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oshy_22062014_9_Fak_ReasoCe n’est pas nouveau mais il est toujours bon de le dire, l’émergence sans cesse de nouveau groupe dans l’hexagone prouve la richesse et le dynamisme de la scène métal française. 9 FAKE REASONS est un groupe assez jeune, né à Paris en 2011, qui se lance dans le grand bain à travers un premier album intitulé Days of Downfall. Le quatuor n’est pas à son coup d’essai puisque quelques mois à peine après sa naissance, ils ont déjà proposé un EP quatre titres pour se faire connaître. Ils enchainent ensuite par la parution successive de deux singles et des clips vidéos associés. Il était désormais devenu temps de franchir le Rubicon et de montrer ce dont ils étaient capables sur la longueur d’un album. Pour mener à bien leur tâche, 9 FAKE REASONS s’est entourée d’une belle équipe avec de Days of Downfall enregistré et mixé par Stéphane Buriez (LOUDBLAST) au E-Factory Studio. Avec un tel parrain, les parisiens avaient toutes les cartes en main pour se faire plus largement remarqué du public.

Evoluant dans un style métal alternatif, 9 FAKE REASONS ne se fixe pas de barrière stylistique et laisse apparaître dans sa musique des influences très diverses. Ils citent eux-mêmes RAMMSTEIN, GOJIRA, METALLICA, SLIPKNOT ou encore MACHINE HEAD. Cela confirmera que nous amis ne sont pas là pour amuser la galerie et partent à l’assaut dès les premières minutes de « Show Me Your Scars » à travers des riffs tranchants et une section rythmique gorgée de puissance. Cette base musicale en béton armée se voit enrichir d’un chant assez mélodique et accessible assuré par Charles Mulder. Dommage que l’accent franchouillard soit assez évident. Mais il semble finalement que cela ne dérange que les français et que les métalleux étrangers trouvent à certains charme à cette pointe d’accent. La majorité des compositions tournent autour des quatre minutes et vont directement à l’essentiel sans fioritures inutiles. Les riffs s’enchaînent solidement, bien épaulés par l’ensemble basse/batterie. Le chant fixe la direction musicale et doit insuffler une âme à ces chansons. Certains refrains feront mouches (« Oblivion » ou « Poison ») et d’autres tomberont un peu plus à plat (« Show Me Your Scars »).

L’impression générale laissée par Days of Downfall reste très positive sur la longueur. Le groupe maîtrise son propos et assure avec talent bien qu’il reste un peu trop sage et convenu dans ses chansons. Chaque musicien offre une belle performance, sans couac ni faute de goût. Buriez a su faire du bon boulot avec une belle production rendant hommage au travail fourni. Un premier album doit confirmer les promesses entrevues précédemment et ne pas forcément d’emblée renverser la table. Gageons que ce disque ouvrir de nouvelles portes et créera de nouvelles opportunité pour 9 FAKE REASONS. Un groupe a surveiller.

Oshyrya (07/10)

 

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Dooweet Records / 2014

Tracklist (45:09 mn) 01. Show Me Your Scars 02. Oblivion 03. I'm Not a Hero 04. Poison 05. Breathe 06. Are You Ready 07. Insane 08. Hate After Confusion 09. Throught the Dark Outcome

oshy_22062014_Vicio_RumoL’histoire de VICIOUS RUMORS semble être un éternel recommencement. Alors que les américains avaient semblé bénéficier d’une relative stabilité ces dernières années, tous les pions ont encore changé autour du duo inébranlable constitué de Geoff Thorpe (guitares) et Larry Howe (batterie). Pas moins de trois nouveaux membres ont rejoint les rangs en 2013 : le multi-instrumentaliste slovène Tilen Hudrap (THRAW, WARTUNE) a pris la place de Stephen Goodwin à la basse, Bob Capka retrouve ses anciens camarades en lieu et place de Thaen Rasmussen et enfin le néerlandais Nick Holleman (POWERIZED) remplace Brian Allen derrière le micro. C’est ainsi la première fois que VICIOUS RUMORS accueille en son sein deux musiciens européens qui vont apporter du sang neuf et une nouvelle énergie.

Afin de fêter ce nouveau départ et fêter ses trente-cinq années de carrière, le groupe propose à ses fans un album live offrant en pâture treize chansons enregistrées lors du American Punishment Tour à l’automne 2013. Différents concerts sont ici représentés : New York, Chicago, Atlanta et Oakland. Pour satisfaire tous ses fans, VICIOUS RUMORS a mis les petits plats dans les grands et offrent sur ce disque des classiques du groupe jamais enregistrés auparavant comme « Towns on Fire », « Mastermind » et « Worlds and Machines » ainsi que des nouvelles chansons extraites du dernier opus comme « I Am The Gun » et « Electric Punishment ».

A l’écoute de cet album live, il faut d’emblée saluer l’intégration réussie et l’énergie renouvelées apportée par les nouveaux membres du groupe. Comme à son habitude, VICIOUS RUMORS tabasse et donne le maximum à ses fans. Dans un registre toujours aussi varié, Holleman assure avec classe et fait rapidement oublier son prédécesseur. Pas sûr comme tout le monde apprécie ces montées régulières dans le aigus mais cela fait partie de la patte caractéristique du groupe US. Ce disque a été produit par Geoff Thorpe et le mixage/mastering a été confié à Juan Urteaga (MACHINE HEAD, TESTAMENT). Le son s’avère donc très compact, assez brut de décoffrage à l’image de la musique proposée. Pas grand-chose à redire de ce côté-là.

L’occasion était trop belle pour VICIOUS RUMORS de se rappeler au bon souvenir de ses fans et de présenter à tous son nouveau line-up. Après avoir enflammé le 70.000 Tons of Metal festival, le groupe parcourt en ce moment même les routes européennes pour fêter sa longévité remarquable. Dans cette perspective, Live You To Death 2 constitue un solide témoignage des capacités revigorée des américains.

Oshyrya (07/10)

 

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SPV – Steamhammer / 2014

Tracklist (68:23 mn) 01. Digital Dictator 02. Minute To Kill 03. Towns On Fire 04. Lady Took A Chance 05. Worls And Machines 06. I Am The Gun 07. Electric Punishment 08. You Only Live Twice 09. Mastermind 10. Don`t Wait For Me 11. World Church 12. Hellraiser 13. Soldiers Of The Night

Vanna – VOID

oshy_22062014_VannVANNA réussit l’exploit de dégouter l’auditeur bienveillant que je suis en moins de trente secondes. Le titre d’ouverture « VOID » s’avère être en effet assez déplaisant et laisse deviner des lendemains difficiles. C’est bien gentil d’hurler dans son micro et de multiplier les riffs de guitares distordus mais encore faut-il que tout cela recèle une certaine cohérence. Espérons que la suite de cet album soit plus convaincante où cette chronique risque de tourner à la boucherie.

Donc pour revenir à nos moutons, VANNA est un groupe de post-hardcore originaire de Boston, Massachusetts (cela explique peut-être le premier paragraphe ci-dessus). L’origine du groupe date de décembre 2004 grâce à l’initiative des deux guitaristes Nicholas Lambert et Evan Pharmakis. Malgré les très nombreux changements de line-up, les américains, sous la coupe de Lambert, ne chôment pas et sortent des albums ou des EPs avec un rythme effréné. VOID est déjà leur cinquième disque en une décennie d’existence.

Les inquiétudes nées de la première chanson de ce nouvel album vont malheureusement être très largement confirmées par la suite des débats. VANNA se complait à proposer des chansons à chaque fois calquées sur le même moules, avec quelques riffs très tranchants mais surtout particulièrement peu esthétique et un chant hurlé bêtement par Davey Muise derrière son micro, à notre plus grand déplaisir. Fier rejeton de cette scène deathcore/post-hardcore stérile et sans grand intérêt, VANNA enfile les perles déjà entendues, sans magie ni inspiration. L’agression sonore est un credo qui ne trouve pas vraiment grâce à mes yeux et l’écoute de ce VOID devient véritable chemin de croix. Une fois les sauts hormonaux de l’adolescence passés, la musique proposée devient plate et sans saveur. Si vraiment je devais sauver quelques chansons du naufrage, je préciserai que « Holy Hell » ou encore « Bienvenue » surnage au-dessus de la limite du médiocre. Mais cela fait bien peu après une demi-heure de souffrance.

Eclatant représentant de cette scène machincore inutile, VANNA fait le boulot et parvient à se faire détester en quelques minutes. Si vous êtes boutonneux et que vous passez le bac cette années, essayez, tout est calibré pour plaire à votre génération, sinon passez votre chemin et allez plutôt écouter le chant des oiseaux dans le parc. Vous y gagnerez largement.

Oshyrya (3,5/10)

 

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Pure Noise Records / 2014

Tracklist (36:24 mn) 01. VOID 02. Toxic Pretender 03. Holy Hell 04. Digging 05. Yuth Decay 06. Personal Cross 07. Humaphobia 08. Piss Up A Rope 09. Pornocopia 10. All American’t 11. Bienvenue