Le label Avenue of Allies a decide en parallèle de la sortie d’un album best of The Best Is Yet To Come, de ressortir le premier album solo d’Oliver Hartmann, Out In The Cold. L’opportunité est belle de redécouvrir un chanteur méconnu et très talentueux.
L’histoire d’HARTMANN début à l’été 2004 lorsqu’Oliver Hartmann décide d’enregistrer son premier LP en solo. Il s’était alors déjà fait un nom sur la scène européenne depuis la fin des années 90 en étant le chanteur du groupe de power métal allemands d’AT VANCE, en participant au projet AVANTASIA de Tobias SAMMET (EDGUY) ou à d’innombrables disques et concerts hard-rock / métal. Entièrement composé par le chanteur, Out In The Cold nous fait découvrir une nouvelle dimension de son talent. Non seulement il interprète avec maestria les chansons des autres mais il est lui-même loin d’être manchot quand il s’agit de mettre la main à la pâte. Il impressionne avec des titres bourrés d’énergie comme « What If I » et « Alive Again » ou dans un registre plus recueilli, gâvé d’émotions comme « Into the Light ». Sa palette vocale est impressionnante et il rappelle parfois un Jorn Lande des grands jours. Out in the Cold n’a pas vieilli malgré les années. Co-produit et mixé par Sascha Paeth aux Gate Studios en Allemagne, le son reste clair et puissant. Publié au printemps 2005, le premier disque solo a reçu un très bon accueil et a permis à Hartmann et ses camarades de se produire dans des festivals en Allemagne et de tourner en Europe en première partie des légendaires TOTO.
Cette réussite a conforté Oliver Hartmann dans son choix de se lancer en solo et la suite lui donnera encore une fois raison. Avec un fièvre digne de Stakhanov, HARTMANN, le groupe, va multiplier les albums avec Home (2007), Handmade (2008 – chronique ici), 3 (2009) et Balance (2012 – chronique ici). Un vrai bon groupe franchement méconnu. Par contre cette réédition perd un point sur sa note pour les bonus franchement chiches. Le titre supplémentaire de l'édition japonaise, c'est un peu le minimum syndical.
Oshyrya (6,5/10)
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Sonic 11 Records – Avenue of Allies Music / 2013
Tracklist (58:53 mn) 01. Alive again 02. Out in the cold 03. Brazen 04. The same again 05. I will carry on 06. What if I 07. How long 08. The journey 09. Who do you think that you are 10. Listen to your heart 11. Can you tell me where love has gone 12. Into the light 13. Rescue in my arms – Japan Bonus track
Les plus chagrins d’entre vous lirons cette chronique avec dédain, pensant qu’il s’agit là d’un best of de plus d’un chanteur sans grand intérêt et assez peu connu. Ces arguments se tiennent et pourtant vous pourriez alors passer à côté d’une bonne surprise. Dans l’ombre des grands groupes c’est vrai, sans faire beaucoup de bruit, en dessous du radar de la majorité des fans Oliver HARTMANN poursuit un belle carrière. Après sept ans d’existence et cinq albums (belle moyenne quand même) il était temps de se poser de de proposer ce best off rassemblant le meilleur du talent du chanteur et de son groupe. Connu pour sa contribution aux meilleurs albums d’AT VANCE ou à sa participation au projet AVANTASIA de Tobias Sammet, notre ami allemand a plus d’un tour dans son sac.
Via un cd best of rempli jusqu’à la gueule, The Best Is Yet To Come nous fait (re)découvrir le hard-rock mélodique efficace et bourré de feeling des allemands. Franchement, il faudrait être de glace pour résister à un « All My Life » ou encore un « The Sun's Still Rising ». La voix chaude et expressive d’Oliver Hartmann fait sans cesse des merveilles et il parvient à faire passer bien des émotions. Il varie avec bonheur les atmosphères, du recueillement à la débauche d’énergie. Bien sûr HARTMANN n’a rien inventé mais ils mettent en œuvre avec application la recette demandée.
Afin de contenter même les fans de la première heure, ce disque contient quelques bonus sous la forme de deux versions live de « Brothers » avec en guest Tobias Sammet et de « Music ». La version digitale contient un bonus supplémentaire avec la reprise remixée (par rapport à celle de l’album Balance) du tube « Shout » de TEARS FOR FEARS.
The Best Is Yet To Come nous rappelle de façon flagrante qu’Oliver Hartmann est un artiste hyper talentueux qui mène sa barque loin des lumières de la célébrité. Certains le considère comme un des chanteurs contemporains les plus doués avec Jorn Lande. Sans aller jusque-là, ses albums ont toujours été un gage de qualité. Si vous ne connaissez pas, voici un bonne opportunité de vous y mettre.
Oshyrya (07/10)
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Sonic 11 Records – Avenue of Allies Music / 2013
Tracklist (78:52 mn) 01. All my life 02. Alive again 03. Right here right now 04. Out in the cold 05. Crying 06. After the love is gone 07. Like a river 08. The sun's still rising 09. What if I 10. Don't give up your dream 11. Suddenly (single version) 12. Save me 13. Coming home to you 14. Into the light 15. Brothers (live version feat. Tobias Sammet & Sascha Paeth) 16. Music (live version)
Nous serons sans doute tous d’accord pour dire que pour se lancer de nos jours dans la jungle du music business, il faut posséder une belle paire de cojones tant les difficultés s’annoncent nombreuses. Cette particularité physique ne semble pas manquer aux membres de SLAVE MACHINE qui espèrent bien tout fracasser grâce à leur premier album, Disconnected. Ancré dans la capitale, SLAVE MACHINE propose un métal typé industriel. Le projet naît en 2011 de l’initiative de de David à la guitare et de Kevin derrière les fûts. Le line-up est complété par Nico (voix) qui arrive en 2012 puis enfin par Guile (basse) qui intègre les rangs en 2013. Fort de ces individualité, SLAVE MACHINE saute le pas et enregistre en mars son premier album studio que voici sous la houlette de David Potvin (ONE WAY MIRROR/LYZANXIA/T.A.N.K).
Une chose fâche franchement à l’écoute de cet LP, sa durée est quand même franchement limite. De nos jours ne pas dépasser les trente minutes interpelle et laisse songeur. Pour un groupe de grind pourquoi pas, cela fait partie des gimmicks mais là, les parisiens auraient franchement pu se fendre de deux ou trois titres supplémentaires. Ils serait cependant injuste de tomber à bras raccourcis sur le groupe puisque Disconnected est vendu au prix très modique de 6,99 euros sur le site du label. Pour ce prix-là vous obtenez un très beau digipak.
Mais le plus important reste bien sûr la musique. Et là, les fans de métal industriel à la FEAR FACTORY devrait être aux anges. Les parisiens n’y vont pas par quatre chemin et lance l’offensive dès l’intro le premier titre. « Anthrophobia » ensuite enfonce le clou avec ses riffs syncopés, sa puissante section rythmique et le chant possédé de Nico. Ajoutez à cela des touches électro bien senties (« The Other Way ») et vous obtenez un cocktail très réussi. Nico varie beaucoup son chant et s’avère être comme un poisson dans l’eau aussi en bien en chant hurlé qu’en chant clair sur les refrains. Puissant tout en restant assez catchy, les compositions de Disconnected s’impriment immédiatement dans l’esprit et il est bien difficile de s’en débarrasser. Même chose pour une chanson survitaminée comme « Relevant ». Le groupe a d’ailleurs tourné un clip franchement sympathique pour cette chanson. Pas de temps mort sur Disconnected, SLAVE MACHINE joue pied au plancher pendant trente minutes. La qualité reste homogène, seul « Will You » m’a semblé être un peu moins réussi. Gros coup de chapeau également pour la production, le son est limpide tout est restant puissant. Un vrai plus pour emmener ces chansons à un niveau supérieur.
SLAVE MACHINE rend une copie assez convaincante avec ce premier album. Tous les éléments sont déjà bien présents et bien assimilés ce qui est assez remarquable pour un groupe aussi jeune. Finalement, les parisiens ont les défaut de leurs qualités, la musique est bonne et nous sommes donc enclin à en vouloir plus. La durée réduite à peua de chagrin de Disconnected est alors d’autant plus regrettable.
Oshyrya (07/10)
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Dooweet Records / 2013
Tracklist (29:59 mn) 01. Intro 02. Anthrophobia 03. The Other Way 04. Just Like Me 05. Relevant 06. Will You 07. Trouble