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oshy_02062014_Jess_Wagn_EnvJessie Wagner prouve encore une fois que l’on peut évidemment être une belle plante, avoir une sacrée voix et un esprit rock bien ancré. La demoiselle a fait ses armes chez elle aux Etats-Unis et elle a appris son métier en intégrant les rangs du célèbre groupe disco CHIC et en assurant les chœurs pour des artistes reconnus comme Peter Gabriel, Kid Rock ou encore Elton John. Mais pour aller encore plus loin et exprimer toutes ses pulsions rock, elle a monté un groupe autour d’elle, ENVY, et se lance dans le grand bain vi ce premier EP, Army of the Underdog.

Ces cinq artistes ont su mettre en commun leur talent et proposent une musique à leur image, fraîche, spontanée et tout simplement authentique. Cela passe par la brassage d’un grand nombre d’influences à la fois pop, rock et soul tout à fait adapté à la voix de Jessie Wagner. La guitare mène les débats avec force et maestria bien renforcée par une section rythmique basse, batterie bien sentie, au diapason. Ajoutez à cela un petit goût qui rappelle les seventies et vous obtenez un très joli cocktail, coloré et gorgé de saveurs, L’amertume, l’acidité et le sucré se voient joliment équilibré tout au long de ces sept compositions. Nos amis sont allés à l’essentiel sans diluer plus que de raison leur rock direct et mélodique. Sans surprise la voix chaude et suave de Jessie Wagner fait des merveilles et apporte un supplément d’âme à ces chansons. Les refrains claquent et vous feront sans aucun doute taper du pied avec plaisir. Les chansons s’enchainent avec naturel et l’auditeur se laisse guider au fil des atmosphères et des rythmes. Il n’a que laisser guider pour passer par une large palette de sentiments.

Vous ne serez pas scotché à votre fauteuil avec cet EP mais la promesse d’un bon moment de détente et de plaisir suffira à votre bonheur. L’alliance du talent rock d’ENVY et de la voix de Jessie Wagner à tout pour plaire et vous laissera dans un état d’esprit plus que positif. Voici une belle bande son des beaux jours à venir.

Oshyrya (07/10)

 

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Autoproduction / 2014

Tracklist (25:59 mn) 01. Army of the Underdog 02. Backseat Girl 03. Stuck In My Own Way 04. Shakin My Head (SMH) 05. OH 06. Take Me Over 07. Party Revolution

oshy_02062014_Hollywoo_MonsteLa promo de cet album met le paquet sur le line-up extrêmement prestigieux qui sévit sur ce disque . Et effectivement les noms annoncés sont extrêmement impressionnant et regroupe la crème des parrains de la scène hard-rock contemporaine. Mais sachons raison garder et rappelons avant tout que THE HOLLYWOOD MONSTERS est le projet d’un de nos compatriotes, le guitariste français Stéphane Honde. Notre ami est désormais expatrié à Los Angeles et a su faire le meilleur usage de la richesse et la densité du milieu musical californien.

Sans vouloir lui faire affront, je ne connaissais pas le parcours de cet artiste avant de recevoir le disque. A lire sa biographie, le monsieur possède effectivement déjà une solide expérience et un beau tableau de chasse. Membre du groupe MAMOOTH puis CAFE BERTRAND, Honde a su profiter avec son groupe de toutes les opportunités qui ont pu se présenter à lui pour jouer dans des stades devant des foules immenses en première partie de géants comme AC/DC et DEEP PURPLE. Etre bien dans les petits papiers d’un tourneur de pouvoir comme Gerard Drouot Productions aide forcément… Après avoir quitté CAFE BERTRAND, il continue à grandir et à se faire la main en en accompagnant PAUL DI'ANNO (ex-IRON MAIDEN) en tournée. Très ambitieux, Honde décide de rassembler autour de lui un line-up explosif autour de lui pour mener à bien ce projet : Tim Bogert (VANILLA FUDGE/ CACTUS/ BBA) à la basse, Don Airey (DEEP PURPLE/ WHITESNAKE/ GARY MOORE/ MICHAEL SCHENKER) aux claviers et Vinny Appice (DIO/ BLACK SABBATH/ KILL DEVIL HILL) à la batterie.

Attention donc de ne pas se faire l’idée d’un super groupe, il s’agit plutôt de Stéphane Honde qui reçoit des coups de mains de certains de ses amis bien connus du milieu. Don Airey assure une chanson, Appice assure la batterie sur huit chansons, Bogert sur trois et ne sont pas présents sur tout le disque. Ce projet très intrinsèquement celui de Stéphane Honde qui assure toutes les parties de guitares mais également le chant. Mais cela n’enlève rien à notre excitation au moment de presser la touche play de notre lecteur de Cd. « Move On » plonge d’emblée dans l’univers hard rock couillu de THE HOLLYWOOD MONSTER. Tous les ingrédients traditionnels sont bien présents avec l’orgue hammond par exemple qui ne gâche rien. L’énergie qui se dégage de ces chansons est franchement jouissive et difficile de ne pas taper du pied et secouer la tête en rythme à l’écoute de ces chansons. Derrière le micro Honde assure sans trop de problème, sa légère pointe d’accent et son registre vocal un peu monotone n’entame en rien son énergie et son enthousiasme.

Il serait dommage de ne vouloir résumer ce disque qu’à une accumulation de grands noms. Big Trouble reste très classique mais le travail a été bien fait et l’ensemble s’avère assez varié pour contenter bien des amateurs de rock made in California. Les chansons les plus calmes comme « The Only Way » ou « The Cage » complètent bien les titres les plus rapides, « Move On » ou « Big Trouble » pour n’en citer que deux. Le plaisir et là et la présence de Don Airey ou Vinnie Appice reste finalement accessoire. Une belle étiquette est importante pour vendre un disque mais la qualité du contenu prend rapidement le pas. Il n’y a vraiment pas scandale de ce côté-là.

Oshyrya (07/10)

 

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Mausoleum Records / 2014

Tracklist (47:20 mn) 01. Another Day In Grey (Part 1) 02. Move On 03. Big Trouble 04. The Only Way 05. The Cage 06. The Ocean 07. Oh Boy! 08. Underground 09. Village Of The Damned 10. Song For A Fool Bonus Track: 11. Fuck You All

oshy_02062014_Embrac_o_DisharmonL’aventure EMBRACE OF DISHARMONY a débuté en 2006 à Rome et ses membres avaient dès l’origine l’ambition de marier le métal progressif sombre et technique des SYMPHONY X et ADAGIO avec l’approche avant-gardiste, extrême et jusqu'au-boutiste des ARCTURUS et autres OPETH. Sacré défi à relever et les transalpins prennent leur temps pour développer leur son et se construire une vraie personnalité. En 2007, ils sortent une première démo éponyme qui leur permet de décrocher des concerts dans leur région d’origine. Ils continuent de progresser et publient en 2010 un EP, Whispers from the Edge of Nowhere. Enfin en 2012, ils décident de se lancer dans le grand bain et entament l’enregistrement de leur premier album que voici, Humananke. Cet opus sera en boîte en octobre dernier et se voit finalement publié en ce mois de mai.

Les Italiens ne manquent pas d’ambition sur le papier, mais le premier contact avec la musique d’EMBRACE OF DISHARMONY montre qu’ils n’ont pas eu non plus froid aux yeux en studio. Ils annoncent la couleur via un premier titre, « Shards of Apocalypse », à la fois sombre, technique épique et violent. Chaque chanson propose un foisonnement de mélodies, d’atmosphères et de tempos à même de faire perdre le nord aux plus doués. Les chants clair et extrême, masculin et féminin se mélangent allégrement et créent un drôle de dédale musicale.

De nouvelles portes s’ouvrent sans cesse devant l’auditeur qui sort de cette aventure désorienté au possible. Les guitares sont bien présentes bien sûr et assurent la toile primordiale, l’ossature de chacune des chansons aussi bien en lead qu’en rythmique. Les riffs sont complexes et techniques, on sent bien que Michael Romeo (SYMPHONY X) a fait des émules. Les claviers ne sont pas en restent non plus et interviennent très régulièrement pour enrichir la tapisserie mélodique constituée sous nos yeux par les italiens. L’ombre de SYMPHONY X est très très présente, cela saute aux oreilles sur « The Eternal Champion » pour ne citer qu’une chanson. Bien sûr le chant est très différent ici avec un duel entre les chants féminins, clair ou lyrique et les chants masculins, clair ou extrême.

Pour mener à bien ce projet complexe, EMBRACE OF DISHARMONY n’a pas hésité à y mettre les moyens et accueille des invités assez prestigieux. Vous retrouverez ainsi sur Humananke des artistes reconnus comme Mike Lepond (SYMPHONY X), Rafael Bittencourt (ANGRA), Kobi Farhi (ORPHANED LAND) et Gabriele Caselli (ELDRITCH). Un bien beau casting. La production de l’album est une vraie bonne surprise avec un son de qualité bien que parfois un peu brut à mon goût. Le mixage a été assuré aux Outer Sound Studios par Giuseppe Orlando (NOVEMBRE, DGM) et le mastering a été pris en charge par with Mika Jussila aux Finnvox Studios.

Alors ce Humananke, réussite ou échec ? Et bien un peu des deux. Autant il faut saluer le travail de fourmis réalisé par EMBRACE OF DISHARMONY, autant il y a de quoi être déstabilisé et franchement perdu devant ce foisonnement à priori mal contrôlé. Tout semble aller dans tous les sens au sein de cet album et la cohérence manque à l’appel. Proposer des compositions complexes, à tiroir, peut être intéressant mais encore faut-il que l’auditeur puisse retomber à la fin sur ses pieds. À trop vouloir jouer avec les compositions à tiroir, les transalpins se sont égarés et nous emmènent dans un cul de sac. Le mystère continue de planer…

Oshyrya (06/10)

 

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My Kingdom Music / 2014

Tracklist (57:59 mn) : 01. Shards of Apocalypse 02. Ab Nihilo 03. The Eternal Champion 04. Identity 05. The Edge of Nowhere 06. Dirge on a Soul Staring at the Stars 07. By the Hands of the Moirai 08. Void 09. A Descent into the Maelström