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oshy_09032014_Iro_SavioAprès des débuts tonitruants et un rythme de sortie d’album délirant, les allemands d’IRON SAVIOR ont calmé le jeu depuis une décennie maintenant et proposent un nouveau disque désormais tous les trois ou quatre ans. Ils en avait surpris plus d’un, dont votre serviteur, avec un The Landing (2011) franchement réussi avec son lot de titres forts fait pour le headbanging. On savait Piet Sielck talentueux mais notre ami s’était un peu pris les pieds dans le tapis au début des années 2000 avec une musique stéréotypée et pas franchement excitante. Il y a de quoi être presque surpris d’attendre avec impatience d’écouter la nouvelle offrande de ces vétérans.

Première (bonne) surprise, le line-up et resté stable et les quatre compères qui ont mis en boite The Landing sont toujours au rendez-vous. Bien sûr le temps des Kai Hansen (GAMMA RAY) et Thomen Stauch (BLIND GUARDIAN) est bien loin désormais mais Küstner, Eckert et Nack qui accompagnent encore une fois Sielck sont loin d‘être des manchots, de bons musiciens, très expérimentés. Dès le début, la philophie du groupe était claire, proposer de solides compositions dans une veine Power/Heavy Métal qui s’inscrivt dans la longue tradition des JUDAS PRIEST et IRON MAIDEN, le tout complété du savoir-faire allemand en la matière. Autant GAMMA RAY déçoit ses derniers temps autant IRON SAVIOR reste constant et propose en 2014 à l’image de The Landing, une musique roborative et goûteuse. Pas de surprise mais une vraie compétence pour enchainer les chansons bien rentre-dedans, construites autour des guitare, mêlant force et mélodie. « Last Hero » passe tout seul comme « Burning Heart » ou « Fistraiser ». Vous aurez l’impression d’être passé sous un rouleau-compresseur mais vous en demanderez.

Comme toujours la production est aux petits oignons avec un son à la fois puissant et limpide. Piet Sielck est un maître en la matière avec son Powerhouse studio. Il assure aussi avec classe derrière la micro et et n’hésite pas à varier son chant pour insuffler un supplément de vie à ces chansons. Les chœurs virils n’ont pas été oubliés et la basse placée assez en avant impulse un rythme d’enfer à ce Rise of the Hero. Les plus chagrins d’entre nous trouveront que les allemands tournent en rond et effectivement n’attendez pas de surprise stylistique ici. Enfin ce n’est pas tout à fait vrai puisque la reprise du « Dance With Somebody » de MANDO DIAO à la sauce Power Métal s’avère aussi inattendue que sympathique. Preuve qu’IRON SAVIOR sait amener un peu de fantaisie dans son travail et reste ouvert à d’autres genres musicaux.

Les bonnes impressions de The Landing se confirme trois ans plus tard avec ce Rise of the Hero. Rien de révolutionnaire ici mais un groupe revitalisé et capable de à nouveau de livrer la marchandise attendue avec le standard de qualité requis. Ce disque se destine à tous les amoureux du bon Power Métal d’outre-Rhin ou à ceux qui voudrait d’initier à ce petit plaisir. 

Oshyrya (07/10)

 

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AFM Records / 2014

Tracklist (55:13 mn) 01. Ascendence 02. Last Hero 03. Revenge Of The Bride 04. From Far Beyond Time 05. Burning Heart 06. Thunder From The Mountains 07. Iron Warrior 08. Dragon King 09. Dance With Somebody 10. Firestorm 11. The Demon 12. Fistraiser

EZ Livin’ – Firestorm

oshy_09032014_E_LiviDepuis Presque vingt-cinq ans maintenant, au fil de ses envies et de son inspiration, le maître à penser et guitariste de BONFIRE, Hans Ziller, réactive EZ Livin’. Après des débuts tonitruants en 1991 grâce à l’album After the Fire, le groupe poursuit son bonhomme de chemin. En cette année de grâce 2014, Ziller s’est encore une fois entouré de joyeux camarades très expérimentés : Harry Reischmann le batteur de BONFIRE, Ronnie Parkes (SEVEN WITCHES, TANGO DOWN) à la basse, Paul Morris (RAINBOW) aux claviers et, cerise sur le gâteau, David Reece (ex-ACCEPT, BANGALORE CHOIR) derrière le micro. Avec un tel roster, le potentiel s’annonce intéressant.

On ne change pas une recette qui a fait ses preuves depuis tant d’année et Firestorm propose à nouveau son lot de nouvelles chansons typées hard-rock mélodique enrichi ici et là de touches bluesy. La tempête de feu débute sur les chapeau de roue via un « That’s How He Rocks » qui cristallise à lui tout seul l’essence du groupe. La guitare mène les débats avec le soutien d’une solide section basse batterie et quelques sucreries apportées par des touches ici et là de d’orgue ou de claviers. Les chansons se veulent être directes, sans fioritures ni développement excessif. Sans être basique, Ziller s’amuse au niveau de ses soli mais à part cela il n’y a pas de quoi fouetter un chat.

Il s’avère finalement assez périlleux de s’enthousiasmer pour Firestorm mais sonne bien trop convenu à nos oreilles. On se croirait revenu vingt ans en arrière et bien de l’eau à passer sous les ponts depuis 1991. Les mélodies et les refrains peinent à capturer durablement l’oreille de l’auditeur et on oublie ses chansons très vite. Le son sonne lui aussi un peu vieillot (mixage et mastering pourtant assuré par Alessandro Del Vecchio) et nous pouvons avoir légitimement l’impression d’avoir déjà écouter des dizaines de fois des chansons comme « Loaded Gun ». Ziller est un très bon guitariste, nous le savions déjà et il en est de même pour Rice au niveau du chant. Ajoutez à cela un album assez court, inférieur à quarante minutes et vous comprendrez notre déception vis-à-vis de Firestorm.

EZ Livin’ semble être resté coincé au début des années 90 en ce qui concerne son son et son inspiration. En 2014, cela commence à beaucoup trop s’entendre. A lire la bio du groupe qui accompagne ce disque, on se demande si le groupe ne s’en rend pas déjà compte depuis longtemps. Ils annoncent sur la tournée à venir en Europe avoir la volonté de jouer des anciens titres de leur catalogue mais aussi des tubes de BONFIRE et ACCEPT. Certains pourraient prendre ça pour un aveux de faiblesse…

Oshyrya (05/10)

 

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LZ Records – Sony – Germusica / 2014

Tracklist (37:51 mn) 01. That’s How He Rocks 02. Loaded Gun 03. White Lightning 04. Let’s Fly Away 05. Easy Living 06. The Damage Is Done 07. Too Late 08. Into The Night

oshy_09032014_Vande_PlaIl me semble bien inutile de vous présenter les allemands de VANDEN PLAS. A moins d’avoir vécu dans un grotte ces quinze dernières années ou de ne posséder absolument aucun atome crochu avec le genre métal prog (et dans ce cas passez votre chemin, rien de bon ici pour vous) vous avez déjà entendu parler d’eux. Bien plus discrets ces dernières années, les teutons, désormais chez Frontiers Records depuis quelques années, reviennent en 2014 avec un nouvel album, le septième, titré Chronicles of the Immortals: Netherworld.

Vingt ans et encore toutes leurs dents

Sans faire beaucoup de bruit, nos amis peuvent légitimement fêter cette année le vingtième anniversaire de la sortie de leur premier album, Colour Temple. Tout cela ne nous rajeuni pas… Pour ce nouveau chapitre de ses aventures musicales, VANDEN PLAS a choisi de travailler avec Wolfgang Hohlbein. « Qui est-ce ? » me diront la majorité d’entre vous. Wolfgang Hohlbein est un auteur allemand de fantasy et science-fiction assez peu connu en France mais pourtant une véritable star en Allemagne, où sa notoriété est proche de celle d’un Stephen King. Une de ses sagas les plus connues reste les Die Chronik der Unsterblichen (La Chronique des Immortels) publiée à partir de 1999. Voilà le gros morceau auquel d’attaque les allemands…

La mise en abîme est immédiate, via une longue introduction au court de laquelle un narrateur pose les bases de l’histoire développée tout au long de l’album. Cela donne un petit côté RHAPSODY ou BLIND GUARDIAN assez étonnant pour un groupe bien différent comme VANDEN PLAS. Apparait alors la voix d’Andy Kuntz et l’auditeur retrouve avec joie ses repères. Les choses sérieuses débutent avec « The Black Knight » et les allemands redéployent avec grâce leurs gimmicks si percutants et efficaces.

Stephan Lill tisse grâce à sa guitares une texture à la fois puissante en rythmique et subtile en lead. Gunter Werno ajoute ici et là des touches de couleur et d’ambiance via ses claviers. Jamais trop envahissant, il complète avec grâce son camarade. Ajoutez à cela le talent de la section rythmique basse et batterie et le chant de Kuntz et le cocktail VANDEN PLAS retrouve immédiatement toute sa saveur. Dès le début, le chanteur a eu ses fans et ses détracteurs, la voix est assez particulière mais il parvient à chaque fois à exprimer une très vaste palette d’émotions. Difficile de ne pas être touché par la beauté d’un « A Ghosts Requiem », tout en subtilité et emphase avec ses chœurs et sa douce mélodie au piano.

 

A la fois complexe et facilement accessible

Ces nouvelles chansons s’enchainent avec naturel et c’est un vrai plaisir qui nous est offert ici. A la fois complexe et facilement accessible, VANDEN PLAS réussit à chaque fois le défi de nous surprendre par sa finesse et la subtilité de sa musique alors qu’ils font cela depuis vingt ans. Ils prennent beaucoup de temps à publier un nouvelle album mais l’attente en vaut à chaque fois la peine. Avec subtilité, ces nouvelles compositions possèdent une véritable dimension visuelle qui permet à chacun de se créer ce monde fantastique sur mesure. La veine métal progressive est bien présente sans que les poncifs du genre ne soit égrainé.

Tout au long de l’écoute de Chronicles of the Immortals, j’ai parfois pensé au SYMPHONY X de V ou à Far Off Grace, album des allemands publié en 1999. Ne voyez pas dans cette comparaison un régression mais une fidélité à un son et une approche depuis les début du groupe. Je cherche encore et encore les défauts de ce Chronicles of the Immortals mais ils sont loin d’être évidents. Si je devais vraiment citer quelque chose, je dirai que VANDEN PLAS l’a parfois joué un peu trop facile et reprend quelques sonorités ou structures déjà entendues sur ses précédents travaux. Mais il ne s’agit là que d’une goutte d’eau dans un océan de qualité et de plaisir.

En prenant à chaque fois quatre ans pour publier un nouvel album, les allemands de VANDEN PLAS prenne le risque de devoir à chaque fois reconquérir des fans qui les ont un peu oubliés. On prend à chaque fois une claque devant tant de talent et de maestria maîtrisée. Chapeau !

Oshyrya (8,5/10)

 

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Frontiers Records / 2014

Tracklist (57:36) : 01. Vision 1ne 02. Vision 2wo * the Black Knight * 03. Vision 3hree * Godmaker * 04. Vision 4our * Misery Affection Prelude* 05. Vision 5ive * a Ghosts Requiem * 06. Vision 6ix * New Vampyre * 07. Vision 7ven * the King and the Children of Lost World * 08. Vision 8ight * Misery Affection * 09. Vision 9ine * Soul Alliance * 10. Vision 10n * Inside *