disque des allemands de WELLE:ERDBALL n’a rien à faire dans ces pages. Mais nous ne reculons devant aucune aberration chez Métal Chroniques, allant même jusqu’à proposer des chroniques d’artistes rap. L’auteur de ce dernier méfait aura été sévèrement flagellé en coulisses. WELLE: ERDBALL est un groupe de musique électronique allemand, fondé en 1990, et considéré comme des pionniers du bitpop. Sa musique est caractérisée par l'utilisation de la puce MOS du Commodore 64, et rappelle celle de KRAFTWERK. Ils sont édités par Oblivion et SPV, connus des métalleux, et ont déjà eu les faveurs de votre serviteur via différentes articles pour leur dernier EP, Computerklang (chronique ici) et leur dernier album, Tanzmusik Für Roboter (chronique ).

Je suis très sensible aux charmes de ces bips électroniques qui me rappellent mon enfance, à ces mélodies simples, douces et sucrées. La sortie de ce nouvel EP s’annonce sous les meilleurs auspices avec une chanson éponyme accrocheuse et électro revival à souhait. La mélodie est comme d’habitude d’une grande simplicité mais elle touche la cible sans problème. L’alternance chant masculin et féminin constitue une des marques de fabrique des allemands et fonctionne encore ici à plein. Ces sonorités venues du passé me ravissent même si elles sonneront d’un insondable kitsch pour 90% d’entre vous. Avec cinq nouvelles chansons eu compteur, Ich Rette Dich! s’avère être un bon investissement pour les fans. Ajoutez à cela deux chansons remixées et vous obtenez quand même plus de trente minutes de musique ici. Tout n’est pas absolument génial, les deux premiers titres tirent leur épingle du jeu alors que les autres ne laisseront pas un souvenir impérissable.

Les plus bougons diront que les allemands ne se renouvellent pas beaucoup et continuent à recycler encore et encore les mêmes recettes. C’est vrai, il serait malhonnête de dire le contraire, mais on leur pardonne aisément devant le talent affiché. Et puis ils ne sont pas nombreux sur ce créneau-là.

Oshyrya (7,5/10)

 

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Oblivion – SPV / 2014

Tracklist (32:09 mn) 01. Ich rette dich! 02. Spiel mit der Welt 03. FanFanFanatisch 04. Der Türspion 05. Das Radio, das Ohr der Welt 06. Ich will vergessen 07. Die Wahrheit (C=64) 08. Ich rette Dich! (Massiv in Mensch-Remix)

oshy_14122014_Anti_cloLes britanniques d’ANTI CLONE présentent une caractéristique pas franchement courante: vous trouverez deux fratries parmi ses membres. En effet le groupe, né en 2011 à Boston dans le Lincolnshire, s’est structuré autour d’un noyau composé des frères Peter (chant) et Drew Moore (Batterie & programmation) et des frères Richardson et Liam Richardson aux guitares. Ajoutez David Cooper, le frère de personne, à la basse et vous obtenez ANTI CLONE. Une tournée pour novembre en première partie de SKINDRED arrivant à grand pas, ils ont dû mettre les bouchés doubles pour avoir un répertoire et disque à présenter et vendre lors de ces concerts. Voici donc un EP cinq titres autoproduits qui servira de carte de visite.

Hands Sewn Together présente un groupe très motivé qui n’hésite pas à mélanger bien des influences. Certains entendront ici des relents de SLIPKNOT, MUDVAYNE ou encore TOOL. Les britanniques déploient un belle dose d’énergie et ne se ménagent pas. Finalement très appliqués, le groupe applique avec sérieux la recette du métal moderne à l’américaine avec ces riffs puissants, distordus et saccadés, ces rythmiques martiales et un chant très agressif. Le chant alterne entre différents registres, presque rappé sur « Here Comes The Flood » avant qu’une approche plus extrême ne prenne le dessus. Très calibrées, chacune de ces chansons tournent autour des quatre minutes et visent l’impact maximum. La production est très bonne, un travail signé du producteur renommé Matt Hyde (MACHINE HEAD, TRIVIUM, SLIPKNOT).

Pour une première sortie, l’auditeur sentira bien qu’ANTI CLONE a essayé de soigner le fond et la forme en travaillant sérieusement, avec application. Ils montrent l’ensemble des facettes de leur musique de façon un peu scolaire mais, comme je le disais en introduction, certaines échéances importantes s’imposaient à eux. Pour l’instant tout cela manque un peu de caractère. Difficile de juger du réel potentiel du groupe avec seulement cet EP. Attendons l’album pour affiner notre jugement.

Oshyrya (06/10)

 

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Auto production / 2014

Tracklist (22:51 mn) 01. Take This Pill 02. Here Comes The Flood 03. 1984 04. System (Ft. John Knight of Synaptik) 05. The Usurper

Adimiron – Timelapse

oshy_14122014_AdimirSur le papier au moins, les italiens d’ADIMIRON ont progressé depuis la sortie de leur précèdent opus, K2 (chronique ici). Alors qu’ils étaient à l’époque signé chez Bakerteam Records, la filiale, les voici monter en première division au sein de la maison mère, Scarlet Records. Et pourtant votre serviteur n’avait franchement pas été impressionné par leurs exploits précédents. Ils ont su en tout cas jouer leur carte à fond en prenant part à la tournée nord-américaine de SUFFOCATION. Un bel exploit à saluer, cela a dû quand même être une bien belle expérience de tourner outre-Atlantique.

La recette n’a pas vraiment changée pour ce quatrième chapitre, toujours de métal avant-gardiste, comme se plait à la présenter le label. Résumons cela sous la forme d’un métal violent et rapide avec ici et là de petites touches thrash, death metal et prog parfois. Encore une fois l’ombre d’un MESHUGGAH est assez évidente dans la volonté de sortir des sentiers battus et d’expérimenter. Cette démarche est plutôt positive et trouver avec ADIMIRON un terreau fertile. Tout démarre plutôt bien avec un « Collateral » complexe et enlevé. Et cette bonne impression se confirme par la suite avec des titres dans l’ensemble plutôt réussis. Les romains ne sont pas venus pour amuser la galerie et ils ne ménagent pas leurs efforts en multipliant les morceaux de bravoures techniques et les structures en tiroir. Difficile de ne pas ici penser également à cette scène death métal transalpine en pleine effervescence à travers la reconnaissance de groupes pionniers comme HOUR OF PENANCE ou FLESHGOD APOCALYPSE. ADIMIRON tente prendre la vague de leurs compatriotes et de se faire reconnaître pour ses qualités.

Autant K2 m’avait laissé sur ma faim autant Timelapse se bonifie écoute après écoute et laisse une trace positive dans l’esprit de l’auditeur attentif. On sent des musiciens plus matures, en confiance, et en pleine maîtrise de leurs moyens et de leur créativité. ADIMIRON a su encore peaufiner sa musique et revient beaucoup plus convaincant. Si vous aimez une musique très technique, bourrée d’énergie et qui sorte (un peu) des sentiers battus vous feriez bien de jeter une oreille sur ce Timelapse. La (bonne) surprise pourra alors être au rendez-vous.

Oshyrya (07/10)

 

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Scarlet Records / 2014

Tracklist (43:40 mn) 01. Collateral 02. State Of Persistence 03. The Giant And The Cow 04. Timelapse 05. Liar's Paradox 06. The Burning Of Methuselah 07. Redemption 08. The Furnace Creek 09. Ayahuasca