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Remains In A View – Elegies

oshy_05122013_Remai_in_a_vieMais quelle est cette nouvelle manie de qualifier d’albums un disque d’à peine trente minutes ? Moi cela me dépasse un peu sachant que de nombreux EP affiche autant de musique. Alors oui, nous avons droit à neuf ou dix compositions mais cela fait franchement chiche. D’accord je suis un progueux qui aime bien les LP bourré jusqu’à la gueule avec soixante-quinze minutes de maestria mais il ne faudrait pas non plus tomber d’en l’excès inverse. Enfin pour le cas qui nous occupe aujourd’hui, cette faible durée n’est pas être pas un mal (sourire épistolaire).

REMAINS IN A VIEW fait partie de la vague métalcore avec des touches de modern métal dedans. Je vous rassure cette dernière expression signifie souvent vaste fourre-tout d’influences. Originaires de Sulmone dans la région Abruzzes en Italie, les transalpins jouent ensembles depuis 2007 et ne sont pas venus pour amuser la galerie, pour nous caresser les tympans. Cela bastonne sévère pour un résultat franchement discutable. Après une première démo en 2009 et des concerts pour gagner de l’expérience les voici avec un premier album (enfin ¾ d’album en fait) Elegies à sortie chez Memorial Records. La première chose qui frappe (et qui énerve) avec REMAINS IN A VIEW c’est le chant bien énervant de Dave. Chant extrême bien sûr mais ces growls « aigus » sont assez éprouvant pour les conduits auditifs. Je préfère très largement les voix caverneuses et « testostéronées » de nos amis vikings scandinaves. Musicalement cela reste assez basique avec quand même quelques riffs et harmonies sympathiques. Difficile de suivre la mélodie car le chant part dans tous les sens et l’auditeur s’accroche à ce qu’il peut. Il faut dire qu’en deux ou trois minutes maximum et moins d’une demi-heure les italiens n’ont pas vraiment le temps de développer leur univers et leur savoir-faire.

Le metalcore n’est vraiment pas ma tasse de thé et cela se confirme encore une fois aujourd’hui. Vivement que cette mode passe. Autant le neo avec accouché de quelques rares réussites autant je cherche toujours un groupe convaincant au sein de cette scène. L’espoir fait vivre il parait.

Oshyrya (04/10)

 

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Memorial Records / 2013

Tracklist (30 mn) 01. The Void 02.Shipwreck of Existence 03. Left Undone 04. Travelers 05. Sleepwalker Blues 06. As Moments Becomes Memories 07. Crossing the Line 08. So Far from the Truth 09. The Deepest Black

Holy Cross – Place Your Bets

oshy_05122013_Hol_CrosTout fleure bon le heavy métal allemand avec HOLY CROSS. Il faut vraiment faire quelques recherches pour découvrir que le groupe est originaire de l’hexagone, de Saint-Etienne exactement. La pochette de Place your Bets d’abord signée Andreas Marshall connu pour son travail pour BLIND GUARDIAN, SODOM ou encore RAGE. Et la musique ensuite, un bon vieux heavy métal bien burné dans la tradition des maitres du genre comme ACCEPT ou encore RUNNING WILD.

Et les stéphanois ne sont pas à leur coup d’essai. Après une première démo publiée en 2007, ils se lancent dans le grand bain via un premier album, Under The Flag, en 2009 chez les… allemands de Pure Steel Records. Après avoir sillonné toutes les routes de France et de Navarre, les revoici avec leur second LP enregistré au DLM Studio en Haute-Loire. Le mastering a quant à lui été confié au célèbre Mika Jussila du Finnvox studio en Finlande.

Comme vous pouvez le constater, nos compatriotes » ont mis d’emblée tous les atouts de leur côté en soignant aussi bien la forme que le fond. Les premières écoutes de Place Your Bets confirment cette bonne impression. Sans réinveter la poudre, HOLY CROSS proposent un heavy métal classique mais racé et franchement inspiré. Ils vont droit au but et ne font pas de quartier. Que ce soit « Bad Day (in The Best Of Worlds) » ou encore « Realm Of Madness », cet album contient son lot de brûlots susceptibles de faire headbanguer tous les métalleux qui se respectent. La maîtrise et la maturité du groupe impressionne avant tout, Place Your Bets est carré, efficace et fait et montre une rigueur toute germanique. JE vous met au défi de résister à un « Break Your Chains » digne des meilleures heures d’IRON MAIDEN ou de JUDAS PRIEST. Tous les musiciens offrent une belle prestation, bourrée de feeling et de groove. Derrière son micro Mickaël Champon n’est pas en reste même si ses montées dans les aigus ne sont parfois pas des plus réussies (« Unleash The Cross »).

Le bilan pour HOLY CROSS s’avère être très bon et les stéphanois ont franchement de quoi surprendre les plus blasés. Place Your Bets est un disque solide qui offre de de nombreux bons moments. Si vous êtes sensibles aux charmes teutons, Place Your Bets vous enchantera.

Oshyrya (07/10)

 

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Pure Steel Records / 2013

Tracklist (43:29 mn) 01. Bad Day (in The Best Of Worlds) 02. Place Your Bets 03. Last Chance 04. Break Your Chains 05. Realm Of Madness 06. From Past To Dust 07. Inner Jail 08. Unleash The Cross 09. Higher & Higher

oshy_05122013_hig_scho_motherfuAprès l’apéritif proposé à travers l’EP Jesus, voici le plat de résistance des parisiens d’HIGHSCHOOL MOTHERFUCKERS, Say You Just Don’t Care le deuxième album après Backseat Education en 2010. Récemment rencontrés en interview, il faut bien dire que ces musiciens-là sont des passionnés. Ils se tapent des modes et proposent la musique qu’ils aiment sans se prendre trop la tête. A travers onze chansons entre deux et quatre minutes (à quelques exceptions près) nos amis balancent la sauce, un cocktail très épicé entre rock, glam, sleaze et punk.

Les influences des grands comme RAMONES, MOTÖRHEAD et les SEX PISTOLS sont revendiquées et constituent le socle sur lequel construit d’HIGHSCHOOL MOTHERFUCKERS. Les riffs s’enchainent avec rapidité tout en restant toujours mélodiques et super catchy. Difficile franchement à résister à certains de ces refrains comme sur « Jesus (hates me) » ou encore « Another Hangover in Hungary ». Et puis il faut se demander si Say You Just Don’t Care ne possède pas également quelques vertus thérapeutiques. En tout cas l’écoute de l’album donne une pêche d’enfer et provoque irrémédiablement le headbanging. C’est simple mais diablement efficace. Cette approche sans fioritures ni artifices, simplement quatre mecs qui en veulent, peut-être des plus compliqués car si les compositions ne suivent pas, le soufflé s’effondre lamentablement. Je vous rassure ce n’est pas le cas ici. Say You Just Don’t Care est mené tambour battant, sans respiration (ce n’est pas le genre de la maison) et une certaine lassitude fini forcément par s’installer. On sent un petit creux au milieu du disque avant que des brûlots enflammés comme « Shake Spears » et « Scratch my Back » ne viennent rallumer la flamme.

Dans ces périodes de crise et de déprime généralisée Say You Just Don’t Care devrait être remboursé par la Sécu pour provoquer un sursaut dans le pays. Cela ne pourra pas faire de mal. HIGHSCHOOL MOTHERFUCKERS livre avec talent la marchandise attendue. Bien joué !

Oshyrya (07/10)

 

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Shotgun Generation Records / 2013

Tracklist (38:31 mn) 01. Say You Just Don’t Care 02. Jesus (hates me) 03. Dead Candy 04. Another Hangover in Hungary 05. Treat me Like Shit 06. Feel my Pain 07. When I Wanna Die 08. Shake Spears 09. Scratch my Back 10. What About Us 11. Rock Like an Idiot