ACACIA AVENUE où le projet d’un homme déjà très occupé. L’aventure a débuté en 2008 sous l’impulsion de Torben Enevoldsen. Artiste prolifique et passionné, il n’hésite pas à prendre part à de nombreux groupes comme FATE, SECTION A ou encore FATAL FORCE. Toujours très inspiré, il compose en permanence et sa muse créatrice l’a amené naturellement a accouché de chansons très mélodiques, très typées hard rock/AOR. ACACIA AVENUE est né pour donner vie à ces compositions sous la forme d’un effort collectif puisque de nombreux artistes ont été invités à collaborer dans l’écriture et l’interprétation de ces nouvelles chansons. Et reconnaissons d’emblée que Enevoldsen a su s’entourer d’une fine équipe constituée de nombreux talents. Vous retrouverez ainsi sur Cold, au chant, Rob Moratti (Ex-SAGA, FINAL FRONTIER ). Steve Newman (NEWMAN), Torben Lysholm (PANGEA, MYSTERELL), Albin Ljungqvist, Mikael Roupé (BAMBOO BROTHERS), Peter Sundell (GRAND ILLUSION) and Nicklas Sonne (DEFECTO). Pas sûr que ces noms puissent parler à nombre d’entre vous mais les spécialistes apprécieront la belle brochette da talents AOR/Hard FM réunie ici.
Une accumulation de noms n’a jamais un très bon album et tout restait à prouver à ACACIA AVENUE pour ce second opus. Disons que Cold s’avère être un album assez agréable, pas de quoi monter aux rideaux mais un condensé de tout ce que l’AOR a de bon à offrir. Finalement très gentillettes, dans les canons du genre sans prise de risque ni volonté d’expérimentation, les différentes compositions de ce disque offriront un bon moment à la majorité des fans du genre. La talent est évident, chaque mélodie est finalement ciselée, très accessible et presque sucrée, pop parfois. Ce disque sent bon l’été et la succession des chanteurs évitent l’écueil de la lassitude. Le tout s’enchaine avec naturel sans fausse note. La production est bonne même si on se croirait parfois revenue au années 80 via un son sans grand relief ni énergie. Comme sur le premier album, Enevoldsen s’est chargé des parties de basse, claviers et guitares. Dennis Hansen (Fatal Force) s’est quant à lui chargé de la batterie. Le tout a été mis en boite aux Funny Farm Studios au Danemark, le propre home studio du danois. Pour compléter la boucle, il s’est également chargé de la production, du mixage et du mastering de Cold.
Si vous êtes d’un naturel joyeux et optimiste, vous apprécierez Cold comme recueil de chansons AOR sympathiques et sans grande prétention, la promesse d’une heure de bonne musique rock accessible à tous. Si vous préférez voir le verre à moitié vide, Cold peut décevoir pour son côté formaté et sans surprise, un disque d’AOR de plus. Votre serviteur a pris le parti de choisir la première option et profite de ces titres simples mais bien foutus sous le soleil de juin.
Oshyrya (06/10)
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AOR Heaven – GerMusica Promotion / 2014
Tracklist (50:18 mn) 01. Time 02. Love Will Survive 03. It's Over 04. Out Of The Business 05. Signs Of Love 06. Cold 07. Angelina 08. You And I 09. Calling Out 10. How Many Nights 11. Freedom From Doubt
Sur le papier tout fait envie à regarder cet album de HUMAN FATE. La forme est très soignée avec une pochette simple mais efficace et très évocatrice, le parcours, le courage du groupe force le respect et la philosophie adoptée séduit votre serviteur. Créé en 2007, très loin de tous ces groupes qui suivent bêtement les modes en bons moutons de panurges, HUMAN FATE se singularise et propose une musique difficile à classée, expérimentations aux frontières World / Métal / Experimental. Comme ils l’écrivent eux-mêmes, le disque pose les premières pierres d’un édifice musical qui mêle la sérénité lointaine des musiques du monde à la puissance du métal. Nourri de la confrontation incessante entre forces telluriques et fléaux humains, cet album est une première invitation à explorer les sonorités chaudes et tranchantes, la plénitude et la colère qui constituent l’univers de HUMAN FATE. Un menu alléchant qui, je l’espère ardemment, va se concrétiser à l’écoute.
Dès « 2500 Days », nos compatriotes mettent cartes sur table et dévoilent un jeu riche et séduisant. Ces premiers pas très subtils évoquent forcément un DEAD CAN DANCE, et HUMAN FATE n’a pas à rougir de la comparaison avec les maîtres britanniques. Les choses sérieuses et métalliques débutent avec « Unify Mankind ». Le chant hurlé de Léo Noble déchire le voile mélodique et impulse belle une énergie à cette chanson. Sofia Miguelez n’est pas en reste et intervient par petites touches pour enrichir encore le propos du groupe. La dimension world music est assez présente et franchement rafraichissante, ancrée clairement entre Méditerranée et Moyen-Orient par les sonorités et les instruments utilisés. Même impression enthousiasmante sur un « Yehusalem » qui serait loin de faire tâche sur un disque d’ORPHANED LAND, l’agressivité en plus. Les mélodies sont à la fois puissante et finement ciselées, saluons le gros travail de rythmique et l’intégration harmonieuse d’instruments traditionnels comme le bouzouki. Les guitares ne sont pas en reste et construisent avec efficacité l’ossature de chacune des chansons. Les compositions s’avèrent être très variées et chacun pourra trouver chaussure à son pied sur cet album. « Seed of Creation » est presque dansant tant l’énergie insufflée est impressionnante. Le refrain en chant clair fait mouche et cette chanson provoquera à coup sûr un headbanging frénétique. Le potentiel sur scène de cette chanson est assez monstrueux.
En 2009, lors de sa sortie en autoproduction, l’album Part I n’avait pas eu l’exposition qu’il aurait dû mériter. Pas découragés pour autant, HUMAN FATE a su se remettre au travail et progresser. Cette deuxième naissance laisse apparaître un groupe et des chansons bien différentes. Une partie des compositions sont passées à la trappe et ont été remplacés par de nouveaux titres. Tout a été retravaillé et repensé pour encore magnifier la musique du groupe. Pari réussi tant Part I se présente désormais sous un jour extrêmement enthousiasmant. La production est propre, à la fois puissante et limpide. Si vous êtes amateurs de finesses et de brutalités, cet album est pour vous. Bravo !
Oshyrya (08/10)
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Dooweet Records / 2014
Tracklist (44:54 mn) 01. 2500 Days 02. Unify Mankind 03. Yehusalem 04. Seed of Creation 05. The Crossing 06. Hanuman’s Quest 07. In Fate 08. Death Soul Society 09. Pariah 10. Black Light 11. Présage
DIVINE SIDE est un groupe français originaire plus exactement de Limoges qui assouvit sa passion depuis plus d’une décennie maintenant. Nos compatriotes proposent dès 2008 une première démo intitulée Dive Inside… histoire de se faire les dents et de se constituer un répertoire original. La veine musicale choisie s’apparente au thrash même si ce terme peut paraître déjà réducteur tant les influences s’avèrent nombreuses et variées. Après bien des péripéties et quelques changements de line-up le voici de retour six ans plus tard avec un premier album autoproduit, Entity.
Le groupe annonce lui-même un melting-pot entre thrash, mélodique, death voire même parfois progressif. Alléchant menu mais si l’auditeur risque de rapidement déchanter tant le premier contact avec la musique de DIVINE SIDE laisse un goût amer. Dès les premières secondes de « Entity » la basse imprime son rythme et les autres instruments entrent petit à petit dans la dance avec force. Le bât blesse dès que le chant commence tant cet aspect semble peu maîtrisé et casse rapidement les oreilles. C’est bien gentil de déclamer ainsi des paroles mais le résultat plombe véritablement l’ambiance. C’est d’ailleurs un peu dommage car la musique possède bien des qualités avec une approche très brute, une belle mandale pour l’auditeur. Le chant typé plus extrême passe mieux et un vrai regret émerge petit à petit à l’écoute du disque tant le chant clair mal assumé prend le pas et gâche un peu le plaisir. Saluons le bon travail de production, le son est bon, à la fois puissant tout en restant clair, chaque instrument apporte sa valeur ajoutée et s’entend distinctement. On devine les moyens du groupe limités et il faut donc les en féliciter. « Kids’ Anthem » séduit par son introduction subtile ainsi que « Satisfy » pour l’énergie dégagée et son refrain à même de faire un malheur sur scène. Les autres compositions séduisent un peu moins et Entity s’essouffle sur la longueur avec les trois derniers titres moins convaincants que la moyenne.
DIVINE SIDE a su mettre son expérience et un véritable talent au service de ce premier album qui aurait pu vraiment rassembler nos suffrages. L’œcuménisme métal de la musique proposée séduit mais un chant en dessous de la moyenne dévalorise l’ensemble et finit par agacer. Le recrutement d’un vrai chanteur s’impose si les français veulent progresser et toucher un public plus large.
Oshyrya (5,5/10)
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Autoproduction – Dooweet Promotion / 2014
Tracklist (55:41 mn) 01. Entity 02. Satisfy 03. Kids' Anthem 04. Feeling Fine 05. Sad, Angry & Blind 06. "Hyde" 07. 7 08. Phoenix 09. Color-Blind 10. Human Livestock 11. Phoenix (Orchestral version) 12. “Hyde” (Orchestral version)