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Unzucht – Venus Luzifer

Oshy_07122014_UnzuchJe trouve la pochette de cet album particulièrement impressionnante, presque hypnotisante. Les allemands d’UNZUCHT ne sont pas à leur coup d’essai et semblent prendre un malin plaisir à proposer des visuels accrocheurs. La preuve avec le single « Kleine Geile Nonne » provocant à moindre frais. Le label en fait des tonnes sur le fait que la musique du groupe serait originale, un mélange bien spécifique, un style unique. Il faut rapidement doucher les espoirs, il est vrai que les allemands naviguent entre plusieurs eaux, métal, gothiques, électro mais bien d’autres formations ont déjà labourées les mêmes terres.

UNZUCHT est loin de connaître une grosse popularité chez nous alors qu’ils rencontrent le succès outre-Rhin depuis quelques années maintenant. Venus Luzifer est quand même déjà leur troisième opus après Todsünde 8 en 2012 et Rosenkreuzer en 2013. Ce dernier est d’ailleurs rentré à une solide place dans les charts allemands. Le chant dans la langue de Goethe ne doit pas aider même si RAMMSTEIN et TOKIO HOTEL (malheureusement) ont su récemment démontrer le contraire.

UNZUCHT reprend d’ailleurs quelques ingrédients des premiers pour rendre sa musique irrésistible aux oreilles teutonnes en particulier des riffs lourds et martiaux, des touches électro et des mélodies simples et immédiatement efficaces « Das Denkmal Fällt ». Nous sommes loin d’atteindre le talent et l’impact de Till & co mais on sent bien que le succès de leur compatriote a nourri la réflexion de nos quatre amis. Chaque chanson se veut un hit en puissance même si cela reste en réalité assez gentillet dans l’ensemble. Le chant est très lisse à quelques exceptions près et vous ne trouverez pas ici de quoi effrayer sérieusement la ménagère allemande. La démarche adaptée me rappelle souvent MONO INC avec ce petit côté opportuniste et marketing. UNZUCHT a tout compris pour faire un carton dans les charts allemands et des pays limitrophes germanophones. Ils ont souvent joué la facilité.

Venus Luzifer est séduisant sur le fond et sur la forme si vous êtes comme moi sensibles aux beautés teutonnes. Très très calibré pour le marché outre-Rhin, ce disque risque d’en laisser, parmi vous, plus d’un circonspects. Deutsche Qualität pour le meilleur et le pire…

Oshyrya (06/10)

 

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NoCut / 2014

Tracklist (53:55 mn) 01. Wir Sind Das Feuer 02. Seelenblind 03. Das Denkmal Fällt 04. Ikaria 05. Nimm Mich Mit 06. Unendlich 07. Neugeboren 08. Schweigen 09. Leidbild 10. Krieg 11. Mein Grab

oshy_07122014_Unit_Prog_FraterniNous pourrions résumer la situation ainsi, UNITOPIA est mort, vive UNITED PROGRESSIVE FAMILY. Pour d’obscures raisons (dispute entre Trueack et Timms ?), le groupe australien UNITOPIA a décidé de mettre un point final à son aventure mais ses désormais anciens membres Matt Williams (guitares), Dave Hopgood (batterie), Tim Irrgang (percussions) et Mark ‘Truey’ Trueack (chant) n’ont pas longtemps baissé les bras et se lancent avec enthousiasme dans une nouvelle aventure. Quoi de plus adapté que le rock progressif pour ainsi proposer un projet collectif où chacun peut contribuer à sa manière à l’ensemble ? Ajoutez à ce noya artistique la présence de Guy Manning et Dan Mash de THE TANGENT et quelques invités de prestige sur certains titres comme Jon Anderson (ex-YES) ou encore Steve Hackett (ex-GENESIS).

Vous devinez que l’ombre d’UNITOPIA continue de lourdement planer sur ce disque puisque ses géniteurs sont (presque) tous les mêmes. On retrouve ce rock progressif enthousiasmant extrêmement riche et coloré, virevoltant pour notre plus grand bonheur. Comme pour Artificial (chronique ici) en 2010, les fans de rock progressif ne devraient pas avoir de mal à tomber sous le charme de cette musique inspirée et merveilleusement exécutée. Mark ‘Truey’ Trueack est un chanteur aujourd’hui reconnu et sa performance force le respect pour le cœur et l’énergie qu’il développe chanson après chanson. La grande force d’UNITOPIA et maintenant d’UNITED PROGRESSIVE FAMILY est ce savoir-faire impressionnant pour proposer des chansons très accessibles, des mélodies attrayantes et accrocheuses. L’introduction instrumentale « We Only Get One World (Overture) » ouvre déjà les hostilités de la meilleure des façons et la suite restera du même tonneau. Le gros travail sur les percussions et l’introduction d’instruments inhabituels comme le saxophone et la clarinette font des merveilles.

Fall In Live With The World se partage entre longues pièces culminant avec un « Travelling Man » de vingt-deux minutes et compositions plus ramassées et courtes. Dans les deux configurations, UNITED PROGRESSIVE FAMILY ravira les amateurs les plus exigeants à travers de bien belles mélodies. « The Water » avec Jon Anderson est également une belle réussite, c’est un plaisir de retrouver la voix si caractéristique du chanteur de YES même si sa présence s’avère très très réduite et discrète. Le groupe aurait pu lui faire un petit peu plus de place sur cette chanson.

J’avais été surpris et enchanté à l’écoute de la musique des australiens d’UNITOPIA en 2010 et le même phénomène se reproduit en 2014 à l’écoute de Fall In Live With The World. Même si la scène progressive a été plutôt riche cette année, UNITED PROGRESSIVE FAMILY vient (presque) terminer l’année de la meilleure des façons. Attention quand même, vous risquerez de perdre quatre dixième à chaque œil en regardant de trop près et trop longtemps la pochette débordant de couleurs. Un visuel riche à la hauteur de la démarche du groupe.

Oshyrya (08/10)

 

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InsideOut Music / 2014

Tracklist (68:25 mn) 01. We Only Get One World (Overture) 02. Choices 03. Intersection 04. The Water 05. Don’t Look Back – Turn Left 06. Travelling Man (The Story Of ESHU) 07. Fall In Love With The World 08. Religion Of War Bonus Track 09. The Water (Alternative mix)

Oshy_07122014_UndersmpkLe chargé de promo du label This is Core est un garçon charmant mais il persiste à vouloir nous faire chroniquer des albums plus improbables les uns que les autres dans des styles qui sont loin de reporter tous les suffrages de la rédaction. Je garde moi aussi le secret espoir de trouver un jour un groupe qui trouvera grâce à mes yeux. Patate a connu récemment une épiphanie avec RISE OF THE NORTHSTAR (chronique ici) alors pourquoi pas moi.

Les victimes expiatoires du jour d’appelle UNDERSMOKINGDOORS (oui en un mot et en majuscules). Ce groupe est né à Turin en 2004 et a déjà quielques sorties sous le bras: un EP autoproduit, This Thecadance, en 2007, un premier album, One Minute Underground, publié en 2009 chez Myphonic Records et un disque live, 13 and LIVE!, enregistré en 2013 pour fêter dignement les dix ans d’existence du groupe. Voici la suite sous la forme d’un second opus, The Great Inertia.

Signalons d’emblée qu’il est gonflé de parler d’un album quand on ne propose que vingt-neuf minutes de musique. Aurait-il été compliqué d’ajouter deux ou trois chansons histoire d’atteindre (péniblement) les quarante minutes et ne pas ainsi laisser un goût amer à l’acheteur ? Espérons au moins que The Great Inertia sera vendu à prix modique.

UNDERSMOKINGDOORS présente la spécificité d’utiliser deux chanteurs qui évoluent tous les deux dans un registre chant clair masculin. Pas de hurlements ou de growls ici, nous restons entre gentlemen. Le premier contact avec la musique des transalpins s’avère plutôt positif avec des titres rock variés et assez plaisants. Les influences sont multiples, entre crossover, post-grunge et rock US, UNDERSMOKINGDOORS tirent efficacement son épingle du jeu avec des chansons attrayantes comme « Skeletons » et « Hollywood Thriller ». Ce choix de deux voix est payant en donnant plus d’épaisseur et de force aux différentes chansons. Les modèles sont évidents et assumés : DEFTONES, CHEVELLE, STONE SOUR pour n’en citer que quelque uns. Le son de ce disque est très bon, saluons donc le travail du groupe bien sûr mais également du producteur, Andrea Fusini.

UNDERSMOKINGDOORS a ici fait du bon travail et ils n’ont pas à rougir de ce disque. Je persiste à penser qu’il manque une ou deux chansons pour donner l’illusion d’en avoir pour son argent. Sans hurler au génie, les italiens nous promettent de passer un bon moment et tiennent leur pari.

Oshyrya (07/10)

 

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This Is Core Records / 2014

Tracklist (29:04 mn) 01. Hollywood Thriller 02. Skeletons 03. H.O.T.T. (Hands Off the Trigger) 04. Bulletproof 05. Confess 06. The All Night Satellite 07. Number One Gun 08. My Own Summer (feat. Weak and Betrayed)